Rupture de barrage - DDRM de l'Hérault (34)

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RUPTURE
DE BARRAGE
LE RISQUE
GÉNÉRALITÉS
Qu’est-ce qu’un barrage ?...........................................................................p.199
Comment se produirait la rupture ?............................................................p.201
Les conséquences sur les personnes et les biens.....................................p.201
LE RISQUE DE RUPTURE DE BARRAGE
DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT
L’historique du risque de rupture de barrage.............................................p.203
Les actions préventives................................................................................p.203
L’organisation des secours..........................................................................p.205
Que doit faire la population ?.......................................................................p.207
Pour en savoir plus............................................................................... p.208
Annexes cartographiques des communes à risque............................... p.209
Parmi les accidents de barrages spectacu-laires du XXe
 siècle, l’événement de Vajont
en Italie (octobre 1963) a été marquant avec
l’effondrement d’une falaise dans le réser-voir plein du barrage.
Bien que le barrage n’ait presque pas été
endommagé, le glissement de terrain a
provoqué une vague de plus de 150 mètres
de haut qui s’est propagée dans la vallée
aval provoquant 2600 victimes. En France,
la rupture du barrage de Malpasset dans
le Var, le 2 décembre 1959, reste dans
les mémoires. Cinq ans après sa mise en
service, le barrage cède.
Les 50 millions de mètres cubes d’eau
que le barrage libère subitement forment
alors une vague de 40 mètres de haut,
qui déferle dans l’étroite vallée du Reyran à
la vitesse de 70 km/h, emportant tout sur
son passage et dévastant tous les villages
qui s’y trouvaient sur les douze kilomètres
séparant le barrage de la ville de Fréjus,
atteinte 20 minutes plus tard.
Le bilan de la catastrophe s’élèvera à 423
morts, 155 immeubles entièrement détruits,
1000 hectares de terres agricoles ravagées
et 2 milliards de francs de dégâts. On estime
aujourd’hui que la rupture du barrage
serait imputable à la mauvaise qualité de
la roche sur laquelle il s’appuyait, et non à
la conception du barrage lui-même.
Il y aura un avant et un après Malpasset :
Des leçons furent heureusement tirées
de cette catastrophe. Ainsi en 1966, fut
institué un comité technique permanent
des barrages, devenu comité technique
permanent des barrages et des ouvrages
hydrauliques (CTPBOH). Tout nouveau projet
de barrages ou modification de barrage
existant de classe A doit obligatoirement
passer devant ce comité composé
d’ingénieurs, de représentants de l’État et
de géologues.
GÉNÉRALITÉS
Amont
Aval
Corps massif
en béton
(éventuellement
à contreforts)
Voile
étanche
Drain
Corps en terre
ou en enrochement
Amont
Aval
Voile étanche
Noyau imperméable
(argile)
Qu’est-ce qu’un barrage?
Un barrage est un ouvrage artificiel ou
naturel (résultant de l’accumulation de
matériaux à la suite de mouvements de
terrain ou d'accumulation d'embâcles lors
d'une crue), établi en travers du lit d’un
cours d’eau, retenant ou pouvant retenir de
l’eau. Les barrages ont plusieurs fonctions
qui peuvent s’associer :
• la régulation de cours d’eau : écrêteur
de crue, ralentissement dynamique en
période de crue, soutien d’étiage ;
• les retenues collinaires ;
• la production d’énergie électrique ;
• le stockage d’eau pour l’alimentation en
eau potable, l’irrigation des cultures, la
lutte contre les incendies, la plaisance ;
• le stockage des déchets miniers
ou de chantiers.
Il existe différents types de barrages
en France :
• les barrages en remblai : en matériaux
meubles ou semi-rigides pouvant être
en terre ou en enrochement ;
• les barrages en maçonnerie ou en béton
peuvent être de différentes formes selon
leur mode de conception : les barrages
poids, les barrages poids évidés, les
barrages voûtes, les barrages mixtes
poids-voûtes, les barrages à contreforts,
les barrages mobiles.
lIs sont édifiés selon différents principes
de stabilité :
• le barrage poids, résistant à la poussée
de l’eau par son seul poids. De profil
triangulaire, il peut être en remblai
(matériaux meubles ou semi-rigides)
ou en béton ;
• le barrage voûte dans lequel la plus
grande partie de la poussée de l’eau
est reportée sur les rives par des effets
d’arc. De courbure convexe tournée vers
l’amont, il est constitué exclusivement
de béton. Un barrage béton est découpé
en plusieurs tranches verticales,
appelées plots.
BARRAGE POIDS EN TERRE OU EN ENROCHEMENT
BARRAGE POIDS EN BÉTON OU EN MAÇONNERIE
UN BARRAGE
EST UN OUVRAGE
SITUÉ EN TRAVERS
DE L’ÉCOULEMENT
QUI EST AMENÉ
À STOCKER DE L’EAU
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 199
Le décret n°2015-526 du 12 mai 2015, codifié entre autres dans l’article R214-112 du code
de l’environnement, classe les barrages en 3 catégories en fonction de la hauteur de
l’ouvrage et du volume d’eau retenue. Ce nouveau décret redéfinit les classes qui avaient
été précédemment établies par le décret 2007-1735 du 11 décembre 2007 et qui classait les
ouvrages de A à D.
RÉGLEMENTATION 2007 RÉGLEMENTATION 2015
Classe
du
barrage
Hauteur du
barrage (H) et
Volume de la retenue
(V) en millions de m3
Classe
du
barrage
Hauteur du barrage (H)
et Volume de la retenue (V)
A H ≥ 20 m A H ≥ 20 m et H2√V≥ 1 500
B H ≥ 10 m et H2√V ≥ 200 B H ≥ 10 m et H2√V ≥ 200
C H ≥ 5 m et H2√V ≥ 20
C
H ≥ 5 m et H2√V ≥ 20
ou conditions précédentes
non satisfaites mais
qui répond aux conditions
cumulatives ci-après :
I) H > 2 ;
II) V > 0,05 ;
III) Il existe une ou plusieurs
habitations à l’aval du barrage,
jusqu’à une distance
par rapport à celui-ci
de 400 mètres.
D H ≥ 2 m
DANS L’HÉRAULT,
IL Y A 3 BARRAGES
DE CLASSE A
DONT 2 SONT
SOUMIS À UN
PLAN PARTICULIER
D’INTERVENTION
(PPI)
On entend par :
« H », la hauteur de l’ouvrage exprimée en
mètres et définie comme la plus grande
hauteur mesurée verticalement entre le
sommet de l’ouvrage et le terrain naturel à
l’aplomb de ce sommet ;
« V », le volume retenu exprimé en millions
de mètres cubes et défini comme le volume
qui est retenu par le barrage à la cote de
retenue normale. Dans le cas des digues
de canaux, le volume considéré est celui du
bief entre deux écluses ou deux ouvrages
vannés.
Les barrages les plus importants de classe A,
dont la capacité est supérieure ou égale à 15
millions de m³ ont l’obligation de posséder
un PPI établi par le préfet selon l’article
R741-18 du code de la sécurité intérieure.
Cette obligation peut être élargie, par
décision préfectorale, à d’autres barrages si
le risque généré par l’ouvrage le justifie.
200 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Le risque de rupture de barrage concerne
tous les barrages qui, en application de la
règlementation applicable en 2007, ont été
qualifiés d'ouvrages intéressant la sécurité
publique. En France, on en compte environ
400, dont 89 « grands barrages ».
La rareté des accidents (en France, il n’y a
eu que deux accidents importants en plus
d’un siècle : rupture du barrage de Bouzet,
dans les Vosges, en avril 1895 et du barrage
de Malpasset en décembre 1959, faisant
521 morts au total) ne doit pas conduire à
penser que le risque de rupture de barrage
est négligeable. En effet, cette rareté des
accidents est le résultat d’efforts attentifs
poursuivis inlassablement depuis un siècle.
D’une façon générale, les conséquences sont
de trois ordres : humaines, économiques et
environnementales. L’onde de submersion
ainsi que l’inondation et les matériaux
transportés, issus du barrage et de l’érosion
intense de la vallée, peuvent occasionner
des dommages considérables :
• sur les hommes : noyade,
ensevelissement, personnes blessées,
isolées ou déplacées ;
• sur les biens : destructions
et dégats aux habitations,
aux entreprises, aux ouvrages (ponts,
routes, etc.), au bétail, aux cultures,
paralysie des services publics, etc. ;
• sur l’environnement : endommagement,
destruction de la flore et de la
faune, disparition du sol cultivable,
pollutions diverses, dépôts de déchets,
boues, débris, etc., voire accidents
technologiques, dus à l’implantation
d’industries dans la vallée (déchets
toxiques, explosions par réaction
avec l’eau, etc.).
Comment
se produirait
la rupture ?
Les conséquences sur
les personnes et les biens
Le phénomène de rupture de barrage
correspond à une destruction partielle ou
totale d’un barrage.
Les causes de rupture peuvent être diverses :
• techniques : défaut de fonctionnement
des vannes permettant l’évacuation des
eaux, vices de conception, de construction
ou de matériaux, vieillissement des
installations ;
• naturelles : séismes, crues
exceptionnelles, glissements de terrain
(soit de l’ouvrage lui-même,
soit des terrains entourant la retenue
et provoquant un déversement
sur le barrage) ;
• humaines : insuffisance des études
préalables et du contrôle d’exécution,
erreurs d’exploitation, de surveillance
et d’entretien, malveillance.
Le phénomène de rupture de barrage dépend
des caractéristiques propres du barrage.
Ainsi, la rupture peut être :
• progressive dans le cas des barrages
 en remblai, par érosion régressive,
suite à une surverse sur l’ouvrage
ou à une fuite à travers celui-ci
(phénomène d'érosion interne) ;
• brutale dans le cas des barrages
en béton, par renversement ou par
glissement d’un ou plusieurs plots.
Une rupture de barrage entraîne la formation
d’une onde de submersion se traduisant
par une élévation brutale du niveau de l’eau
à l’aval.
Barrage de Malpasset
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 201
Consulter l’annexe :
« Carte des communes de l’Hérault
soumises au risque de rupture
de barrage de classe A »
Consulter l’annexe :
« Carte des communes de l’Hérault
soumises au risque de rupture
de barrages des classes B et C »
Pour en savoir
Un barrage hors département, celui de
Louazas, a une onde de rupture qui peut
impacter des communes de l’Hérault.
Ce barrage, édifié sur la Vèbre, est situé
sur les communes de Nages et Murat sur
Vèbre dans le département du Tarn. Il s’agit
d’un barrage hydroélectrique de type voûte,
d’une hauteur de 48 mètres, dont la capacité
de la retenue est de l’ordre de 45 millions
de m³. Cet ouvrage, exploité depuis 1966, est
géré par EDF.
En cas de rupture de l’ouvrage, l’onde de
submersion impacterait 32 communes du
Tarn et la commune de La Salvetat-sur-Agoût dans l’Hérault.
Les barrages des autres classes :
Les barrages des autres classes peuvent
également présenter un risque majeur de
rupture. Leur gestion et surveillance sont donc
également réglementées.
LE RISQUE DE RUPTURE
DE BARRAGE DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT
Dans le département, on recense 3 barrages de classe A :
LES BARRAGES DE CLASSE A DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT AU 01/01/2020
Nom de
l’ouvrage
Nom du
cours
d’eau
Nom de la
commune
Date de
1ère mise
en eau
Classe ;
PPI = Présence
d’un PPI
Propriétaire
Type
poids/
voûte
Hauteur
(m)
Capacité
millions
de m3
 
(Mm)
Monts d’Orb Orb Avène 1961 A
PPI Région Voûte 61,75 30,6
Salagou Salagou Clermont
l’Hérault 1968 APPI
Conseil
Départemental Poids 62,3 102
Olivettes Peyne Vailhan 1988 A Conseil
Départemental Poids 36 4,4
Barrage des Monts d’Orb © Quentin 76
202 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
L’historique du risque
de rupture de barrage
Les actions préventives
Dans le département, aucune rupture
de barrage n’a été recensée. Le risque
de rupture brusque et imprévue est
aujourd’hui extrêmement faible : la situation
de rupture pourrait plutôt provenir de
l’évolution plus ou moins rapide d’une
dégradation de l’ouvrage. En cas de
rupture partielle ou totale, il se produirait
une onde de submersion très destructrice
dont les caractéristiques (hauteur, vitesse,
horaire de passage…) ont été modélisées
notamment dans le cadre de l’analyse des
risques préalable à l’élaboration des PPI.
Dans la zone de propagation de l’onde,
et plus particulièrement dans la zone du
« quart d’heure » (zone dans laquelle l’onde
mettrait moins d’un quart d’heure pour
arriver), des plans de secours et d’alerte ont
été établis, dès le projet de construction du
barrage.
L’EXAMEN PRÉVENTIF
DES PROJETS DE BARRAGES
L’examen préventif des projets de barrages
est réalisé par le service de l’État et par le
CTPBOH.
Le contrôle concerne toutes les mesures de
sûreté prises, de la conception à la réalisation
du projet.
L’ÉTUDE DE DANGERS
Le décret n°2015-526 du 12 mai 2015
impose au propriétaire, exploitant ou
concessionnaire d’un barrage de classe A
ou B la réalisation d’une étude de dangers
(EDD) par un organisme agréé précisant
les niveaux de risque pris en compte, les
mesures aptes à les réduire et les risques
résiduels.
Cette étude doit préciser la probabilité, la
cinétique et les zones d’effets des accidents
potentiels et une cartographie des zones à
risques significatifs doit être réalisée.
Cette carte du risque représente les zones
menacées par l’onde de submersion
qui résulterait d’une rupture totale de
l’ouvrage. Cette carte détermine, dès le
projet de construction, quelles seront les
caractéristiques de l’onde de submersion
en tout point de la vallée : hauteur et vitesse
de l’eau, délai de passage de l’onde, etc.
Les enjeux et les points sensibles (hôpitaux,
écoles, etc.) y figurent ainsi que tous
les renseignements indispensables à
l’établissement des plans de secours et
d’alerte.
LA SURVEILLANCE
La surveillance constante du barrage
s’effectue aussi bien pendant la période
de mise en eau qu’au cours de la période
d’exploitation, notamment dans l’intervalle
post crue. Elle s’appuie sur de fréquentes
inspections visuelles et des mesures
sur le barrage et ses appuis (mesures de
déplacement, de fissuration, de tassement,
de pression d’eau et de débit de fuite, etc.).
Toutes les informations recueillies par
la surveillance permettent une analyse
et une synthèse rendant compte de l’état
du barrage, ainsi que l’établissement,
tout au long de son existence, d’un
« diagnostic de santé » permanent.
En fonction de la classe du barrage,
un certain nombre d’études approfondies
du barrage sont à réaliser périodiquement :
• visites techniques approfondies ;
• rapport de surveillance ;
• rapport d’auscultation ;
• diagnostic approfondi ou diagnostic
exhaustif qui est intégré à l'étude de
dangers.
Barrage du Salagou © Christian Ferrer
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 203
Si cela apparaît nécessaire, des travaux
d’amélioration ou de confortement sont
réalisés. Pendant toute la durée de vie de
l’ouvrage, la surveillance et les travaux
d’entretien incombent au propriétaire du
barrage.
LA PRISE EN COMPTE
DANS L’AMÉNAGEMENT
Compte tenu du très faible risque que ces
ouvrages sous haute surveillance cèdent, il
n’est pas envisagé d’interdire l’urbanisation
à l’aval mais de maintenir une surveillance
permanente.
L’INFORMATION
ET L’ÉDUCATION
SUR LES RISQUES
L’information préventive
En complément du DDRM, pour les
communes concernées par l’application du
décret 90-918 du 11 octobre 1990 relatif à
l’exercice du droit à l’information sur les
risques majeurs, le préfet transmet au maire
les éléments d’information concernant les
risques de sa commune, et décrit la nature
des risques, les événements historiques,
ainsi que les mesures mises en place.
Le maire élabore un DICRIM. Celui-ci
synthétise les informations transmises
par le préfet complétées des mesures de
prévention et de protection dont le maire a
connaissance.
Le maire définit les modalités d’affichage du
risque rupture de barrage et des consignes
individuelles de sécurité.
Par ailleurs, dans les communes
concernées par un ouvrage faisant l’objet
d’un PPI, une campagne d’information
« PPI » doit être réalisée. Son objectif est de
faire connaître les risques et les consignes
de sécurité spécifiques. Ces campagnes
doivent être renouvelées au maximum tous
les 5 ans. Enfin, EDF réalise des campagnes
d’information en bordure des cours d’eau,
afin de sensibiliser les usagers (pêcheurs,
promeneurs, baigneurs et pratiquants de
sports d’eaux vives) au risque de montée
brutale des eaux ; cette montée brutale
peut être occasionnée par des lâchures
de barrage (ou restitutions d’eau) rendues
nécessaires avant ou après des crues ou
intempéries importantes ou lorsque le
barrage présente des signes de faiblesse,
afin de réguler le niveau d’eau dans la
retenue.
L’éducation à la prévention
des risques majeurs
L’éducation à la prévention des risques
majeurs est une obligation dans le cadre
de l’éducation à l’environnement pour un
développement durable et de l’éducation à
la sécurité civile.
 
LE CONTRÔLE
La sécurité des ouvrages hydrauliques
(digues, barrages) repose en premier lieu sur
leur bonne conception, sur la compétence
de leurs responsables (propriétaires,
exploitants ou concessionnaires) et sur
les moyens qu’ils mettent en œuvre pour
s’assurer de leur comportement. Le code
de l’environnement pour les digues et les
barrages autorisés et le code de l’énergie
pour les barrages concédés fixent les
obligations concernant la sécurité des
ouvrages dont ces responsables ont la
charge.
Le contrôle du respect de cette
réglementation est exercé, sous l’autorité
du préfet de département, par un
service chargé du contrôle de la sécurité
des ouvrages hydrauliques composé
d’inspecteurs, agents de l’État.
Les ouvrages concédés qui ont un impact
sur les communes de l’Hérault, sont les
barrages hydroélectriques de Saut de
Vésoles (situé dans le département) et de
Laouzas (situé dans le Tarn) concédés à EDF.
Le contrôle du respect de la réglementation
est exercé sous l’autorité du préfet de
département par la DREAL Occitanie.
LA SURVEILLANCE
S’APPUIE SUR
DE FRÉQUENTES
INSPECTIONS
VISUELLES
ET DES MESURES
SUR LE BARRAGE
ET SES APPUIS
204 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
2 sec
3 sec
2 sec
3 sec
2 sec
3 sec
2 sec
DURÉE TOTALE
SUPÉRIEURE À 2 MIN
Barrage des Olivettes ©Fagairolles 34
¢
L’organisation des secours
L’ALERTE
Pour les barrages dotés d’un PPI, celui-ci prévoit plusieurs niveaux d’alerte en fonction de
l’évolution de l’événement :
Le premier degré est l’état de vigilance renforcée pendant lequel l’exploitant doit exercer
une surveillance permanente de l’ouvrage et rester en liaison avec les autorités.
Le niveau supérieur, niveau d’alerte n°1, est atteint si des préoccupations sérieuses
subsistent (cote maximale atteinte, faits anormaux compromettants, etc.). L’exploitant
alerte alors les autorités désignées par le plan et les tient informées de l’évolution de la
situation, afin que celles-ci soient en mesure d’organiser si nécessaire le déclenchement
du plan (déclenchement effectué par le préfet).
Lorsque le danger devient imminent (cote de la retenue supérieure à la cote maximale,
etc.), on passe au niveau d’alerte n°2. L’évacuation est immédiate. En plus de l’alerte
aux autorités, l’exploitant alerte directement les populations situées dans la « zone de
proximité immédiate » et prend lui-même les mesures de sauvegarde prévues aux abords
de l’ouvrage, sous le contrôle de l’autorité de police. L’alerte aux populations s’effectue par
sirènes pneumatiques du type corne de brume mises en place par l’exploitant. Plus à l’aval
du barrage, il appartient aux autorités locales de définir et de mettre en œuvre les moyens
d’alerte et les mesures à prendre pour assurer la sauvegarde des populations.
Le niveau d’alerte n°2 est bien entendu atteint lorsque la rupture est constatée, partielle ou
totale.
Enfin, pour marquer la fin de l’alerte, par exemple si les paramètres redeviennent normaux,
un signal sonore continu de trente secondes est émis.
Pour les populations éloignées des ouvrages, et si la commune est dans la zone du PPI,
il est de la responsabilité du maire de répercuter l’alerte auprès de ses administrés.
CORNE DE BRUME
Signal d’alerte spécifique
aux ouvrages hydrauliques
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 205
L’ORGANISATION
DES SECOURS
• Au niveau départemental
Chaque barrage de plus de 20 m de hauteur
et de capacité supérieure à 15 millions de m3
 
(décret 2005-1158 du 13 septembre 2005) fait
l’objet d’un PPI, plan d’urgence spécifique,
qui précise les mesures destinées à donner
l’alerte aux autorités et aux populations,
l’organisation des secours et la mise en
place de plans d’évacuation. Ce plan s’appuie
sur la carte du risque et sur des dispositifs
techniques de surveillance et d’alerte. Ce
plan découpe la zone située en aval d’un
barrage en trois zones suivant l’intensité
de l’aléa. La zone de proximité immédiate
(ou « zone du quart d’heure») peut être
submergée dans un délai ne permettant
qu’une alerte directe ; la population doit
l’évacuer dès l’alerte donnée. Dans la zone
d’inondation spécifique, la submersion
est plus importante que celle de la plus
grande crue connue. Dans la troisième
zone (zone d’inondation), la submersion est
généralement moins importante.
Par ailleurs des plans généraux
d’organisation des secours (plan ORSEC, plan
rouge) existent au niveau du département.
Ils seront déclenchés par le préfet.
• Au niveau communal
C’est le maire, détenteur des pouvoirs de
police, qui a la charge d’assurer la sécurité
de la population dans les conditions fixées
par le code général des collectivités
territoriales.
À cette fin, il prend les dispositions lui
permettant de gérer la crise. Pour cela
le maire élabore sur sa commune un PCS
qui est obligatoire si un PPR est approuvé
ou si la commune est comprise dans le
champ d’un PPI. S’il n’arrive pas à faire
face par ses propres moyens à la situation
il peut, si nécessaire, faire appel au préfet
représentant de l’État dans le département.
En particulier, le PCS devra être activé pour
organiser la protection de la population
en cas d’alerte communiquée par le
gestionnaire de barrage.
Pour les établissements recevant du public,
le gestionnaire doit veiller à la sécurité
des personnes en attendant l’arrivée des
secours. Il a été demandé aux directeurs
d’écoles et aux chefs d’établissements
scolaires d’élaborer un PPMS afin d’assurer
la sûreté des enfants et du personnel.
• Au niveau individuel
Afin d’éviter la panique lors d’une rupture de
barrage, un plan familial de mise en sûreté,
préparé et testé en famille, permet de mieux
faire face à l’événement. Ceci comprend la
préparation d’un kit, composé d’une radio
avec ses piles de rechange, d’une lampe
de poche, d’eau potable, des médicaments
urgents, des papiers importants, de
vêtements de rechange et de couvertures.
Une réflexion préalable sur les moyens
et itinéraires d’évacuation et le lieu de
regroupement complétera ce dispositif. Le
site Géorisques donne des indications pour
aider chaque famille à réaliser ce plan.
LE MAIRE
ÉLABORE
LE PLAN
COMMUNAL
DE SAUVEGARDE
EN IDENTIFIANT
NOTAMMENT
LES POINTS
HAUTS ET LES
ITINÉRAIRES
D’ÉVACUATION
206 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Barrage du Salagou © Fagairolles 34
Plan familial de mise en sûreté :
www.interieur.gouv.fr/Media/Securite-civile/Files/je-me-protege-en-famille
Pour en savoir
Que doit faire
la population ? APRÈS
• Attendre les consignes des autorités
ou le signal de fin d’alerte (émission
sonore continue de 30 secondes)
pour quitter son abri.
• Aérer et désinfecter les pièces.
• Ne rétablir l’électricité
que sur une installation sèche.
• Chauffer dès que possible.
AVANT
• Connaître le risque de rupture de barrage.
• Connaître le système spécifique d’alerte
pour la « zone du quart d’heure » : il s’agit
d’une corne de brume émettant un signal
intermittent pendant au moins 2 minutes,
avec des émissions de 2 secondes
séparées d’interruptions de 3 secondes.
• Connaître les points hauts sur lesquels
se réfugier (collines, étages élevés
des immeubles résistants), les moyens
et itinéraires d’évacuation (voir le PPI).
PENDANT
• Évacuer et gagner le plus rapidement
possible les points hauts les plus proches
cités dans le PPI ou, à défaut, les étages
supérieurs d’un immeuble élevé et solide.
• Ne pas prendre l’ascenseur.
• Ne pas revenir sur ses pas.
• Ne pas aller chercher les enfants
à l’école (ils sont eux aussi protégés :
voir plus haut le plan particulier
de mise en sûreté).
LA MISE À L’ABRI
SE FAIT PAR
ÉVACUATION
OU EN SE
RÉFUGIANT DANS
DES BÂTIMENTS
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 207
Le site du ministère de la Transition
écologique
www.ecologique-solidaire.gouv.fr/ouvrages-hydrauliques-barrages-et-digues
Pour en savoir plus
Contacts
LE RISQUE
RUPTURE DE BARRAGE
Service Adresse Téléphone
DDTM de l’Hérault
181, place Ernest
Granier, CS 60556
34064 Montpellier
Cedex 2
04 34 46 60 00
Conseil départemental
Mas d’Alco,
977, avenue des moulins
34087 Montpellier
Cedex 4
04 67 67 67 67
DREAL Occitanie
520, allée Henri II
de Montmorency
34000 Montpellier
04 34 46 64 00
Mairie
Coordonnées disponibles sur le site :
www.herault.gouv.fr/Politiques-publiques/Elections-et-citoyennete/Les-elus/Les-maires
Préfecture
de l’Hérault
34, place Martyrs
de la Résistance
34000 Montpellier
04 67 61 61 61
208 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Barrage de l'Ayrette à Mons-la-Trivalle (34) avant demolition © DDTM34
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 209
Communes soumises au risque de rupture de barrage de classe A
Barrage de classe A
Zone de proximité immédiate atteinte dans les 60 min après la rupture
Zone inondée liée à la rupture atteinte après 60 min
DDTM34
Direction Départementale des
Territoires et de la Mer
210 | Dossier Départemental sur les Risques Majeurs
Communes soumises au risque de rupture de barrage de classe B et C
Classe du barrage construit sur la commune
Barrage de classe B
Barrage de classe C
Barrage
DDTM34
Direction Départementale des
Territoires et de la Mer
Dossier Départemental sur les Risques Majeurs | 211
Rupture de digue à Marsillargues,
Septembre 2002 © EPTB Vidourle
Résumé Elastic

RUPTURE DE BARRAGE

LE RISQUE

Un barrage est une structure construite pour retenir de l'eau, ayant diverses fonctions telles que la régulation des cours d'eau, la production d'énergie, et le stockage d'eau. Les accidents de barrages, comme ceux de Vajont en Italie et de Malpasset en France, illustrent les dangers associés à ces infrastructures. La rupture du barrage de Malpasset en 1959 a causé 423 morts et d'importants dégâts matériels, mettant en lumière la nécessité d'une meilleure surveillance et d'une réglementation stricte, ce qui a conduit à la création d'un comité technique permanent pour évaluer les projets de barrages.

LE RISQUE DE RUPTURE DE BARRAGE DANS LE DÉPARTEMENT DE L’HÉRAULT

Le document aborde l'historique des risques de rupture de barrage dans l'Hérault, les actions préventives mises en place, et l'organisation des secours en cas d'incident. Il souligne également l'importance de la sensibilisation de la population face à ces risques. Des annexes cartographiques sont fournies pour identifier les communes à risque, permettant ainsi une meilleure préparation et une réponse adéquate en cas de rupture.

Modes de conception des barrages

Les barrages sont conçus selon divers principes de stabilité, notamment les barrages poids, voûtes, mixtes poids-voûtes, à contreforts et mobiles. Le barrage poids, qui résiste à la poussée de l'eau par son poids, peut être en remblai ou en béton, tandis que le barrage voûte utilise des effets d'arc pour transférer la poussée sur les rives. Les barrages en béton sont souvent découpés en tranches verticales appelées plots.

Réglementation des barrages

La réglementation française, mise à jour par le décret n°2015-526, classe les barrages en trois catégories selon leur hauteur et le volume d'eau retenue. Les barrages de classe A, qui ont une capacité supérieure à 15 millions de m³, doivent posséder un Plan Particulier d'Intervention (PPI). Environ 400 barrages en France sont considérés comme d'intérêt pour la sécurité publique, dont 89 sont classés comme grands barrages.

La rareté des accidents de barrage en France, avec seulement deux incidents majeurs en plus d'un siècle, ne doit pas minimiser le risque de rupture. Les conséquences d'une telle rupture peuvent être humaines, économiques et environnementales, entraînant des noyades, des destructions de biens, ainsi que des dommages à la flore et à la faune. Les causes de rupture peuvent être techniques, naturelles ou humaines, et la rupture peut se produire de manière progressive ou brutale, générant une onde de submersion qui élève rapidement le niveau de l'eau en aval.

Un exemple notable est le barrage de Louazas, situé dans le Tarn, qui pourrait affecter 32 communes du Tarn et une commune de l'Hérault en cas de rupture. Ce barrage hydroélectrique, géré par EDF, a une capacité de retenue de 45 millions de m³ et une hauteur de 48 mètres. Les cartes des communes soumises au risque de rupture de barrage sont disponibles en annexe pour une meilleure compréhension des zones à risque.

Le document traite du risque de rupture de barrage dans le département de l'Hérault, où trois barrages de classe A sont recensés. Bien qu'aucune rupture n'ait été signalée jusqu'à présent, le risque de rupture brusque est considéré comme extrêmement faible. Cependant, des dégradations progressives des ouvrages pourraient entraîner des ruptures partielles ou totales, générant des ondes de submersion destructrices. Des plans de secours et d'alerte ont été établis pour les zones à risque, notamment dans la zone du « quart d’heure ».

Examen préventif et surveillance

L'examen préventif des projets de barrages est effectué par le service de l'État et le CTPBOH, garantissant la sécurité des constructions. De plus, le décret n°2015-526 impose aux propriétaires de barrages de classe A ou B de réaliser une étude de dangers (EDD) pour évaluer les risques et établir une cartographie des zones menacées par une éventuelle onde de submersion. Cette étude est essentielle pour la mise en place de mesures de sécurité et de plans d'urgence adaptés.

La surveillance des barrages est essentielle tant pendant la mise en eau qu'au cours de leur exploitation, notamment après les crues. Elle repose sur des inspections régulières et des mesures variées (déplacement, fissuration, pression d'eau, etc.) pour établir un diagnostic de santé permanent. Selon la classe du barrage, des études approfondies, telles que des visites techniques et des rapports de surveillance, sont réalisées périodiquement. Si nécessaire, des travaux d'amélioration sont effectués, et la responsabilité de la surveillance et de l'entretien incombe au propriétaire du barrage.

Information et éducation sur les risques

L'information préventive est cruciale, notamment pour les communes concernées par le décret 90-918, où le préfet transmet des informations sur les risques majeurs au maire, qui élabore un DICRIM. Des campagnes d'information sur les risques de rupture de barrage et des consignes de sécurité doivent être renouvelées tous les cinq ans. EDF mène également des campagnes pour sensibiliser le public aux risques liés aux lâchures de barrage. L'éducation à la prévention des risques majeurs est intégrée dans l'éducation à l'environnement et à la sécurité civile, tandis que la sécurité des ouvrages hydrauliques dépend de leur conception, de la compétence des responsables et des moyens mis en œuvre pour garantir leur bon fonctionnement.

Le document traite de la réglementation et de la surveillance des barrages hydroélectriques, notamment ceux de Saut de Vésoles et de Laouzas, sous l'autorité du préfet de département et de la DREAL Occitanie. Il souligne l'importance des inspections visuelles et des mesures régulières pour garantir la sécurité des ouvrages. En cas d'alerte, un Plan de Prévention des Inondations (PPI) est mis en place, définissant plusieurs niveaux d'alerte et les responsabilités des exploitants et des autorités locales.

Organisation des secours

Au niveau départemental, chaque barrage de plus de 20 m de hauteur doit disposer d'un PPI qui précise les mesures d'alerte et d'évacuation. Ce plan divise la zone en aval en trois zones selon l'intensité du risque. Au niveau communal, le maire est responsable de la sécurité de la population, en coordination avec les plans d'organisation des secours existants. Les alertes aux populations sont effectuées par des sirènes pneumatiques, et des mesures de sauvegarde sont mises en œuvre sous le contrôle des autorités.

Le document traite de la gestion de la crise liée à la rupture de barrage, en soulignant le rôle essentiel du maire qui doit élaborer un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) en cas d'approbation d'un Plan de Prévention des Risques (PPR) ou d'un Plan Particulier d'Intervention (PPI). Le PCS doit être activé pour protéger la population lors d'une alerte, et les établissements recevant du public doivent garantir la sécurité des personnes jusqu'à l'arrivée des secours. Les directeurs d'écoles sont également invités à mettre en place un Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) pour assurer la sécurité des enfants et du personnel.

Préparation et Consignes

Le document recommande aux familles de préparer un plan de mise en sûreté, incluant un kit d'urgence et des réflexions sur les itinéraires d'évacuation. Avant une alerte, il est crucial de connaître les risques et les systèmes d'alerte, tandis que pendant une alerte, il est conseillé d'évacuer vers des points hauts sans utiliser l'ascenseur. Après l'événement, il est important d'attendre les consignes des autorités avant de quitter son abri et de prendre des mesures pour aérer et désinfecter les lieux.

Ce document présente des informations sur les risques majeurs liés aux barrages dans le département de l'Hérault, notamment les barrages de classe A, B et C. Il décrit les zones de proximité immédiate et les zones inondées en cas de rupture, ainsi que les communes concernées par ces risques. Des images illustrent les barrages, comme celui de l'Ayrette à Mons-la-Trivalle avant sa démolition et une rupture de digue à Marsillargues en septembre 2002.

Coordonnées des institutions

Le document fournit également les coordonnées de plusieurs institutions locales, telles que le Conseil départemental, la DREAL Occitanie, la Mairie et la Préfecture de l'Hérault, avec des numéros de téléphone et des liens vers des sites web pour plus d'informations.

Consignes Elastic

Risque : Rupture de barrage

Consignes de sécurité :

  1. Avant l'événement :

    • Connaître le risque de rupture de barrage et le système d'alerte (corne de brume).
    • Identifier les points hauts et les itinéraires d'évacuation.
  2. Pendant l'événement :

    • Évacuer rapidement vers les points hauts ou les étages supérieurs.
    • Ne pas utiliser l'ascenseur ni revenir sur ses pas.
    • Ne pas aller chercher les enfants à l'école.
  3. Après l'événement :

    • Attendre les consignes des autorités ou le signal de fin d'alerte.
    • Aérer et désinfecter les lieux.
    • Rétablir l'électricité uniquement sur des installations sèches.

Organisation des secours :

  • Un Plan Particulier d'Intervention (PPI) est établi pour chaque barrage.
  • Le maire doit élaborer un Plan Communal de Sauvegarde (PCS) en cas de PPI.
  • Les alertes sont données par les autorités et peuvent inclure des sirènes.

Éducation et sensibilisation :

  • Des campagnes d'information doivent être réalisées tous les 5 ans pour sensibiliser la population aux risques.

Médias 11

PHOTO p.197 Paysage avec un lac et des collines verdoyantes.
PHOTO p.201 Un barrage endommagé avec un petit plan d'eau devant.
PHOTO p.202 Photo d'un barrage entouré de montagnes et de végétation.
PHOTO p.203 Une photo d'un barrage et d'un réservoir d'eau en arrière-plan.
PHOTO p.205 Photo d'un barrage en béton devant une colline arborée.
PHOTO p.206 Accessoires de survie avec une trousse de secours sur une table.
PHOTO p.207 Un pont traversant un plan d'eau entouré de collines.
PHOTO p.209 Un barrage avec de l'eau entouré de végétation dense.
CARTE p.210 Carte des études de dangers des barrages en Occitanie.
CARTE p.211 Carte des communes à risque de rupture de barrage classes B et C.
PHOTO p.212 Photo aérienne d'une zone inondée avec un pont et des arbres.
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PHOTO 197 Paysage avec un lac et des collines verdoyantes.
PHOTO 201 Un barrage endommagé avec un petit plan d'eau devant.
PHOTO 202 Photo d'un barrage entouré de montagnes et de végétation.
PHOTO 203 Une photo d'un barrage et d'un réservoir d'eau en arrière-plan.
PHOTO 205 Photo d'un barrage en béton devant une colline arborée.
PHOTO 206 Accessoires de survie avec une trousse de secours sur une table.
PHOTO 207 Un pont traversant un plan d'eau entouré de collines.
PHOTO 209 Un barrage avec de l'eau entouré de végétation dense.
CARTE 210 Carte des études de dangers des barrages en Occitanie. b. + _LAOUZzAS *. LASALVETAT-sUR-AcOUT E 35 a ROQUEBRUN 4 um. à 1 A CAUSSE [...]
CARTE 211 Carte des communes à risque de rupture de barrage classes B et C. Communes soumises au risque de rupture etC de barrage de classe
PHOTO 212 Photo aérienne d'une zone inondée avec un pont et des arbres.

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.