Séisme - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)

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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
5.1.3 Terminologie
L’importance d’un séisme se caractérise par deux
paramètres : sa magnitude et son intensité.
• La magnitude (exprimée M sur une échelle
ouverte sans limite) traduit l’énergie libérée
par le séisme. Augmenter la magnitude d’une
unité revient à multiplier par 31,6 (ou plus
communément (√1000) l’énergie libérée
(ex: un séisme de magnitude 6 équivaut à la
libération de l’énergie de près de 32 séismes
de magnitude 5).
• L’intensité (exprimée sur l’échelle de MSK de
I à XII toujours en chiffres romains) mesure
les effets et dommages du séisme en un lieu
donné. Il ne s’agit pas d’une mesure objective
mais d’une appréciation des effets du séisme
en surface, de la manière dont il est perçu par
la population.
Le foyer (ou hypocentre) d’un séisme est la
région de la faille où se produit la rupture et d’où
partent les ondes sismiques. Il est généralement
situé dans les cent premiers kilomètres de la
lithosphère (couche externe du globe terrestre).
Les ondes sismiques émises se propagent à
travers les roches du sol jusqu’à atteindre la
surface terrestre.
L’épicentre est le point situé à la surface
terrestre à la verticale du foyer, où l’intensité du
séisme est la plus importante.
Il n’y a pas de relation directe entre l’intensité et la
magnitude. Les deux grandeurs sont difficilement
comparables. Un séisme de forte magnitude avec
un foyer profond et dans une région peu peuplée
sera peu destructeur et donc qualifié de faible
intensité. En revanche, un séisme superficiel, même
de magnitude moindre, pourra être très destructeur
et donc caractérisé par une grande intensité.
Un séisme se caractérise également par:
• la fréquence et la durée de ses vibrations:
ces deux paramètres ont une incidence
fondamentale sur les effets en surface. Par
exemple, si la fréquence de résonance du
bâtiment est identique à la fréquence des
vibrations sismiques, les dommages seront
considérables ;
• la faille provoquée (verticale ou inclinée),
qui peut se propager en surface.
5.1.4 Phénomènes induits et conséquences
Les séismes peuvent engendrer différents
phénomènes induits :
• Mouvements de terrain et chutes de blocs
• Liquéfaction des sols: certains sols,
notamment des sables fins gorgés d’eau
peuvent perdre toute portance (sables
mouvants)
• Avalanches
• Tsunamis, raz-de-marée, s’ils se produisent
dans la mer ou à proximité de la côte: un
tsunami est une onde océanique qui se
propage dans toutes les directions à partir
d’un foyer lorsqu’une grande masse d’eau a
été déplacée brutalement.
D’une manière générale les séismes peuvent
avoir des conséquences sur la vie humaine,
l’économie et l’environnement.
Endommagement des routes et des réseaux suite à un
séisme
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Les conséquences sur l’homme : le séisme
est le risque naturel majeur le plus meurtrier,
tant par ses effets directs (chutes d’objets,
effondrements de bâtiments) que par les
phénomènes induits (mouvements de terrain,
tsunamis, etc.). De plus, les effets directs comme
les phénomènes induits peuvent conduire à
des incendies ou explosions, provoquant un
nombre important de victimes indirectes. Outre
les victimes possibles, un très grand nombre
de personnes peuvent se retrouver, suite à un
séisme, sans abri et déplacées.
Les conséquences économiques : si les impacts
sociaux, psychologiques et politiques d’une
possible catastrophe sismique en France sont
difficiles à mesurer, les enjeux économiques,
locaux et nationaux, peuvent, en revanche, être
appréhendés.
Un séisme et ses éventuels phénomènes
induits peuvent engendrer la destruction ou
l’endommagement des habitations, des outils
de production (usines, bâtiments d’entreprises,
etc.), des ouvrages (ponts, routes, voies ferrées,
etc.), des réseaux d’eau, d’énergie ou de
télécommunications, du patrimoine, causant des
pertes matérielles directes et des perturbations
importantes de l’activité économique.
Les conséquences environnementales :
Un séisme peut engendrer des pollutions
importantes des milieux naturels liées à la
rupture d’équipements industriels (stockage
d’hydrocarbures déversés en mer, stations
d’épuration détruites…). Par ailleurs, un séisme
peut se traduire en surface par des modifications
du paysage (décrochements, apparition ou
tarissement de sources, glissements pouvant
barrer une vallée…). Ces modifications sont
généralement modérées, mais peuvent dans
des cas extrêmes causer un changement total
de paysage.
5.2 Le risque sismique en Ille-et-Vilaine
5.2.1 Le risque dans le département
La Bretagne est la 3ème région sismique de
France après les Alpes et les Pyrénées. Elle est
classée en zone d’aléa 2 (décret n°2010-1255
du 22 Octobre 2010).
+ de 500
séismes en Bretagne
depuis 2000
Depuis 2000, la Bretagne a subi plus de 500 séismes
mais la plupart sont de magnitude très faible (2 à
2,5) et non ressentis. Ces petits séismes réguliers
permettent d’absorber les déformations et limitent
les risques de séisme majeur.
Épicentres de séismes et intensités épicentrales (1300-2007)
Dégré 4 à 4,5 (secousse modérée)
Degré 6 à 6,5 (dommages légers)
Degré 8 à 8,5 (destructions importantes)
Degré 5 à 5,5 (secousse forte)
Degré 7 à 7,5 (dommages prononcés)
Degré 9 à 9,5 (destructions massives)
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5.2.2 L’historique et les événements récents dans le département
Une base de données nationale sur la sismicité historique est réalisée par le BRGM (consultable sur
https://sisfrance.irsn.fr/). Cette base fait état de près de 100 séismes ressentis en Ille-et-Vilaine depuis
l’an 1091, dont 8 ont présenté une intensité épicentrale supérieure ou égale à VII et ont occasionné des
dommages prononcés tels que des lézardes dans les murs de nombreuses habitations ou des chutes de
cheminées.
Les séismes ressentis dans le département d’Ille-et-Vilaine dont l’intensité a atteint et dépassé le degré
V sont listés dans le tableau ci-dessous (les séismes dont l’épicentre se situait en Ille-et-Vilaine sont
indiqués en gras).
DATE
1799 – 25 janvier
1843 - 5 octobre
1868 - 4 avril
1887 - 22 juin
1888 - 15 mai
1895 - 6 décembre
MARAIS BRETON VENDÉEN
BASSIN DE RENNES (CHATEAUGIRON)
PENTHIEVRE (LAMBALLE ?)
PENTHIEVRE (LAMBALLE ?)
MENE (ST-MEEN-LE-GRAND)
PAYS DINANNAIS (ST-PIERRE-DE-PLESGUEN)
VII-VIII
V
V
V
VI
V-VI
V-VI
LOCALISATION EPICENTRE
REGION BRETAGNE
INTENSITE
EPICENTRALE
1914 - 8 janvier
1920 - 27 juin
1923 - 16 septembre
1929 - 3 janvier
1930 - 9 janvier
1950 - 17 novembre
1959 - 2 janvier
1959 - 19 février
1962 - 14 mars
TREGOR (GUINGAMP)
PAYS DINANNAIS (ST-SULIAC)
TREGOR (ILE DE BREHAT)
PLATEAUX BRETONS (JOSSELIN)
LANDES DE LANVAUX (MEUCON)
PAYS DINANNAIS (ST-SULIAC)
CORNOUAILLE (MELGVEN)
PAYS DINANNAIS (DINGE)
PAYS DE REDON (LA CHAPELLE-SAINT-MELAINE)
VANNETAIS (HENNEBONT-BRANDERION)
V
V
V
V
V
V
VII
V
VII
2002 - 30 Septembre
Parmi les séismes ressentis les plus durement en
Bretagne, avec d’importants dommages, figure
le séisme du 25 janvier 1799 du marais Breton
vendéen. L’épicentre de ce séisme était localisé
en pays nantais et vendéen. Son intensité
épicentrale a été évaluée à VII - VIII, et il a été
ressenti fortement jusqu’à une distance de 150
à 200 kilomètres dans l’intérieur des terres.
Isoséistes du séisme du marais Breton du 25 janvier 1799 à
partir des données SisFrance (BRGM)
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Parmi les événements récents, un séisme s’est
produit à Hennebont le 30/09/2002. La secousse
a été bien ressentie dans toute la Bretagne, ainsi
que la réplique principale, quelques heures plus
tard.
Il n’y a pas de commune particulièrement
exposée au risque sismique dans le département
d’Ille-et-Vilaine, le risque étant diffus sur le
territoire (si ce n’est une localisation privilégiée
des foyers à proximité des failles géologiques
du massif armoricain), et étendu dans ses effets
en surface. La plupart des séismes touchant le
département sont de magnitude relativement
faible et provoquent peu de dégâts.
L’analyse de la sismicité historique (à partir
de témoignages et archives depuis 1000 ans),
de la sismicité instrumentale (mesurée par
des appareils) et l’identification des failles
actives, permettent de définir l’aléa sismique
d’une commune, c’est-à-dire l’ampleur des
mouvements sismiques attendus sur une période
de temps donnée (aléa probabiliste).
Un zonage sismique de la France a ainsi été
élaboré selon 5 zones (article D.563-8-1 du code
de l’environnement). Ce classement est réalisé à
l’échelle de la commune :
On ne peut empêcher un séisme d’avoir
lieu, mais on peut en revanche prendre des
dispositions pour minimiser ses conséquences.
La réduction du nombre de victimes lors d’un
séisme passe d’abord par l’adaptation des
structures des bâtiments et des autres ouvrages
aux sollicitations sismiques.
Les décrets du 22 octobre 2010 et la
circulaire du 2 mars 2011 relatifs à la
prévention du risque sismique définissent
notamment les règles de construction
parasismique. Ces règles visent les bâtiments,
équipements et installations sur la base des
5 zones du zonage sismique du territoire
national, en distinguant les ouvrages dits « à
risque normal » (ORN), décomposées en quatre
catégories d’importance, et les ouvrages dits « à
risque spécial » (ORS). Les règles de construction
parasismiques applicables aux ouvrages à
risque normal sont désormais regroupées dans
les normes françaises transposant l’Eurocode8
«Conception et dimensionnement des
structures pour leur résistance aux séismes».
La réglementation sismique s’impose aux
communes situées en zone de sismicité 2
(faible) et plus, et donc à l’ensemble du
département de l’Ille-et-Vilaine.
5.2.3 Les enjeux exposés
5.2.4 La prévention et les mesures prises face aux risques sismiques
La connaissance des risques La réglementation
• zone 1 : (aléa très faible) accélération du sol
< 0.7 m/s2
• zone 2 : (aléa faible) 0.7 m/s2 s. accélération du
sol < 1,1 m/s2
• zone 3 : (aléa modéré) 1,1 m/s2 s. accélération
du sol< 1,6 m/s2
• zone 4 : (aléa moyen) 1,6 m/s2 s. accélération
du sol < 3,0 m/s2
Séisme du 30/09/2002 – Cartographie de l’événement de 8
heures 44 (magnitude 5,5), CEA
5
zones sismiques
en France
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Les Plans de Prévention des Risques
Les Plans de prévention des Risques naturels
peuvent viser les risques sismiques. Ils viennent
compléter la réglementation nationale en affinant
à l’échelle d’un territoire la connaissance sur l’aléa
(microzonage), la vulnérabilité du bâti existant
(prescriptions de diagnostics ou de travaux) et
les enjeux. Il n’y a aucun PPR séisme dans le
département car les enjeux et dangers ne justifient
pas à ce jour la mise en œuvre d’une telle procédure.
La prévision des tremblements de terre se réalise
sur le long terme en s’appuyant sur la connaissance
de l’aléa. A court terme, on parle de prédiction
lorsque l’on cherche à prévoir le jour, le lieu et la
magnitude d’un futur séisme.
La prévision à court terme
Il n’existe pas à l’heure actuelle de moyen fiable pour
prévoir où, quand et avec quelle puissance se produira
un séisme. En effet, les signes précurseurs d’un séisme
ne sont pas pour l’instant identifiables et interprétables.
Des recherches mondiales sont cependant entreprises
depuis de nombreuses années afin de mieux
comprendre les séismes et de les prévoir.
La prévision à long terme
À défaut de prédiction, la prévision des séismes se
fonde sur l’analyse probabiliste et statistique. Elle
se base notamment sur l’étude des événements
passés à partir desquels on calcule la probabilité
d’occurrence d’un phénomène donné (méthode
probabiliste) sur une période de temps donnée.
La surveillance sismique
La surveillance instrumentale se fait à partir de stations
sismologiques réparties sur l’ensemble du territoire
national et regroupées sous forme de réseaux.
Ces derniers sont gérés par divers organismes
(EOST, IPGP, Sismalp, etc.), par l’intermédiaire
d’observatoires comme le RéNaSS-BCSF (résultant
de la fusion en 2016 du Réseau National de
Surveillance Sismique et du Bureau Sismologique
Français). Les données collectées par les sismomètres
sont centralisées par le RéNaSS-BCSF, qui en assure
la diffusion. Ce suivi de la sismicité française permet
d’améliorer la connaissance de l’aléa sismique. En
dehors des aspects d’amélioration des connaissances
scientifiques, les objectifs de la surveillance sismique
sont de détecter rapidement les séismes, de les
localiser, d’en calculer la magnitude, et le cas échéant
d’émettre des alertes, afin d’en informer les autorités.
Le respect des règles de construction
parasismique ou le renforcement de sa maison
permettent d’assurer au mieux la protection
des personnes et des biens contre les effets des
secousses sismiques. Parmi les mesures prises ou
à prendre pour réduire la vulnérabilité des enjeux
(mitigation), on peut citer :
• Construction parasismique pour les construc-tions neuves : la prise en compte de la nature
du sol, qualité des matériaux utilisés, conception
générale de l’ouvrage (qui doit allier résistance
et déformabilité), assemblage des différents élé-ments qui composent le bâtiment (chaînages) ...
• Réduction de la vulnérabilité des bâtiments
et infrastructures existants : diagnostic puis
renforcement parasismique, consolidation des
structures, réhabilitation ou démolition et re-construction ...
• Adaptation des équipements de la maison
au séisme : renforcer l’accroche de la cheminée
et l’antenne de TV sur la toiture, accrocher les
meubles lourds et volumineux aux murs, accro-cher solidement miroirs et tableaux, empêcher
les équipements lourds de glisser ou tomber du
bureau (ordinateurs, TV, hifi, imprimante...), an-crer solidement tout l’équipement de sa cuisine,
accrocher solidement le chauffe-eau, enterrer au
maximum ou accrocher solidement les canalisa-tions de gaz et les cuves ou réserves, installer des
flexibles à la place des tuyaux d’arrivée d’eau et
de gaz et d’évacuation.
La prise en compte dans l’aménagement La surveillance et la prévision
L’alerte et l’organisation des secours
Les travaux de réduction des risques et
de protection
Les procédures d’alerte et d’organisation
des secours sont celles décrites au chapitre
«Généralités». Il n’y a pas de spécificité liée à la
nature du risque séisme.
5.3 Pour en savoir plus
Liens généraux :
Site du Plan Séisme
Plaquette réglementation parasismique
Sisfrance
Liens régionaux et départementaux :
DREAL Bretagne
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AVANT PENDANT APRÈS
S’organiser et anticiper :
• Repérer les points de
coupure de gaz, eau,
électricité,
• Fixer les appareils et les
meubles lourds,
• Préparer un plan familial
de mise en sécurité (PFMS).
Mettre en place les
mesures conservatoires :
• Rester où l’on est, si la
zone est sécurisée
• À l’intérieur : s’accroupir
ou s’allonger près d’un angle
de mur porteur, une colonne
porteuse ou sous des
meubles solides, s’éloigner
des fenêtres,
• À l’extérieur : ne pas
rester sous des fils
électriques ou sous ce qui
peut s’effondrer (ponts,
corniches, toitures...),
• En voiture : s’arrêter et ne
pas descendre avant la fin
des secousses,
• Se protéger la tête avec
les bras,
• Ne pas allumer de
flamme
Revenir à la normale
(Rester vigilant)
• Après la première
secousse, se méfier des
répliques sismiques,
• Ne pas prendre les
ascenseurs pour quitter un
immeuble, dans les escaliers
longer les murs porteurs
• Vérifier l’eau, l’électricité
et le gaz : en cas de fuite
ouvrir les fenêtres et les
portes, se sauver et prévenir
les autorités,
• S’éloigner des zones
côtières, même longtemps
après la fin des secousses, en
raison d’éventuels raz de
marée,
• Si l’on est bloqué sous des
décombres, garder son
calme et signaler sa
présence en frappant sur
l’objet le plus approprié
(table, poutre, canalisation).
3 CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes
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6. LE RISQUE D’ÉVÉNEMENTS
MÉTÉOROLOGIQUES MAJEURS
6.1 Quels sont les différents types de risques météorolo-giques et les conséquences associées ?
6.1.1 Les vents violents
Un vent est dit violent (et donc dangereux)
quand sa vitesse atteint 80 km/h en vent moyen
et 100km/h en rafale à l’intérieur des terres. Les
vents violents ont plusieurs origines.
• La tempête
Les vents violents sont produits par une
dépression barométrique fortement marquée.
Elle résulte de l’évolution d’une perturbation où
s’affrontent des masses d’air de caractéristiques
différentes (température et humidité) et qui
se déplacent des zones de hautes pressions
(anticyclone) vers des zones de basses
pressions (dépressions). Les vents sont d’autant
plus violents que la chute de pression entre
l’anticyclone et la dépression est importante et
rapide.
Sur terre, on parle de tempête quand la dépres-sion génère des rafales supérieures à 90
km/h.
Les tempêtes venant de l’Atlantique se dé-placent rapidement. Leur durée en un point
n’excède généralement pas quelques heures.
• Les orages
Ils résultent d’une forte instabilité thermique de
l’atmosphère qui entraine progressivement des
mouvements de convection et la condensation
de masses d’eau importantes, favorisant
la création de nuages. La vapeur d’eau se
transforme alors en gouttelettes d’eau en
libérant de la chaleur. Le réchauffement de l’air
qui en résulte va renforcer les mouvements
ascendants dans le nuage. Celui-ci devient
alors un puissant cumulonimbus pouvant être
assimilé à d’énormes machines électrostatiques.
La forte activité électrique se traduit par des
éclairs, du tonnerre et de la foudre quand la
décharge frappe le sol.
La température du courant de foudre peut
atteindre 30 000°C. Cette décharge électrique
intense peut tuer un homme ou un animal,
calciner un arbre ou causer des incendies.
Les pluies intenses qui accompagnent les orages
peuvent causer des crues soudaines dévasta-trices. Un cumulonimbus de 1 km de large sur
10 km de hauteur contient 1 million de litres
d’eau. La grêle, précipitations formées de petits
morceaux de glace, peut dévaster en quelques
minutes des cultures. Enfin, le vent sous un cu-mulonimbus souffle par rafales violentes jusqu’à
environ 140 km/h.
• Les tornades
 La tornade est une colonne d’air tournante très
rapide, issue d’un nuage instable qu’elle relie au
sol. Dans cette «cheminée aspirante» la pres-sion est très basse, la chute de pression pouvant
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Résumé Elastic

Terminologie

Un séisme se caractérise par sa magnitude, qui mesure l'énergie libérée, et son intensité, qui évalue les effets et dommages en surface. Le foyer, où se produit la rupture, est généralement situé dans les cent premiers kilomètres de la lithosphère, tandis que l'épicentre est le point à la surface où l'intensité est maximale. La relation entre magnitude et intensité est complexe, car un séisme de forte magnitude peut avoir une faible intensité s'il est profond et éloigné des zones peuplées, alors qu'un séisme de moindre magnitude mais superficiel peut être très destructeur.

Phénomènes induits et conséquences

Les séismes peuvent provoquer divers phénomènes induits tels que des mouvements de terrain, des tsunamis et des liquéfactions de sols, entraînant des conséquences graves sur la vie humaine, l'économie et l'environnement. Ils sont le risque naturel le plus meurtrier, causant des blessures et des pertes de vie par des effets directs et des phénomènes induits. Économiquement, les séismes peuvent détruire des infrastructures essentielles, entraînant des pertes matérielles et des perturbations économiques significatives.

Un séisme peut provoquer des pollutions significatives des milieux naturels, notamment par la rupture d'équipements industriels, et entraîner des modifications du paysage, bien que celles-ci soient généralement modérées. En Ille-et-Vilaine, la Bretagne est classée en zone d’aléa 2 et a enregistré plus de 500 séismes depuis 2000, la plupart de faible magnitude. Ces petits séismes aident à absorber les déformations et à réduire le risque de séismes majeurs.

L'historique sismique d'Ille-et-Vilaine, documenté par le BRGM, révèle près de 100 séismes ressentis depuis 1091, dont 8 ont causé des dommages notables. Les événements les plus marquants incluent des séismes avec une intensité épicentrale atteignant VII, entraînant des lézardes dans les murs et des chutes de cheminées. Les séismes récents, bien que moins fréquents, continuent d'être surveillés pour évaluer les risques potentiels.

Le séisme du 25 janvier 1799, dont l'épicentre était situé en pays nantais et vendéen, a été évalué à une intensité de VII - VIII et a été ressenti jusqu'à 200 kilomètres à l'intérieur des terres. Dans le département d'Ille-et-Vilaine, le risque sismique est diffus, sans commune particulièrement exposée, bien que des séismes récents, comme celui d'Hennebont en 2002, aient été ressentis dans toute la Bretagne. L'analyse de la sismicité historique et instrumentale permet de définir l'aléa sismique, et un zonage sismique a été établi en France, classant les communes selon cinq zones de risque.

Prévention et réglementation sismique

La réglementation sismique, qui s'applique aux communes en zone de sismicité 2 et plus, impose des normes de construction parasismique pour minimiser les conséquences des séismes. Les Plans de Prévention des Risques naturels peuvent également cibler les risques sismiques, mais aucun n'est en vigueur dans le département d'Ille-et-Vilaine, les enjeux ne justifiant pas leur mise en œuvre. La prévision des tremblements de terre repose sur la connaissance de l'aléa, mais il n'existe pas de moyen fiable pour prédire les séismes à court terme.

Le document aborde la prévision et la surveillance des séismes, soulignant l'absence de méthodes fiables pour prédire précisément leur occurrence. La prévision repose sur des analyses probabilistes basées sur des événements passés, tandis que la surveillance sismique est assurée par des réseaux de stations sismologiques gérés par divers organismes. Ces réseaux permettent de détecter, localiser et évaluer les séismes, tout en émettant des alertes pour informer les autorités.

Mesures de protection

Pour réduire la vulnérabilité face aux séismes, le document recommande des constructions parasismiques pour les nouveaux bâtiments, ainsi que des renforcements pour les structures existantes. Des adaptations spécifiques des équipements domestiques sont également suggérées. En cas de séisme, il est conseillé de suivre des procédures d'alerte et d'organisation des secours, ainsi que de mettre en place des mesures conservatoires pour assurer la sécurité des personnes.

Ce document traite des consignes de sécurité à suivre lors de secousses sismiques et des risques météorologiques majeurs. En cas de tremblement de terre, il est conseillé de se protéger la tête, de rester vigilant face aux répliques, d'éviter les ascenseurs et de vérifier les installations de gaz, d'eau et d'électricité. En cas de blocage sous des décombres, il est important de garder son calme et de signaler sa présence.

Les risques météorologiques incluent les vents violents, les tempêtes, les orages et les tornades. Les vents violents sont définis par des vitesses dépassant 80 km/h, souvent causés par des dépressions barométriques. Les orages peuvent entraîner des éclairs, des pluies intenses et des crues soudaines, tandis que les tornades, qui sont des colonnes d'air tournantes, peuvent causer des destructions massives.

Consignes Elastic

Risque : Événements météorologiques majeurs

Consignes de sécurité :

  1. Se mettre à l’abri.
  2. Écouter la radio.
  3. Respecter les consignes.

Médias 8

SCHEMA p.68 Schéma expliquant l'épicentre et la magnitude d'un séisme.
PHOTO p.68 Une route endommagée exposant des tuyaux rouges et noirs.
CARTE p.69 Carte de France avec des points colorés indiquant des emplacements spécifiques.
CARTE p.69 Carte avec des points colorés en Bretagne et dans l'ouest de la France.
CARTE p.70 Carte des effets sismiques en France en intensité MSK.
CARTE p.71 Carte du zonage sismique de la France en vigueur depuis 2011.
CARTE p.71 Carte d'un séisme en Bretagne le 30/09/2002 avec magnitude 5.5.
PHOTO p.74 Des nuages sombres au-dessus d'une forêt.
Aperçu Type Page Description (Vision) Description (OCR)
SCHEMA 68 Schéma expliquant l'épicentre et la magnitude d'un séisme. INTENSITÉ ——du# Épicentre 7 f _ Foyer / | MAGNITUDE (hypocentre) Graphies [...]
PHOTO 68 Une route endommagée exposant des tuyaux rouges et noirs.
CARTE 69 Carte de France avec des points colorés indiquant des emplacements spécifiques. BRGM, EDF, IRSN, SisFrance 2009 ‘ + © L Mer Méditerra még eh.
CARTE 69 Carte avec des points colorés en Bretagne et dans l'ouest de la France. e Manche
CARTE 70 Carte des effets sismiques en France en intensité MSK. ISTTIIQUES E [V*Toôdères ui \ V1: dommages Mineurs 8 VIL dommages notables [...]
CARTE 71 Carte du zonage sismique de la France en vigueur depuis 2011. Source : Ministère de l'écologie - article D. 563-8-1 du code de l'environnement Zon [...]
CARTE 71 Carte d'un séisme en Bretagne le 30/09/2002 avec magnitude 5.5. 30/09/2002 OONSEIS0S hal= 47:85 LOR=:307 M=55 4° 2 -1° __ SHHeNEES a @ [=] [...]
PHOTO 74 Des nuages sombres au-dessus d'une forêt. 4, X }s

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.