Transport de marchandises dangereuses - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)

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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Une digue est une structure parallèle au sens
d’écoulement dans le cas d’une rivière ou face
à la mer dans le cas d’une digue littorale. Cet
ouvrage artificiel comprend au moins une par-tie construite en élévation au-dessus du niveau
du terrain naturel. Les digues peuvent être
construites en dur sur d’importantes fondations
(c’est le cas pour certaines digues littorales) ou
être constituées de simples remblais en terre.
Elles sont destinées à contenir épisodiquement
un flux d’eau d’origine fluvial ou maritime afin de
protéger des zones naturellement inondables.
La rupture de barrage correspond à une
destruction partielle ou totale d’un barrage.
Les causes de rupture peuvent être diverses :
• techniques : par un défaut de fonctionne-ment des vannes permettant l’évacuation des
eaux, vices de conception, de construction ou
de matériaux, vieillissement des installations ;
• naturelles : à cause de séismes, crues ex-ceptionnelles, glissements de terrain (soit de
l’ouvrage lui-même, soit des terrains entou-rant la retenue et provoquant un déverse-ment sur le barrage) ;
• humaines : en raison d’insuffisance des
études préalables et du contrôle d’exécution,
d’erreurs d’exploitation, de surveillance et
d’entretien, ou de malveillance.
Le phénomène de rupture de barrage dé-pend des caractéristiques propres du barrage.
Ainsi, la rupture peut être :
• progressive dans le cas des barrages en rem-blais, par érosion régressive, suite à une sub-mersion de l’ouvrage ou à une fuite ;
• brutale dans le cas des barrages en béton,
par renversement ou par glissement d’un ou
plusieurs plots.
Généralement, des signes avant-coureurs peuvent
être détectés par les systèmes de surveillance
mis en place (mesures de déplacement, de pres-sion, des fuites), qui permettent, si nécessaire, de
mettre en sécurité l’ouvrage par une vidange vo-lontaire partielle ou totale de la retenue.
La rupture de digue peut être liée soit à une
érosion externe par affouillement de sa base,
soit à une érosion interne (présence de terriers
ou de canalisations dans lesquels l’eau s’in-filtre), soit à une instabilité générale du cours
de remblai entraînant une rupture d’ensemble
de l’ouvrage. Les ruptures de digues sont des
phénomènes en général peu prévisibles. (Voir
chapitre Risques littoraux.)
La rupture entraîne la formation d’une onde de
submersion qui se traduit par une élévation bru-tale du niveau de l’eau à l’aval.
Les enjeux peuvent être d’ordre humain, éco-nomique et environnemental.
• Conséquences humaines: sur les hommes,
les conséquences seraient la noyade ou l’ense-velissement, des blessures ainsi que l’isolement
ou le déplacement des personnes.
• Conséquences économiques : les biens
comme les habitations, entreprises, ou ou-vrages (ponts, routes...) situés dans la vallée
submergée peuvent être détruits, ou détério-rés, de même pour le bétail et les cultures. De
façon plus indirecte un tel événement produi-rait des dysfonctionnements systémiques tels
que la paralysie de certains services publics, la
coupure des réseaux impactés (voies de com-munication, transport, eau, réseaux électriques
ou téléphoniques...).
• Conséquences environnementales : l’en-dommagement, la destruction de la faune et
la flore, la disparition des sols cultivables sont
aussi des conséquences probables d’une rup-ture de barrage. Selon les matériaux rencontrés
et transportés, la submersion peut entraîner des
pollutions diverses, dépôts de déchets, boues,
débris... voire des accidents technologiques, par
accumulation d’effets si des industries sont im-plantées à l’aval de l’ouvrage (déchets toxiques,
explosion par réaction avec l’eau...).
Compte tenu d’une grande diversité dans les qua-lités de conception, de réalisation ou de gestion,
les ruptures de grands barrages sont beaucoup
plus rares que les ruptures de moyens et surtout
petits ouvrages.
3.1.2 Comment se manifeste le
phénomène de rupture ?
3.1.3 Quelles sont les conséquences ?
Digue du Sillon à Saint-Malo
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
La réglementation relative à la sécurité
des ouvrages hydrauliques issue du
décret n°2007-1735 du 11 décembre 2007
modifié par le décret n°2015-526 du 12 mai
2015, et codifiée à l’article R.214-112 et
suivants du code de l’environnement a
classifié les barrages de retenue et ouvrages
assimilés en 3 catégories en fonction de la
hauteur de l’ouvrage (H) et du volume d’eau
retenue (V) :
• Classe A : barrages de plus de 20 m de
hauteur au-dessus du sol naturel et dont le
produit H2 x V0,5 > 1500.
• Classe B : barrages de plus de 10 m et dont le
produit H2 x V0,5 > 200.
• Classe C : barrages de plus de 5 met dont le
produit H2 x V0,5 > 20 ; ou barrages de plus
de 2 m retenant plus de 0,05 millions de m3 
d’eau avec au moins une habitation à moins
de 400m à l’aval.
Les ouvrages ne répondant pas à cette définition
ne sont pas classés en tant que barrage au titre
du code de l’environnement.
3.1.4 Comment sont classés les barrages et les digues ?
Concernant les digues de protection contre
les inondations, le décret du 12 mai 2015 pré-voit leur reclassement en « systèmes d’endigue-ment
», selon trois classes dépendant de la po-pulation présente dans la zone protégée
:
• Classe A : population > 30 000 habitants
• Classe B : population entre 3 000 et 30 000
• Classe C : population entre 30 et 3000
La population protégée correspond à la popula-tion maximale exprimée en nombre d’habitants
susceptible d’être exposée dans la zone pro-tégée, en incluant notamment les populations
saisonnières et celles présentes dans les ERP.
Ce reclassement est en cours de réalisation par
les autorités en charge de la prévention des
inondations, et s’échelonnera jusqu’à juin 2023
selon la classe des ouvrages.
La gestion des milieux aquatiques et la prévention
des inondations (GEMAPI) est une compétence
confiée aux intercommunalités (métropoles,
communautés urbaines, communautés
d’agglomération, communautés de communes)
depuis le 1er janvier 2018.
Voir Chapitres Risque Inondation et Risques
littoraux
 La gestion des milieux aquatiques
 Barrage de la Chèze - © Photo Eau du Bassin Rennais -T. Chauvin
3
classes
de barrages
3
classes
de systèmes
d’endiguement
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
3.2 Le risque rupture de barrage ou de digue en Ille-et-Vilaine
3.2.1 Les risques dans le département
Barrages : Le département de l’Ille-et-Vilaine
comporte plus de 500 barrages sur son territoire.
9 barrages sont classés en catégorie A et B, 23
barrages sont classés en catégorie C.
Les barrages de la Cantache, Haute-Vilaine et La
Valière ont également vocation à être classés en
tant qu’«aménagement hydraulique» du fait
de leur rôle d’écrêtage des crues, en plus des
autres usages.
9 barrages
classés A et B en
Ille-et-Vilaine
CLASSE NOM
La Chèze
La Rance
Bazouges
Bois Joli
La Cantache
Haute-Vilaine
Hédé
Mireloup
La Valière
Saint-Thurial
La Richardais
et Saint-Malo
Hédé-Bazouges
Pleurtuit
Pocé-les-Bois
Chapelle-Erbrée
Hédé-Bazouges
et St-Symphorien
Le Tronchet
Vitré
La Chèze
La Rance
Le Rouillon
Le Frémur
La Cantache
La Vilaine
Le Meleuc
La Valière
La Tronçonniere
38 m
23,5 m
6 m
17 m
12,5 m
16 m
20,8 m
17 m
7,9m
14 400
184 000
1 600
3 000
6 800
7 200
1 330
5 700
500
Alimentation en eau
Hydroélectricité
(usine marémotrice)
Alimentation en eau
du canal de l’Ille-et-Rance
Alimentation en
eau potable
Ecrêtage de crues / soutien
d’étiage / Alimentation en
eau potable
Ecrêtage de crues / Alimentation
en eau potable / Loisirs
Alimentation en
eau potable
Alimentation en eau
potable / Ecrêtage de crues
Alimentation en eau du
canal de l’Ille-et-Rance
A
B
COMMUNE COUR D’EAU HAUTEUR USAGE(S) VOLUME en milliers de m3
+ de 500
barrages sur
le territoire de
l’Ille-et-Vilaine
L’Ille-et-Vilaine comporte sur son territoire des
digues maritimes et fluviales. Elles représentent
un linéaire total de 55 km dont 50 sur le litto-ral (voir chapitre Risques littoraux), le reste étant
constitué de digues fluviales (par ex. en bordure
de la Vilaine).
Barrages et
digues
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Au niveau national, les deux ruptures de bar-rages connues depuis environ un siècle sont
celles de Bouzey dans le département des Vos-ges (27 avril 1895) et de Malpasset dans le dé-partement du Var (2 décembre 1959).
• Construit en 1882, le réservoir de Bouzey
situé près d’Epinal, fait partie du système
alimentant le canal de l’Est, au bief de partage
des Vosges. La rupture de la digue du réservoir
sur presque toute sa longueur en 1895, a
conduit au déversement de sept millions de
mètres cubes d’eau dans la vallée de l’Avière,
causant la mort d’une centaine de personnes.
3.2.2 L’historique en France et les événements récents dans le département
Dommages suite à la rupture du barrage de Bouzey
© Photo VM/DR
Rupture du barrage de Malpasset à Fréjus en 1959
© wikipedia
• Mis en service en 1954, le barrage de Malpasset,
aujourd’hui en ruine, a été construit sur le Reyran,
affluent de l’Argens, en vue d’alimenter en eau
l’agglomération de Fréjus/Saint-Raphaël (Var) et
ses environs. Cinq ans après, des précipitations
intenses ont provoqué une crue du lac de la
retenue puis la rupture du barrage. Le déferlement
en aval d’une cinquantaine de millions de mètres
cubes d’eau entraîna 423 morts et des dégâts
matériels considérables.
Le département d’Ille-et-Vilaine n’a pas connu d’événement significatif de rupture de digue ou
de barrage. La base de données ARIA (Cf. chapitre risques industriels) répertorie 15 accidents ou
presque accidents relatifs à des barrages ou digues en Ille-et-Vilaine entre 2007 et aujourd’hui, sans
conséquence humaine ou environnementale.
TABLEAU 14 accidents
15
accidents ou
presque accidents
relatifs à des
barrages ou digues
en Ille-et-Vilaine
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
ACCIDENT / INCIDENT
Dysfonctionnement de clapets de régulation sur un barrage
Résurgence dans le parement aval d'un barrage
Obstruction de la conduite de vidange d'une retenue
Suintement au niveau du parement d'une digue
Blocage d'une vanne d'un barrage
Mise en difficulté de personnes à proximité d'un barrage
Mise en difficulté de personnes à l'amont d'un barrage
Bateau en difficulté au niveau d'une usine marémotrice
Digue endommagée lors d'une tempête
Effondrement du muret d'une digue
Bateau en difficulté à l'aval d'une usine marémotrice
Bateau en difficulté à l'amont d'une usine marémotrice
Kayakiste en difficulté dans le bassin de
l'usine marémotrice de la Rance
Feu sur un transformateur
07/03/2020
19/10/2018
18/12/2012
01/04/2020
11/12/2018
14/09/2017
27/10/2019
02/07/2015
01/07/2015
30/08/2011
27/06/2007
16/08/2017
20/07/2015
03/01/2018
POCE-LES-BOIS
PLEURTUIT
MARPIRE
PAIMPONT
PLELAN-LE-GRAND
SAINT-MALO
PAIMPONT
SAINT-MALO
SAINT-MALO
LA RICHARDAIS
DINARD
SAINT-MALO
SAINT-MALO
SAINT-MALO
DATE COMMUNE
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
Parmi ces incidents, on peut citer par exemple:
• L’endommagement d’une digue en front
de mer survenu le 03/01/2018 à Saint-Malo,
lors d’une tempête: un lit de pierres a été
extrait par les vagues sur 5 m de long; l’eau
s’est engouffrée dans cette brèche et les
surpressions qui en ont résulté ont fait sauter
la maçonnerie en partie haute de l’ouvrage.
3.2.3 Les enjeux exposés
3.2.4 La prévention et les mesures prises face au risque de rupture
de barrage ou de digue
Les enjeux (humains, économiques) situés en
retrait des digues de protection du littoral sont
présentés au chapitre risques littoraux.
La construction d’un barrage des classes A, B ou
C, ou la modification substantielle d’un barrage
des classes A, B ou C existant, est soumise à
une autorisation préalable au titre du code de
l’environnement. Cette autorisation est délivrée
par la préfecture du département sur la base
d’un dossier remis par le futur propriétaire. Ce
dossier comprend des justifications techniques à
la fois sur le barrage lui-même et l’incidence du
barrage sur l’environnement (étude d’impact).
Pour les barrages des classes A et B, le dossier
comprend en plus une étude de dangers.
L’examen préventif des projets de
barrages
À noter que le barrage hydroélectrique de
la Rance, qui est une usine marémotrice, a
fait l’objet d’une concession de son exploitation
au titre du code de l’énergie, accordée par le
ministère en charge de l’énergie. Son suivi et
son contrôle relèvent toutefois de la même
réglementation que les autres barrages (code
de l’environnement).
FRÉQUENCE DE RÉALISATION
DES ETUDES DE DANGERS
Barrages de classe A
Barrages de classe B
Digues de classe A
Digues de classe B
Digues de classe C
10 ans
15 ans
10 ans
15 ans
20 ans
L’étude de dangers
La réglementation issue des décrets du
11 décembre 2007 et du 12 mai 2015
impose aux propriétaires, exploitants ou
concessionnaires d’un barrage de Classe A ou B
et d’une digue de classe A, B ou C, la réalisation
d’une étude de dangers par un organisme agréé
précisant les niveaux de risque pris en compte,
les mesures aptes à les réduire ainsi que les
risques résiduels.
Le suivi et le contrôle
• L’effondrement sur 7 mètres du muret
bordant la voie de circulation en crête
du barrage des Forges de Paimpont le
27/10/2019. Aucun choc n’étant visible, la
piste du vieillissement mêlée aux dernières
pluies automnales générant un lessivage des
maçonneries a été avancée.
Cette étude s’appuie sur un examen exhaustif
préalable réalisé par l’organisme agréé incluant
une analyse de l’accidentologie. Elle précise la
probabilité, la cinétique et les zones d’effets des
accidents potentiels et une cartographie des
zones à risques significatifs doit être réalisée.
Les barrages peuvent être situés en amont
d’agglomérations et concerner des enjeux
humains importants. C’est le cas par exemple du
barrage de Haute-Vilaine en amont de Vitré.
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
La surveillance
La surveillance constante du barrage s’effectue
aussi bien pendant la période de mise en eau
qu’au cours de la période d’exploitation.
Elle s’appuie sur de fréquentes inspections
visuelles et des mesures sur le barrage et ses
appuis (mesures de déplacement, de fissuration,
de tassement, de pression d’eau et de débit de
fuite, etc.).
Toutes les informations recueillies par la
surveillance permettent une analyse et une
synthèse rendant compte de l’état du barrage,
ainsi que l’établissement, tout au long de
son existence, d’un « diagnostic de santé »
permanent. En fonction de la classe du barrage,
un certain nombre d’études approfondies du
barrage sont à réaliser périodiquement :
• visites techniques approfondies ;
• rapport de surveillance, rapport d’ausculta-tion
;
• revue de sureté avec examen des parties
habituellement noyées ;
• si cela apparaît nécessaire, des travaux
d’amélioration ou de confortement sont
réalisés.
Pendant toute la durée de vie de l’ouvrage, la
surveillance et les travaux d’entretien incombent
à l’exploitant du barrage.
Le contrôle
L’État assure un contrôle périodique de la
sécurité des barrages. Ainsi, le service de contrôle
de la sécurité des ouvrages hydrauliques de
la Direction Régionale de l’Environnement,
de l’Aménagement et du Logement (DREAL)
de Bretagne a pour objet de s’assurer que
les responsables des ouvrages respectent
les obligations qui leur sont faites par voie
réglementaire. Cela se traduit notamment par :
• la réalisation d’inspections de terrains des
ouvrages classés et soumis aux articles R.214-
112 à 132 du code de l’environnement dans le
cadre de la prévention des risques ;
• l’instruction et l’examen des documents
relatifs à la sécurité des barrages (consignes,
études de dangers, visites techniques
approfondies, diagnostics, rapports de
surveillance et d’auscultation, etc.).
La Direction Départementale des Territoires et
de la Mer (DDTM) assure de son côté la police
de l’eau, c’est-à-dire les contrôles relatifs à la
qualité de l’eau et la biodiversité.
L’ensemble des barrages de classe A et B du département ont fait l’objet d’une étude de
dangers. Les études de dangers des digues ont été réalisées sur les secteurs de Saint-Malo, Rennes
et la baie du Mont-Saint-Michel par leurs gestionnaires. Ces études font l’objet de mises à jour afin
de les régulariser en systèmes d’endiguements. (voir chapitre risques littoraux).
La cartographie fait apparaître les zones menacées par l’onde de submersion (en cas de rupture
totale de l’ouvrage) ainsi que ses caractéristiques (hauteur, vitesse, délais de passage, etc.). On y
recense aussi les enjeux menacés (ERP, hôpitaux, habitats, etc.).
© Mémento du Maire
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
L’alerte
En cas d’accident, l’alerte sera donnée par
des ensembles mobiles d’alerte (services de
secours dépêchés sur place) et éventuellement
les médias locaux.
L’alerte et l’organisation des secours
L’organisation des secours
Les plus grands barrages, c’est-à-dire ceux
dont le réservoir possède une capacité égale
ou supérieure à 15 millions de mètres cubes,
et une hauteur supérieure à 20 m, sont soumis
à l’obligation de posséder un Plan Particulier
d’Intervention (PPI), plan de secours et d’alerte
réalisé par le Préfet. En outre, le préfet peut
décider de réaliser un PPI sur n’importe quel
autre barrage s’il le juge utile. Ce plan précise les
mesures destinées à donner l’alerte aux autorités
et aux populations, l’organisation des secours et
la mise en place de plans d’évacuation.
Aucun barrage n’a donné lieu à un PPI en Ille-et-Vilaine.
Pour les autres barrages, les procédures d’alerte
et d’organisation des secours sont celles décrites
au chapitre «Généralités».
Des dispositions spécifiques au risque rupture
de barrage du plan ORSEC peuvent être mises en
œuvre si plusieurs communes sont impactées.
3.3 Pour en savoir plus
Liens généraux
Ministère de la transition Écologique
Comité français des barrages et
réservoirs
Les plans de prévention des risques naturels
(PPRN) d’inondation ou de submersion marine
qui fixent des règles d’urbanisme, constituent
un outil majeur pour assurer la sécurité des
personnes et la préservation des biens dans les
zones sensibles situées à l’arrière de digues.
Voir les chapitres Risque inondation et Risques
littoraux.
La prise en compte dans l’aménagement
Barrage de Bois Joli - © Photo : Syndicat Mixte de Production
d'Eau Potable de la Côte d'Emeraude
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
3 CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ
Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes
AVANT PENDANT
S’organiser et anticiper :
• Connaitre le système
spécifique d’alerte pour la
zone de proximité
immédiate : corne de
brume, système d’automate
d’appels téléphoniques à la
charge de l’exploitant en
zone de proximité
immédiate et sur l’ensemble
des zones concernées, les
sirènes RNA, les sirènes
locales, les messages radio,
télévision, les moyens
mobiles d’alerte,
• Appliquer les consignes
définies dans le PPI (une
déclinaison PPI des mesures
à appliquer au niveau local
est réalisée dans le plan
communal de sauvegarde
des communes concernées),
• Connaître les points
hauts sur lesquels se
réfugier (collines, étages
élevés des immeubles
résistants), les moyens et
itinéraires d’évacuation (voir
le PPI et le DICRIM).
• Établir un Plan Familial de
Mise en Sûreté
Mettre en place les
mesures conservatoires :
• Évacuer et gagner le plus
rapidement possible les
points hauts les plus
proches cités dans le PPI ou,
à défaut, les étages supé-rieurs d’un immeuble élevé
et solide,
• Ne pas prendre l’ascen-seur (en fonction de la zone
inondée).
• Ne pas revenir sur ses
pas.
• Éviter de téléphoner pour
laisser les secours disposer
au mieux des réseaux
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES
LES RISQUES
MAJEURS
SPÉCIFIQUES
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
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Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021
1. LE RISQUE RADON
1.1 Généralités
1.1.1 Qu’est-ce que le risque radon ?
1.1.2 Comment se manifeste-il ?
On entend par risque radon, le risque sur la santé
lié à l’inhalation du radon, gaz radioactif présent
naturellement dans l’environnement, inodore et
incolore, émettant des particules alpha.
Le radon se désintègre pour former des
particules solides, elles-mêmes radioactives et
qui émettent un rayonnement alpha et bêta.
Le radon provient de la dégradation de l’uranium
et du radium présents dans la croûte terrestre.
Comme ces éléments, Il est présent partout à
la surface de la terre mais plus particulièrement
dans les sous-sols granitiques et volcaniques.
À partir du sol et de l’eau, le radon diffuse dans
l’air et se trouve, par effet de confinement, à
des concentrations plus élevées à l’intérieur
des bâtiments qu’à l’extérieur. Les descendants
solides du radon sont alors inhalés avec l’air
respiré et se déposent dans les poumons.
Selon la pression atmosphérique, le radon
s’échappe plus ou moins du sol, c’est en hiver
que les teneurs sont importantes, c’est aussi
à cette saison que les logements sont les plus
confinés et que les habitants restent le plus à
l’intérieur de leur domicile.
Campagne terrain de mesure
du radon
DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES MAJEURS SPÉCIFIQUES
C’est principalement par le sol que le radon
transite et se répand dans l’air intérieur des
bâtiments.
L’importance de l’entrée du radon dans un
bâtiment dépend de nombreux paramètres:
• De la concentration de radon dans le
terrain sous le bâtiment, de la perméabilité
et de l’humidité de celui-ci, de la présence de
fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente.
• Des caractéristiques propres au bâtiment:
procédé de construction, présence de
vide sanitaire, étanchéité des fondations,
fissuration de la surface en contact avec le
sol, performances du système de ventilation,
disposition des canalisations.
Le radon représente le tiers de l’exposition
moyenne de la population française aux
rayonnements ionisants.
Résumé Elastic

Une digue est une structure construite pour contenir des flux d'eau fluviaux ou maritimes, protégeant ainsi des zones inondables. Les ruptures de barrages peuvent être causées par des facteurs techniques, naturels ou humains, et peuvent se manifester de manière progressive ou brutale. Les conséquences d'une rupture incluent des pertes humaines, des dommages économiques aux biens et infrastructures, ainsi que des impacts environnementaux tels que la destruction de la faune et de la flore.

La réglementation sur la sécurité des ouvrages hydrauliques classe les barrages en trois catégories selon leur hauteur et le volume d'eau retenue. Les classes A, B et C sont définies par des critères spécifiques, et les ouvrages ne répondant pas à ces critères ne sont pas considérés comme des barrages au sens du code de l'environnement.

Le décret du 12 mai 2015 prévoit le reclassement des inondations en « systèmes d’endiguement » selon trois classes basées sur la population protégée : Classe A pour plus de 30 000 habitants, Classe B pour 3 000 à 30 000 habitants, et Classe C pour 30 à 3 000 habitants. Ce reclassement, qui inclut les populations saisonnières et celles présentes dans les établissements recevant du public (ERP), est en cours jusqu'en juin 2023. La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) a été transférée aux intercommunalités depuis le 1er janvier 2018.

Risque de rupture de barrage en Ille-et-Vilaine

Le département d'Ille-et-Vilaine compte plus de 500 barrages, dont 9 classés en catégories A et B, et 23 en catégorie C. Certains barrages, comme ceux de la Cantache, Haute-Vilaine et La Valière, sont également considérés comme des « aménagements hydrauliques » en raison de leur rôle dans l'écrêtage des crues. Les barrages jouent un rôle crucial dans la gestion des ressources en eau et la prévention des inondations.

Le document traite de l'alimentation en eau potable et des infrastructures associées, notamment les barrages et digues présents en Ille-et-Vilaine. Il mentionne l'historique des ruptures de barrages en France, en se concentrant sur les cas de Bouzey et Malpasset, qui ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels importants. En revanche, le département d'Ille-et-Vilaine n'a pas connu d'événements significatifs de rupture, bien que 15 incidents mineurs aient été répertoriés depuis 2007, sans conséquences graves.

Les infrastructures hydrauliques, telles que les barrages et digues, jouent un rôle crucial dans la gestion des crues et l'approvisionnement en eau potable. Le document souligne l'importance de ces structures pour la sécurité et le bien-être des populations, tout en mettant en lumière les risques associés à leur défaillance.

Le document présente des incidents liés aux barrages et digues dans le département d'Ille-et-Vilaine, notamment l'endommagement d'une digue à Saint-Malo lors d'une tempête en 2018. Il souligne l'importance des enjeux humains et économiques liés à ces infrastructures, ainsi que les réglementations en vigueur pour la construction et la modification des barrages, qui nécessitent une autorisation préalable et une étude d'impact sur l'environnement.

Surveillance et prévention

La réglementation impose aux propriétaires de barrages et digues de réaliser des études de dangers tous les 10 à 20 ans, selon la classe de l'ouvrage. Ces études, effectuées par des organismes agréés, évaluent les risques et les mesures de prévention. La surveillance des barrages est essentielle et inclut des inspections régulières pour détecter tout signe de défaillance, comme l'effondrement d'un muret sur le barrage des Forges de Paimpont en 2019.

Le document traite de la surveillance et du contrôle des barrages, soulignant l'importance d'un diagnostic de santé permanent tout au long de leur existence. Les exploitants doivent réaliser des études approfondies, telles que des visites techniques et des rapports de surveillance, et effectuer des travaux d'amélioration si nécessaire. L'État, par le biais de la DREAL, assure un contrôle périodique pour garantir la sécurité des ouvrages, en vérifiant le respect des obligations réglementaires et en examinant les documents relatifs à la sécurité.

Alerte et Organisation des Secours

En cas d'accident, l'alerte est donnée par des services de secours et éventuellement par les médias locaux. Les grands barrages doivent posséder un Plan Particulier d'Intervention (PPI) pour organiser les secours et l'alerte, bien qu'aucun PPI n'ait été établi en Ille-et-Vilaine. Pour les autres barrages, des procédures d'alerte sont en place, et des mesures spécifiques peuvent être mises en œuvre en cas de rupture de barrage affectant plusieurs communes.

Consignes de Sécurité

Le document présente des consignes individuelles de sécurité à suivre avant et pendant une situation d'urgence. Il est essentiel de connaître le système d'alerte local, d'appliquer les consignes du Plan Particulier d'Intervention (PPI), et de se familiariser avec les points de refuge et les itinéraires d'évacuation. Un Plan Familial de Mise en Sûreté doit également être établi. Pendant une urgence, il est recommandé d'évacuer rapidement vers des points hauts, d'éviter l'ascenseur, de ne pas revenir sur ses pas et de limiter les appels téléphoniques pour ne pas encombrer les réseaux.

Risque Radon

Le document aborde également le risque radon, un gaz radioactif incolore et inodore, qui provient de la dégradation de l'uranium et du radium dans la croûte terrestre. Le radon peut s'accumuler à des concentrations plus élevées à l'intérieur des bâtiments, surtout en hiver lorsque les logements sont confinés. Les niveaux de radon dépendent de divers facteurs, tels que la concentration dans le sol, la perméabilité du terrain, et les caractéristiques de construction des bâtiments. Une campagne de mesure du radon est suggérée pour évaluer ce risque.

Le document aborde la problématique de la fissuration de la surface en contact avec le sol, ainsi que les performances du système de ventilation et la disposition des canalisations. Ces éléments sont cruciaux pour assurer la sécurité et la qualité de l'environnement intérieur.

Radon

Il est également mentionné que le radon constitue un tiers de l'exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants, soulignant l'importance de prendre des mesures pour réduire cette exposition.

Consignes Elastic

Risque : Rupture de barrage

Consignes de sécurité :

  • Avant un incident : connaître le système d'alerte local, appliquer les consignes du Plan Particulier d'Intervention (PPI), identifier les points hauts et les itinéraires d'évacuation, établir un Plan Familial de Mise en Sûreté.
  • Pendant un incident : évacuer rapidement vers les points hauts, ne pas utiliser l'ascenseur, ne pas revenir sur ses pas, éviter d'utiliser le téléphone pour libérer les réseaux pour les secours.

Médias 11

PHOTO p.106 Des vagues se brisant contre un mur la nuit.
PHOTO p.107 Un barrage surplombant un plan d'eau avec des arbres à côté.
CARTE p.108 Carte des barrages et digues autour de Rennes.
PHOTO p.109 Photo en noir et blanc d'une zone de décombres avec des personnes.
PHOTO p.109 Une structure en béton dans un environnement naturel.
SCHEMA p.111 Schéma de propagation d'une onde suite à la rupture d'un barrage.
PHOTO p.112 Un barrage avec de l'eau qui s'écoule en cascade.
PHOTO p.114 Un objet cylindrique enterré dans le sol avec une corde attachée.
PHOTO p.114 Équipe de secours transportant une personne sur un brancard.
PHOTO p.114 Des personnes manipulant des équipements technologiques en extérieur.
PHOTO p.115 Personnes manipulant des équipements électroniques en extérieur.
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PHOTO 106 Des vagues se brisant contre un mur la nuit.
PHOTO 107 Un barrage surplombant un plan d'eau avec des arbres à côté. Nage TA « du Fa 5 +; ‘ : fn Pere te ane = PATES RE MLE RE Ha = Con , VO [...]
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PHOTO 112 Un barrage avec de l'eau qui s'écoule en cascade.
PHOTO 114 Un objet cylindrique enterré dans le sol avec une corde attachée.
PHOTO 114 Équipe de secours transportant une personne sur un brancard. _
PHOTO 114 Des personnes manipulant des équipements technologiques en extérieur. si
PHOTO 115 Personnes manipulant des équipements électroniques en extérieur.

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.