Feu de forêt - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)
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58 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 4.1.2 Comment se manifeste-il ? On distingue trois types de feux de forêts et d’espaces naturels combustibles. Ils peuvent se produire simultanément sur une même zone. Ainsi, un feu de surface peut se transformer en feu de cimes et inversement. • Les feux de sol: ils concernent la matière organique contenue dans la litière, l’humus ou la tourbe et leur vitesse de propagation est faible. Bien que peu virulents, ils peuvent être très destructeurs en s’attaquant aux systèmes souterrains des végétaux. Avec la déprise, de nombreuses zones périphériques des forêts qui pouvaient servir de zones de coupe-feu, ont été colonisées par des formations végétales, telles que friches, landes, garrigues et maquis. Un feu de forêts peut prendre différentes formes se-lon les caractéristiques de la végétation et les condi-tions climatiques dans lesquelles il se développe. • Les feux de surface brûlent les strates basses de la végétation, c’est-à-dire la partie supérieure de la litière, la strate herbacée et les ligneux bas. Ils affectent la garrigue ou les landes. Leur propagation peut être rapide lorsqu’ils se développent librement et que les conditions de vent ou de relief y sont favorables (feux de pente). • Les feux de cimes brûlent la partie supérieure des arbres et forment une couronne de feu. Ils libèrent en général de grandes quantités d’énergie et leur vitesse de propagation est très élevée. Ils sont d’autant plus intenses et difficiles à contrôler que le vent est fort et la végétation sèche. Ces feux sont le plus souvent consécutifs à des feux de strates arbustives et arborescentes. Les feux de cimes seuls sont rares. 3 types de feux de forêt et d’espaces naturels combustibles A : Les feux de sol B : Les feux de surface C : Les feux de cimes A B C Source : Guide de Doctrine Opérationnelle ; Feux de forêts et d’espaces naturels - DSP/SDDRH/BDFE/ Février 2021 DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 59 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Le risque feux de forêts a longtemps été cantonné dans la moitié sud de la France métropolitaine. Ces dernières années, le dérèglement climatique (élévation de la température moyenne, diminution des précipitations au printemps et en été, allongement de la durée des sécheresses estivales…) a accru la perception de ce risque à l’échelle nationale, en l’élargissant aux régions et départements plus septentrionaux. Dans ces territoires, les services d’incendie et de secours sont également confrontés à d’autres feux de végétaux tels que les feux de récoltes, de chaumes ou encore de friches. 4.1.3 Quelles sont les facteurs d’éclosion ou d’aggravation ? 4.1.4 Quelles sont les conséquences ? Les conditions climatiques, température et humidité de l’air, vitesse du vent, ensoleillement, historique des précipitations, teneur en eau des sols, influencent fortement la capacité d’inflammation et la propagation du feu. Ainsi, une température élevée, un vent violent et un déficit hydrique de la végétation sont très favorables à l’éclosion et la propagation de l’incendie. Enfin, la topographie (pente, orientation…) peut encore accentuer les choses. Il faut également noter que la foudre est à l’origine de 4 % à 7 % des départs de feux. L’évolution de l’occupation du sol notamment par la déprise agricole, l’augmentation des surfaces boisées, l’extension de l’urbanisation et le développement des activités humaines au contact de la forêt sont autant de facteurs favorables à l’accroissement du risque d’incendie de forêt. Le développement incontrôlé du nombre d’incendies constitue une menace pour la vie et la santé humaine, un danger pour les biens matériels (habitat, infrastructures) et l’environnement. Ce phénomène peut avoir un impact social et économique important. Les atteintes aux hommes concernent principalement les sapeurs-pompiers et plus rarement la population. Le mitage, qui correspond à une présence diffuse d’habitations en zones forestières, accroît la vulnérabilité des populations face à l'aléa feu de forêt. De même, la diminution des distances entre les zones d'habitat et les zones de forêts limite les zones tampon à de faibles périmètres, insuffisants pour stopper la propagation d'un feu. La destruction d’habitations, de zones d’activités économiques et industrielles, ainsi que des réseaux de communication, induit généralement un coût important et des pertes d’exploitation. L’impact environnemental d’un feu est également considérable en termes de biodiversité (faune et flore habituelles des zones boisées). Aux conséquences immédiates, telles que les disparitions et les modifications de paysage, viennent s’ajouter des conséquences à plus long terme, notamment concernant la reconstitution des biotopes, la perte de qualité des sols et le risque important d'érosion, consécutif à l'augmentation du ruissellement sur un sol dénudé. Feu de forêt à Liffré le 29 juillet 2019 DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 60 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 4.2 Le risque feu de forêts et d’espaces naturels en Ille-et-Vilaine 4.2.1 Les risques dans le département Si le risque feux de forêts peut être considéré comme faible au regard de la situation des départements du Sud de la France, il convient toutefois de prendre en compte le risque général des feux de végétation qui intègrent les feux de landes et les feux de culture sur pied. Ce type d’incendie représente la part la plus importante de la sollicitation du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS). Vestiges de l’ancien massif forestier armoricain, les bois et forêts sont nombreux et épars sur l’ensemble du territoire départemental, et couvrent environ 60 000 hectares. Les trois plus grandes forêts sont celles de Paimpont, de Rennes et de la Guerche de Bretagne. Les essences sont à dominante de type feuillu, les résineux étant plus nombreux dans le quart Sud-ouest du département. L’Union Européenne classe les départements bretons à risque « moyen » parmi ceux qui ont des massifs classés sensibles aux incendies. En Ille-et-Vilaine, la ligne de partage des eaux délimite 2 zones forestières : celle présentant un risque très faible et celle un risque faible. La limite de la zone sèche délimite quant à elle la zone à risque modéré qui se situe au sud. Les massifs à risque sont ainsi majoritairement situés au Sud du département. Néanmoins le massif de la forêt de Rennes-Liffré est jugé également à risque modéré compte-tenu de sa superficie et de la population menacée. Zones boisées en Ille-et-Vilaine DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 61 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 4.2.2 L’historique et les événements récents dans le département Si l’Ille-et-Vilaine est un département beaucoup moins exposé que d’autres au risque de feux de forêts et d’espaces naturels, les sapeurs-pompiers du département doivent tout de même faire face chaque année à de nombreux feux. Département de Bretagne le plus marqué par le déficit de l’évapotranspiration estival, il présente épisodiquement des surfaces forestières détruites notables par rapport à sa surface forestière totale. La base de données sur les incendies de forêt (BDIFF) centralise des informations sur les incendies de forêt sur le territoire français depuis 2006. Feux de forêts ou d’espaces naturels 56 événements significatifs sont ainsi recensés sur l’Ille-et-Vilaine entre 2006 et 2019, représentant en tout 206 ha de surface brûlée dont 21 % de surface de forêt, 37 % d’autres terres boisées, 39 % de terres naturelles non boisées (landes). Parmi ces événements, les plus importants en termes de surface impactée ont concerné la commune de Ercé-près-Liffré en mars 2009 (près de 30 ha de landes et pinède brûlés) et le site naturel mégalithique des landes de Cojoux à Saint-Just en septembre 2009 (35 ha de lande et pinède brûlés) ou encore l’incendie survenu sur la commune du Pertre en avril 2017 (20 ha de forêt brûlés). 56 feux de forêt ou d’espaces naturels recensés sur l’Ille-et-Vilaine entre 2006 et 2019 DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 62 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 En termes d’intervention du SDIS, l’été 2019 est apparu particulièrement marqué par des départs de feu de forêts et espaces naturels avec 366 interventions, soit une hausse de 68 % par rapport à la moyenne des années précédentes, concentrées essentiellement sur le mois de juillet. Cette hausse exceptionnelle est liée aux très fortes chaleurs rencontrées en juillet qui ont asséché fortement la végétation. Le mois de juillet donnant également lieu à une activité agricole très intense (moissons), la conjonction de ces travaux et des conditions météo inédites a été à la source de 30 % des départs de feu. 2015 2016 2017 203 233 232 205 366 2018 2019 Bilan 2015-2019 des interventions sur feux d’aires naturelles - source : SDIS35 Feu de forêt à Liffré le 29 juillet 2019 366 interventions du SDIS l’été 2019 Pour l’Ille-et-Vilaine, l’arrêté préfectoral du 7 novembre 1980 classe de nombreux massifs comme sensibles aux incendies en fonction de conditions climatiques, pédologiques et de la nature des peuplements forestiers. Il identifie ainsi des massifs boisés et des communes plus particulièrement exposées au risque feu de forêt. 4.2.3 Les enjeux exposés Forêts et massifs boisés : Massifs de Paimpont et de Montfort sur les communes de : Paimpont - Plélan le Grand - Gaël - Muel Saint-Meen le Grand - St Péran - Iffendic Montfort sur Meu - Talensac Massif du Pertre sur les communes de : Le Pertre - Argentré du Plessis Mondevert Massif de saint-Aubin du Cormier sur les communes de : Saint-Aubin du Cormier - Mézières sur Couesnon Massif de Teillay sur les communes de : Ercé en Lamée - Teillay Massif de Rennes et Liffré sur la com-mune de LiffréMassif de Bourgouët et de Tanouarn sur les communes de : Dingé - Marcillé Raoul Massif du Theil sur les communes de : Theil de Bretagne - Retiers Massif du Chevré sur les communes de : Acigné - La Bouexière - Chateaubourg Marpiré Massif d’Araize sur la commune de Martigné-Ferchaud Massif de la Guerche sur la commune de Rannée DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 63 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Bois des communes de : Andouille Neuville Bains sur Oust Baulon Bourg des Comptes Bovel Campel Chanteloup Chapelle de Brain Chapelle Bouexic Crevin Feins Gahard Guignen Guipry Laille Langon Maxent Maure de Bretagne Mernel Monterfil Renac Saint-Aubin d’Aubigné Saint-Ganton Saint-Just Saint-Malo de Phily Sainte-Marie Saint-Médard sur Ille Saint-Senoux Sens de Bretagne Sixt sur Aff Communes exposées au risque feux de forêts ou d’espaces naturels DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 64 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 La défense de la forêt contre l’incendie (DFCI, pilotée par le ministère en charge de l’agriculture) repose sur une politique globale d’aménagement et d’entretien de l’espace rural et forestier. Elle met en œuvre les outils de programmation, d’aménagement et d’entretien des massifs, issus du code forestier notamment les plans de protection de la forêt contre l’incendie (PPFCI) établis à l’échelle du département ou de la région, et les plans de massifs qui sont la déclinaison par massif du PPFCI. Bien que non soumise réglementairement à cette obligation, la Bretagne s’est dotée d’un plan régional de protection des forêts contre l’incendie (version 2010). Il caractérise le risque incendie sur la régionà partir de l’étude des données climatiques et des types de végétations forestières. Les données d’accidentologie y sont également examinées et exploitées. Ce plan présente les conditions de la prévention des forêts contre l’incendie. Il recense les différentes techniques, les aides et développement des moyens réglementaires. 4.2.4 La prévention et les mesures prises face au risque feux de forêts et d’espaces naturels La défense de la forêt contre l’incendie La réglementation L’arrêté préfectoral du 20 avril 2015 définit la réglementation de l’usage du feu en Ille-et-Vilaine dans le cadre de la protection de la qualité de l’air et de la protection des forêts et landes contre l’incendie. Toute l’année et dans l’ensemble du départe-ment, il est interdit à toute personne de porter ou d’allumer du feu sur les terrains boisés, plan-tations, reboisements et landes et à moins de 200 m de ces lieux. Du 1er mars au 30 septembre, il est interdit de fumer dans ces mêmes lieux et à moins de 200m de ces lieux. Différents logos « Feu interdit » L’arrêté du 20 avril 2015 décline également les obligations de débroussaillement fixées par le code forestier: dans les communes clas-sées sensibles aux incendies par l’arrêté préfec-toral du 7 novembre 1980, la largeur des bandes à débroussailler et à maintenir débroussaillées, de part et d’autre de l’emprise des voies ou-vertes à la circulation publique traversant les ter-rains boisés, plantations, reboisements et landes et dans les zones situées à moins de 200m, est fixée à 20 m. Code Forestier : « On entend par débroussaillement les opérations dont l’objectif est de diminuer l’intensité et de limiter la propagation des incendies par la réduc-tion des combustibles végétaux en garantissant une rupture de la continuité du couvert végétal et en procé-dant à l’élagage des sujets maintenus et à l’élimination des rémanents de coupe ». Le débroussaillement - et le maintien à l’état dé-broussaillé - constitue une des meilleures pro-tections pour les particuliers contre le feu : • Il ralentit sa progression • Il diminue sa puissance et sa chaleur • Il évite que les flammes n’atteignent directe-ment la maison • Il favorise l’intervention des pompiers avec plus d’efficacité et moins de risques • Il permet de limiter le développement d’un départ de feu accidentel depuis la maison Le débroussaillement des abords des habitations est à la charge des propriétaires. Le débroussail-lement des bordures des routes et chemins est à la charge des maîtres d’ouvrage, propriétaires de ces infrastructures (collectivités, particuliers…). DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 65 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Les Plans de Prévention des Risques incendie de forêts (PPRif) ont pour objectif de faire connaître les zones à risques (pour les territoires les plus exposés) et de réduire la vulnérabilité des populations et des biens en régulant le développement. Il n’existe pas de PPRif « incendie de forêts » prescrit ou approuvé actuellement dans le département car les enjeux et dangers ne justifient pas à ce jour la mise en œuvre d’une telle procédure. L’alerte en cas de risque élevé La préfecture diffuse à l’attention du public diverses informations telles que les niveaux de danger, les consignes de prudence associées ainsi que les limitations réglementaires apportées aux activités, en particulier en ce qui concerne l’accès aux massifs forestiers et l’usage du feu. Ces mesures peuvent en outre être durcies par les maires en vertu de leur pouvoir de police. La surveillance dissuasive constitue le premier maillon du dispositif général de mobilisation préventive, grâce à un maillage du territoire par des moyens opérationnels terrestres et éventuellement aériens, mais surtout par une présence dans les massifs. Ainsi à l’intérieur des espaces forestiers ou boisés identifiés comme sensibles au risque feu de forêt, un dispositif de surveillance est activé, chaque année, en période estivale. En termes de prévision des phénomènes, l’indice forêt météo (IFM) réalisé par Météo France est un indice des conditions météorologiques propices aux incendies de forêt. Il comprend 5 niveaux: pas ou peu de risques ; risque faible; risque modéré ; risque fort ; risque extrême. Chaque jour, deux cartes sont publiées : l’indice observé et l’indice prévu. Cet outil a considérablement fait évoluer la gestion de la surveillance, le déclenchement des surveillances intensives et l’information du public. D’autres indices ont été développés pour prendre en compte les spécificités de la végétation, de la litière et de la morphologie des terrains boisés. Ils doivent être confortés par des relais de terrains composés de professionnels en contact permanent avec la forêt et des appréciations directes des services forestiers, afin que les alertes données aux maires soient les plus précises possible. La prise en compte dans l’aménagement L’alerte et l’organisation des secours La surveillance et la prévision des phénomènes 5 niveaux dans l’IFM Ex. d’alerte donnée par la préfecture le 23/08/19 «Météo-France annonce un risque fort sur l’ensemble des communes brétiliennes recensées par l’arrêté préfectoral du 7 novembre 1980 (communes particulièrement sensibles au risque incendie) et notamment dans les arrondissements de Redon et de Fougères-Vitré» La détection et la mobilisation des moyens de secours La détection précoce d’un feu s’appuie sur un ensemble de personnes, du citoyen au réseau de surveillance mis en place par les différents services. Ainsi dès le début de la saison estivale, tous les services de l’État mais aussi les services départementaux d’incendie, les collectivités locales, les conseils départementaux, les intercommunalités, les associations et les comités feux de forêts sont mobilisés pour lutter contre les feux de forêt. En cas de signalisation d’un départ de feu, la mon-tée en puissance de l’engagement opérationnel des services de secours est proportionnelle à l’importance des enjeux et nécessite une mobili-sation conséquente et adaptée de l’ensemble des moyens départementaux. Selon l’ampleur du sinistre, les services d’incendie et de secours des départements voisins peuvent être appelés en renfort, ainsi que le centre opérationnel de la zone de défense Ouest. Info visuels téléchargeable sur : Écologie.gouv DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 66 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Liens régionaux et départementaux : 4.3 Pour en savoir plus Liens généraux : Guide de Doctrine Opérationnelle www.gouvernement.fr Ministère de la Transition écologique Site de la Préfecture Site du SDIS AVANT PENDANT APRÈS S’organiser et anticiper : • Repérer les chemins d’évacuation, les abris, • Prévoir les moyens de lutte (points d’eau, matériels), • Débroussailler, • Vérifier l’état des fermetures, portes et volets, la toiture. Si vous êtes témoin d’un départ de feu • Informer les pompiers (18 ou 112 portable) le plus vite et le plus précisément possible, • Attaquer le feu si possible, Dans la nature, s’éloigner dos au vent • Si on est surpris par le front de feu, respirer à travers un linge humide, • A pied rechercher un écran (rocher, mur....), • Ne pas sortir de votre voiture, Une maison bien protégée est le meilleur abri • Fermer et arroser volets, portes et fenêtres, • Occulter les aérations avec des linges humides, • Rentrer les tuyaux d’arrosage pour les protéger et pouvoir les réutiliser après. • Éteindre les foyers résiduels CONSIGNES INDIVIDUELLES EN CAS D’INONDATION Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS 67 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 5. LE RISQUE SISMIQUE 5.1 Généralités 5.1.1 Qu’est-ce que le risque sismique ? 5.1.2 Comment se produisent les séismes ? Le risque sismique est la combinaison entre l’aléa sismique en un point donné et la vulnérabilité des enjeux qui s’y trouvent exposés (personnes, infrastructures…). L’aléa sismique représente la probabilité, pour un lieu géographique donné, d’occurrence d’un évènement sismique d’une intensité donnée. Par définition, l’aléa sismique est donc présent partout à la surface du globe, mais il est plus ou moins marqué selon les régions. La France n’échappe pas à la règle, puisque le niveau de sismicité est considéré comme étant très faible à moyen en Métropole ainsi que dans la plupart des Collectivités d’Outre-Mer, et fort aux Antilles, L’importance des dommages subis dépend ainsi très fortement de la vulnérabilité des enjeux à cet aléa. En Ille-et-Vilaine, l’aléa sismique est classé 2/5 (faible). Les séismes sont très majoritairement liés au phénomène sismotectonique, une fracturation brutale des roches le long de failles en profondeur dans la croûte terrestre pouvant se produire à quelques centaines de mètres ou a plusieurs centaines de kilomètres dans le sol. Lorsque les frottements au niveau d’une de ces failles sont importants, le mouvement entre les deux plaques est bloqué. De l’énergie est alors stockée le long de la faille. La libération brutale de cette énergie stockée permet de rattraper le retard du mouvement des plaques. Le déplacement instantané qui en résulte est la cause des séismes. Après la secousse principale, il y a des répliques, parfois meurtrières, qui correspondent à des réajustements des blocs au voisinage de la faille. Ces répliques peuvent se produire pendant plusieurs jours à plusieurs mois. Enfin, certaines activités humaines peuvent être à l’origine de séismes, appelés en conséquence «séismes anthropiques ». De fait, cette appellation couvre toute une gamme de tremblements de terre aux causes bien différentes. Ces séismes dits anthropiques peuvent être classés en deux catégories : • les séismes artificiels (tirs d’explosifs dans les carrières, tir de mines, essais nucléaires, effondrement de mines...) ; • les séismes induits, (exploitations de mines, exploitation de champs de gaz et de pétrole, injection de fluides, mise en eau de barrage…). Les séismes d’une magnitude de 2,6 à 3,5 sur l’échelle de Richter qui ont touché l’agglomération strasbourgeoise en décembre 2020 en lien avec le projet de centrale géothermique à Reichstett-Vendenheim (Bas-Rhin), arrêté depuis, illustrent ce type de cas. DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES NATURELS
Le document présente les différents types de feux de forêts et d'espaces naturels combustibles, qui se manifestent sous trois formes : les feux de sol, les feux de surface et les feux de cimes. Les feux de sol, bien que moins virulents, peuvent causer des destructions importantes aux systèmes souterrains des végétaux. Les feux de surface affectent les strates basses de la végétation et peuvent se propager rapidement sous certaines conditions. Les feux de cimes, quant à eux, brûlent la partie supérieure des arbres et sont très intenses, surtout en cas de vent fort et de végétation sèche.
Le risque d'incendie de forêt, historiquement limité au sud de la France, s'est étendu aux régions plus septentrionales en raison du dérèglement climatique. Divers facteurs, tels que les conditions climatiques, l'occupation du sol et les activités humaines, aggravent ce risque. Les conséquences des incendies incluent des menaces pour la vie humaine, des dommages matériels et des impacts environnementaux significatifs. Les sapeurs-pompiers sont particulièrement exposés aux dangers liés à ces incendies.
Le document aborde les risques liés aux feux de forêt en Ille-et-Vilaine, soulignant que la proximité des zones d'habitat avec les forêts augmente la vulnérabilité des populations face à ces incendies. Bien que le risque soit considéré comme faible par rapport à d'autres départements du Sud de la France, les feux de végétation, incluant les feux de landes et de cultures, représentent une préoccupation majeure pour le Service Départemental d’Incendie et de Secours. Les forêts, principalement feuillues, couvrent environ 60 000 hectares, avec des massifs à risque modéré situés principalement au sud du département.
Historique et événements récents
Entre 2006 et 2019, 56 événements significatifs de feux de forêt ont été recensés en Ille-et-Vilaine, totalisant 206 hectares brûlés, dont une part importante de forêts et de terres boisées. Les incendies les plus notables ont eu lieu à Ercé-près-Liffré, Saint-Just et Le Pertre, causant des destructions considérables. Malgré une exposition moins marquée que d'autres départements, le déficit d'évapotranspiration estivale contribue à des surfaces forestières détruites, rendant la gestion des incendies essentielle.
Entre 2006 et 2019, l'été 2019 a été particulièrement marqué par une augmentation des départs de feu de forêts et d'espaces naturels en Ille-et-Vilaine, avec 366 interventions du SDIS, soit une hausse de 68 % par rapport aux années précédentes. Cette situation a été exacerbée par des conditions climatiques extrêmes, notamment des chaleurs intenses en juillet, qui ont asséché la végétation. De plus, l'activité agricole intense durant cette période, notamment les moissons, a contribué à 30 % des départs de feu.
Le document souligne également que l'arrêté préfectoral du 7 novembre 1980 classe plusieurs massifs forestiers comme sensibles aux incendies, en tenant compte des conditions climatiques et pédologiques. Parmi les massifs identifiés, on trouve ceux de Paimpont, Montfort, Pertre, Saint-Aubin du Cormier, et d'autres communes exposées au risque de feux de forêt, ce qui met en lumière les enjeux liés à la gestion des forêts et à la prévention des incendies dans la région.
La défense de la forêt contre l'incendie en Ille-et-Vilaine repose sur une politique d'aménagement et d'entretien des espaces naturels, avec des outils comme les plans de protection de la forêt contre l'incendie (PPFCI) et les plans de massifs. Bien que la Bretagne ne soit pas légalement obligée, elle a mis en place un plan régional de protection des forêts, qui évalue le risque incendie en fonction des données climatiques et de la végétation. La réglementation, notamment l'arrêté préfectoral du 20 avril 2015, interdit l'usage du feu dans les zones boisées et impose des obligations de débroussaillement pour réduire les risques d'incendie.
Prévention et mesures
Les Plans de Prévention des Risques incendie de forêts (PPRif) visent à identifier les zones à risque et à diminuer la vulnérabilité des populations, bien qu'aucun PPRif ne soit actuellement en vigueur dans le département. La préfecture informe le public sur les niveaux de danger et les consignes de sécurité, tandis que les maires peuvent renforcer ces mesures. La surveillance des massifs forestiers, à travers des moyens terrestres et aériens, constitue un élément clé de la prévention contre les incendies.
Le document présente le dispositif de surveillance des incendies de forêt en France, activé chaque été, qui repose sur l'indice forêt météo (IFM) de Météo France. Cet indice, qui comporte cinq niveaux de risque, permet de publier quotidiennement des cartes d'indice observé et prévu, améliorant ainsi la gestion de la surveillance et l'information du public. Des relais de terrain, composés de professionnels en contact avec la forêt, sont essentiels pour assurer la précision des alertes aux maires.
La détection précoce des incendies mobilise divers acteurs, allant des citoyens aux services d'État, et nécessite une coordination efficace en cas de départ de feu. Les mesures d'anticipation incluent la préparation des chemins d'évacuation et des moyens de lutte, tandis que des conseils sont donnés pour agir en cas de feu, comme informer les pompiers rapidement et se protéger efficacement.
Le document présente des consignes de sécurité à suivre en cas d'inondation, telles que fermer volets, portes et fenêtres, occulter les aérations avec des linges humides, et rentrer les tuyaux d'arrosage. Il souligne également l'importance de se mettre à l'abri, d'écouter la radio et de respecter les consignes officielles.
Concernant le risque sismique, il est défini comme la combinaison de l'aléa sismique et de la vulnérabilité des enjeux exposés. En France, le niveau de sismicité varie, étant faible à moyen en Métropole et fort aux Antilles. Les séismes résultent principalement de la fracturation des roches le long des failles, et peuvent être causés par des activités humaines, classées en séismes artificiels et induits. Des exemples récents, comme ceux liés à un projet de centrale géothermique, illustrent ces phénomènes.
Risque : Incendie de forêt
Consignes de sécurité :
- Respecter les consignes de prudence et les limitations réglementaires concernant l'accès aux massifs forestiers et l'usage du feu.
- Surveillance active des massifs forestiers sensibles, surtout en été, avec un dispositif de surveillance terrestre et aérien.
- Suivre l'indice forêt météo (IFM) qui évalue le risque d'incendie sur 5 niveaux, avec des cartes publiées quotidiennement.
- En cas de départ de feu, alerter rapidement les pompiers et tenter d'éteindre le feu si possible, tout en se protégeant.
- Préparer son habitation en fermant et arrosant volets, portes et fenêtres, et en protégeant les tuyaux d'arrosage.
- En cas d'évacuation, repérer les chemins d'évacuation et les abris, et prévoir des moyens de lutte contre le feu.
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Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.