Radon - DDRM de l'Hérault (34)

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LE RISQUE
RADON
GÉNÉRALITÉS
Qu’est-ce que le risque radon ?...................................................................p.278
Comment se manifeste t-il ?.......................................................................p.279
Les conséquences sur les personnes et les biens.....................................p.280
Le plan national d’actions pour la gestion du risque lié au radon.............p.280
LE RISQUE RADON
DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT
Le risque radon............................................................................................p.281
Les actions préventives................................................................................p.282
Les consignes individuelles de sécurité......................................................p.284
Pour en savoir plus............................................................................... p.286
Annexe cartographique des communes à risque.................................. p.287
On entend par risque radon, le risque sur la santé
lié à l’inhalation du radon, gaz radioactif présent
naturellement dans l’environnement, inodore et
incolore, émettant des particules alpha. Le radon
se désintègre pour former des particules solides,
elles-mêmes radioactives et qui émettent un
rayonnement alpha et bêta.
GÉNÉRALITÉS
Qu’est-ce que
le risque radon ?
LE RADON
REPRÉSENTE
LE TIERS DE
L’EXPOSITION
MOYENNE DE
LA POPULATION
FRANÇAISE AUX
RAYONNEMENTS
IONISANTS
Le radon provient de la dégradation de
l’uranium et du radium présents dans la
croûte terrestre. Comme ces éléments, il
est présent partout à la surface de la terre
mais plus particulièrement dans les sous-sols granitiques et volcaniques.
À partir du sol et de l’eau, le radon
diffuse dans l’air et se trouve, par effet de
confinement, à des concentrations plus
élevées à l’intérieur des bâtiments qu’à
l’extérieur. Les descendants solides du
radon sont alors inhalés avec l’air respiré et
se déposent dans les poumons.
Selon la pression atmosphérique, le radon
s’échappe plus ou moins du sol, c’est en
hiver que les teneurs sont importantes,
c’est aussi à cette saison que les logements
sont les plus confinés et que les habitants
restent le plus à l’intérieur de leur domicile.
• C’est principalement par le sol que le
radon transite et se répand dans l’air
intérieur des bâtiments. L’importance
de l’entrée du radon dans un bâtiment
dépend de nombreux paramètres :
- de la concentration de radon dans
le terrain sous le bâtiment, de la
perméabilité et de l’humidité de celui-ci,
de la présence de fissures ou de
fractures dans la roche sous-jacente ;
- des caractéristiques propres au
bâtiment : procédé de construction,
présence de vide sanitaire, étanchéité
des fondations, fissuration de la surface
en contact avec le sol, performances du
système de ventilation, disposition des
canalisations.
L’entrée du radon peut se faire par
convection (tirage thermique entraînant l’air
du sol vers le bâtiment) et par diffusion.
• Dans une moindre mesure, le radon
dans les locaux habités peut provenir :
- de l’air extérieur (vallée encaissée,
phénomènes d’inversion de température
conduisant à de faibles mouvements
d’air) ;
- des matériaux de construction ayant
une teneur en radium élevée (bétons de
schistes alunifères, roche granitique…) ;
- de l’eau qui peut contenir des
concentrations parfois très élevées
en radon lorsque celle-ci provient de
nappes souterraines situées en terrain
granitique.
Comment se
manifeste-il?
Paysage du mont Lozère, chaos granitique (clapas) ©Arnaud Bouissou / Terra
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 279
Le radon est un cancérigène pulmonaire
certain pour l’homme (classé dans le
groupe I de la classification du CIRC). Cet
accroissement du risque est proportionnel
au temps d’exposition et à sa concentration
dans l’air respiré. En cas d’exposition
simultanée au radon et à la fumée de
cigarette, le risque de développer un
cancer du poumon est majoré. Selon les
estimations de l’Institut de Veille Sanitaire
(InVS), entre 1 200 et 3 000 décès par cancer
du poumon seraient attribuables, chaque
année, à l’exposition domestique au radon
en France. Cependant des études menées en
milieu professionnel montrent que plus on
intervient tôt pour diminuer la concentration
de radon dans un habitat et plus le risque
imputable à cette exposition passée
diminue. Cela montre toute l’importance
de mieux connaître et gérer ce risque et de
prendre les mesures afin de diminuer son
taux annuel d’inhalation de radon.
• La commission Européenne a mis en
place de 2002 à 2005 le programme
ERRICA2 sur le radon dans les bâtiments
avec comme objectifs :
- l’information du public ;
- la caractérisation des matériaux de
construction ;
- la protection des nouveaux bâtiments ;
- les mesures de remédiation pour les
bâtiments existants ;
- la cartographie et les mesures du
radon.
• Le Plan national d’actions 2005-2008
pour la gestion du risque lié au radon a
permis la mise en œuvre de mesures de
gestion du risque lié au radon dans les
Établissements Recevant du Public (ERP)
et dans les lieux de travail.
• Un nouveau plan 2011-2015 élargit la
gestion du risque radon aux bâtiments
existants à usage d’habitation et aux
bâtiments neufs. Reposant sur 30 fiches
actions, il prévoit également d’assurer
le suivi de la réglementation radon dans
les ERP et les lieux de travail, de mettre
en place une nouvelle cartographie
des zones à risque, d’achever la
normalisation des méthodes de mesure…
UNE EXPOSITION
RÉGULIÈRE
DURANT DE
NOMBREUSES
ANNÉES À DES
CONCENTRATIONS
EXCESSIVES DE
RADON ACCROÎT
LE RISQUE DE
DÉVELOPPER
UN CANCER
DU POUMON
Les conséquences sur
les personnes et les biens
Le plan national d’actions pour
la gestion du risque lié au radon
© Arnaud Bouissou / Terra
280 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Consulter l’annexe :
« Carte du niveau communal
de risque radon dans le département
de l’Hérault »
Pour en savoir +
Les zones les plus concernées
correspondent aux formations géologiques
naturellement les plus riches en uranium.
Elles sont localisées sur les grands massifs
granitiques (Massif armoricain, Massif
central, Corse, Vosges, etc.) ainsi que sur
certains grès et schistes noirs. À partir
de la connaissance de la géologie de la
France, l’Institut de radioprotection et de
sûreté nucléaire (IRSN) a établi une carte
du potentiel radon des sols. Elle permet de
déterminer les communes sur lesquelles
la présence de radon à des concentrations
élevées dans les bâtiments est la plus
probable. L’arrêté du 27 juin 2018 portant
délimitation des zones à potentiel radon du
territoire français traduit cette cartographie.
Il définit un « zonage radon » à l’échelle de
la France qui classe les communes en 3
catégories :
• Catégorie 1 : Communes localisées sur
les formations géologiques présentant
les teneurs en uranium les plus faibles
- notamment formations calcaires,
sableuses et argileuses constitutives des
grands bassins sédimentaires (bassin
parisien, bassin aquitain) et formations
volcaniques basaltiques (massif central,
Polynésie française, Antilles…).
• Catégorie 2 : Communes localisées sur
des formations géologiques présentant
des teneurs en uranium faibles mais
sur lesquelles des facteurs géologiques
particuliers peuvent faciliter le transfert
du radon vers les bâtiments: ce sont
notamment les communes recoupées
par des failles importantes ou dont le
sous-sol abrite des ouvrages miniers
souterrains... Ces conditions géologiques
particulières peuvent localement
faciliter le transport du radon depuis
la roche jusqu’à la surface du sol
et ainsi augmenter la probabilité
de concentrations élevées dans les
bâtiments.
• Catégorie 3 : Communes qui, sur au
moins une partie de leur superficie,
présentent des formations géologiques
dont les teneurs en uranium sont
estimées plus élevées comparativement
aux autres formations : ce sont
notamment les formations constitutives
de massifs granitiques (massif
armoricain, massif central, Guyane
française…), certaines formations
volcaniques (massif central, Polynésie
française, Mayotte…) mais également
certains grés et schistes noirs. Sur ces
formations plus riches en uranium, la
proportion des bâtiments présentant des
concentrations en radon élevées est plus
importante que sur le reste du territoire.
Dans le département de l’Hérault,
toutes les communes sont cernées par
le risque radon, dont 76 au niveau 1,
83 au niveau 2 et 63 au niveau 3.
Remarque : dans le cas des communes
de superficie importante, les formations
concernées n’occupent parfois
qu’une proportion limitée du territoire
communal. Dans ce cas, la cartographie
par commune ne représente pas la
surface réelle d’un territoire affectée
par un potentiel radon mais, en quelque
sorte, la probabilité qu’il y ait sur le
territoire d’une commune une source
d’exposition au radon élevée, même très
localisée. Il est à noter par ailleurs que
le département de l’Hérault ne fait pas
partie des 31 départements classés en
zone prioritaire pour le risque radon
(arrêté du 22 juillet 2014).
À PARTIR DE LA
CONNAISSANCE
DE LA GÉOLOGIE
DE LA FRANCE,
L’INSTITUT DE
RADIOPROTECTION
ET DE SÛRETÉ
NUCLÉAIRE
(IRSN) A ÉTABLI
UNE CARTE DU
POTENTIEL RADON
DES SOLS
LE RISQUE RADON
DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 281
Les décrets n° 2018-434, 2018-437 et 2018-
438 du 4 juin 2018 portant diverses disposi-tions en matière nucléaire introduisent dans
le code de l’environnement (CE), le code de
la santé publique (CSP) et le code du travail
(CT) des dispositions concernant l’exposition
au radon de la population et des travailleurs
dans les immeubles bâtis et des obligations
en matière :
• d’information des résidents sur le
potentiel radon de leur commune et les
risques associés ;
• de protection des publics fréquentant
certains établissements recevant du
public ;
• de protection des travailleurs exposés au
radon.
Ces dispositions sont graduées selon le
potentiel radon de la commune concernée.
LA CONNAISSANCE DU RISQUE
Le premier niveau de connaissance du
risque radon est apporté par la cartogra-phie nationale du potentiel radon, établie
par l’IRSN sur la base des caractéristiques
géologiques des communes.
Cette cartographie est complétée par
des mesures de surveillance de certains
bâtiments, graduées selon le potentiel de la
commune.
LA SURVEILLANCE ET LA
PRÉVISION DES PHÉNOMÈNES
• Établissements recevant du public
Dans les communes situées en
zone à potentiel radon de niveau 3,
le dépistage périodique du radon est
obligatoire dans plusieurs catégories
d’Établissements recevant du public
(ERP), notamment les établissements
d’enseignement (y compris internats)
et les établissements d’accueil collectif
d’enfants de moins de 6 ans (articles
R. 1333-33 et D. 1333-32 du code de la
santé publique). L’arrêté du 26 février
2019 relatif aux modalités de gestion
du radon dans certains établissements
recevant du public et de diffusion de
l’information auprès des personnes
qui fréquentent ces établissements
définit les modalités d’affichage des
résultats de la surveillance à des
fins d’information des personnes qui
fréquentent l’ERP. Il définit également
les actions correctives à mettre en œuvre
en cas de dépassement des niveaux de
référence en radon (étanchements des
voies d’entrées potentielles du radon,
vérification des ventilations, aération
naturelle du soubassement, aération du
bâtiment...).
• Exposition des travailleurs
Quel que soit le niveau d’exposition de la
commune (1, 2 ou 3), une évaluation des
risques d’exposition au radon, complétée
le cas échéant par une mesure, doit être
conduite pour les personnels travaillant
dans les sous-sols et rez-de-chaussées
des bâtiments professionnels. Si les
seuils de référence sont dépassés, des
mesures de protection collectives doivent
être mises en œuvre.
• Le dépistage individuel
Chacun peut, de manière simple,
mesurer la concentration de radon dans
son logement en ayant recours à des
dosimètres radon d’un prix modeste.
Pour tout renseignement concernant les
moyens de mesures et leur étalonnage,
et pour se procurer la liste des sociétés
qui commercialisent les dosimètres, par
exemple pour connaître la concentration
en radon dans son habitation, consulter :
- le site internet : www.irsn.fr/FR/
connaissances/Environnement/
expertises-radioactivite-naturelle/radon/
Pages/Le-radon.aspx
- ou encore à l’Agence Régionale de
Santé de son département.
La concentration en radon dans un bâtiment
est très variable dans le temps en fonction
des conditions environnementales et des
caractéristiques du bâtiment.
 
Trois types de mesures, codifiées par
l’AFNOR, sont à distinguer :
• la mesure intégrée (mesure requise
réglementairement) effectuée sur 2 mois
en saison de chauffage ;
• la mesure ponctuelle qui donne une
photographie de la situation à un
moment donné ;
• la mesure en continu qui permet de
suivre l’évolution de la concentration en
fonction du temps.
Les actions préventives
282 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Le site des services de l’État
dans l’Hérault :
www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/
Risques-naturels-et-technologiques/
L-information-des-Acquereurs-et-des-Locataires-I.A.L
Pour en savoir +
LA PRISE EN COMPTE
DANS L’AMÉNAGEMENT
Le code de l’urbanisme impose la
prise en compte des risques dans les
documents d’urbanisme. Ainsi, les PLU
peuvent permettre d’accepter sous
certaines conditions constructives, un
permis de construire dans les zones plus
particulièrement soumises au risque radon,
notamment :
• limiter la surface en contact avec le sol
(plancher bas, sous-sol, remblais, murs
enterrés ou partiellement enterrés) ;
• assurer l’étanchéité (à l’air et à l’eau)
entre le bâtiment et son sous-sol ;
• veiller à la bonne aération du bâtiment
et de son soubassement (vide sanitaire,
cave…).
L’INFORMATION PRÉVENTIVE
Selon le décret n°90-918 du 11 octobre
1990 relatif à l’exercice du droit à
l’information sur les risques majeurs pris en
application de l’article L. 125-2 du code de
l’ environnement (CE) : « Les citoyens ont droit
à une information sur les risques majeurs
auxquels ils sont soumis dans certaines
zones du territoire et sur les mesures de
sauvegarde qui les concernent. Ce droit
s’applique aux risques technologiques et
aux risques naturels prévisibles...»
Le droit à l’information du public sur les
risques majeurs intègre désormais le
risque lié au radon pour les communes
situées dans les zones à potentiel radon
de niveau 2 ou 3 (article R. 125-10 du CE).
• À l’échelle départementale
Le préfet, conformément à l’article
R125-11 du code de l’environnement,
établit le DDRM qui consigne
les informations essentielles sur les
risques naturels et technologiques
majeurs au niveau de son département,
ainsi que sur les mesures de prévention
et de sauvegarde prévues pour limiter
leurs effets.
• À l’échelle communale
Le maire élabore un DICRIM. Celui-ci
synthétise les informations transmises
par le préfet, complétées des mesures
de prévention et de protection dont le
maire a connaissance. Des éléments
d’information complémentaires sont
définis dans l’annexe de l’arrêté du 20
février 2019 qui précise les informations
et les recommandations sanitaires
à diffuser à la population en vue de
prévenir les effets d’une exposition au
radon dans les immeubles bâtis.
• L’information des acquéreurs
ou locataires (IAL)
L’information sur l’état des risques est
une obligation à la charge des vendeurs
ou bailleurs lors des transactions
immobilières pour les biens situés dans
une commune à risque radon de niveau
2 ou 3.
LES CITOYENS
ONT DROIT À UNE
INFORMATION
SUR LES RISQUES
MAJEURS
AUXQUELS ILS
SONT SOUMIS
DANS CERTAINES
ZONES DU
TERRITOIRE
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 283
PERSONNES CIBLES DES MESSAGES RECOMMANDATIONS SANITAIRES
POPULATION
GÉNÉRALE
En dessous du niveau de référence de 300 Bq/m3 :
L’exposition au radon ne nécessite pas la mise en œuvre de dispositions spécifiques.
Les recommandations générales de bonnes pratiques s’appliquent :
• aérer son logement par l’ouverture des fenêtres au moins 10 minutes par jour
dans chaque pièce ;
• vérifier et entretenir les systèmes de ventilation installés et ne pas obturer les
entrées et sorties d’air ;
• dans le cadre de travaux de rénovation énergétique, veiller au maintien d’une
bonne qualité de l’air intérieur.
En cas de dépassement du niveau de référence de 300 Bq/m3
 :
Pour une concentration n’excédant pas 1 000 Bq/m3
, des actions simples, ne mettant
pas en œuvre des travaux lourds sur le bâtiment, permettent d’abaisser suffisamment
la concentration en radon. Elles peuvent cependant ne pas conserver toute leur
efficacité au cours du temps.
L’arrêté du 20 février 2019 précise les informations et les recommandations sanitaires à
diffuser à la population en vue de prévenir les effets d’une exposition au radon dans les
immeubles bâtis.
Les consignes individuelles de sécurité
Détecteur DSTN (Détecteur solide de trace
nucléaire) modèle DPR2 pour la mesure
intégrée de l’activité volumique en radon
© Arnaud Bouissou / Terra
284 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
PERSONNES CIBLES DES MESSAGES RECOMMANDATIONS SANITAIRES
POPULATION
GÉNÉRALE
Application des recommandations générales de bonnes pratiques :
• aérer son logement par l’ouverture des fenêtres en grand au moins 10 minutes par jour dans chaque pièce ;
• vérifier et entretenir les systèmes de ventilation installés et ne pas obturer les entrées et sorties d’air ; dans le cadre de travaux
de rénovation énergétique, veiller au maintien d’une bonne qualité de l’air intérieur.
Et aménagement des locaux :
• réaliser des étanchements pour limiter l’entrée du radon dans le bâtiment (porte de cave, entrée de canalisation, fissure du sol,
etc.) ;
• rectifier les dysfonctionnements éventuels de la ventilation dans le cadre de sa vérification et de son entretien ; améliorer ou
rétablir l’aération naturelle du soubassement (ouverture des aérations du vide sanitaire ou de cave obturées).
Au-delà de 1 000 Bq/m3
 ou lorsque le niveau d’activité volumique persiste au-dessus de 300 Bq/m3 après la mise en œuvre des
recommandations de bonnes pratiques et des aménagements :
• faire réaliser un diagnostic du bâtiment par un professionnel, qui permettra de définir les travaux à réaliser.
Ces travaux visent à abaisser les concentrations en radon et consistent notamment à :
• assurer l’étanchéité du bâtiment vis-à-vis des entrées de radon (étanchement des points singuliers - des canalisations, portes
et trappes - entre le soubassement et le volume habité, traitements de surfaces et couverture des sols en terre battue). Il s’agit
d’un préalable essentiel à l’efficacité d’autres solutions mises en œuvre en parallèle, listées ci-dessous ;
• augmenter le renouvellement d’air à l’intérieur des pièces habitées pour diluer le radon, sans causer d’inconfort, conformément
aux dispositions de l’arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements ;
• traiter le soubassement (vide sanitaire, cave, dallage sur terre-plein) pour réduire l’entrée du radon par une ventilation du
soubassement ou la mise en place d’une légère dépression d’air par rapport au volume habité par extraction mécanique lorsque
cela est possible.
FUMEURS ET ANCIENS
FUMEURS
De nombreuses études scientifiques ont montré que la combinaison de la consommation de tabac et d’une exposition élevée au
radon fait courir un risque individuel de cancer du poumon nettement plus élevé que chacun des facteurs pris individuellement, et
que le fait de fumer amplifie les risques liés à l’exposition au radon au niveau de la population. Recommandations supplémentaires
pour les fumeurs :
• il est rappelé que l’association tabac-radon augmente fortement le risque de cancer du poumon ;
• il est recommandé d’arrêter de fumer. Le médecin traitant ou un autre professionnel de santé peut apporter des conseils et
accompagner dans l’arrêt du tabac ;
• l’arrêt du tabac permettra la protection de l’entourage exposé à la fumée.
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 285
Le site du ministère de la Transition
écologique et solidaire
www.ecologique-solidaire.gouv.fr/
radioprotection#e2f
Le site de l’ASN
www.asn.fr
Le site de l’Institut de radioprotection et
de sûreté nucléaire (IRSN)
www.irsn.fr/FR/connaissances/
Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/Le-radon.aspx
Le site de l’ARS Occitanie
www.occitanie.ars.sante.fr/radon-2
Le site du BRGM
www.brgm.fr
Le site du CSTB
www.cstb.fr
LE RISQUE
RADON
Pour en savoir plus
Contacts
Service Adresse Téléphone
ARS Occitanie - délégation
départementale de l’Hérault
1025, rue Henri Becquerel
34067 Montpellier 04 67 07 20 07
DREAL Occitanie 520, allée Henri II de Montmorency
34000 Montpellier 04 34 46 64 00
DDTM 34 181, place Ernest Granier, CS
60556, 34064 Montpellier cedex 2 04 34 46 60 00
Mairie
Coordonnées disponibles sur le site :
www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Elections-et-citoyennete/Les-elus/Les-maires
Préfecture de l’Hérault 34, place Martyrs de la Résistance
34000 Montpellier 04 67 61 61 61
286 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Communes en zones à potentiel radon (arrêté du 27/06/2018)
Zone 1 : zones à potentiel radon faible
Zone 2 : zones à potentiel radon faible mais
sur lesquelles des facteurs géologiques
particuliers peuvent faciliter le transfert
du radon vers les bâtiments
Zone 3 : zones à potentiel radon significatif
DDTM34
Direction Départementale des
Territoires et de la Mer
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 287
© Adobe S
© Arnaud Bouissou / Terra
Résumé Elastic

Le risque radon est lié à l'inhalation de ce gaz radioactif, incolore et inodore, qui provient de la dégradation de l'uranium et du radium dans la croûte terrestre. Il se concentre davantage à l'intérieur des bâtiments en raison de l'effet de confinement, surtout en hiver lorsque les logements sont fermés. Les particules solides issues de la désintégration du radon, qui émettent un rayonnement alpha et bêta, peuvent être inhalées et se déposer dans les poumons, augmentant le risque de cancer, notamment en cas de co-exposition à la fumée de cigarette.

Dans le département de l'Hérault, des actions préventives sont mises en place pour gérer ce risque, incluant des consignes de sécurité individuelles. Le document fournit également une annexe cartographique des communes à risque, soulignant l'importance de la sensibilisation et de la prévention face à ce danger sanitaire.

Entre 1 200 et 3 000 décès par cancer du poumon en France sont attribuables à l'exposition domestique au radon. Des études montrent que des interventions précoces pour réduire la concentration de radon diminuent le risque lié à cette exposition. La Commission Européenne a lancé le programme ERRICA2 (2002-2005) pour informer le public, caractériser les matériaux de construction, protéger les nouveaux bâtiments et cartographier le radon. Le Plan national d’actions 2005-2008 a permis de gérer le risque dans les Établissements Recevant du Public (ERP) et les lieux de travail, suivi par un nouveau plan 2011-2015 élargissant la gestion aux bâtiments d'habitation.

Zones à risque

Les zones les plus touchées par le radon se trouvent dans des formations géologiques riches en uranium, comme les massifs granitiques. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a établi une carte du potentiel radon des sols, permettant d'identifier les communes à risque. L'arrêté du 27 juin 2018 a défini un « zonage radon » en trois catégories, classant les communes selon leur potentiel d'exposition au radon, allant des formations géologiques à faibles teneurs en uranium aux zones où des facteurs géologiques facilitent le transfert du radon vers les bâtiments.

Le document traite du risque radon dans le département de l'Hérault, où des formations géologiques spécifiques peuvent favoriser le transport du radon vers la surface, augmentant ainsi les concentrations dans les bâtiments. Les communes sont classées en trois catégories selon leur potentiel radon, avec des données indiquant que toutes les communes de l'Hérault sont concernées par ce risque, bien que le département ne soit pas classé en zone prioritaire. La cartographie nationale du potentiel radon, établie par l'IRSN, sert de base pour évaluer ce risque.

Réglementation et surveillance

Des décrets récents introduisent des obligations d'information et de protection concernant l'exposition au radon pour les résidents et les travailleurs, en fonction du potentiel radon des communes. Dans les zones à potentiel élevé, des mesures de dépistage périodique sont obligatoires dans certains établissements recevant du public, notamment les écoles et les structures d'accueil pour jeunes enfants.

Le document traite de la gestion du radon dans les établissements recevant du public (ERP) et des mesures à prendre en cas de dépassement des niveaux de référence. Il stipule que les résultats de la surveillance doivent être affichés pour informer les usagers, et que des actions correctives, telles que l'étanchéité des voies d'entrée et la vérification des systèmes de ventilation, doivent être mises en œuvre. Pour les travailleurs exposés, une évaluation des risques est nécessaire, et des mesures de protection collectives doivent être appliquées si les seuils sont dépassés.

Prise en compte et information préventive

Le document souligne également l'importance de prendre en compte les risques de radon dans l'aménagement urbain, en imposant des conditions constructives spécifiques dans les plans locaux d'urbanisme (PLU). De plus, il rappelle le droit à l'information des citoyens concernant les risques majeurs, tel que stipulé par le décret n°90-918, qui garantit que le public soit informé des risques auxquels il est exposé et des mesures de sauvegarde à adopter.

Le document traite de la gestion des risques liés au radon dans les communes classées en zones à potentiel radon de niveau 2 ou 3. À l'échelle départementale, le préfet établit un Dossier Départemental sur les Risques Majeurs (DDRM) qui compile les informations sur les risques naturels et technologiques, ainsi que les mesures de prévention. Au niveau communal, le maire élabore un Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) qui synthétise ces informations et inclut des recommandations sanitaires pour informer la population sur les dangers du radon.

Les citoyens ont le droit d'être informés des risques majeurs auxquels ils sont exposés, notamment lors des transactions immobilières, où les vendeurs doivent fournir des informations sur l'état des risques. Des recommandations sanitaires sont également fournies pour la population générale, incluant des conseils sur l'aération des logements et des mesures à prendre en cas de concentrations élevées de radon. En cas de niveaux critiques, des diagnostics professionnels et des travaux d'étanchéité sont recommandés pour réduire l'exposition au radon.

FUMEURS

La combinaison de la consommation de tabac et d'une exposition élevée au radon augmente considérablement le risque de cancer du poumon, plus que chacun de ces facteurs pris séparément. Il est recommandé aux fumeurs d'arrêter de fumer, car cela réduit non seulement leur propre risque, mais protège également leur entourage de l'exposition à la fumée.

LE RISQUE RADON

Le document mentionne également les zones à potentiel radon, classées en trois catégories selon leur niveau de risque. Des contacts utiles pour des informations supplémentaires sur le radon et des recommandations sont fournis, incluant des liens vers des sites gouvernementaux et des services de santé.

Consignes Elastic

Risque : Radon

Le radon est un gaz radioactif incolore et inodore, émettant des particules alpha, qui provient de la dégradation de l'uranium et du radium dans la croûte terrestre. Il représente un risque pour la santé, notamment en augmentant le risque de cancer du poumon, surtout en cas d'exposition prolongée.

Consignes de sécurité :

  1. Aération : Aérer les logements au moins 10 minutes par jour.
  2. Vérification des systèmes de ventilation : Assurer le bon fonctionnement et ne pas obstruer les entrées/sorties d'air.
  3. Étanchéité : Réaliser des travaux pour limiter l'entrée du radon (étanchéité des fissures, portes, etc.).
  4. Diagnostic professionnel : En cas de concentrations élevées (au-delà de 1 000 Bq/m³), faire appel à un professionnel pour évaluer et réaliser des travaux d'assainissement.
  5. Information : Les résidents doivent être informés des risques radon dans leur commune et des mesures à prendre.
  6. Surveillance : Des mesures régulières de la concentration en radon doivent être effectuées, surtout dans les établissements recevant du public et les lieux de travail.

Catégorisation des communes :

  • Catégorie 1 : Faible potentiel radon.
  • Catégorie 2 : Faible potentiel mais avec des facteurs géologiques facilitant le transfert.
  • Catégorie 3 : Potentiel radon significatif.

Recommandations spécifiques pour fumeurs : Éviter de fumer pour réduire le risque de cancer du poumon, surtout en cas d'exposition au radon.

Médias 6

PHOTO p.277 Photo d'une plage rocheuse avec végétation et ciel nuageux.
PHOTO p.279 Paysage de rochers et d'herbes sèches avec quelques arbres.
PHOTO p.280 Des immeubles résidentiels modernes avec volets en bois, entourés d'arbres.
PHOTO p.284 Un interrupteur avec les positions ON et OFF sur un mur.
CARTE p.287 Carte des zones à potentiel radon dans l'Hérault.
PHOTO p.288 Des camions circulent sur une autoroute entourée de champs.
Aperçu Type Page Description (Vision) Description (OCR)
PHOTO 277 Photo d'une plage rocheuse avec végétation et ciel nuageux.
PHOTO 279 Paysage de rochers et d'herbes sèches avec quelques arbres.
PHOTO 280 Des immeubles résidentiels modernes avec volets en bois, entourés d'arbres. MULTI NE | H (Hi #. N
PHOTO 284 Un interrupteur avec les positions ON et OFF sur un mur. M “ 24. —_ 3 2 a ; ne Ms Ra CE ; = ; 4 - " _ —_ pr - . ; E , *< [...]
CARTE 287 Carte des zones à potentiel radon dans l'Hérault. F i a LE M LagauveTaT-sur-AgouT a ce 8 Men. Ex | si 4 re i MURVI [...]
PHOTO 288 Des camions circulent sur une autoroute entourée de champs.

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Gestes de prévention

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