Séisme - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)
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68 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 5.1.3 Terminologie L’importance d’un séisme se caractérise par deux paramètres : sa magnitude et son intensité. • La magnitude (exprimée M sur une échelle ouverte sans limite) traduit l’énergie libérée par le séisme. Augmenter la magnitude d’une unité revient à multiplier par 31,6 (ou plus communément (√1000) l’énergie libérée (ex: un séisme de magnitude 6 équivaut à la libération de l’énergie de près de 32 séismes de magnitude 5). • L’intensité (exprimée sur l’échelle de MSK de I à XII toujours en chiffres romains) mesure les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Il ne s’agit pas d’une mesure objective mais d’une appréciation des effets du séisme en surface, de la manière dont il est perçu par la population. Le foyer (ou hypocentre) d’un séisme est la région de la faille où se produit la rupture et d’où partent les ondes sismiques. Il est généralement situé dans les cent premiers kilomètres de la lithosphère (couche externe du globe terrestre). Les ondes sismiques émises se propagent à travers les roches du sol jusqu’à atteindre la surface terrestre. L’épicentre est le point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer, où l’intensité du séisme est la plus importante. Il n’y a pas de relation directe entre l’intensité et la magnitude. Les deux grandeurs sont difficilement comparables. Un séisme de forte magnitude avec un foyer profond et dans une région peu peuplée sera peu destructeur et donc qualifié de faible intensité. En revanche, un séisme superficiel, même de magnitude moindre, pourra être très destructeur et donc caractérisé par une grande intensité. Un séisme se caractérise également par: • la fréquence et la durée de ses vibrations: ces deux paramètres ont une incidence fondamentale sur les effets en surface. Par exemple, si la fréquence de résonance du bâtiment est identique à la fréquence des vibrations sismiques, les dommages seront considérables ; • la faille provoquée (verticale ou inclinée), qui peut se propager en surface. 5.1.4 Phénomènes induits et conséquences Les séismes peuvent engendrer différents phénomènes induits : • Mouvements de terrain et chutes de blocs • Liquéfaction des sols: certains sols, notamment des sables fins gorgés d’eau peuvent perdre toute portance (sables mouvants) • Avalanches • Tsunamis, raz-de-marée, s’ils se produisent dans la mer ou à proximité de la côte: un tsunami est une onde océanique qui se propage dans toutes les directions à partir d’un foyer lorsqu’une grande masse d’eau a été déplacée brutalement. D’une manière générale les séismes peuvent avoir des conséquences sur la vie humaine, l’économie et l’environnement. Endommagement des routes et des réseaux suite à un séisme DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 69 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Les conséquences sur l’homme : le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs (chutes d’objets, effondrements de bâtiments) que par les phénomènes induits (mouvements de terrain, tsunamis, etc.). De plus, les effets directs comme les phénomènes induits peuvent conduire à des incendies ou explosions, provoquant un nombre important de victimes indirectes. Outre les victimes possibles, un très grand nombre de personnes peuvent se retrouver, suite à un séisme, sans abri et déplacées. Les conséquences économiques : si les impacts sociaux, psychologiques et politiques d’une possible catastrophe sismique en France sont difficiles à mesurer, les enjeux économiques, locaux et nationaux, peuvent, en revanche, être appréhendés. Un séisme et ses éventuels phénomènes induits peuvent engendrer la destruction ou l’endommagement des habitations, des outils de production (usines, bâtiments d’entreprises, etc.), des ouvrages (ponts, routes, voies ferrées, etc.), des réseaux d’eau, d’énergie ou de télécommunications, du patrimoine, causant des pertes matérielles directes et des perturbations importantes de l’activité économique. Les conséquences environnementales : Un séisme peut engendrer des pollutions importantes des milieux naturels liées à la rupture d’équipements industriels (stockage d’hydrocarbures déversés en mer, stations d’épuration détruites…). Par ailleurs, un séisme peut se traduire en surface par des modifications du paysage (décrochements, apparition ou tarissement de sources, glissements pouvant barrer une vallée…). Ces modifications sont généralement modérées, mais peuvent dans des cas extrêmes causer un changement total de paysage. 5.2 Le risque sismique en Ille-et-Vilaine 5.2.1 Le risque dans le département La Bretagne est la 3ème région sismique de France après les Alpes et les Pyrénées. Elle est classée en zone d’aléa 2 (décret n°2010-1255 du 22 Octobre 2010). + de 500 séismes en Bretagne depuis 2000 Depuis 2000, la Bretagne a subi plus de 500 séismes mais la plupart sont de magnitude très faible (2 à 2,5) et non ressentis. Ces petits séismes réguliers permettent d’absorber les déformations et limitent les risques de séisme majeur. Épicentres de séismes et intensités épicentrales (1300-2007) Dégré 4 à 4,5 (secousse modérée) Degré 6 à 6,5 (dommages légers) Degré 8 à 8,5 (destructions importantes) Degré 5 à 5,5 (secousse forte) Degré 7 à 7,5 (dommages prononcés) Degré 9 à 9,5 (destructions massives) DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 70 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 5.2.2 L’historique et les événements récents dans le département Une base de données nationale sur la sismicité historique est réalisée par le BRGM (consultable sur https://sisfrance.irsn.fr/). Cette base fait état de près de 100 séismes ressentis en Ille-et-Vilaine depuis l’an 1091, dont 8 ont présenté une intensité épicentrale supérieure ou égale à VII et ont occasionné des dommages prononcés tels que des lézardes dans les murs de nombreuses habitations ou des chutes de cheminées. Les séismes ressentis dans le département d’Ille-et-Vilaine dont l’intensité a atteint et dépassé le degré V sont listés dans le tableau ci-dessous (les séismes dont l’épicentre se situait en Ille-et-Vilaine sont indiqués en gras). DATE 1799 – 25 janvier 1843 - 5 octobre 1868 - 4 avril 1887 - 22 juin 1888 - 15 mai 1895 - 6 décembre MARAIS BRETON VENDÉEN BASSIN DE RENNES (CHATEAUGIRON) PENTHIEVRE (LAMBALLE ?) PENTHIEVRE (LAMBALLE ?) MENE (ST-MEEN-LE-GRAND) PAYS DINANNAIS (ST-PIERRE-DE-PLESGUEN) VII-VIII V V V VI V-VI V-VI LOCALISATION EPICENTRE REGION BRETAGNE INTENSITE EPICENTRALE 1914 - 8 janvier 1920 - 27 juin 1923 - 16 septembre 1929 - 3 janvier 1930 - 9 janvier 1950 - 17 novembre 1959 - 2 janvier 1959 - 19 février 1962 - 14 mars TREGOR (GUINGAMP) PAYS DINANNAIS (ST-SULIAC) TREGOR (ILE DE BREHAT) PLATEAUX BRETONS (JOSSELIN) LANDES DE LANVAUX (MEUCON) PAYS DINANNAIS (ST-SULIAC) CORNOUAILLE (MELGVEN) PAYS DINANNAIS (DINGE) PAYS DE REDON (LA CHAPELLE-SAINT-MELAINE) VANNETAIS (HENNEBONT-BRANDERION) V V V V V V VII V VII 2002 - 30 Septembre Parmi les séismes ressentis les plus durement en Bretagne, avec d’importants dommages, figure le séisme du 25 janvier 1799 du marais Breton vendéen. L’épicentre de ce séisme était localisé en pays nantais et vendéen. Son intensité épicentrale a été évaluée à VII - VIII, et il a été ressenti fortement jusqu’à une distance de 150 à 200 kilomètres dans l’intérieur des terres. Isoséistes du séisme du marais Breton du 25 janvier 1799 à partir des données SisFrance (BRGM) DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 71 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Parmi les événements récents, un séisme s’est produit à Hennebont le 30/09/2002. La secousse a été bien ressentie dans toute la Bretagne, ainsi que la réplique principale, quelques heures plus tard. Il n’y a pas de commune particulièrement exposée au risque sismique dans le département d’Ille-et-Vilaine, le risque étant diffus sur le territoire (si ce n’est une localisation privilégiée des foyers à proximité des failles géologiques du massif armoricain), et étendu dans ses effets en surface. La plupart des séismes touchant le département sont de magnitude relativement faible et provoquent peu de dégâts. L’analyse de la sismicité historique (à partir de témoignages et archives depuis 1000 ans), de la sismicité instrumentale (mesurée par des appareils) et l’identification des failles actives, permettent de définir l’aléa sismique d’une commune, c’est-à-dire l’ampleur des mouvements sismiques attendus sur une période de temps donnée (aléa probabiliste). Un zonage sismique de la France a ainsi été élaboré selon 5 zones (article D.563-8-1 du code de l’environnement). Ce classement est réalisé à l’échelle de la commune : On ne peut empêcher un séisme d’avoir lieu, mais on peut en revanche prendre des dispositions pour minimiser ses conséquences. La réduction du nombre de victimes lors d’un séisme passe d’abord par l’adaptation des structures des bâtiments et des autres ouvrages aux sollicitations sismiques. Les décrets du 22 octobre 2010 et la circulaire du 2 mars 2011 relatifs à la prévention du risque sismique définissent notamment les règles de construction parasismique. Ces règles visent les bâtiments, équipements et installations sur la base des 5 zones du zonage sismique du territoire national, en distinguant les ouvrages dits « à risque normal » (ORN), décomposées en quatre catégories d’importance, et les ouvrages dits « à risque spécial » (ORS). Les règles de construction parasismiques applicables aux ouvrages à risque normal sont désormais regroupées dans les normes françaises transposant l’Eurocode8 «Conception et dimensionnement des structures pour leur résistance aux séismes». La réglementation sismique s’impose aux communes situées en zone de sismicité 2 (faible) et plus, et donc à l’ensemble du département de l’Ille-et-Vilaine. 5.2.3 Les enjeux exposés 5.2.4 La prévention et les mesures prises face aux risques sismiques La connaissance des risques La réglementation • zone 1 : (aléa très faible) accélération du sol < 0.7 m/s2 • zone 2 : (aléa faible) 0.7 m/s2 s. accélération du sol < 1,1 m/s2 • zone 3 : (aléa modéré) 1,1 m/s2 s. accélération du sol< 1,6 m/s2 • zone 4 : (aléa moyen) 1,6 m/s2 s. accélération du sol < 3,0 m/s2 Séisme du 30/09/2002 – Cartographie de l’événement de 8 heures 44 (magnitude 5,5), CEA 5 zones sismiques en France DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 72 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Les Plans de Prévention des Risques Les Plans de prévention des Risques naturels peuvent viser les risques sismiques. Ils viennent compléter la réglementation nationale en affinant à l’échelle d’un territoire la connaissance sur l’aléa (microzonage), la vulnérabilité du bâti existant (prescriptions de diagnostics ou de travaux) et les enjeux. Il n’y a aucun PPR séisme dans le département car les enjeux et dangers ne justifient pas à ce jour la mise en œuvre d’une telle procédure. La prévision des tremblements de terre se réalise sur le long terme en s’appuyant sur la connaissance de l’aléa. A court terme, on parle de prédiction lorsque l’on cherche à prévoir le jour, le lieu et la magnitude d’un futur séisme. La prévision à court terme Il n’existe pas à l’heure actuelle de moyen fiable pour prévoir où, quand et avec quelle puissance se produira un séisme. En effet, les signes précurseurs d’un séisme ne sont pas pour l’instant identifiables et interprétables. Des recherches mondiales sont cependant entreprises depuis de nombreuses années afin de mieux comprendre les séismes et de les prévoir. La prévision à long terme À défaut de prédiction, la prévision des séismes se fonde sur l’analyse probabiliste et statistique. Elle se base notamment sur l’étude des événements passés à partir desquels on calcule la probabilité d’occurrence d’un phénomène donné (méthode probabiliste) sur une période de temps donnée. La surveillance sismique La surveillance instrumentale se fait à partir de stations sismologiques réparties sur l’ensemble du territoire national et regroupées sous forme de réseaux. Ces derniers sont gérés par divers organismes (EOST, IPGP, Sismalp, etc.), par l’intermédiaire d’observatoires comme le RéNaSS-BCSF (résultant de la fusion en 2016 du Réseau National de Surveillance Sismique et du Bureau Sismologique Français). Les données collectées par les sismomètres sont centralisées par le RéNaSS-BCSF, qui en assure la diffusion. Ce suivi de la sismicité française permet d’améliorer la connaissance de l’aléa sismique. En dehors des aspects d’amélioration des connaissances scientifiques, les objectifs de la surveillance sismique sont de détecter rapidement les séismes, de les localiser, d’en calculer la magnitude, et le cas échéant d’émettre des alertes, afin d’en informer les autorités. Le respect des règles de construction parasismique ou le renforcement de sa maison permettent d’assurer au mieux la protection des personnes et des biens contre les effets des secousses sismiques. Parmi les mesures prises ou à prendre pour réduire la vulnérabilité des enjeux (mitigation), on peut citer : • Construction parasismique pour les construc-tions neuves : la prise en compte de la nature du sol, qualité des matériaux utilisés, conception générale de l’ouvrage (qui doit allier résistance et déformabilité), assemblage des différents élé-ments qui composent le bâtiment (chaînages) ... • Réduction de la vulnérabilité des bâtiments et infrastructures existants : diagnostic puis renforcement parasismique, consolidation des structures, réhabilitation ou démolition et re-construction ... • Adaptation des équipements de la maison au séisme : renforcer l’accroche de la cheminée et l’antenne de TV sur la toiture, accrocher les meubles lourds et volumineux aux murs, accro-cher solidement miroirs et tableaux, empêcher les équipements lourds de glisser ou tomber du bureau (ordinateurs, TV, hifi, imprimante...), an-crer solidement tout l’équipement de sa cuisine, accrocher solidement le chauffe-eau, enterrer au maximum ou accrocher solidement les canalisa-tions de gaz et les cuves ou réserves, installer des flexibles à la place des tuyaux d’arrivée d’eau et de gaz et d’évacuation. La prise en compte dans l’aménagement La surveillance et la prévision L’alerte et l’organisation des secours Les travaux de réduction des risques et de protection Les procédures d’alerte et d’organisation des secours sont celles décrites au chapitre «Généralités». Il n’y a pas de spécificité liée à la nature du risque séisme. 5.3 Pour en savoir plus Liens généraux : Site du Plan Séisme Plaquette réglementation parasismique Sisfrance Liens régionaux et départementaux : DREAL Bretagne DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 73 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 AVANT PENDANT APRÈS S’organiser et anticiper : • Repérer les points de coupure de gaz, eau, électricité, • Fixer les appareils et les meubles lourds, • Préparer un plan familial de mise en sécurité (PFMS). Mettre en place les mesures conservatoires : • Rester où l’on est, si la zone est sécurisée • À l’intérieur : s’accroupir ou s’allonger près d’un angle de mur porteur, une colonne porteuse ou sous des meubles solides, s’éloigner des fenêtres, • À l’extérieur : ne pas rester sous des fils électriques ou sous ce qui peut s’effondrer (ponts, corniches, toitures...), • En voiture : s’arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses, • Se protéger la tête avec les bras, • Ne pas allumer de flamme Revenir à la normale (Rester vigilant) • Après la première secousse, se méfier des répliques sismiques, • Ne pas prendre les ascenseurs pour quitter un immeuble, dans les escaliers longer les murs porteurs • Vérifier l’eau, l’électricité et le gaz : en cas de fuite ouvrir les fenêtres et les portes, se sauver et prévenir les autorités, • S’éloigner des zones côtières, même longtemps après la fin des secousses, en raison d’éventuels raz de marée, • Si l’on est bloqué sous des décombres, garder son calme et signaler sa présence en frappant sur l’objet le plus approprié (table, poutre, canalisation). 3 CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 74 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 6. LE RISQUE D’ÉVÉNEMENTS MÉTÉOROLOGIQUES MAJEURS 6.1 Quels sont les différents types de risques météorolo-giques et les conséquences associées ? 6.1.1 Les vents violents Un vent est dit violent (et donc dangereux) quand sa vitesse atteint 80 km/h en vent moyen et 100km/h en rafale à l’intérieur des terres. Les vents violents ont plusieurs origines. • La tempête Les vents violents sont produits par une dépression barométrique fortement marquée. Elle résulte de l’évolution d’une perturbation où s’affrontent des masses d’air de caractéristiques différentes (température et humidité) et qui se déplacent des zones de hautes pressions (anticyclone) vers des zones de basses pressions (dépressions). Les vents sont d’autant plus violents que la chute de pression entre l’anticyclone et la dépression est importante et rapide. Sur terre, on parle de tempête quand la dépres-sion génère des rafales supérieures à 90 km/h. Les tempêtes venant de l’Atlantique se dé-placent rapidement. Leur durée en un point n’excède généralement pas quelques heures. • Les orages Ils résultent d’une forte instabilité thermique de l’atmosphère qui entraine progressivement des mouvements de convection et la condensation de masses d’eau importantes, favorisant la création de nuages. La vapeur d’eau se transforme alors en gouttelettes d’eau en libérant de la chaleur. Le réchauffement de l’air qui en résulte va renforcer les mouvements ascendants dans le nuage. Celui-ci devient alors un puissant cumulonimbus pouvant être assimilé à d’énormes machines électrostatiques. La forte activité électrique se traduit par des éclairs, du tonnerre et de la foudre quand la décharge frappe le sol. La température du courant de foudre peut atteindre 30 000°C. Cette décharge électrique intense peut tuer un homme ou un animal, calciner un arbre ou causer des incendies. Les pluies intenses qui accompagnent les orages peuvent causer des crues soudaines dévasta-trices. Un cumulonimbus de 1 km de large sur 10 km de hauteur contient 1 million de litres d’eau. La grêle, précipitations formées de petits morceaux de glace, peut dévaster en quelques minutes des cultures. Enfin, le vent sous un cu-mulonimbus souffle par rafales violentes jusqu’à environ 140 km/h. • Les tornades La tornade est une colonne d’air tournante très rapide, issue d’un nuage instable qu’elle relie au sol. Dans cette «cheminée aspirante» la pres-sion est très basse, la chute de pression pouvant DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
Terminologie
Un séisme se caractérise par sa magnitude, qui mesure l'énergie libérée, et son intensité, qui évalue les effets et dommages en surface. Le foyer, où se produit la rupture, est généralement situé dans les cent premiers kilomètres de la lithosphère, tandis que l'épicentre est le point à la surface où l'intensité est maximale. La relation entre magnitude et intensité est complexe, car un séisme de forte magnitude peut avoir une faible intensité s'il est profond et éloigné des zones peuplées, alors qu'un séisme de moindre magnitude mais superficiel peut être très destructeur.
Phénomènes induits et conséquences
Les séismes peuvent provoquer divers phénomènes induits tels que des mouvements de terrain, des tsunamis et des liquéfactions de sols, entraînant des conséquences graves sur la vie humaine, l'économie et l'environnement. Ils sont le risque naturel le plus meurtrier, causant des blessures et des pertes de vie par des effets directs et des phénomènes induits. Économiquement, les séismes peuvent détruire des infrastructures essentielles, entraînant des pertes matérielles et des perturbations économiques significatives.
Un séisme peut provoquer des pollutions significatives des milieux naturels, notamment par la rupture d'équipements industriels, et entraîner des modifications du paysage, bien que celles-ci soient généralement modérées. En Ille-et-Vilaine, la Bretagne est classée en zone d’aléa 2 et a enregistré plus de 500 séismes depuis 2000, la plupart de faible magnitude. Ces petits séismes aident à absorber les déformations et à réduire le risque de séismes majeurs.
L'historique sismique d'Ille-et-Vilaine, documenté par le BRGM, révèle près de 100 séismes ressentis depuis 1091, dont 8 ont causé des dommages notables. Les événements les plus marquants incluent des séismes avec une intensité épicentrale atteignant VII, entraînant des lézardes dans les murs et des chutes de cheminées. Les séismes récents, bien que moins fréquents, continuent d'être surveillés pour évaluer les risques potentiels.
Le séisme du 25 janvier 1799, dont l'épicentre était situé en pays nantais et vendéen, a été évalué à une intensité de VII - VIII et a été ressenti jusqu'à 200 kilomètres à l'intérieur des terres. Dans le département d'Ille-et-Vilaine, le risque sismique est diffus, sans commune particulièrement exposée, bien que des séismes récents, comme celui d'Hennebont en 2002, aient été ressentis dans toute la Bretagne. L'analyse de la sismicité historique et instrumentale permet de définir l'aléa sismique, et un zonage sismique a été établi en France, classant les communes selon cinq zones de risque.
Prévention et réglementation sismique
La réglementation sismique, qui s'applique aux communes en zone de sismicité 2 et plus, impose des normes de construction parasismique pour minimiser les conséquences des séismes. Les Plans de Prévention des Risques naturels peuvent également cibler les risques sismiques, mais aucun n'est en vigueur dans le département d'Ille-et-Vilaine, les enjeux ne justifiant pas leur mise en œuvre. La prévision des tremblements de terre repose sur la connaissance de l'aléa, mais il n'existe pas de moyen fiable pour prédire les séismes à court terme.
Le document aborde la prévision et la surveillance des séismes, soulignant l'absence de méthodes fiables pour prédire précisément leur occurrence. La prévision repose sur des analyses probabilistes basées sur des événements passés, tandis que la surveillance sismique est assurée par des réseaux de stations sismologiques gérés par divers organismes. Ces réseaux permettent de détecter, localiser et évaluer les séismes, tout en émettant des alertes pour informer les autorités.
Mesures de protection
Pour réduire la vulnérabilité face aux séismes, le document recommande des constructions parasismiques pour les nouveaux bâtiments, ainsi que des renforcements pour les structures existantes. Des adaptations spécifiques des équipements domestiques sont également suggérées. En cas de séisme, il est conseillé de suivre des procédures d'alerte et d'organisation des secours, ainsi que de mettre en place des mesures conservatoires pour assurer la sécurité des personnes.
Ce document traite des consignes de sécurité à suivre lors de secousses sismiques et des risques météorologiques majeurs. En cas de tremblement de terre, il est conseillé de se protéger la tête, de rester vigilant face aux répliques, d'éviter les ascenseurs et de vérifier les installations de gaz, d'eau et d'électricité. En cas de blocage sous des décombres, il est important de garder son calme et de signaler sa présence.
Les risques météorologiques incluent les vents violents, les tempêtes, les orages et les tornades. Les vents violents sont définis par des vitesses dépassant 80 km/h, souvent causés par des dépressions barométriques. Les orages peuvent entraîner des éclairs, des pluies intenses et des crues soudaines, tandis que les tornades, qui sont des colonnes d'air tournantes, peuvent causer des destructions massives.
Médias 8
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.