Séisme - DDRM de l'Hérault (34)
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GÉNÉRALITÉS Qu’est-ce qu’un séisme ?............................................................................p.164 Comment se manifeste-t-il ?.......................................................................p.165 Les conséquences sur les personnes et les biens.....................................p.167 Le contexte en Occitanie..............................................................................p.167 LE RISQUE SISMIQUE DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT Le zonage sismique .....................................................................................p.168 L’historique des principaux séismes et les enjeux exposés.......................p.169 Les actions préventives................................................................................p.170 L’organisation des secours..........................................................................p.177 Pour en savoir plus............................................................................... p.179 Annexe cartographique des communes à risque.................................. p.180 LE RISQUE SISMIQUE Un séisme est une vibration du sol transmise aux bâtiments, causée par une fracture brutale des roches en profondeur le long d’une faille se prolongeant parfois jusqu’en surface. Les séismes sont, avec le volcanisme, l’une des manifestations de la tectonique des plaques. L’activité sismique est concentrée le long de failles, en général à proximité des frontières entre ces plaques. Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué. De l’énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois meurtrières, qui correspondent à des petits réajustements des blocs au voisinage de la faille. GÉNÉRALITÉS Qu’est-ce qu’un séisme ? APRÈS LA SECOUSSE PRINCIPALE, IL Y A DES RÉPLIQUES PARFOIS MEURTRIÈRES Faille Épicentre MAGNITUDE INTENSITÉ Foyer (hypocentre) 1 2 3 La base de données de la Sismicité historique de la France : sisfrance.irsn.fr Pour en savoir Un séisme est caractérisé par : • son foyer (ou hypocentre) : c’est la région de la faille où se produit la rupture et d’où partent les ondes sismiques ; • son épicentre : point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer et où l’intensité est généralement la plus importante ; • sa magnitude : identique pour un même séisme, elle traduit l’énergie libérée par le séisme. Elle est généralement mesurée par l’échelle ouverte de Richter. Augmenter la magnitude d’un degré revient à multiplier l’énergie libérée par 30 ; • son intensité : elle témoigne les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n’est pas une mesure objective, mais une appréciation de la manière dont le séisme se traduit en surface et dont il est perçu. On utilise habituellement l’échelle EMS’98 (European macroseismic scale), qui comporte douze degrés. Le premier degré correspond à un séisme non perceptible, le douzième à un changement total du paysage. L’intensité n’est donc pas, contrairement à la magnitude, fonction uniquement de la taille du séisme, mais également du lieu et de la distance où il est observé. En effet, les conditions topographiques ou géologiques locales (particulièrement des terrains sédimentaires reposant sur des roches plus dures) peuvent créer des effets de site qui amplifient l’intensité d’un séisme. Sans effet de site, l’intensité d’un séisme est maximale à l’épicentre et décroît avec la distance. L’échelle EMS’98 est une actualisation de l’échelle MSK 1964 utilisée pour les séismes anciens qualifiés d’historiques tels que recensés dans la base de données SisFrance consultable sur internet ; • la fréquence et la durée des vibrations: ces 2 paramètres ont une incidence fondamentale sur les effets en surface ; • la faille provoquée (verticale ou inclinée): la rupture peut se propager jusqu’en surface. Comment se manifeste-t-il ? Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 165 Extension Compression Raccourcissement Exension I Secousse non ressentie enregistrée par les instruments (valeur non utilisée) II Secousse partiellement ressentie notamment par des personnes au repos et aux étages III Secousse faiblement ressentie balancement des objets suspendus IV Secousse largement ressentie tremblement des objets V Secousse forte réveil des dormeurs, chutes d’objets, parfois légères fissures dans les plâtres VI Dommages légers parfois fissures dans les murs, frayeur de nombreuses personnes VII Dommages prononcés larges lézardes dans les murs de nombreuses habitations, chutes de cheminées VIII Dégâts massifs les habitations les plus vulnérables sont détruites, presque toutes subissent des dégâts importants IX Destruction de nombreuses constructions quelquefois de bonne qualité, chutes de monuments et de colonnes X Destruction générale des constructions même les moins vulnérables (parasismiques) XI Catastrophe toutes les constructions sont détruites (ponts, barrages, canalisations enterrées...) XII Changement de paysage énormes crevasses dans le sol, vallées barrées, rivières déplacées Description échelle MSK 1964 Un séisme résulte d’une rupture brutale des roches le long d’une faille à la suite d’une accumulation progressive de contraintes entre deux blocs. Trois grands types de failles peuvent se produire lors des séismes : faille normale, faille inverse ou chevauchante, faille décrochante. Un séisme peut se traduire à la surface terrestre par la dégradation ou la ruine des bâtiments, des décalages de la surface du sol de part et d’autre des failles, mais peut également provoquer des phénomènes induits tels que des glissements de terrain, des chutes de blocs, une liquéfaction des sols meubles imbibés d’eau, des avalanches ou des raz-de-marée (tsunamis : vague sismique pouvant se propager à travers un océan entier et frapper des côtes situées à des milliers de kilomètres de l’épicentre de manière meurtrière et dévastatrice). Faille Normale Faille Inverse Faille Décrochante 166 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs D’une manière générale les séismes peuvent avoir des conséquences sur la vie humaine, l’économie et l’environnement. • Les conséquences sur l’homme : le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs (chutes d’objets, effondrements de bâtiments) que par les phénomènes qu’il peut engendrer (mouvements de terrain, raz-de-marée, etc.). De plus, outre les victimes possibles, un très grand nombre de personnes peuvent se retrouver blessées, déplacées ou sans abri. • Les conséquences économiques : si les impacts sociaux et psychologiques d’une possible catastrophe sismique en France sont difficiles à mesurer, les enjeux économiques, locaux et nationaux peuvent, en revanche, être appréhendés. Un séisme et ses éventuels phénomènes induits peuvent engendrer la destruction, la détérioration ou l’endommagement des habitations, des usines, des ouvrages (ponts, routes, voies ferrées, etc.), ainsi que la rupture de réseaux pouvant provoquer des incendies ou des explosions. • Les conséquences environnementales : un séisme peut se traduire en surface par des modifications du paysage, généralement modérées mais qui peuvent dans les cas extrêmes occasionner un changement total de paysage, associées à des atteintes fortes aux milieux naturels. Les départements méditerranéens de l'Occitanie, à l’échelle de la France Métropolitaine représentent un secteur sismiquement actif. Même si les séismes de grande ampleur sont rares dans cette région, elle est entourée par trois contextes sismotectoniques distincts : le massif pyrénéen, l’arc alpin et le massif central. La présence de failles actives ainsi que les mouvements que subissent ces massifs font de cette région une région exposée à l’aléa sismique. À l’échelle même de cette région, des failles majeures le long desquelles des glissements des roches générateurs de séismes sont possibles existent. Toutefois, il est difficile aujourd’hui d’indiquer avec certitude quand de nouveaux mouvements significatifs et potentiellement dangereux se produiront. La région peut donc trembler périodiquement du fait d’importantes ruptures dans son sous-sol, mais la sismicité régionale peut être aussi liée à de forts séismes, dont l’épicentre se situe en Espagne ou en Provence, et dont les effets peuvent se faire ressentir loin de l’épicentre. Cette activité sismique s’illustre au travers des séismes principaux recensés : • un des plus forts séismes ayant affecté le territoire métropolitain a été ressenti dans les Pyrénées-Orientales (séisme historique de 1428 d’intensité IX à la frontière espagnole) ; • récemment, le séisme de Saint-Paul-le-Fenouillet en 1996, secousse d’intensité épicentrale VI, la plus importante survenue dans les Pyrénées-Orientales depuis le début du XXe siècle (magnitude 5,2 à 5,6) avec une estimation du coût des dommages de l’ordre de 15 M€ ; • quelques secousses supplémentaires, sans gravité toutefois, rappellent une sismicité bien réelle (1887,1909, 1920, 1922, 1950, 1970). Les conséquences sur les personnes et les biens Le contexte en Occitanie Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 167 Consulter l’annexe : « Carte des communes de l’Hérault soumises au risque sismique » Pour en savoir Le zonage sismique LE RISQUE SISMIQUE DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT La terre tremble régulièrement sans toutefois que personne ne le sache. Selon les recensements effectués sur la sismicité historique, 117 des 342 communes que compte le département ont témoigné du ressenti de séismes. La commune de Montpellier, la plus peuplée, aurait ressenti 19 séismes. Certains témoignages sont accessibles depuis le site www.sisfrance.net (coupures de presse, registres, enquêtes macrosismiques…). Le zonage sismique français, en vigueur à compter du 1er mai 2011, est défini par l’article D. 563-8-1 du code de l’environnement. Ce zonage, reposant sur une analyse probabiliste de l’aléa, divise la France en 5 zones de sismicité. Le département de l’Hérault est en zone de sismicité très faible à faible. LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT EST EN ZONE DE SISMICITÉ TRÈS FAIBLE À FAIBLE 168 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs La connaissance de la sismicité historique est basée sur l’exploitation d’archives depuis le Moyen-âge. L’intensité maximale ressentie dans le département est de niveau VI qui correspond à de légers dommages. Il est important de noter que les séismes les plus ressentis dans le département n’ont pas forcément leur épicentre localisé dans l’Hérault. Pour exemple, le séisme de Lambesc (1909, Provence intensité VIII-IX épicentrale) a été ressenti dans au moins 30 communes de l’Hérault. Ci-dessous, la liste des séismes ayant engendré des intensités locales dans l’Hérault de niveau V ou VI. Pour le risque sismique, la réglementation parasismique en matière de constructions distingue les ouvrages « à risque normal » des ouvrages « à risque spécial » (voir ci-après les actions préventives). Sur le territoire héraultais, compte tenu du niveau de risque classé de très faible à faible, les principaux ouvrages faisant l’objet de mesures de prévention particulières sont les ouvrages dits « à risque spécial», qui recouvrent les ouvrages concernés par un PPI ou un plan de secours spécialisé (PSS). Ces établissements font l’objet d’une surveillance particulière des services de la DREAL, indépendamment du risque sismique auquel ils sont soumis. Pour les ouvrages dits « à risque normal », les typologies de construction rencontrées sont majoritairement marquées par la prédominance de structures en maçonnerie (maçonnerie ancienne en cœurs de village, maçonnerie récente en zones pavillonnaires). L’historique des principaux séismes et les enjeux exposés Date Situation et intensité à l’épicentre… et locale 28-06-1950 Corbières (Camplong d’Aude) VI-VII VI 11-06-1909 Trevaresse (Lambesc) VIII-IX VI 16-08-1907 Vallée de l’Orb (Bédarieux) V V 04-04-1786 Basse plaine de l’Hérault (Montagnac) V V 03-03-1373 Ribagorza (Las Bordas) VIII-IX V Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 169 Le site du RÉNASS : renass.unistra.fr La base de données des tsunamis du BRGM : www.tsunamis.fr Pour en savoir LA CONNAISSANCE DU RISQUE SISMIQUE Selon la base de données nationale sur la sismicité historique SisFrance, depuis 1836, 22 séismes ont été ressentis dans l’Hérault (intensité maximale VI). Depuis 1980, selon le réseau national de surveillance sismique (RÉNASS), plus de 120 séismes, de magnitude faible (2 à 3 en moyenne) ont été enregistrés dans l’Hérault ou en proximité immédiate. Les études récentes sur le risque sismique dans le département portent surtout sur le risque induit de tsunami. À l’échelle nationale, s’est mis en place en 2008 un site internet retraçant l’historique des tsunamis en France. Sur les côtes de l’Hérault, des témoignages sont répertoriés quant à la survenance de tsunamis d’ampleur modérée (Sète et Agde notamment) : La surveillance sismique En France, il existe deux réseaux nationaux de surveillance sismique : le réseau national du laboratoire de détection et de géophysique (LDG) du commissariat à l’énergie atomique (CEA), et le RÉNASS géré par l’Institut de physique du Globe de Strasbourg. Depuis 2016, le RÉNASS a fusionné avec le bureau central sismologique français (BCSF). Crée en 1962 à des fins de stratégie militaire et constitué d’une cinquantaine de stations, le LDG est le plus ancien réseau sismologique français. Le RÉNASS regroupe quant à lui plus d’une centaine de stations métropolitaines réparties en 7 réseaux régionaux. Ces réseaux nationaux détectent, localisent et évaluent la magnitude des séismes. L’alerte sismique qui incombait jusqu’en 2010 au RÉNASS est maintenant assurée par le LDG. Ce suivi de la sismicité française permet d’améliorer la connaissance de l’aléa sismique. En dehors des aspects d’amélioration des connaissances scienti-fiques, les objectifs de la surveillance sismique sont de détecter rapidement les séismes, de les localiser, d’en calculer la magnitude, et le cas échéant d’émettre une alerte afin d’informer les autorités. En cas de séisme de magnitude supérieure à 4 en France et dans les régions frontalières, le Département analyse, surveillance, environnement, de la Direction des applications militaires du CEA (CEA-DASE) doit notamment : • alerter la Sécurité civile dans un délai de deux heures ; • contribuer à alerter le Conseil de l’Europe en cas de séisme de magnitude supérieure à 5 dans la région euro-méditerranéenne (cette activité est menée dans le cadre du centre sismologique euro-méditerranéen (CSEM). Les actions préventives Date Localisation du tsunami Intensité 20 août 1890 Le Grau-du-Roi 3 17 juillet 1841 Baie de Sète (Le Port) 3 16 juin 1717 Flux et reflux de la rivière Hérault (Agde) 3 L’échelle d’intensité des tsunamis (Sieberg-Ambraseys) comprend 6 niveaux. L’intensité 3 est qualifiée d’assez forte et se décrit ainsi : Généralement remarquée. Inondation des côtes en pente douce. Embarcations légères échouées. Constructions légères près des côtes faiblement endommagées. Dans les estuaires, inversion des cours d’eau jusqu’à une certaine distance en amont. LA SURVEILLANCE ET LA PRÉVISION DES PHÉNOMÈNES 170 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs Le site du CENALT : www.info-tsunami.fr Pour en savoir L’OBJECTIF DU CENALT EST DE FOURNIR EN MOINS DE 15 MINUTES LES PREMIÈRES INFORMATIONS CONCERNANT LES SÉISMES POTENTIELLEMENT TSUNAMIGÈNES La surveillance spécifique des tsunamis Le centre d’alerte aux tsunamis (CENALT) surveille les tsunamis survenant en Méditerranée occidentale et dans l’Atlantique nord-est. L’objectif du CENALT pour la Méditerranée occidentale est de fournir en moins de 15 minutes les premières informations concernant les séismes potentiellement tsunamigènes. Ce court laps de temps est lié au très faible délai existant entre le moment du tremblement de terre - les tsunamis sont, pour la majorité d’entre eux, induits par des séismes - et l’arrivée d’un éventuel tsunami. Les ordres de grandeur de l’arrivée des tsunamis dans cette zone sont estimés à 10 à 15 minutes le long des côtes proches de l’épicentre, et à 10 minutes jusqu’à un peu plus d’une heure le long des côtes françaises, en fonction de la localisation de l’origine du séisme. Cette contrainte implique de : • développer un système très rapide, performant et robuste de traitement des données géophysiques en temps réel afin de pouvoir, en quelques minutes, caractériser un séisme et son potentiel tsunamigénique ; • mettre en place et faire vivre une permanence 24h/24 afin de traiter les événements d’intérêt. La prévision à court terme Il n’existe malheureusement à l’heure actuelle aucun moyen fiable de prévoir où, quand et avec quelle puissance se produira un séisme. En effet, les signes précurseurs d’un séisme ne sont pas toujours identifiables. Des recherches mondiales sont cependant entreprises afin de mieux comprendre les séismes et de les prévoir. La prévision à long terme À défaut de prévision à court terme, la prévision des séismes se fonde sur le probabilisme et la statistique. Elle se base sur l’étude des événements passés à partir desquels on calcule la probabilité d’occurrence d’un phénomène donné (méthode probabiliste). En d’autres termes, le passé est la clé du futur. À ce titre, les cartes d’aléa dites « probabilistes », basées sur des périodes de retour d’événements donnés constituent des indicateurs sur l’occur-rence potentielle de séismes dans le temps. © Laurent Mignaux / Terra Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 171 LES TRAVAUX POUR RÉDUIRE LES RISQUES Parmi les mesures prises ou à prendre pour réduire la vulnérabilité des enjeux (mitigation) on peut citer : • la réduction de la vulnérabilité des bâtiments et infrastructures existants: diagnostic puis renforcement parasismique, consolidation des structures, réhabilitation ou démolition et reconstruction ; • la construction parasismique pour les bâtiments neufs : le zonage sismique de la France impose l’application de règles parasismiques pour les constructions neuves. Ces règles ont pour but d’assurer la protection des personnes et des biens contre les effets des secousses sismiques. Elles définissent les conditions auxquelles doivent satisfaire les constructions nouvelles pour atteindre ce but. LA PRISE EN COMPTE DANS L’AMÉNAGEMENT Les règles parasismiques Afin d’harmoniser les règles techniques de construction au sein de l’Union Européenne, la commission européenne a lancé un vaste projet d’eurocodes structuraux, parmi lesquels l’Eurocode 8 relatif au calcul des structures pour leur résistance aux séismes. Ces règles EC8 visant au dimensionnement parasismique des structures reposent sur une approche probabiliste du risque. Les objectifs de dimensionnement induits par l’application de ces règles sont les suivants : • protéger les vies humaines ; • limiter les dégâts ; • garantir l’opérationnalité des structures pour la protection civile. En cas de secousse « nominale », c’est-à-dire avec une intensité théorique maximale fixée selon chaque zone, la construction peut subir des dommages irréparables, mais elle ne doit pas s’effondrer sur ses occupants. En cas de secousse plus modérée, l’application des dispositions définies dans les règles parasismiques doit aussi permettre de limiter les destructions et, ainsi, les pertes économiques. Les grandes lignes de ces règles de construction parasismique sont : • la prise en compte de la nature du sol ; • la qualité des matériaux utilisés ; • la conception générale de l’ouvrage (qui doit allier résistance et déformabilité) ; • l’assemblage des différents éléments qui composent le bâtiment (chaînages) ; • la bonne exécution des travaux. LA MISE EN ŒUVRE DES RÈGLES DE CONSTRUCTION PARASISMIQUE PERMET D’ASSURER LA PROTECTION DES PERSONNES ET DES BIENS 172 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs Il est important de noter que l’application des règles parasismiques est liée à la fois à la sismicité (aléa) et à la catégorie d’importance de bâtiment concerné (vulnérabilité). Les règles de construction parasismique pour les ouvrages à «risque normal» Les bâtiments de la classe dite à « risque normal » sont répartis en 4 catégories. Pour les bâtiments constitués de diverses parties relevant de catégories d’importance différentes, c’est le classement le plus contraignant qui s’applique à l’ensemble. La réglementation parasismique s’applique dans l’Hérault uniquement aux bâtiments de catégorie d’importance III et IV. Les maisons individuelles (catégorie d’importance II) ne sont pas concernées en zone de sismicité 2 (« faible »). • Sur les bâtiments existants : La réglementation n’impose pas de travaux sur les bâtiments existants. Si des travaux conséquents sont envisagés, un dimensionnement est nécessaire avec une minoration de l’action sismique à 60% de celle du neuf. Dans le même temps, les maîtres d’ouvrage volontaires sont incités à réduire la vulnérabilité de leurs bâtiments en choisissant le niveau de confortement qu’ils souhaitent atteindre. Enfin, le cas des extensions avec joint de fractionnement est traité comme les bâtiments neufs. Pour limiter la vulnérabilité, l’ajout ou le remplacement d’éléments non structuraux dans le bâtiment doit s’effectuer conformément aux prescriptions de l’Eurocode. • Sur les nouveaux bâtiments : Les règles applicables aux bâtiments neufs dépendent donc de la catégorie d’importance du bâtiment et de la zone de sismicité dans laquelle il se trouve. EN CATÉGORIE D’IMPORTANCE I : • Les bâtiments dans lesquels est exclue toute activité humaine nécessitant un séjour de longue durée et non visés par les autres catégories du présent article EN CATÉGORIE D’IMPORTANCE II : • Les bâtiments d’habitation individuelle • Les établissements recevant du public des 4e et 5e catégories au sens des articles R. 123-2 et R.123-19 du code de la construction et de l’habitation, à l’exception des établissements scolaires • Les bâtiments dont la hauteur est inférieure ou égale à 28 mètres EN CATÉGORIE D’IMPORTANCE III : • Les bâtiments scolaires • Les établissements recevant du public des 1re, 2e et 3e catégories au sens des articles R.123-2 et 2. 123-19 du code de la construction et de l’habitation • Les bâtiments dont la hauteur dépasse les 28 mètres • Les autres bâtiments pouvant accueillir simultanément plus de 300 personnes EN CATÉGORIE D’IMPORTANCE IV : • Les bâtiments dont la protection est primordiale pour les besoins de la sécurité civile et de la défense nationale ainsi que pour le maintien de l’ordre public • Les bâtiments constituant au maintien des communications CATÉGORIE DE BÂTIMENT I II III IV Dont : Hangars agricoles Maisons individuelles Établissements scolaires Bâtiments stratégiques Zone 1 Risque très faible Zone 2 Risque faible Règles parasismique EC8 Obligatoire Aucune exigence Les bâtiments sont classés comme suit : Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 173 Rapport rédigé à la demande du MEDDE – DGPR Version définitive - octobre 2014 • Pour les autres ouvrages à risque normal dont les ponts : Les ponts sont classés en quatre catégories en fonction des risques à la personne et de l’impact socioéconomique de leur défaillance en cas de séisme. L’arrêté du 26 octobre 2011 définit ces quatre catégories. Les règles de construction applicables aux ponts à risque normal dépendent donc de la catégorie d’importance du pont et de la zone de sismicité dans laquelle il se trouve : plus la sismicité est forte ou plus l’importance de l’enjeu est grande, plus les exigences en termes de protection parasismique sont fortes. Les règles de construction parasismique pour les ouvrages à « risque spécial » : les installations classées, les barrages, les équipements et installations spécifiques. Les ouvrages à « risque spécial », c’est-à-dire ceux dont les effets en cas de séisme ne peuvent être circonscrits au voisinage immédiat desdits ouvrages, font l’objet d’un cadre réglementaire spécifique. Ces ouvrages regroupent quelques équipements et installations, les barrages, les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) et les installations nucléaires de base. Les installations nucléaires de base sont l’objet de recommandations et de règles de sûreté spécifiques, dites règles fondamentales de sûreté (RFS), établies par l’autorité de sûreté nucléaire (ASN). Parmi les ICPE, les installations classées dites « à risque spécial » sont les équipements, au sein des établissements Seveso seuil haut et seuil bas, susceptibles, en cas de séismes, de produire des effets létaux à l’extérieur des sites. Par ailleurs, un guide « Risque sismique et sécurité des ouvrages hydrauliques » a été établi pour servir de référentiel technique unifiant les pratiques pour la vérification de la sécurité vis-à-vis du risque sismique des ouvrages hydrauliques, barrages et digues, situés en France. Gradation des exigences TRAVAUX Principe de base L’objectif minimal de la réglementation sur le bâti existant est la non-aggravation de la vulnérabilité du bâtiment. Je souhaite améliorer le comportement de mon bâtiment L’Eurocode 8-3 permet au maître d’ouvrage de moduler l’objectif de confortement qu’il souhaite atteindre sur son bâtiment. Je réalise des travaux lourds sur mon bâtiment Sous certaines conditions de travaux, la structure modifiée est dimensionnée avec les mêmes règles de construction que le bâti neuf, mais en modulant l’action sismique de référence. Je crée une extension avec joint de fractionnement L’extension désolidarisée par un joint de fractionnement doit être dimensionnée comme un bâtiment neuf. 174 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs Le plan de prévention des risques Dans la mesure où le risque sismique (combinaison de l’aléa sismique et de la vulnérabilité des enjeux présents) le justifie, le PPRN sismique, établi par l’État, définit des zones d’interdiction et des zones de prescription ou sous réserve. Le PPR s’appuie sur deux cartes : la carte des aléas (intégrant les effets de site géologique et topographique, les failles actives, les risques de liquéfaction et de mouvements de terrain) et la carte du zonage. Celle-ci définit deux zones : • la zone inconstructible (habituellement représentée en rouge), en raison d’un risque trop fort d’effets induits (mouvements de terrain, liquéfaction, faille active) ; • la zone constructible avec prescription (habituellement représentée en bleu) où l’on autorise les constructions sous réserve de respecter certaines prescriptions (au minimum les règles de constructions parasismiques assorties éventuellement de prescriptions propres au site). Au même titre que pour les autres risques majeurs, la priorisation de réalisation de PPRN sismique peut être élaborée dans le cadre de la réalisation d’un schéma départemental de prévention des risques. Ces priorités sont notamment fondées sur : • le niveau de sismicité du territoire concerné et l’occurrence dans un passé récent de séismes ; • l’éventualité d’effets de site ou d’effets induits importants qui imposent de préciser la réglementation nationale au niveau local ; • la densité, l’importance d’enjeux existants exposés ; • la vulnérabilité particulière du territoire aux séismes ; • le développement non maîtrisé d’enjeux exposés ou la connaissance de projets d’envergure pouvant augmenter de façon significative ; • la vulnérabilité du territoire ; • une volonté spécifique locale de mieux gérer le risque sismique… À ce titre, l’Hérault ne compte aucun PPR sismique car situé dans une zone de sismicité dont le niveau le plus élevé est « faible ». © AdobeStock L’HÉRAULT NE COMPTE AUCUN PPR SISMIQUE CAR SITUÉ DANS UNE ZONE DE SISMICITÉ DONT LE NIVEAU LE PLUS ÉLEVÉ EST «FAIBLE» Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 175 L’INFORMATION ET L’ÉDUCATION SUR LES RISQUES L’information préventive En complément du DDRM, pour les communes concernées par l’application du décret 90-918 du 11 octobre 1990 relatif à l’exercice du droit à l’information sur les risques majeurs, le préfet transmet au maire les éléments d’information concernant les risques de sa commune, les événements historiques, ainsi que les mesures d’État mises en place. Le maire élabore un DICRIM. Ce document synthétise les informations transmises par le préfet, complétées des mesures de prévention et de protection dont le maire a connaissance. Le maire définit les modalités d’affichage du risque sismique et des consignes individuelles de sécurité. Il organise des actions de communication au moins tous les deux ans en cas de PPRN prescrit ou approuvé. L’information des acquéreurs ou locataires La loi du 30 juillet 2003 relative à la prévention des risques technologiques et naturels et à la réparation des dommages a introduit l’obligation d’information des acquéreurs et locataires de biens immobiliers par les vendeurs et bailleurs sur les risques auxquels un bien est soumis et les sinistres qu’il a subi. Cette loi instaure notamment, au titre de l’information sur « l’état des risques », dans son article 77, codifié à l’article L 125-5 du code de l’environnement, une obligation d’information de l’acheteur ou du locataire de tout bien immobilier (bâti et non bâti) situé en zone de sismicité ou/et dans un PPR prescrit ou approuvé. Par ailleurs, obligation est également faite, au titre de l’information sur les sinistres résultant de catastrophes technologiques ou naturelles reconnues, d’information sur l’existence d’arrêté de reconnaissance de l’état de catastrophes naturelles ou technologiques, dont le séisme fait partie. L’éducation et la formation sur les risques Avant le nouveau zonage sismique français, en vigueur depuis le 1er mai 2011, le département de l’Hérault n’était pas considéré comme soumis au risque sismique. Cette nouvelle connaissance doit s’accompagner d’un nécessaire déploiement de mesures d’éducation et d’information sur le risque sismique. Cette information, passe par : • l’information/formation des professionnels du bâtiment, de l’immobilier, des notaires, géomètres, des maires ; • l’éducation à la prévention des risques majeurs qui est une obligation dans le cadre de l’éducation à l’environnement pour un développement durable et l’éducation à la sécurité civile. LE MAIRE ÉLABORE UN DICRIM QUI CONTIENT DES MESURES DE PRÉVENTION ET DE PROTECTION 176 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs Le site du BCSF : www.franceseisme.fr Pour en savoir Selon l’intensité et donc la gravité d’un séisme survenant en France, il peut survenir une crise dont la gestion passe par la mise en œuvre de différentes mesures adaptées à l’enjeu. Ces mesures portent sur des actions à mener : avant, pendant et après la crise. Elles sont de la responsabilité de différents acteurs : l’État, garant de la sécurité sur le territoire national, les communes et bien sûr chaque individu concerné par le risque sismique sur un territoire donné. La qualité de la préparation à cette crise par chacun de ces acteurs exerce une influence directe sur l’ampleur et les conséquences de la crise. Outre les documents d’information préventive des actions de planification visent à définir tout ce qui devra être mis en œuvre si la crise se produit. Elles reposent sur l’élaboration de plans d’intervention et de secours à différentes échelles territoriale. AFIN D’ÉVITER LA PANIQUE, LA CULTURE DU RISQUE CONSTITUE POUR CHACUN LA MEILLEURE RÉPONSE POUR FAIRE FACE À UN SÉISME L’organisation des secours LE RETOUR D’EXPÉRIENCE Le BCSF, fusionné avec le RÉNASS depuis 2016, est le bureau qui centralise, analyse et diffuse l’ensemble des informations sur les séismes affectant le territoire national. Il remplit notamment des obligations d’expertises pour la déclaration de l’état de « catastrophe naturelle » d’une commune, et d’information de la Sécurité civile. Les données collectées par le BCSF sont de deux types : • les données macrosismiques : issues des enquêtes sur le terrain, réalisées avec l’aide des Services interministériels départementaux de défense et de protection civile, pour tout événement sismique de magnitude supérieure à 3.5 ; • les données instrumentales provenant des stations sismologiques associées au RÉNASS (CNRS-INSU et Universités) et du réseau sismologique du laboratoire de détection géophysique (DASE - CEA). L’information rapide sur les séismes est assurée via la logistique INSU/EOST du RÉNASS (serveur Web et base de données de sismogrammes). Le bilan macrosismique et les résultats instrumentaux sont publiés régulièrement par le BCSF. Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 177 L’ORGANISATION DES SECOURS • Au niveau départemental Comme pour les autres risques naturels, en cas de catastrophe, peu probable dans le contexte sismique de l’Hérault, lorsque plusieurs communes sont concernées, ce qui est presque toujours le cas lors d’un séisme, c’est le préfet qui aura à gérer la crise, avec éventuellement et suivant l’importance de la catastrophe le préfet de la zone de défense. La coordination globale est assurée par la direction de la défense et de la sécurité civiles du ministère de l’Intérieur. Ils disposent pour cela de différents outils : • le PPI organisant la protection des populations riveraines d’installations localisées et fixes qualifiées à risques : sites « », Installations Nucléaires de Base, grands barrages, gares de triage. Ce plan peut donc s’appliquer en cas de séisme touchant l’une de ces installations ; • le PSS sismique pour gérer le cas particulier associé à ce type de risque. C’est un complément essentiel de la politique de prévention qui décrit l’organisation générale des secours et détaille pour chaque service la conduite à tenir en cas de séisme ; • le plan rouge qui peut être déclenché en même temps que les précédents s’il y a de nombreuses victimes ; • le plan ORSEC (départemental ou de zone) qui prévoit l’organisation générale des secours et l’ensemble des moyens publics et privés à mobiliser en cas de catastrophe. L’organisation des secours se compose d’un tronc commun de dispositions générales et modulables de gestion de crise applicables en toutes circonstances et de dispositions spécifiques propres à certains risques préalablement identifiés. C’est ce plan qui sera généralement activé lors de la survenue d’un séisme destructeur. Afin de tester l’efficacité de ces plans, des exercices sont organisés. Le 15 février 2007, un exercice portant sur la simulation d’un séisme touchant 25 communes autour de la ville d’Aix en Provence a ainsi été organisé dans les Bouches du Rhône (exercice RICHTER 13). • Au niveau communal C’est le maire, détenteur des pouvoirs de police, qui a la charge d’assurer la sécurité de la population dans les conditions fixées par le code général des collectivités territoriales. À cette fin, il prend les dispositions lui permettant de gérer la crise. Pour cela le maire élabore sur sa commune un PCS. S’il n’arrive pas à faire face par ses propres moyens à la situation il peut, si nécessaire, faire appel au préfet représentant de l’État dans le département. Pour les établissements recevant du public, le gestionnaire doit veiller à la sécurité des personnes en attendant l’arrivée des secours. Il peut notamment être demandé aux directeurs d’école et aux chefs d’établissements scolaires d’élaborer un PPMS afin d’assurer la sûreté des enfants et du personnel. • Au niveau individuel Afin d’éviter la panique lors de la survenue d’une secousse sismique, la culture du risque, favorisée par l’information, constitue pour chacun la meilleure réponse pour faire face au séisme. Pendant la survenue du séisme, des consignes simples doivent être appliquées par chacun. Elles sont généralement présentées dans le DICRIM. Il convient ainsi en particulier de rester où l’on est en veillant: • à l’intérieur : à se mettre près d’un mur, une colonne porteuse ou sous des meubles solides ; • s’éloigner des fenêtres ; • à l’extérieur : à ne pas rester sous des fils électriques ou sous ce qui peut s’effondrer (ponts, porte-à-faux, toitures…) ; • en voiture : à s’arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses, se protéger la tête avec les bras ; • à ne pas allumer de flamme. 178 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs Le site du ministère de la Transition écologique www.georisques.gouv.fr/risques/seismes Le site du BRGM www.planseisme.fr LE RISQUE SISMIQUE Pour en savoir plus Contacts Service Adresse Téléphone DDTM de l’Hérault 181, place Ernest Granier CS 60556 34064 Montpellier cedex 2 04 34 46 60 00 Mairie Coordonnées disponibles sur le site : www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Citoyennete-et-elections/Les-elus/Les-maires Préfecture de l’Hérault 34, place Martyrs de la Résistance 34000 Montpellier 04 67 61 61 61 BRGM Occitanie, Site de Montpellier 1039, rue de Pinville 34000 Montpellier 04 67 15 79 80 SDIS 150, rue Supernova 34570 Vailhauquès 04 67 10 34 18 04 67 10 35 18 Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 179 Matériel de déblaiement du SDIS34 © SDIS34 180 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs Communes soumises au risque sismique Risque faible Risque très faible Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 181 DDTM34 Direction Départementale des Territoires et de la Mer © Laurent Mignaux / Terra Pins tombés sur le golf de Gujan Mestras (Tempête Klaus 2009)
GÉNÉRALITÉS
Un séisme est une vibration du sol causée par une rupture brutale des roches le long d'une faille, souvent liée à la tectonique des plaques. Il se caractérise par son foyer, son épicentre, sa magnitude et son intensité. La magnitude, mesurée par l'échelle de Richter, indique l'énergie libérée, tandis que l'intensité, évaluée par l'échelle EMS’98, reflète les effets du séisme sur le terrain et les bâtiments. Les répliques peuvent survenir après la secousse principale, entraînant parfois des dommages supplémentaires.
LE RISQUE SISMIQUE DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT
Le document aborde le risque sismique dans l'Hérault, en présentant le zonage sismique, l'historique des séismes et les enjeux associés. Il souligne l'importance des actions préventives et de l'organisation des secours en cas de séisme. Une annexe cartographique des communes à risque est également fournie pour mieux comprendre la vulnérabilité de la région.
Ce document traite des séismes, en expliquant leur origine, les types de failles et les conséquences qu'ils peuvent engendrer. Un séisme résulte d'une rupture des roches le long d'une faille, pouvant être normale, inverse ou décrochante. Les effets d'un séisme se mesurent sur l'échelle MSK, allant de secousses non ressenties à des destructions massives de constructions et des changements de paysage. Les séismes peuvent également provoquer des phénomènes induits tels que des glissements de terrain et des tsunamis.
Les conséquences des séismes sont multiples et touchent la vie humaine, l'économie et l'environnement. Ils représentent un risque naturel majeur, causant des pertes humaines et des blessures, ainsi que des dommages matériels importants. En France, la région méditerranéenne de l'Occitanie est particulièrement exposée aux séismes en raison de sa situation géographique, entourée de massifs sismiquement actifs. Les failles actives dans cette région augmentent le risque de séismes, bien que ceux de grande ampleur soient rares.
La région de l'Hérault connaît une sismicité qui, bien que généralement faible, peut être influencée par des séismes provenant d'autres régions, comme l'Espagne ou la Provence. Des événements historiques notables incluent le séisme de 1428 et celui de Saint-Paul-le-Fenouillet en 1996, qui ont causé des dommages significatifs. Environ 117 des 342 communes du département ont ressenti des séismes, avec Montpellier en tête des témoignages. Le zonage sismique français, en vigueur depuis 2011, classe l'Hérault en zone de sismicité très faible à faible.
La connaissance de la sismicité historique repose sur des archives depuis le Moyen Âge, indiquant que l'intensité maximale ressentie dans l'Hérault est de niveau VI, entraînant de légers dommages. Les séismes les plus ressentis ne proviennent pas toujours de l'Hérault, comme le séisme de Lambesc en 1909. La réglementation parasismique distingue les ouvrages à risque normal de ceux à risque spécial, avec des mesures de prévention spécifiques pour ces derniers, qui sont soumis à une surveillance accrue. Les constructions dans le département sont principalement en maçonnerie, adaptées au faible niveau de risque sismique.
Le document présente un historique des séismes dans le département de l'Hérault, mentionnant des événements significatifs tels que ceux de 1950 et 1909, ainsi que des données sur la sismicité depuis 1836. Il souligne l'importance de la surveillance sismique en France, gérée par deux réseaux principaux : le RÉNASS et le LDG, qui détectent et évaluent les séismes. Depuis 2016, le RÉNASS a fusionné avec le BCSF, et leur mission inclut l'alerte rapide en cas de séisme significatif.
En outre, le document aborde le risque de tsunami, avec des témoignages historiques sur des événements modérés sur les côtes de l'Hérault. Il mentionne des actions préventives et les intensités des tsunamis selon l'échelle Sieberg-Ambraseys, précisant que l'intensité 3 est considérée comme assez forte, entraînant des inondations et des dommages légers aux constructions côtières. Les références aux sites de RÉNASS et CENALT sont également fournies pour plus d'informations.
Le document présente les efforts du centre d’alerte aux tsunamis (CENALT) pour surveiller les tsunamis en Méditerranée occidentale et dans l’Atlantique nord-est, avec un objectif de fournir des informations sur les séismes potentiellement tsunamigènes en moins de 15 minutes. Cela nécessite un système de traitement des données géophysiques en temps réel et une permanence 24h/24. Actuellement, il n'existe pas de méthode fiable pour prévoir les séismes à court terme, mais des recherches sont en cours. La prévision à long terme repose sur des méthodes probabilistes basées sur l'analyse des événements passés.
Les travaux pour réduire les risques
Pour atténuer la vulnérabilité face aux séismes, des mesures telles que le renforcement parasismique des bâtiments existants et la construction de nouvelles infrastructures selon des normes parasismiques sont mises en place. L'Union Européenne a également lancé un projet d’eurocodes, dont l'Eurocode 8, qui établit des règles pour le dimensionnement parasismique des structures, visant à protéger les vies humaines, limiter les dégâts et garantir l’opérationnalité des infrastructures pour la protection civile.
En cas de secousse sismique, les constructions doivent être conçues pour éviter l'effondrement sur les occupants, même si des dommages irréparables peuvent survenir. Les règles parasismiques incluent la prise en compte de la nature du sol, la qualité des matériaux, la conception générale, l'assemblage des éléments et l'exécution des travaux. L'application de ces règles dépend de la sismicité et de la catégorie d'importance du bâtiment, avec des réglementations spécifiques pour les bâtiments à « risque normal » et des distinctions entre les catégories d'importance I à IV.
Pour les bâtiments existants, aucune obligation de travaux n'est imposée, mais des modifications doivent respecter un dimensionnement réduit de l'action sismique. Les nouvelles constructions doivent suivre des règles adaptées à leur catégorie d'importance et à leur zone de sismicité. Les bâtiments sont classés selon leur usage et leur impact potentiel, allant des maisons individuelles aux bâtiments stratégiques, avec des exigences spécifiques pour chaque catégorie.
Le document traite des règles de construction parasismique applicables aux ponts et ouvrages à risque spécial, tels que les barrages et les installations nucléaires. La réglementation varie en fonction de la catégorie d'importance du pont et de la zone de sismicité, avec des exigences plus strictes pour les ouvrages à risque spécial, qui peuvent avoir des effets létaux en cas de séisme. Un guide a été établi pour unifier les pratiques de vérification de la sécurité des ouvrages hydrauliques face au risque sismique.
Gradation des exigences
La réglementation sur le bâti existant vise à ne pas aggraver la vulnérabilité des bâtiments. Selon l'Eurocode 8-3, les maîtres d'ouvrage peuvent moduler les objectifs de confortement de leurs bâtiments. En cas de travaux lourds, la structure doit être dimensionnée selon les règles de construction neuve, et les extensions doivent être conçues avec des joints de fractionnement. Le plan de prévention des risques sismiques (PPRN) définit des zones d'interdiction et de prescription basées sur des cartes d'aléas et de zonage, déterminant les zones constructibles et inconstructibles.
Le document aborde la priorisation de la réalisation des Plans de Prévention des Risques Naturels (PPRN) sismiques, qui doit être intégrée dans un schéma départemental de prévention des risques. Les priorités sont déterminées par divers facteurs, tels que le niveau de sismicité, la vulnérabilité du territoire, et la volonté locale de mieux gérer le risque sismique. L'Hérault, en raison de son classement en zone de sismicité « faible », ne possède aucun PPR sismique.
En parallèle, le document souligne l'importance de l'information et de l'éducation sur les risques sismiques. Le préfet transmet des informations aux maires, qui élaborent un DICRIM pour informer la population. La loi de 2003 impose également aux vendeurs et bailleurs d'informer les acquéreurs et locataires sur les risques liés aux biens immobiliers. Enfin, avec le nouveau zonage sismique en vigueur depuis 2011, des mesures d'éducation et d'information doivent être mises en place pour sensibiliser la population au risque sismique.
Ce document aborde la gestion des risques sismiques en France, soulignant l'importance de l'information et de la formation des professionnels du bâtiment, des notaires, et des maires. Il mentionne que le maire doit élaborer un DICRIM contenant des mesures de prévention et de protection. La gestion de la crise sismique implique des actions à mener avant, pendant et après un séisme, avec des responsabilités partagées entre l'État, les communes et les individus. La culture du risque est essentielle pour éviter la panique et faire face efficacement à un séisme.
Organisation des secours
L'organisation des secours en cas de séisme est structurée à différents niveaux. Au niveau départemental, le préfet gère la crise avec des outils tels que le PPI, le PSS sismique, le plan rouge et le plan ORSEC. Ces plans prévoient des dispositions générales et spécifiques pour la gestion de crise. Au niveau communal, le maire est responsable de la sécurité de la population et doit élaborer un PCS. En cas de besoin, il peut faire appel au préfet. Les établissements recevant du public doivent également garantir la sécurité des personnes en attendant les secours.
Au niveau individuel
Pour faire face à un séisme, il est essentiel de cultiver le risque par l'information afin d'éviter la panique. Pendant un tremblement de terre, des consignes simples doivent être suivies, comme rester à l'intérieur près d'un mur ou sous des meubles solides, s'éloigner des fenêtres, ou se protéger à l'extérieur en évitant les structures susceptibles de s'effondrer. En voiture, il est recommandé de s'arrêter et de ne pas descendre avant la fin des secousses, tout en protégeant sa tête.
Contacts et ressources
Le document fournit également des contacts utiles pour obtenir des informations supplémentaires sur le risque sismique, notamment les coordonnées de la DDTM de l'Hérault, de la mairie, de la préfecture et du BRGM en Occitanie. Des ressources en ligne sont mentionnées, comme le site du ministère de la Transition écologique et celui du BRGM, pour en savoir plus sur les risques sismiques.
Risque : Sismique
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Information des acquéreurs et locataires : Obligation d'informer sur les risques sismiques et les sinistres antérieurs pour tout bien immobilier en zone de sismicité ou dans un PPR prescrit ou approuvé.
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Éducation et formation : Sensibilisation des professionnels (bâtiment, immobilier, notaires, maires) et éducation à la prévention des risques majeurs.
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Organisation des secours :
- Au niveau départemental, le préfet gère la crise avec des plans spécifiques (PPI, PSS sismique, plan rouge, ORSEC).
- Au niveau communal, le maire élabore un PCS et peut faire appel au préfet si nécessaire.
- Pour les établissements recevant du public, des PPMS doivent être mis en place.
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Consignes individuelles :
- À l'intérieur : se mettre près d'un mur ou sous un meuble solide, éloignement des fenêtres.
- À l'extérieur : éviter les fils électriques et structures susceptibles de s'effondrer.
- En voiture : s'arrêter et se protéger la tête.
- Ne pas allumer de flamme.
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Préparation à la crise : Importance de la culture du risque pour éviter la panique et assurer une réponse efficace lors d'un séisme.
Médias 10
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.