Feu de forêt - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)

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58
Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
4.1.2 Comment se manifeste-il ?
On distingue trois types de feux de forêts et
d’espaces naturels combustibles. Ils peuvent se
produire simultanément sur une même zone.
Ainsi, un feu de surface peut se transformer en
feu de cimes et inversement.
• Les feux de sol: ils concernent la matière
organique contenue dans la litière, l’humus
ou la tourbe et leur vitesse de propagation est
faible. Bien que peu virulents, ils peuvent être
très destructeurs en s’attaquant aux systèmes
souterrains des végétaux. Avec la déprise, de
nombreuses zones périphériques des forêts
qui pouvaient servir de zones de coupe-feu, ont été colonisées par des formations
végétales, telles que friches, landes, garrigues
et maquis.
Un feu de forêts peut prendre différentes formes se-lon les caractéristiques de la végétation et les condi-tions climatiques dans lesquelles il se développe.
• Les feux de surface brûlent les strates
basses de la végétation, c’est-à-dire la partie
supérieure de la litière, la strate herbacée et
les ligneux bas. Ils affectent la garrigue ou
les landes. Leur propagation peut être rapide
lorsqu’ils se développent librement et que
les conditions de vent ou de relief y sont
favorables (feux de pente).
• Les feux de cimes brûlent la partie supérieure
des arbres et forment une couronne de feu.
Ils libèrent en général de grandes quantités
d’énergie et leur vitesse de propagation est
très élevée. Ils sont d’autant plus intenses
et difficiles à contrôler que le vent est fort
et la végétation sèche. Ces feux sont le plus
souvent consécutifs à des feux de strates
arbustives et arborescentes. Les feux de cimes
seuls sont rares.
3
types de feux
de forêt et
d’espaces naturels
combustibles
A : Les feux de sol
B : Les feux de surface
C : Les feux de cimes
A
B
C
Source : Guide de Doctrine Opérationnelle ; Feux
de forêts et d’espaces naturels - DSP/SDDRH/BDFE/
Février 2021
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
59
Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Le risque feux de forêts a longtemps été
cantonné dans la moitié sud de la France
métropolitaine.
Ces dernières années, le dérèglement
climatique (élévation de la température
moyenne, diminution des précipitations
au printemps et en été, allongement de la
durée des sécheresses estivales…) a accru la
perception de ce risque à l’échelle nationale,
en l’élargissant aux régions et départements
plus septentrionaux. Dans ces territoires, les
services d’incendie et de secours sont également
confrontés à d’autres feux de végétaux tels que
les feux de récoltes, de chaumes ou encore de
friches.
4.1.3 Quelles sont les facteurs
d’éclosion ou d’aggravation ? 4.1.4 Quelles sont les conséquences ?
Les conditions climatiques, température et
humidité de l’air, vitesse du vent, ensoleillement,
historique des précipitations, teneur en eau
des sols, influencent fortement la capacité
d’inflammation et la propagation du feu.
Ainsi, une température élevée, un vent violent
et un déficit hydrique de la végétation sont
très favorables à l’éclosion et la propagation
de l’incendie. Enfin, la topographie (pente,
orientation…) peut encore accentuer les choses.
Il faut également noter que la foudre est à
l’origine de 4 % à 7 % des départs de feux.
L’évolution de l’occupation du sol notamment
par la déprise agricole, l’augmentation des
surfaces boisées, l’extension de l’urbanisation
et le développement des activités humaines
au contact de la forêt sont autant de facteurs
favorables à l’accroissement du risque d’incendie
de forêt.
Le développement incontrôlé du nombre
d’incendies constitue une menace pour la
vie et la santé humaine, un danger pour les
biens matériels (habitat, infrastructures) et
l’environnement. Ce phénomène peut avoir un
impact social et économique important.
Les atteintes aux hommes concernent
principalement les sapeurs-pompiers et
plus rarement la population. Le mitage, qui
correspond à une présence diffuse d’habitations
en zones forestières, accroît la vulnérabilité des
populations face à l'aléa feu de forêt. De même,
la diminution des distances entre les zones
d'habitat et les zones de forêts limite les zones
tampon à de faibles périmètres, insuffisants
pour stopper la propagation d'un feu.
La destruction d’habitations, de zones
d’activités économiques et industrielles,
ainsi que des réseaux de communication, induit
généralement un coût important et des pertes
d’exploitation.
L’impact environnemental d’un feu est
également considérable en termes de
biodiversité (faune et flore habituelles des zones
boisées). Aux conséquences immédiates, telles
que les disparitions et les modifications de
paysage, viennent s’ajouter des conséquences
à plus long terme, notamment concernant la
reconstitution des biotopes, la perte de qualité
des sols et le risque important d'érosion,
consécutif à l'augmentation du ruissellement
sur un sol dénudé.
Feu de forêt à Liffré le 29 juillet 2019
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
60
Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
4.2 Le risque feu de forêts et d’espaces naturels en Ille-et-Vilaine
4.2.1 Les risques dans le département
Si le risque feux de forêts peut être considéré
comme faible au regard de la situation des
départements du Sud de la France, il convient
toutefois de prendre en compte le risque général
des feux de végétation qui intègrent les feux de
landes et les feux de culture sur pied. Ce type
d’incendie représente la part la plus importante
de la sollicitation du Service Départemental
d’Incendie et de Secours (SDIS).
Vestiges de l’ancien massif forestier armoricain, les
bois et forêts sont nombreux et épars sur l’ensemble
du territoire départemental, et couvrent environ
60 000 hectares. Les trois plus grandes forêts sont
celles de Paimpont, de Rennes et de la Guerche de
Bretagne. Les essences sont à dominante de type
feuillu, les résineux étant plus nombreux dans le
quart Sud-ouest du département.
L’Union Européenne classe les départements
bretons à risque « moyen » parmi ceux qui ont
des massifs classés sensibles aux incendies. En
Ille-et-Vilaine, la ligne de partage des eaux
délimite 2 zones forestières : celle présentant
un risque très faible et celle un risque faible. La
limite de la zone sèche délimite quant à elle la
zone à risque modéré qui se situe au sud.
Les massifs à risque sont ainsi majoritairement
situés au Sud du département. Néanmoins
le massif de la forêt de Rennes-Liffré est jugé
également à risque modéré compte-tenu de sa
superficie et de la population menacée.
Zones boisées en Ille-et-Vilaine
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
4.2.2 L’historique et les événements récents dans le département
Si l’Ille-et-Vilaine est un département beaucoup
moins exposé que d’autres au risque de feux
de forêts et d’espaces naturels, les sapeurs-pompiers du département doivent tout de
même faire face chaque année à de nombreux
feux. Département de Bretagne le plus marqué
par le déficit de l’évapotranspiration estival,
il présente épisodiquement des surfaces
forestières détruites notables par rapport à sa
surface forestière totale.
La base de données sur les incendies de
forêt (BDIFF) centralise des informations sur
les incendies de forêt sur le territoire français
depuis 2006.
Feux de
forêts ou
d’espaces
naturels
56 événements significatifs sont ainsi recensés
sur l’Ille-et-Vilaine entre 2006 et 2019,
représentant en tout 206 ha de surface brûlée
dont 21 % de surface de forêt, 37 % d’autres
terres boisées, 39 % de terres naturelles non
boisées (landes).
Parmi ces événements, les plus importants en
termes de surface impactée ont concerné la
commune de Ercé-près-Liffré en mars 2009
(près de 30 ha de landes et pinède brûlés) et le
site naturel mégalithique des landes de Cojoux
à Saint-Just en septembre 2009 (35 ha de lande
et pinède brûlés) ou encore l’incendie survenu
sur la commune du Pertre en avril 2017 (20 ha
de forêt brûlés).
56
feux de forêt ou
d’espaces naturels
recensés sur
l’Ille-et-Vilaine
entre 2006 et 2019
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
En termes d’intervention du SDIS, l’été 2019
est apparu particulièrement marqué par des
départs de feu de forêts et espaces naturels
avec 366 interventions, soit une hausse de
68 % par rapport à la moyenne des années
précédentes, concentrées essentiellement sur le
mois de juillet.
Cette hausse exceptionnelle est liée aux très
fortes chaleurs rencontrées en juillet qui ont
asséché fortement la végétation. Le mois de
juillet donnant également lieu à une activité
agricole très intense (moissons), la conjonction
de ces travaux et des conditions météo inédites
a été à la source de 30 % des départs de feu. 2015 2016 2017
203
233 232
205
366
2018 2019
Bilan 2015-2019 des interventions sur feux d’aires naturelles
- source : SDIS35
Feu de forêt à Liffré le 29 juillet 2019
366
interventions du
SDIS l’été 2019
Pour l’Ille-et-Vilaine, l’arrêté préfectoral du 7 novembre 1980 classe de nombreux massifs comme
sensibles aux incendies en fonction de conditions climatiques, pédologiques et de la nature des
peuplements forestiers. Il identifie ainsi des massifs boisés et des communes plus particulièrement
exposées au risque feu de forêt.
4.2.3 Les enjeux exposés
Forêts et massifs boisés :
Massifs de Paimpont et de Montfort
sur les communes de :
Paimpont - Plélan le Grand - Gaël - Muel
Saint-Meen le Grand - St Péran - Iffendic
Montfort sur Meu - Talensac
Massif du Pertre sur les communes de :
Le Pertre - Argentré du Plessis
Mondevert
Massif de saint-Aubin du Cormier sur
les communes de :
Saint-Aubin du Cormier - Mézières sur
Couesnon
Massif de Teillay sur les communes de :
Ercé en Lamée - Teillay
Massif de Rennes et Liffré sur la com-mune de LiffréMassif de Bourgouët et de Tanouarn
sur les communes de :
Dingé - Marcillé Raoul
Massif du Theil sur les communes de :
Theil de Bretagne - Retiers
Massif du Chevré sur les communes
de :
Acigné - La Bouexière - Chateaubourg
Marpiré
Massif d’Araize sur la commune de
Martigné-Ferchaud
Massif de la Guerche sur la commune
de Rannée
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Bois des communes de :
Andouille Neuville
Bains sur Oust
Baulon
Bourg des Comptes
Bovel
Campel
Chanteloup
Chapelle de Brain
Chapelle Bouexic
Crevin
Feins
Gahard
Guignen
Guipry
Laille
Langon
Maxent
Maure de Bretagne
Mernel
Monterfil
Renac
Saint-Aubin
d’Aubigné
Saint-Ganton
Saint-Just
Saint-Malo de Phily
Sainte-Marie
Saint-Médard sur Ille
Saint-Senoux
Sens de Bretagne
Sixt sur Aff
Communes
exposées
au risque feux
de forêts ou
d’espaces
naturels
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
La défense de la forêt contre l’incendie
(DFCI, pilotée par le ministère en charge de
l’agriculture) repose sur une politique globale
d’aménagement et d’entretien de l’espace
rural et forestier. Elle met en œuvre les outils
de programmation, d’aménagement et
d’entretien des massifs, issus du code forestier
notamment les plans de protection de la forêt
contre l’incendie (PPFCI) établis à l’échelle du
département ou de la région, et les plans de
massifs qui sont la déclinaison par massif du
PPFCI.
Bien que non soumise réglementairement à
cette obligation, la Bretagne s’est dotée d’un
plan régional de protection des forêts contre
l’incendie (version 2010). Il caractérise le risque
incendie sur la régionà partir de l’étude des
données climatiques et des types de végétations
forestières. Les données d’accidentologie y sont
également examinées et exploitées. Ce plan
présente les conditions de la prévention des
forêts contre l’incendie. Il recense les différentes
techniques, les aides et développement des
moyens réglementaires.
4.2.4 La prévention et les
mesures prises face au risque feux
de forêts et d’espaces naturels
La défense de la forêt contre l’incendie
La réglementation
L’arrêté préfectoral du 20 avril 2015 définit
la réglementation de l’usage du feu en Ille-et-Vilaine dans le cadre de la protection de la
qualité de l’air et de la protection des forêts et
landes contre l’incendie.
Toute l’année et dans l’ensemble du départe-ment, il est interdit à toute personne de porter
ou d’allumer du feu sur les terrains boisés, plan-tations, reboisements et landes et à moins de
200 m de ces lieux.
Du 1er mars au 30 septembre, il est interdit
de fumer dans ces mêmes lieux et à moins de
200m de ces lieux.
Différents logos « Feu interdit »
L’arrêté du 20 avril 2015 décline également
les obligations de débroussaillement fixées
par le code forestier: dans les communes clas-sées sensibles aux incendies par l’arrêté préfec-toral du 7 novembre 1980, la largeur des bandes
à débroussailler et à maintenir débroussaillées,
de part et d’autre de l’emprise des voies ou-vertes à la circulation publique traversant les ter-rains boisés, plantations, reboisements et landes
et dans les zones situées à moins de 200m, est
fixée à 20 m.
Code Forestier : « On entend par débroussaillement
les opérations dont l’objectif est de diminuer l’intensité
et de limiter la propagation des incendies par la réduc-tion des combustibles végétaux en garantissant une
rupture de la continuité du couvert végétal et en procé-dant à l’élagage des sujets maintenus et à l’élimination
des rémanents de coupe ».
Le débroussaillement - et le maintien à l’état dé-broussaillé - constitue une des meilleures pro-tections pour les particuliers contre le feu
:
• Il ralentit sa progression
• Il diminue sa puissance et sa chaleur
• Il évite que les flammes n’atteignent directe-ment la maison
• Il favorise l’intervention des pompiers avec
plus d’efficacité et moins de risques
• Il permet de limiter le développement d’un
départ de feu accidentel depuis la maison
Le débroussaillement des abords des habitations
est à la charge des propriétaires. Le débroussail-lement des bordures des routes et chemins est à
la charge des maîtres d’ouvrage, propriétaires de
ces infrastructures (collectivités, particuliers…).
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Les Plans de Prévention des Risques incendie
de forêts (PPRif) ont pour objectif de faire
connaître les zones à risques (pour les territoires
les plus exposés) et de réduire la vulnérabilité
des populations et des biens en régulant
le développement. Il n’existe pas de PPRif
« incendie de forêts » prescrit ou approuvé
actuellement dans le département car les enjeux
et dangers ne justifient pas à ce jour la mise en
œuvre d’une telle procédure.
L’alerte en cas de risque élevé
La préfecture diffuse à l’attention du public
diverses informations telles que les niveaux de
danger, les consignes de prudence associées
ainsi que les limitations réglementaires apportées
aux activités, en particulier en ce qui concerne
l’accès aux massifs forestiers et l’usage du feu.
Ces mesures peuvent en outre être durcies par
les maires en vertu de leur pouvoir de police.
La surveillance dissuasive constitue le premier
maillon du dispositif général de mobilisation
préventive, grâce à un maillage du territoire par des
moyens opérationnels terrestres et éventuellement
aériens, mais surtout par une présence dans les
massifs. Ainsi à l’intérieur des espaces forestiers
ou boisés identifiés comme sensibles au risque feu
de forêt, un dispositif de surveillance est activé,
chaque année, en période estivale.
En termes de prévision des phénomènes, l’indice
forêt météo (IFM) réalisé par Météo France est un
indice des conditions météorologiques propices
aux incendies de forêt. Il comprend 5 niveaux:
pas ou peu de risques ; risque faible; risque
modéré ; risque fort ; risque extrême.
Chaque jour, deux cartes sont publiées :
l’indice observé et l’indice prévu. Cet outil a
considérablement fait évoluer la gestion de la
surveillance, le déclenchement des surveillances
intensives et l’information du public.
D’autres indices ont été développés pour
prendre en compte les spécificités de la
végétation, de la litière et de la morphologie des
terrains boisés.
Ils doivent être confortés par des relais de terrains
composés de professionnels en contact permanent
avec la forêt et des appréciations directes des
services forestiers, afin que les alertes données aux
maires soient les plus précises possible.
La prise en compte dans l’aménagement
L’alerte et l’organisation des secours
La surveillance et la prévision des
phénomènes
5
niveaux
dans l’IFM
Ex. d’alerte donnée par la préfecture le
23/08/19 «Météo-France annonce un risque fort sur
l’ensemble des communes brétiliennes recensées par
l’arrêté préfectoral du 7 novembre 1980 (communes
particulièrement sensibles au risque incendie) et
notamment dans les arrondissements de Redon et de
Fougères-Vitré»
La détection et la mobilisation des moyens de
secours
La détection précoce d’un feu s’appuie sur un
ensemble de personnes, du citoyen au réseau
de surveillance mis en place par les différents
services. Ainsi dès le début de la saison estivale,
tous les services de l’État mais aussi les services
départementaux d’incendie, les collectivités locales,
les conseils départementaux, les intercommunalités,
les associations et les comités feux de forêts sont
mobilisés pour lutter contre les feux de forêt.
En cas de signalisation d’un départ de feu, la mon-tée en puissance de l’engagement opérationnel
des services de secours est proportionnelle à
l’importance des enjeux et nécessite une mobili-sation conséquente et adaptée de l’ensemble des
moyens départementaux.
Selon l’ampleur du sinistre, les services d’incendie
et de secours des départements voisins peuvent
être appelés en renfort, ainsi que le centre
opérationnel de la zone de défense Ouest.
Info visuels
téléchargeable sur :
Écologie.gouv
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Liens régionaux et départementaux :
4.3 Pour en savoir plus
Liens généraux :
Guide de Doctrine Opérationnelle
www.gouvernement.fr
Ministère de la Transition écologique
Site de la Préfecture
Site du SDIS
AVANT PENDANT APRÈS
S’organiser et anticiper :
• Repérer les chemins
d’évacuation, les abris,
• Prévoir les moyens de
lutte (points d’eau,
matériels),
• Débroussailler,
• Vérifier l’état des
fermetures, portes et volets,
la toiture.
Si vous êtes témoin d’un
départ de feu
• Informer les pompiers
(18 ou 112 portable) le plus
vite et le plus précisément
possible,
• Attaquer le feu si
possible,
Dans la nature,
s’éloigner dos au vent
• Si on est surpris par le
front de feu, respirer à
travers un linge humide,
• A pied rechercher un
écran (rocher, mur....),
• Ne pas sortir de votre
voiture,
Une maison bien
protégée est le meilleur
abri
• Fermer et arroser volets,
portes et fenêtres,
• Occulter les aérations
avec des linges humides,
• Rentrer les tuyaux
d’arrosage pour les
protéger et pouvoir les
réutiliser après.
• Éteindre les foyers
résiduels
CONSIGNES INDIVIDUELLES EN CAS D’INONDATION
Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
5. LE RISQUE SISMIQUE
5.1 Généralités
5.1.1 Qu’est-ce que le risque sismique ?
5.1.2 Comment se produisent les séismes ?
Le risque sismique est la combinaison entre l’aléa
sismique en un point donné et la vulnérabilité
des enjeux qui s’y trouvent exposés (personnes,
infrastructures…).
L’aléa sismique représente la probabilité, pour
un lieu géographique donné, d’occurrence d’un
évènement sismique d’une intensité donnée.
Par définition, l’aléa sismique est donc présent
partout à la surface du globe, mais il est plus
ou moins marqué selon les régions. La France
n’échappe pas à la règle, puisque le niveau de
sismicité est considéré comme étant très faible
à moyen en Métropole ainsi que dans la plupart
des Collectivités d’Outre-Mer, et fort aux Antilles,
L’importance des dommages subis dépend ainsi
très fortement de la vulnérabilité des enjeux à
cet aléa. En Ille-et-Vilaine, l’aléa sismique est
classé 2/5 (faible).
Les séismes sont très majoritairement liés au
phénomène sismotectonique, une fracturation
brutale des roches le long de failles en profondeur
dans la croûte terrestre pouvant se produire à
quelques centaines de mètres ou a plusieurs
centaines de kilomètres dans le sol.
Lorsque les frottements au niveau d’une de ces
failles sont importants, le mouvement entre les
deux plaques est bloqué. De l’énergie est alors
stockée le long de la faille. La libération brutale de
cette énergie stockée permet de rattraper le retard
du mouvement des plaques. Le déplacement
instantané qui en résulte est la cause des séismes.
Après la secousse principale, il y a des répliques,
parfois meurtrières, qui correspondent à des
réajustements des blocs au voisinage de la faille.
Ces répliques peuvent se produire pendant
plusieurs jours à plusieurs mois.
Enfin, certaines activités humaines peuvent
être à l’origine de séismes, appelés en
conséquence «séismes anthropiques ». De
fait, cette appellation couvre toute une gamme
de tremblements de terre aux causes bien
différentes. Ces séismes dits anthropiques
peuvent être classés en deux catégories :
• les séismes artificiels (tirs d’explosifs dans
les carrières, tir de mines, essais nucléaires,
effondrement de mines...) ;
• les séismes induits, (exploitations de
mines, exploitation de champs de gaz et de
pétrole, injection de fluides, mise en eau de
barrage…). Les séismes d’une magnitude de
2,6 à 3,5 sur l’échelle de Richter qui ont touché
l’agglomération strasbourgeoise en décembre
2020 en lien avec le projet de centrale
géothermique à Reichstett-Vendenheim (Bas-Rhin), arrêté depuis, illustrent ce type de cas.
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
Résumé Elastic

Le document présente les différents types de feux de forêts et d'espaces naturels combustibles, qui se manifestent sous trois formes : les feux de sol, les feux de surface et les feux de cimes. Les feux de sol, bien que moins virulents, peuvent causer des destructions importantes aux systèmes souterrains des végétaux. Les feux de surface affectent les strates basses de la végétation et peuvent se propager rapidement sous certaines conditions. Les feux de cimes, quant à eux, brûlent la partie supérieure des arbres et sont très intenses, surtout en cas de vent fort et de végétation sèche.

Le risque d'incendie de forêt, historiquement limité au sud de la France, s'est étendu aux régions plus septentrionales en raison du dérèglement climatique. Divers facteurs, tels que les conditions climatiques, l'occupation du sol et les activités humaines, aggravent ce risque. Les conséquences des incendies incluent des menaces pour la vie humaine, des dommages matériels et des impacts environnementaux significatifs. Les sapeurs-pompiers sont particulièrement exposés aux dangers liés à ces incendies.

Le document aborde les risques liés aux feux de forêt en Ille-et-Vilaine, soulignant que la proximité des zones d'habitat avec les forêts augmente la vulnérabilité des populations face à ces incendies. Bien que le risque soit considéré comme faible par rapport à d'autres départements du Sud de la France, les feux de végétation, incluant les feux de landes et de cultures, représentent une préoccupation majeure pour le Service Départemental d’Incendie et de Secours. Les forêts, principalement feuillues, couvrent environ 60 000 hectares, avec des massifs à risque modéré situés principalement au sud du département.

Historique et événements récents

Entre 2006 et 2019, 56 événements significatifs de feux de forêt ont été recensés en Ille-et-Vilaine, totalisant 206 hectares brûlés, dont une part importante de forêts et de terres boisées. Les incendies les plus notables ont eu lieu à Ercé-près-Liffré, Saint-Just et Le Pertre, causant des destructions considérables. Malgré une exposition moins marquée que d'autres départements, le déficit d'évapotranspiration estivale contribue à des surfaces forestières détruites, rendant la gestion des incendies essentielle.

Entre 2006 et 2019, l'été 2019 a été particulièrement marqué par une augmentation des départs de feu de forêts et d'espaces naturels en Ille-et-Vilaine, avec 366 interventions du SDIS, soit une hausse de 68 % par rapport aux années précédentes. Cette situation a été exacerbée par des conditions climatiques extrêmes, notamment des chaleurs intenses en juillet, qui ont asséché la végétation. De plus, l'activité agricole intense durant cette période, notamment les moissons, a contribué à 30 % des départs de feu.

Le document souligne également que l'arrêté préfectoral du 7 novembre 1980 classe plusieurs massifs forestiers comme sensibles aux incendies, en tenant compte des conditions climatiques et pédologiques. Parmi les massifs identifiés, on trouve ceux de Paimpont, Montfort, Pertre, Saint-Aubin du Cormier, et d'autres communes exposées au risque de feux de forêt, ce qui met en lumière les enjeux liés à la gestion des forêts et à la prévention des incendies dans la région.

La défense de la forêt contre l'incendie en Ille-et-Vilaine repose sur une politique d'aménagement et d'entretien des espaces naturels, avec des outils comme les plans de protection de la forêt contre l'incendie (PPFCI) et les plans de massifs. Bien que la Bretagne ne soit pas légalement obligée, elle a mis en place un plan régional de protection des forêts, qui évalue le risque incendie en fonction des données climatiques et de la végétation. La réglementation, notamment l'arrêté préfectoral du 20 avril 2015, interdit l'usage du feu dans les zones boisées et impose des obligations de débroussaillement pour réduire les risques d'incendie.

Prévention et mesures

Les Plans de Prévention des Risques incendie de forêts (PPRif) visent à identifier les zones à risque et à diminuer la vulnérabilité des populations, bien qu'aucun PPRif ne soit actuellement en vigueur dans le département. La préfecture informe le public sur les niveaux de danger et les consignes de sécurité, tandis que les maires peuvent renforcer ces mesures. La surveillance des massifs forestiers, à travers des moyens terrestres et aériens, constitue un élément clé de la prévention contre les incendies.

Le document présente le dispositif de surveillance des incendies de forêt en France, activé chaque été, qui repose sur l'indice forêt météo (IFM) de Météo France. Cet indice, qui comporte cinq niveaux de risque, permet de publier quotidiennement des cartes d'indice observé et prévu, améliorant ainsi la gestion de la surveillance et l'information du public. Des relais de terrain, composés de professionnels en contact avec la forêt, sont essentiels pour assurer la précision des alertes aux maires.

La détection précoce des incendies mobilise divers acteurs, allant des citoyens aux services d'État, et nécessite une coordination efficace en cas de départ de feu. Les mesures d'anticipation incluent la préparation des chemins d'évacuation et des moyens de lutte, tandis que des conseils sont donnés pour agir en cas de feu, comme informer les pompiers rapidement et se protéger efficacement.

Le document présente des consignes de sécurité à suivre en cas d'inondation, telles que fermer volets, portes et fenêtres, occulter les aérations avec des linges humides, et rentrer les tuyaux d'arrosage. Il souligne également l'importance de se mettre à l'abri, d'écouter la radio et de respecter les consignes officielles.

Concernant le risque sismique, il est défini comme la combinaison de l'aléa sismique et de la vulnérabilité des enjeux exposés. En France, le niveau de sismicité varie, étant faible à moyen en Métropole et fort aux Antilles. Les séismes résultent principalement de la fracturation des roches le long des failles, et peuvent être causés par des activités humaines, classées en séismes artificiels et induits. Des exemples récents, comme ceux liés à un projet de centrale géothermique, illustrent ces phénomènes.

Consignes Elastic

Risque : Incendie de forêt

Consignes de sécurité :

  • Respecter les consignes de prudence et les limitations réglementaires concernant l'accès aux massifs forestiers et l'usage du feu.
  • Surveillance active des massifs forestiers sensibles, surtout en été, avec un dispositif de surveillance terrestre et aérien.
  • Suivre l'indice forêt météo (IFM) qui évalue le risque d'incendie sur 5 niveaux, avec des cartes publiées quotidiennement.
  • En cas de départ de feu, alerter rapidement les pompiers et tenter d'éteindre le feu si possible, tout en se protégeant.
  • Préparer son habitation en fermant et arrosant volets, portes et fenêtres, et en protégeant les tuyaux d'arrosage.
  • En cas d'évacuation, repérer les chemins d'évacuation et les abris, et prévoir des moyens de lutte contre le feu.

Médias 15

PICTO p.58 Illustration d'une forêt en feu.
PICTO p.58 Illustration d'une forêt en feu.
PICTO p.58 Illustration d'un feu de forêt avec des arbres en flammes.
PHOTO p.59 Deux pompiers éteignent un feu de végétation.
CARTE p.60 Carte du risque incendie en Ille-et-Vilaine.
CARTE p.61 Carte des incendies de forêt en Bretagne de 2006 à 2019.
PHOTO p.62 Un pompier éteint un feu de forêt avec un tuyau d'arrosage.
CARTE p.63 Carte des communes exposées au risque de feu de forêts en Ille-et-Vilaine.
PICRO p.64 Affiche sur la prévention des incendies en forêt.
ICONE p.64 Icône interdiction de feu.
PICTO p.64 Panneau interdisant tous les feux avec un symbole barré.
PICTO p.64 Pictogramme de feu interdit avec des flammes et un arbre.
CARTE p.65 Carte de l'indice de risque en France au 24/08/2019.
PICOTO p.65 Affiche sur la prévention des feux de forêt par le gouvernement français.
PHOTO p.67 Graphique d'un sismographe montrant des mesures séismiques.
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PICTO 58 Illustration d'une forêt en feu.
PICTO 58 Illustration d'une forêt en feu.
PICTO 58 Illustration d'un feu de forêt avec des arbres en flammes.
PHOTO 59 Deux pompiers éteignent un feu de végétation.
CARTE 60 Carte du risque incendie en Ille-et-Vilaine. Sources : IGN ADMIN-EXPRESS - BD Alti - BD Forêt V2 - Données SDIS 35 ÿ MANCHE [...]
CARTE 61 Carte des incendies de forêt en Bretagne de 2006 à 2019.
PHOTO 62 Un pompier éteint un feu de forêt avec un tuyau d'arrosage. sk ‘ EURS POMBIERS: #3 A ARitie Sevitatnest * 2 4
CARTE 63 Carte des communes exposées au risque de feu de forêts en Ille-et-Vilaine.
PICRO 64 Affiche sur la prévention des incendies en forêt. ® B m6) @) - ne fumez pas en forêt, dans les bois, ni à proximité. Ne jetez [...]
ICONE 64 Icône interdiction de feu.
PICTO 64 Panneau interdisant tous les feux avec un symbole barré. TOUS LES FEUX SONT FORMELLEMENT INTERDITS ALL FES ARE CPRCL 9 FORSOCR PEU AT [...]
PICTO 64 Pictogramme de feu interdit avec des flammes et un arbre. FEU INTERDIT
CARTE 65 Carte de l'indice de risque en France au 24/08/2019. Es 8) HE) Indice de risque 24/08/01 9 5° 4-3 -2 0 l' Production IFM France [...]
PICOTO 65 Affiche sur la prévention des feux de forêt par le gouvernement français. x GOUVERNEMENT déte dd Faut FEUX DE FORÊT Les prévenir et s'en protéger [...]
PHOTO 67 Graphique d'un sismographe montrant des mesures séismiques.

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.