Mouvement de terrain - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)

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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Les mouvements de terrain rapides
• Les effondrements qui résultent de la rup-ture brutale de voutes de cavités souterraines
naturelles (exemple: dissolution de gypse) ou
artificielles (carrières et ouvrages souterrains),
sans atténuation par les terrains de surface.
Le diamètre en surface peut atteindre plusieurs
mètres, à l’origine de dégâts importants aux ou-vrages en causant un nombre élevé de victimes.
Les dommages occasionnés par les mouvements
de terrain ont des conséquences humaines et
socio-économiques considérables.
Les victimes de mouvements de terrain lents sont peu
nombreuses, dans la mesure où ces mouvements
sont continus (affaissement, tassement différentiel,
glissement). En revanche, ces phénomènes sont
souvent destructeurs pour les biens, car les
aménagements humains y sont très sensibles.
Les bâtiments, s’ils peuvent résister à de petits
déplacements, subissent une fissuration intense
en cas de déplacement de quelques centimètres
seulement. Les désordres peuvent rapidement être
tels que la sécurité des occupants ne peut plus être
garantie et que la démolition reste la seule solution.
La vulnérabilité des personnes est plus importante
vis-à-vis des mouvements de terrain rapides et
discontinus (effondrement de cavités souterraines,
éboulements et chutes de blocs, coulées boueuses),
du fait de leur caractère soudain, et lorsqu’ils
surviennent de nuit. Ces mouvements de terrain ont
3.1.3 Quelles sont les conséquences ?
Effondrement de falaise à Saint-Suliac en décembre 2020
est devenu en France depuis 10 ans la deu-xième cause d’indemnisation après les inonda-tions.
• Les glissements qui correspondent au
déplacement en masse, généralement lent sur
une pente le long d’une surface de rupture
plane, courbe ou complexe, de sols cohérents
(marnes et argiles) : la masse de terrain, son
volume et son épaisseur varie de quelques
mètres cubes (talus) à quelques millions
(versant).
Phénomène de retrait-gonflement des sols argileux
• Les chutes de pierres ou de blocs provenant
de l’évolution mécanique de falaises ou d’es-carpements rocheux très fracturés.
• Les éboulements ou écroulements de pans
de falaises ou d’escarpements rocheux selon
les plans de discontinuité préexistants.
• Les coulées boueuses et torrentielles qui
sont caractérisées par un transport de maté-riaux plus ou moins fluides : c’est le plus rapide
et le plus fluide des mouvements de terrain.
La charge très importante en matériaux solide
confère une grande capacité destructive.
Un mouvement de terrain peut être aussi issu
de la modification du trait de côte par l’érosion
du littoral. Ce phénomène est présenté dans le
chapitre dédié aux risques littoraux.
Ces différents mouvements de terrain peuvent
être favorisés par le changement climatique
avec son impact sur la pluviométrie,
l’allongement de la sécheresse estivale,
le mouvement des nappes phréatiques et
l’évolution du niveau de la mer.
des conséquences sur les infrastructures (bâtiments,
voies de communication), allant de la dégradation à
la ruine totale. Ils peuvent entraîner des pollutions
induites lorsqu’ils touchent une usine chimique,
une station d’épuration, etc.
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Les risques de mouvements de terrain peuvent
être liés à des éléments de relief, à la présence de
cavités (naturelles ou d’origine anthropique) en
lien avec l’exploitation passée du sous-sol.
Le relief de l’Ille-et-Vilaine est constitué de trois
grandes zones :
• La bande côtière qui enregistre les plus
basses altitudes du département.
• Les plateaux, où se trouvent les plus hautes
altitudes, avec 256 m en forêt de Paimpont, à
l’ouest et 251 m à La Chapelle-Janson à l’est.
• Le reste du département, qui dépasse
rarement 100 m d’altitude.
Sur les zones les plus hautes des plateaux Ouest
et Est et des collines allongées, les rivières ont
creusé des vallées parfois étroites soulignées
par des falaises pouvant atteindre plusieurs
dizaines de mètres de hauteur. On retrouve
également des falaises sur la partie maritime du
département de Saint-Lunaire jusqu’à Cancale.
Ces reliefs peuvent être à l’origine de risques
d’éboulements, chutes de blocs ou encore de
glissements de terrain.
En termes géologiques, le département repose
sur un socle de schistes âgés de plus de 600
millions d’années. Au cours de l’ère primaire, ce
socle a été recouvert de matériaux sédimentaires
dans le sud du département et au nord de
Vitré. Ces matériaux se présentent actuellement
sous forme d’alternance de schistes durs ou de
schistes moyens et de grès qui sont à l’origine du
vallonnement du paysage. Des granites se trouvent
dans les régions de Hédé, Lanhélin et Fougères.
3.2 Les risques mouvements de terrain en Ille-et-Vilaine
3.2.1 Les risques dans le département
L’exploitation des matériaux du sous-sol est
à l’origine de la création de cavités présentant
aujourd’hui un risque d’effondrement. En
Ille-et-Vilaine, il s’agit principalement de
carrières souterraines d’exploitation des
calcaires, localisées au sud de Rennes sur les
communes de Chartres de bretagne et de Bruz,
et de carrières souterraines d’exploitation des
schistes ardoisiers sur une grande partie sud du
département.
Des risques de glissement de terrain ou
d’effondrement peuvent également être associés
à d’anciennes exploitations de minerais. Les
principales substances antérieurement exploitées
en Bretagne sont le fer, l’étain, le plomb
argentifère, le zinc et le cuivre. L’Ille-et-Vilaine
compte d’anciennes mines au sud du département
et plus localisées dans les communes de Vieux-Vy-sur-Couesnon, Pont-Péan, Luitré-Dompierre et
Combourg.
Enfin, la présence de nombreux ouvrages
militaires construits durant la Seconde
Guerre mondiale et constitutifs du «Mur de
l’Atlantique», entraîne également un risque
d’effondrements concentré sur la frange littorale
de Saint-Briac à Cancale.
3
grandes zones
de relief en
Ille-et-Vilaine
La Gueule du loup, Saint-Servan, Saint-Malo
Effondrement sur la commune de Bruz en 2013
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) réalise des inventaires départementaux
des mouvements de terrain s’étant produits sur le territoire.
372 phénomènes de mouvements de terrains,
localisés et datés, ont ainsi été recensés sur le
département entre 1873 et 2018.
Ils se répartissent sur 49 communes, avec une
concentration plus spécifique de phénomènes
de «chutes de blocs», «érosions de berges»
et «glissements» au niveau du littoral et
«d’effondrements / affaissements» dans les
communes accueillant d’anciennes carrières ou
mines souterraines, notamment au sud de Rennes.
3.2.2 L’historique et les événements récents dans le département
372
phénomènes de
mouvements de
terrains recensés en
Ille-et-Vilaine entre
1873 et 2018
Glissements
Éboulements et chutes de blocs
Effondrements et affaissements
Coulées de boue
Érosions de berges
57
122
106
9
78
Répartition des
mouvements
de terrain
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Des enjeux très localisés - habitations et zones
urbaines - sont exposés aux risques de mou-vements de terrain par chute de bloc, éboule-ments ou par effondrement pouvant entraîner
des atteintes aux personnes. Ils se concentrent
au niveau du littoral Est du département d’une
part, et des communes ayant accueilli des car-rières ou de l’extraction minière d’autre part.
Sur les 40 dernières années, quatre
arrêtés de catastrophes naturelles
«mouvement de terrain» liés exclusivement à
des glissements de terrains (hors inondation)
ont été recensés sur l’Ille-et-Vilaine.
La connaissance des risques s’appuie tout d’abord
sur l’enregistrement et l’étude des événements
(cf. ci-dessus). En outre, pour améliorer la
compréhension, l’anticipation et la prévention des
phénomènes de mouvements de terrain, plusieurs
études récentes ont été menées par le BRGM.
Risque effondrement / affaissement
Le BRGM a constitué en 2010 une base de données
des cavités souterraines (hors ouvrages miniers).
Celle-ci permet de renforcer la connaissance
du risque d’affaissement et d’effondrement en
localisant les sites concernés par la présence
d’une cavité dans leur sous-sol. 183 cavités sont
ainsi recensées dans le département dont la
plupart sont d’origine anthropique (5 naturelles).
(Voir carte)
3.2.3 Les enjeux exposés
3.2.4 La prévention et les mesures prises
La connaissance des risques
Risque retrait/gonflement des argiles
Le BRGM a conduit un programme de
cartographie départementale de 1997 à 2015,
basé sur l’analyse des cartes géologiques,
l’identification des formations argileuses,
affleurantes ou sub-affleurantes, et leur
hiérarchisation en fonction de leur susceptibilité
au phénomène de retrait/gonflement. Il a publié
en 2019 une cartographie de l'exposition du
territoire au phénomène de retrait-gonflement
des argiles intégrant les cartes d’aléa réalisées
auparavant et les données actualisées de la
sinistralité observée.
Les deux tiers de la surface départementale
apparaissent concernés par ce phénomène,
avec trois niveaux d’exposition : faible (61 %),
moyenne (4 %) et forte (moins de 1 %).
(Voir carte)
Risques liés aux mines et aux carrières
Une étude des 4000 sites miniers de France a
été menée en 2004 par GÉODÉRIS (groupement
d’intérêt public constitué entre le BRGM et l’Ins-titut National de l’Environnement Industriel et
des Risques INERIS), afin de classer ces sites en
fonction de leur niveau de risque de mouvement
de terrain. Pour le département d’Ille-et-Vilaine,
environ 50 concessions ont été passées en revue,
dont deux sont ressorties comme prioritaires et
21 à risque potentiel mais non prioritaires.
Des études plus ponctuelles ont été menées
sur les anciennes mines ou carrières, comme
par exemple sur les carrières de calcaire de
Chartres-de-Bretagne et Bruz pour cartogra-phier précisément la géologie de la zone et lo-caliser les cavités ou les zones décomprimées.
Communes avec zones minières
à risque potentiel de mouvement
de terrain :
Pont-Péan ; Vieux-Vy sur Couesnon
Luitré; La Dominelais; La Noë Blanche; Ercé
en Lamée; Teillay; Martigné-Ferchaud; La Cha-pelle de Brain
; Langon; Le Grand Fougeray;
Combourg; Romazy; Pléchatel
Risque potentiel de mouvement
de terrain « Non prioritaires»:
Des dommages aux biens (sans atteinte directe
aux personnes) peuvent être entraînés par le
phénomène de retrait – gonflement des argiles.
18 arrêtés de catastrophes naturelles relatifs à
des mouvements de terrain différentiels consé-cutifs à la sécheresse et à la réhydratation des
sols ont été pris sur la période 1982-2020, dont
la plupart concernent les épisodes de 2003 et
2005. Les enjeux concernés sont plus diffus sur
le territoire départemental.
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Recencement
des
cavités
l’exposition du territoire au
 retrait-gonflement
des argiles
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Les plans de prévention des risques miniers
(PPRM) institués en application de l’article
L. 174-5 du code minier, permettent, à partir de
la connaissance des zones d’aléas dues aux an-ciennes exploitations minières sur un territoire
donné, d’y définir les conditions de construction,
d’occupation et d’utilisation des sols ainsi que les
mesures relatives à l’aménagement, à l’utilisation
ou à l’exploitation des biens existants.
Il n’y a aucun PPR Mouvements de terrain ou PPR
minier dans le département, car la connaissance
actuelle des enjeux, dangers ou nuisances des
sites ne justifie pas à ce jour la mise en œuvre
d’une telle procédure.
Les moyens de protection contre les différents
types de mouvements de terrain sont variés. On
distingue les protections actives, visant à réduire
l’intensité voire à supprimer l’aléa, des protections
passives, ayant pour but de protéger les personnes
et les biens en cas de survenue du phénomène :
• Risque d’effondrement / affaissement
Renforcement des cavités par piliers en maçonne-rie, comblement par coulis de remplissage, fonda-tions profondes traversant la cavité, contrôle des
infiltrations d’eau, suivi de l’état des cavités.
• Risque d’éboulements et de chutes de blocs
Amarrage par câbles ou nappes de filets métal-liques, clouage des parois par des ancrages ou
des tirants, confortement des parois par massif
bétonné ou béton projeté, mise en place d’un
écran de protection (merlon, digue pare-blocs,
levée de terre) ou d’un filet pare-blocs associé à
des systèmes de fixation à ressort et de boucles
de freinage, purge des parois.
• Risque de retrait /gonflement des argiles
En cas de construction neuve, après étude de sol:
fondations profondes, rigidification de la structure
par chaînage... pour les bâtiments existants et les
projets de construction : maîtrise des rejets d’eau,
contrôle de la végétation en évitant de planter trop
près et en élaguant les arbres, reprise des fondations.
En matière de prévention du risque de re-trait-gonflement des argiles, la loi ELAN (Evolu-tion du Logement, de l’Aménagement et du Numé-rique) de décembre 2018 rend obligatoire, à compter
du 1er janvier 2020, la fourniture d’une étude de sol
par le vendeur ou le promoteur d’un terrain situé en
zone d’exposition moyenne ou forte de retrait/ gon-flement des argiles (articles L.
112-20 à L. 112-25 du
code de la construction et de l’habitation).
Trois arrêtés du 22 juillet 2020 définissent res-pectivement
:
• Les zones exposées au phénomène de
mouvement de terrain différentiel consécu-tif à la sécheresse et à la réhydratation des sols
argileux (cf. carte ci-dessus).
• Le contenu des études géotechniques à ré-aliser dans les zones exposées à ce phénomène.
• Les techniques particulières de construc-tion dans les zones exposées à ce phénomène.
Concernant le risque minier et la gestion de
«l’après mines», les mines, en activité ou arrêtées,
relèvent du code minier qui fixe notamment les
modalités de la procédure d’arrêt de l’exploitation
minière. Il vise à prévenir les conséquences envi-ronnementales susceptibles de subsister à court,
moyen ou long terme après des travaux miniers.
Il a mis l’accent sur les mesures de prévention et
de surveillance que l’État est habilité à prescrire à
l’explorateur ou l’exploitant.
La réglementation
La prise en compte dans l’aménagement
Les travaux de réduction des risques
et de protection
Pour les mouvements concernant de forts enjeux,
des études peuvent être menées afin de tenter de
prévoir l’évolution des phénomènes :
• la réalisation de campagnes géotechniques
permet de préciser l’ampleur du phénomène,
• la mise en place d’instruments de surveillance
(inclinomètre, suivi topographique, ...), associée à
la détermination de seuils critiques, permet de
suivre l’évolution du phénomène, de détecter
une aggravation avec accélération des déplace-ments et de donner l’alerte si nécessaire.
La prévision de l’occurrence d’un mouvement li-mite le nombre de victimes, en permettant d’éva-cuer les habitations menacées, ou de fermer les
voies de communication vulnérables. Néanmoins,
la complexité de la combinaison des mécanismes
régissant la stabilité, ainsi que la possibilité de sur-venue d’un facteur déclencheur d’intensité inhabi-tuelle rendent toute prévision précise difficile.
La surveillance et la prévision
Les procédures sont celles décrites au chapitre
«Généralités». Il n’y a pas de spécificité liée à la
nature des risques mouvements de terrain.
L’alerte et l’organisation des secours
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3.3 Pour en savoir plus
Liens généraux : Liens régionaux ou départementaux :
Site Internet du MTE Site Internet de la DREAL Bretagne
Site Internet du BRGM
Géorisques : Carte d’exposition
retrait-gonflement des argiles
AVANT
S’informer
• S’informer des risques en-courus et des consignes de
sauvegarde.
• Identifier une zone sécuri-taire
• Établir un Plan Familial de
Mise en Sureté
Se protéger
• Fuir latéralement, ne pas
revenir sur ses pas,
• Gagner un point en hau-teur, ne pas entrer dans un
bâtiment endommagé,
• Dans un bâtiment, s’abriter
sous un meuble solide en
s’éloignant des fenêtres.
Se réfugier dans la partie du
bâtiment qui est la plus éloi-gnée du glissement de terrain
Évaluer
• Évaluer les dégâts et les
dangers,
Ne pas s’approcher de l’en-droit où a lieu le glissement
de terrain. Dans les heures et
les jours suivants, de nou-veaux éboulements pour-raient survenir. Si votre
maison ne semble pas sécu-ritaire, n’y rentrez pas.
• Informer les autorités.
PENDANT APRÈS
S’informer
• S’informer des risques en-courus et des consignes de
sauvegarde.
Se protéger
• À l’intérieur :
Dès les premiers signes, éva-cuer les bâtiments et ne pas
y retourner, ne pas prendre
l’ascenseur.
• À l’extérieur :
S’éloigner de la zone dange-reuse,
• Respecter les consignes
des autorités,
• Rejoindre le lieu de regrou-pement indiqué.
Évaluer
• Évaluer les dégâts et les
dangers,
Ne pas s’approcher de l’en-droit où a lieu le glissement
de terrain. Dans les heures et
les jours suivants, de nou-veaux éboulements pour-raient survenir. Si votre
maison ne semble pas sécu-ritaire, n’y rentrez pas.
• Informer les autorités.
En cas d’éboulement, de chutes de pierre ou de glissement de terrain :
En cas d’effondrement ou d’affaissement :
CONSIGNES INDIVIDUELLES
Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes
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4. LE RISQUE DE FEU D’ESPACES NATURELS
4.1 Généralités
4.1.1 Qu’est-ce que le risque feu de forêts et d’espaces naturels ?
Les incendies qui intéressent le milieu végétal
sont communément appelés feux de forêts et
d’espaces naturels. Le feu de forêts et d’espaces
naturels est un sinistre qui se déclare dans
une formation naturelle qui peut être de type
forestière (forêt de feuillus, de conifères ou
mixtes), subforestière (maquis, garrigues ou
landes) ou encore de type herbacée (prairies,
pelouses…).
Le feu peut être défini comme une manifesta-tion d’une combustion rapide et persistante ac-compagnée d’émission de lumière et d’énergie
thermique.
L’incendie est défini comme un grand feu qui,
en se propageant, cause des dégâts importants.
Pour se déclencher et se propager, le feu a be-soin des trois conditions suivantes :
• un combustible (végétation) : le risque de
feu est plus lié à l’état de la forêt (sécheresse,
disposition des différentes strates, état d’en-tretien, densité, relief, teneur en eau...) qu’à
l’essence forestière elle-même (chênes, co-nifères...) ;
• un apport d’oxygène : le vent qui active la
combustion et favorise la dispersion d’élé-ments incandescents lors d’un incendie ;
• une source de mise à feu (flamme, étin-celle, foudre, brandon…) : très souvent
l’homme est à l’origine des feux de forêt par
imprudence (travaux agricoles et forestiers,
mégots, barbecues, dépôts d’ordures), acci-dent ou malveillance.
3
conditions pour
qu’un feu se
déclenche
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Résumé Elastic

Les mouvements de terrain en Ille-et-Vilaine, qu'ils soient rapides ou lents, engendrent des conséquences humaines et socio-économiques significatives. Les effondrements, souvent causés par la rupture de cavités souterraines, peuvent provoquer des dégâts considérables, tandis que les mouvements lents, tels que les glissements de terrain, affectent principalement les infrastructures, entraînant des fissures et parfois la nécessité de démolition. Les mouvements rapides, comme les éboulements et les coulées boueuses, sont particulièrement dangereux en raison de leur caractère soudain, surtout lorsqu'ils se produisent la nuit.

Le relief varié de l'Ille-et-Vilaine, comprenant des zones côtières et des plateaux, contribue à la vulnérabilité face à ces risques. Les altitudes élevées et les falaises peuvent être à l'origine d'éboulements et de chutes de blocs. De plus, le changement climatique exacerbe ces phénomènes en influençant la pluviométrie et le niveau des nappes phréatiques. Les mouvements de terrain peuvent également causer des pollutions lorsqu'ils touchent des installations sensibles, comme des usines chimiques.

Effondrement de falaise à Saint-Suliac en décembre 2020

Le document traite des risques de mouvements de terrain en Ille-et-Vilaine, principalement causés par l'exploitation des matériaux du sous-sol, notamment les carrières souterraines de calcaires et de schistes ardoisiers. Ces activités ont engendré des cavités susceptibles d'effondrements, en particulier dans les communes de Chartres de Bretagne, Bruz, et d'autres localités au sud du département. De plus, d'anciennes exploitations minières de fer, d'étain, de plomb argentifère, de zinc et de cuivre, ainsi que des ouvrages militaires de la Seconde Guerre mondiale, contribuent également à ces risques, notamment le long de la côte.

Entre 1873 et 2018, 372 phénomènes de mouvements de terrain ont été recensés, avec une concentration dans les zones littorales et celles ayant accueilli des carrières. Les risques touchent principalement des habitations et des zones urbaines, avec quatre arrêtés de catastrophes naturelles liés à des glissements de terrain au cours des 40 dernières années. Le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) a mis en place des études et une base de données sur les cavités souterraines pour mieux anticiper et prévenir ces phénomènes, recensant 183 cavités, dont la majorité d'origine anthropique.

Les enjeux exposés

Le document présente les résultats d'un programme de cartographie mené par le BRGM entre 1997 et 2015, qui a identifié les risques de retrait et gonflement des argiles dans le département d'Ille-et-Vilaine. Environ deux tiers de la surface du département sont concernés par ce phénomène, avec des niveaux d'exposition variant de faible à forte. Une étude de 2004 a également évalué les risques liés aux 4000 sites miniers en France, identifiant 50 concessions dans le département, dont deux prioritaires et 21 à risque potentiel.

La prévention et les mesures prises

Le document souligne l'absence de Plans de Prévention des Risques Miniers (PPRM) dans le département, en raison d'une connaissance insuffisante des enjeux actuels. Il décrit les différentes mesures de protection contre les mouvements de terrain, qui incluent des protections actives et passives. Parmi celles-ci, on trouve le renforcement des cavités, l'amarrage des parois et des solutions spécifiques pour les constructions affectées par le retrait-gonflement des argiles, telles que des fondations profondes et la rigidification des structures.

Le document aborde les mesures de prévention et de gestion des risques liés aux mouvements de terrain, notamment en ce qui concerne le retrait-gonflement des argiles. La loi ELAN impose depuis 2020 la réalisation d'études de sol pour les terrains situés dans des zones à risque, accompagnée de réglementations spécifiques sur les techniques de construction et les études géotechniques. Des dispositifs de surveillance, tels que des inclinomètres, sont également recommandés pour anticiper et gérer les phénomènes de terrain.

En cas de glissement de terrain, le document fournit des consignes de sécurité à suivre avant, pendant et après l'événement. Il est conseillé de s'informer sur les risques, d'établir un plan de sécurité familial, et de se protéger en évacuant les zones dangereuses. Après un glissement, il est crucial d'évaluer les dégâts, d'informer les autorités et de ne pas s'approcher des zones à risque, car de nouveaux éboulements peuvent survenir.

Le document aborde les risques naturels, en particulier les éboulements et les incendies de forêts. En cas d'éboulement, il est crucial de se mettre à l'abri, d'écouter la radio et de respecter les consignes des autorités. Il est également recommandé de ne pas entrer dans une maison qui semble dangereuse et d'informer les autorités compétentes.

Concernant le risque de feu d'espaces naturels, le texte définit les incendies comme des sinistres se déclarant dans des formations végétales, nécessitant un combustible, de l'oxygène et une source de mise à feu. Les conditions de sécheresse, l'état de la forêt et l'imprudence humaine sont des facteurs clés dans le déclenchement et la propagation des incendies.

Consignes Elastic

Risque : Glissement de terrain

Consignes de sécurité :

  • S'informer des risques et des consignes de sauvegarde.
  • Identifier une zone sécuritaire.
  • Établir un Plan Familial de Mise en Sureté.
  • Se protéger en fuyant latéralement, en gagnant un point en hauteur, et en s'abritant sous un meuble solide à l'intérieur.
  • Évaluer les dégâts sans s'approcher du glissement de terrain et informer les autorités.
  • Pendant et après, évacuer les bâtiments, ne pas utiliser l'ascenseur, s'éloigner de la zone dangereuse, respecter les consignes des autorités, et rejoindre le lieu de regroupement.
  • Évaluer les dégâts et informer les autorités si la maison n'est pas sécuritaire.

Médias 18

PHOTO p.40 Côte avec des maisons sur une falaise en bord de mer.
PHOTO p.41 Des voitures partiellement submergées par l'eau de mer dans une rue.
PHOTO p.42 Vagues s'écrasant contre une digue près d'une rue de ville.
SCHEMA p.43 Schéma de prévention des risques de submersion à Saint-Malo.
CARTE p.44 Carte de la région autour du Mont-Saint-Michel.
CARTE p.46 Carte des zones à risque de submersion marine en Ille-et-Vilaine.
PHOTO p.47 Un quai en bois partiellement inondé avec des lampadaires.
PHOTO p.49 Un tuyau bleu sous des plaques de béton cassées.
PHOTO p.50 Sentier boisé obstrué par des arbres abattus.
SCHEMA p.50 Schéma des effets du retrait-gonflement sur les maisons.
PHOTO p.51 Photo d'un trou dans le sol intitulé 'Entrée du fontis'.
PHOTO p.51 Photo d'une galerie souterraine avec des racines apparentes.
PHOTO p.51 Une vue de la Côte d'Émeraude à travers une grotte.
CARTE p.52 Carte des mouvements de terrains en Ille-et-Vilaine.
CARTE p.54 Carte des cavités souterraines en Ille-et-Vilaine.
CARTE p.54 Carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles en Ille-et-Vilaine.
PHOTO p.57 Feu de forêt avec des arbres en flammes la nuit.
SCHEMA p.57 Représentation du triangle du feu avec combustible, oxygène, et chaleur.
Aperçu Type Page Description (Vision) Description (OCR)
PHOTO 40 Côte avec des maisons sur une falaise en bord de mer.
PHOTO 41 Des voitures partiellement submergées par l'eau de mer dans une rue. ul — a
PHOTO 42 Vagues s'écrasant contre une digue près d'une rue de ville. z——— =
SCHEMA 43 Schéma de prévention des risques de submersion à Saint-Malo. Plan de Prévention des Risques Submersion de Saint-Malo - Rapport de présentation Niv [...]
CARTE 44 Carte de la région autour du Mont-Saint-Michel. Pointe du Grouin ins 2 | quel le des Landes | * À à ni pan 16: parce * [...]
CARTE 46 Carte des zones à risque de submersion marine en Ille-et-Vilaine.
PHOTO 47 Un quai en bois partiellement inondé avec des lampadaires. 11m
PHOTO 49 Un tuyau bleu sous des plaques de béton cassées.
PHOTO 50 Sentier boisé obstrué par des arbres abattus.
SCHEMA 50 Schéma des effets du retrait-gonflement sur les maisons.
PHOTO 51 Photo d'un trou dans le sol intitulé 'Entrée du fontis'. fontis pa 7 v PA 44 - \ ‘ Fe PA, Fr €, / pen ME ‘ ;
PHOTO 51 Photo d'une galerie souterraine avec des racines apparentes. ; 2 Galerie N150 ru
PHOTO 51 Une vue de la Côte d'Émeraude à travers une grotte. + -— , +. Vs 7 ‘ “ rRqUE ne te ver h PS ra ; ea 254 00 Ln > [...]
CARTE 52 Carte des mouvements de terrains en Ille-et-Vilaine. MANCHE (50) ET IER TS 437 terra 1m Le, y & TA Peau TON 5 este SOLE 195 [...]
CARTE 54 Carte des cavités souterraines en Ille-et-Vilaine.
CARTE 54 Carte d'exposition au retrait-gonflement des argiles en Ille-et-Vilaine.
PHOTO 57 Feu de forêt avec des arbres en flammes la nuit. n * eos VE #rh
SCHEMA 57 Représentation du triangle du feu avec combustible, oxygène, et chaleur.

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.