Transport de marchandises dangereuses - DDRM d'Ille-et-Vilaine (35)
- Données Elasticsearch Disponibles
- Médias liés 11
- Dernière indexation 2026-06-24T13:57:36.436Z
Contenus
106 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Une digue est une structure parallèle au sens d’écoulement dans le cas d’une rivière ou face à la mer dans le cas d’une digue littorale. Cet ouvrage artificiel comprend au moins une par-tie construite en élévation au-dessus du niveau du terrain naturel. Les digues peuvent être construites en dur sur d’importantes fondations (c’est le cas pour certaines digues littorales) ou être constituées de simples remblais en terre. Elles sont destinées à contenir épisodiquement un flux d’eau d’origine fluvial ou maritime afin de protéger des zones naturellement inondables. La rupture de barrage correspond à une destruction partielle ou totale d’un barrage. Les causes de rupture peuvent être diverses : • techniques : par un défaut de fonctionne-ment des vannes permettant l’évacuation des eaux, vices de conception, de construction ou de matériaux, vieillissement des installations ; • naturelles : à cause de séismes, crues ex-ceptionnelles, glissements de terrain (soit de l’ouvrage lui-même, soit des terrains entou-rant la retenue et provoquant un déverse-ment sur le barrage) ; • humaines : en raison d’insuffisance des études préalables et du contrôle d’exécution, d’erreurs d’exploitation, de surveillance et d’entretien, ou de malveillance. Le phénomène de rupture de barrage dé-pend des caractéristiques propres du barrage. Ainsi, la rupture peut être : • progressive dans le cas des barrages en rem-blais, par érosion régressive, suite à une sub-mersion de l’ouvrage ou à une fuite ; • brutale dans le cas des barrages en béton, par renversement ou par glissement d’un ou plusieurs plots. Généralement, des signes avant-coureurs peuvent être détectés par les systèmes de surveillance mis en place (mesures de déplacement, de pres-sion, des fuites), qui permettent, si nécessaire, de mettre en sécurité l’ouvrage par une vidange vo-lontaire partielle ou totale de la retenue. La rupture de digue peut être liée soit à une érosion externe par affouillement de sa base, soit à une érosion interne (présence de terriers ou de canalisations dans lesquels l’eau s’in-filtre), soit à une instabilité générale du cours de remblai entraînant une rupture d’ensemble de l’ouvrage. Les ruptures de digues sont des phénomènes en général peu prévisibles. (Voir chapitre Risques littoraux.) La rupture entraîne la formation d’une onde de submersion qui se traduit par une élévation bru-tale du niveau de l’eau à l’aval. Les enjeux peuvent être d’ordre humain, éco-nomique et environnemental. • Conséquences humaines: sur les hommes, les conséquences seraient la noyade ou l’ense-velissement, des blessures ainsi que l’isolement ou le déplacement des personnes. • Conséquences économiques : les biens comme les habitations, entreprises, ou ou-vrages (ponts, routes...) situés dans la vallée submergée peuvent être détruits, ou détério-rés, de même pour le bétail et les cultures. De façon plus indirecte un tel événement produi-rait des dysfonctionnements systémiques tels que la paralysie de certains services publics, la coupure des réseaux impactés (voies de com-munication, transport, eau, réseaux électriques ou téléphoniques...). • Conséquences environnementales : l’en-dommagement, la destruction de la faune et la flore, la disparition des sols cultivables sont aussi des conséquences probables d’une rup-ture de barrage. Selon les matériaux rencontrés et transportés, la submersion peut entraîner des pollutions diverses, dépôts de déchets, boues, débris... voire des accidents technologiques, par accumulation d’effets si des industries sont im-plantées à l’aval de l’ouvrage (déchets toxiques, explosion par réaction avec l’eau...). Compte tenu d’une grande diversité dans les qua-lités de conception, de réalisation ou de gestion, les ruptures de grands barrages sont beaucoup plus rares que les ruptures de moyens et surtout petits ouvrages. 3.1.2 Comment se manifeste le phénomène de rupture ? 3.1.3 Quelles sont les conséquences ? Digue du Sillon à Saint-Malo DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 107 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 La réglementation relative à la sécurité des ouvrages hydrauliques issue du décret n°2007-1735 du 11 décembre 2007 modifié par le décret n°2015-526 du 12 mai 2015, et codifiée à l’article R.214-112 et suivants du code de l’environnement a classifié les barrages de retenue et ouvrages assimilés en 3 catégories en fonction de la hauteur de l’ouvrage (H) et du volume d’eau retenue (V) : • Classe A : barrages de plus de 20 m de hauteur au-dessus du sol naturel et dont le produit H2 x V0,5 > 1500. • Classe B : barrages de plus de 10 m et dont le produit H2 x V0,5 > 200. • Classe C : barrages de plus de 5 met dont le produit H2 x V0,5 > 20 ; ou barrages de plus de 2 m retenant plus de 0,05 millions de m3 d’eau avec au moins une habitation à moins de 400m à l’aval. Les ouvrages ne répondant pas à cette définition ne sont pas classés en tant que barrage au titre du code de l’environnement. 3.1.4 Comment sont classés les barrages et les digues ? Concernant les digues de protection contre les inondations, le décret du 12 mai 2015 pré-voit leur reclassement en « systèmes d’endigue-ment », selon trois classes dépendant de la po-pulation présente dans la zone protégée : • Classe A : population > 30 000 habitants • Classe B : population entre 3 000 et 30 000 • Classe C : population entre 30 et 3000 La population protégée correspond à la popula-tion maximale exprimée en nombre d’habitants susceptible d’être exposée dans la zone pro-tégée, en incluant notamment les populations saisonnières et celles présentes dans les ERP. Ce reclassement est en cours de réalisation par les autorités en charge de la prévention des inondations, et s’échelonnera jusqu’à juin 2023 selon la classe des ouvrages. La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) est une compétence confiée aux intercommunalités (métropoles, communautés urbaines, communautés d’agglomération, communautés de communes) depuis le 1er janvier 2018. Voir Chapitres Risque Inondation et Risques littoraux La gestion des milieux aquatiques Barrage de la Chèze - © Photo Eau du Bassin Rennais -T. Chauvin 3 classes de barrages 3 classes de systèmes d’endiguement DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 108 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 3.2 Le risque rupture de barrage ou de digue en Ille-et-Vilaine 3.2.1 Les risques dans le département Barrages : Le département de l’Ille-et-Vilaine comporte plus de 500 barrages sur son territoire. 9 barrages sont classés en catégorie A et B, 23 barrages sont classés en catégorie C. Les barrages de la Cantache, Haute-Vilaine et La Valière ont également vocation à être classés en tant qu’«aménagement hydraulique» du fait de leur rôle d’écrêtage des crues, en plus des autres usages. 9 barrages classés A et B en Ille-et-Vilaine CLASSE NOM La Chèze La Rance Bazouges Bois Joli La Cantache Haute-Vilaine Hédé Mireloup La Valière Saint-Thurial La Richardais et Saint-Malo Hédé-Bazouges Pleurtuit Pocé-les-Bois Chapelle-Erbrée Hédé-Bazouges et St-Symphorien Le Tronchet Vitré La Chèze La Rance Le Rouillon Le Frémur La Cantache La Vilaine Le Meleuc La Valière La Tronçonniere 38 m 23,5 m 6 m 17 m 12,5 m 16 m 20,8 m 17 m 7,9m 14 400 184 000 1 600 3 000 6 800 7 200 1 330 5 700 500 Alimentation en eau Hydroélectricité (usine marémotrice) Alimentation en eau du canal de l’Ille-et-Rance Alimentation en eau potable Ecrêtage de crues / soutien d’étiage / Alimentation en eau potable Ecrêtage de crues / Alimentation en eau potable / Loisirs Alimentation en eau potable Alimentation en eau potable / Ecrêtage de crues Alimentation en eau du canal de l’Ille-et-Rance A B COMMUNE COUR D’EAU HAUTEUR USAGE(S) VOLUME en milliers de m3 + de 500 barrages sur le territoire de l’Ille-et-Vilaine L’Ille-et-Vilaine comporte sur son territoire des digues maritimes et fluviales. Elles représentent un linéaire total de 55 km dont 50 sur le litto-ral (voir chapitre Risques littoraux), le reste étant constitué de digues fluviales (par ex. en bordure de la Vilaine). Barrages et digues DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 109 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Au niveau national, les deux ruptures de bar-rages connues depuis environ un siècle sont celles de Bouzey dans le département des Vos-ges (27 avril 1895) et de Malpasset dans le dé-partement du Var (2 décembre 1959). • Construit en 1882, le réservoir de Bouzey situé près d’Epinal, fait partie du système alimentant le canal de l’Est, au bief de partage des Vosges. La rupture de la digue du réservoir sur presque toute sa longueur en 1895, a conduit au déversement de sept millions de mètres cubes d’eau dans la vallée de l’Avière, causant la mort d’une centaine de personnes. 3.2.2 L’historique en France et les événements récents dans le département Dommages suite à la rupture du barrage de Bouzey © Photo VM/DR Rupture du barrage de Malpasset à Fréjus en 1959 © wikipedia • Mis en service en 1954, le barrage de Malpasset, aujourd’hui en ruine, a été construit sur le Reyran, affluent de l’Argens, en vue d’alimenter en eau l’agglomération de Fréjus/Saint-Raphaël (Var) et ses environs. Cinq ans après, des précipitations intenses ont provoqué une crue du lac de la retenue puis la rupture du barrage. Le déferlement en aval d’une cinquantaine de millions de mètres cubes d’eau entraîna 423 morts et des dégâts matériels considérables. Le département d’Ille-et-Vilaine n’a pas connu d’événement significatif de rupture de digue ou de barrage. La base de données ARIA (Cf. chapitre risques industriels) répertorie 15 accidents ou presque accidents relatifs à des barrages ou digues en Ille-et-Vilaine entre 2007 et aujourd’hui, sans conséquence humaine ou environnementale. TABLEAU 14 accidents 15 accidents ou presque accidents relatifs à des barrages ou digues en Ille-et-Vilaine DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES ACCIDENT / INCIDENT Dysfonctionnement de clapets de régulation sur un barrage Résurgence dans le parement aval d'un barrage Obstruction de la conduite de vidange d'une retenue Suintement au niveau du parement d'une digue Blocage d'une vanne d'un barrage Mise en difficulté de personnes à proximité d'un barrage Mise en difficulté de personnes à l'amont d'un barrage Bateau en difficulté au niveau d'une usine marémotrice Digue endommagée lors d'une tempête Effondrement du muret d'une digue Bateau en difficulté à l'aval d'une usine marémotrice Bateau en difficulté à l'amont d'une usine marémotrice Kayakiste en difficulté dans le bassin de l'usine marémotrice de la Rance Feu sur un transformateur 07/03/2020 19/10/2018 18/12/2012 01/04/2020 11/12/2018 14/09/2017 27/10/2019 02/07/2015 01/07/2015 30/08/2011 27/06/2007 16/08/2017 20/07/2015 03/01/2018 POCE-LES-BOIS PLEURTUIT MARPIRE PAIMPONT PLELAN-LE-GRAND SAINT-MALO PAIMPONT SAINT-MALO SAINT-MALO LA RICHARDAIS DINARD SAINT-MALO SAINT-MALO SAINT-MALO DATE COMMUNE 110 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 Parmi ces incidents, on peut citer par exemple: • L’endommagement d’une digue en front de mer survenu le 03/01/2018 à Saint-Malo, lors d’une tempête: un lit de pierres a été extrait par les vagues sur 5 m de long; l’eau s’est engouffrée dans cette brèche et les surpressions qui en ont résulté ont fait sauter la maçonnerie en partie haute de l’ouvrage. 3.2.3 Les enjeux exposés 3.2.4 La prévention et les mesures prises face au risque de rupture de barrage ou de digue Les enjeux (humains, économiques) situés en retrait des digues de protection du littoral sont présentés au chapitre risques littoraux. La construction d’un barrage des classes A, B ou C, ou la modification substantielle d’un barrage des classes A, B ou C existant, est soumise à une autorisation préalable au titre du code de l’environnement. Cette autorisation est délivrée par la préfecture du département sur la base d’un dossier remis par le futur propriétaire. Ce dossier comprend des justifications techniques à la fois sur le barrage lui-même et l’incidence du barrage sur l’environnement (étude d’impact). Pour les barrages des classes A et B, le dossier comprend en plus une étude de dangers. L’examen préventif des projets de barrages À noter que le barrage hydroélectrique de la Rance, qui est une usine marémotrice, a fait l’objet d’une concession de son exploitation au titre du code de l’énergie, accordée par le ministère en charge de l’énergie. Son suivi et son contrôle relèvent toutefois de la même réglementation que les autres barrages (code de l’environnement). FRÉQUENCE DE RÉALISATION DES ETUDES DE DANGERS Barrages de classe A Barrages de classe B Digues de classe A Digues de classe B Digues de classe C 10 ans 15 ans 10 ans 15 ans 20 ans L’étude de dangers La réglementation issue des décrets du 11 décembre 2007 et du 12 mai 2015 impose aux propriétaires, exploitants ou concessionnaires d’un barrage de Classe A ou B et d’une digue de classe A, B ou C, la réalisation d’une étude de dangers par un organisme agréé précisant les niveaux de risque pris en compte, les mesures aptes à les réduire ainsi que les risques résiduels. Le suivi et le contrôle • L’effondrement sur 7 mètres du muret bordant la voie de circulation en crête du barrage des Forges de Paimpont le 27/10/2019. Aucun choc n’étant visible, la piste du vieillissement mêlée aux dernières pluies automnales générant un lessivage des maçonneries a été avancée. Cette étude s’appuie sur un examen exhaustif préalable réalisé par l’organisme agréé incluant une analyse de l’accidentologie. Elle précise la probabilité, la cinétique et les zones d’effets des accidents potentiels et une cartographie des zones à risques significatifs doit être réalisée. Les barrages peuvent être situés en amont d’agglomérations et concerner des enjeux humains importants. C’est le cas par exemple du barrage de Haute-Vilaine en amont de Vitré. DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 111 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 La surveillance La surveillance constante du barrage s’effectue aussi bien pendant la période de mise en eau qu’au cours de la période d’exploitation. Elle s’appuie sur de fréquentes inspections visuelles et des mesures sur le barrage et ses appuis (mesures de déplacement, de fissuration, de tassement, de pression d’eau et de débit de fuite, etc.). Toutes les informations recueillies par la surveillance permettent une analyse et une synthèse rendant compte de l’état du barrage, ainsi que l’établissement, tout au long de son existence, d’un « diagnostic de santé » permanent. En fonction de la classe du barrage, un certain nombre d’études approfondies du barrage sont à réaliser périodiquement : • visites techniques approfondies ; • rapport de surveillance, rapport d’ausculta-tion ; • revue de sureté avec examen des parties habituellement noyées ; • si cela apparaît nécessaire, des travaux d’amélioration ou de confortement sont réalisés. Pendant toute la durée de vie de l’ouvrage, la surveillance et les travaux d’entretien incombent à l’exploitant du barrage. Le contrôle L’État assure un contrôle périodique de la sécurité des barrages. Ainsi, le service de contrôle de la sécurité des ouvrages hydrauliques de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) de Bretagne a pour objet de s’assurer que les responsables des ouvrages respectent les obligations qui leur sont faites par voie réglementaire. Cela se traduit notamment par : • la réalisation d’inspections de terrains des ouvrages classés et soumis aux articles R.214- 112 à 132 du code de l’environnement dans le cadre de la prévention des risques ; • l’instruction et l’examen des documents relatifs à la sécurité des barrages (consignes, études de dangers, visites techniques approfondies, diagnostics, rapports de surveillance et d’auscultation, etc.). La Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) assure de son côté la police de l’eau, c’est-à-dire les contrôles relatifs à la qualité de l’eau et la biodiversité. L’ensemble des barrages de classe A et B du département ont fait l’objet d’une étude de dangers. Les études de dangers des digues ont été réalisées sur les secteurs de Saint-Malo, Rennes et la baie du Mont-Saint-Michel par leurs gestionnaires. Ces études font l’objet de mises à jour afin de les régulariser en systèmes d’endiguements. (voir chapitre risques littoraux). La cartographie fait apparaître les zones menacées par l’onde de submersion (en cas de rupture totale de l’ouvrage) ainsi que ses caractéristiques (hauteur, vitesse, délais de passage, etc.). On y recense aussi les enjeux menacés (ERP, hôpitaux, habitats, etc.). © Mémento du Maire DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 112 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 L’alerte En cas d’accident, l’alerte sera donnée par des ensembles mobiles d’alerte (services de secours dépêchés sur place) et éventuellement les médias locaux. L’alerte et l’organisation des secours L’organisation des secours Les plus grands barrages, c’est-à-dire ceux dont le réservoir possède une capacité égale ou supérieure à 15 millions de mètres cubes, et une hauteur supérieure à 20 m, sont soumis à l’obligation de posséder un Plan Particulier d’Intervention (PPI), plan de secours et d’alerte réalisé par le Préfet. En outre, le préfet peut décider de réaliser un PPI sur n’importe quel autre barrage s’il le juge utile. Ce plan précise les mesures destinées à donner l’alerte aux autorités et aux populations, l’organisation des secours et la mise en place de plans d’évacuation. Aucun barrage n’a donné lieu à un PPI en Ille-et-Vilaine. Pour les autres barrages, les procédures d’alerte et d’organisation des secours sont celles décrites au chapitre «Généralités». Des dispositions spécifiques au risque rupture de barrage du plan ORSEC peuvent être mises en œuvre si plusieurs communes sont impactées. 3.3 Pour en savoir plus Liens généraux Ministère de la transition Écologique Comité français des barrages et réservoirs Les plans de prévention des risques naturels (PPRN) d’inondation ou de submersion marine qui fixent des règles d’urbanisme, constituent un outil majeur pour assurer la sécurité des personnes et la préservation des biens dans les zones sensibles situées à l’arrière de digues. Voir les chapitres Risque inondation et Risques littoraux. La prise en compte dans l’aménagement Barrage de Bois Joli - © Photo : Syndicat Mixte de Production d'Eau Potable de la Côte d'Emeraude DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES 113 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 3 CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SÉCURITÉ Se mettre à l’abri Écouter la radio Respecter les consignes AVANT PENDANT S’organiser et anticiper : • Connaitre le système spécifique d’alerte pour la zone de proximité immédiate : corne de brume, système d’automate d’appels téléphoniques à la charge de l’exploitant en zone de proximité immédiate et sur l’ensemble des zones concernées, les sirènes RNA, les sirènes locales, les messages radio, télévision, les moyens mobiles d’alerte, • Appliquer les consignes définies dans le PPI (une déclinaison PPI des mesures à appliquer au niveau local est réalisée dans le plan communal de sauvegarde des communes concernées), • Connaître les points hauts sur lesquels se réfugier (collines, étages élevés des immeubles résistants), les moyens et itinéraires d’évacuation (voir le PPI et le DICRIM). • Établir un Plan Familial de Mise en Sûreté Mettre en place les mesures conservatoires : • Évacuer et gagner le plus rapidement possible les points hauts les plus proches cités dans le PPI ou, à défaut, les étages supé-rieurs d’un immeuble élevé et solide, • Ne pas prendre l’ascen-seur (en fonction de la zone inondée). • Ne pas revenir sur ses pas. • Éviter de téléphoner pour laisser les secours disposer au mieux des réseaux DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES TECHNOLOGIQUES LES RISQUES MAJEURS SPÉCIFIQUES Retour au Sommaire Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 115 Préfecture d’Ille-et-Vilaine - édition 2021 1. LE RISQUE RADON 1.1 Généralités 1.1.1 Qu’est-ce que le risque radon ? 1.1.2 Comment se manifeste-il ? On entend par risque radon, le risque sur la santé lié à l’inhalation du radon, gaz radioactif présent naturellement dans l’environnement, inodore et incolore, émettant des particules alpha. Le radon se désintègre pour former des particules solides, elles-mêmes radioactives et qui émettent un rayonnement alpha et bêta. Le radon provient de la dégradation de l’uranium et du radium présents dans la croûte terrestre. Comme ces éléments, Il est présent partout à la surface de la terre mais plus particulièrement dans les sous-sols granitiques et volcaniques. À partir du sol et de l’eau, le radon diffuse dans l’air et se trouve, par effet de confinement, à des concentrations plus élevées à l’intérieur des bâtiments qu’à l’extérieur. Les descendants solides du radon sont alors inhalés avec l’air respiré et se déposent dans les poumons. Selon la pression atmosphérique, le radon s’échappe plus ou moins du sol, c’est en hiver que les teneurs sont importantes, c’est aussi à cette saison que les logements sont les plus confinés et que les habitants restent le plus à l’intérieur de leur domicile. Campagne terrain de mesure du radon DOSSIER DÉPARTEMENTAL SUR LES RISQUES MAJEURS - LES RISQUES MAJEURS SPÉCIFIQUES C’est principalement par le sol que le radon transite et se répand dans l’air intérieur des bâtiments. L’importance de l’entrée du radon dans un bâtiment dépend de nombreux paramètres: • De la concentration de radon dans le terrain sous le bâtiment, de la perméabilité et de l’humidité de celui-ci, de la présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente. • Des caractéristiques propres au bâtiment: procédé de construction, présence de vide sanitaire, étanchéité des fondations, fissuration de la surface en contact avec le sol, performances du système de ventilation, disposition des canalisations. Le radon représente le tiers de l’exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants.
Une digue est une structure construite pour contenir des flux d'eau fluviaux ou maritimes, protégeant ainsi des zones inondables. Les ruptures de barrages peuvent être causées par des facteurs techniques, naturels ou humains, et peuvent se manifester de manière progressive ou brutale. Les conséquences d'une rupture incluent des pertes humaines, des dommages économiques aux biens et infrastructures, ainsi que des impacts environnementaux tels que la destruction de la faune et de la flore.
La réglementation sur la sécurité des ouvrages hydrauliques classe les barrages en trois catégories selon leur hauteur et le volume d'eau retenue. Les classes A, B et C sont définies par des critères spécifiques, et les ouvrages ne répondant pas à ces critères ne sont pas considérés comme des barrages au sens du code de l'environnement.
Le décret du 12 mai 2015 prévoit le reclassement des inondations en « systèmes d’endiguement » selon trois classes basées sur la population protégée : Classe A pour plus de 30 000 habitants, Classe B pour 3 000 à 30 000 habitants, et Classe C pour 30 à 3 000 habitants. Ce reclassement, qui inclut les populations saisonnières et celles présentes dans les établissements recevant du public (ERP), est en cours jusqu'en juin 2023. La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) a été transférée aux intercommunalités depuis le 1er janvier 2018.
Risque de rupture de barrage en Ille-et-Vilaine
Le département d'Ille-et-Vilaine compte plus de 500 barrages, dont 9 classés en catégories A et B, et 23 en catégorie C. Certains barrages, comme ceux de la Cantache, Haute-Vilaine et La Valière, sont également considérés comme des « aménagements hydrauliques » en raison de leur rôle dans l'écrêtage des crues. Les barrages jouent un rôle crucial dans la gestion des ressources en eau et la prévention des inondations.
Le document traite de l'alimentation en eau potable et des infrastructures associées, notamment les barrages et digues présents en Ille-et-Vilaine. Il mentionne l'historique des ruptures de barrages en France, en se concentrant sur les cas de Bouzey et Malpasset, qui ont causé des pertes humaines et des dégâts matériels importants. En revanche, le département d'Ille-et-Vilaine n'a pas connu d'événements significatifs de rupture, bien que 15 incidents mineurs aient été répertoriés depuis 2007, sans conséquences graves.
Les infrastructures hydrauliques, telles que les barrages et digues, jouent un rôle crucial dans la gestion des crues et l'approvisionnement en eau potable. Le document souligne l'importance de ces structures pour la sécurité et le bien-être des populations, tout en mettant en lumière les risques associés à leur défaillance.
Le document présente des incidents liés aux barrages et digues dans le département d'Ille-et-Vilaine, notamment l'endommagement d'une digue à Saint-Malo lors d'une tempête en 2018. Il souligne l'importance des enjeux humains et économiques liés à ces infrastructures, ainsi que les réglementations en vigueur pour la construction et la modification des barrages, qui nécessitent une autorisation préalable et une étude d'impact sur l'environnement.
Surveillance et prévention
La réglementation impose aux propriétaires de barrages et digues de réaliser des études de dangers tous les 10 à 20 ans, selon la classe de l'ouvrage. Ces études, effectuées par des organismes agréés, évaluent les risques et les mesures de prévention. La surveillance des barrages est essentielle et inclut des inspections régulières pour détecter tout signe de défaillance, comme l'effondrement d'un muret sur le barrage des Forges de Paimpont en 2019.
Le document traite de la surveillance et du contrôle des barrages, soulignant l'importance d'un diagnostic de santé permanent tout au long de leur existence. Les exploitants doivent réaliser des études approfondies, telles que des visites techniques et des rapports de surveillance, et effectuer des travaux d'amélioration si nécessaire. L'État, par le biais de la DREAL, assure un contrôle périodique pour garantir la sécurité des ouvrages, en vérifiant le respect des obligations réglementaires et en examinant les documents relatifs à la sécurité.
Alerte et Organisation des Secours
En cas d'accident, l'alerte est donnée par des services de secours et éventuellement par les médias locaux. Les grands barrages doivent posséder un Plan Particulier d'Intervention (PPI) pour organiser les secours et l'alerte, bien qu'aucun PPI n'ait été établi en Ille-et-Vilaine. Pour les autres barrages, des procédures d'alerte sont en place, et des mesures spécifiques peuvent être mises en œuvre en cas de rupture de barrage affectant plusieurs communes.
Consignes de Sécurité
Le document présente des consignes individuelles de sécurité à suivre avant et pendant une situation d'urgence. Il est essentiel de connaître le système d'alerte local, d'appliquer les consignes du Plan Particulier d'Intervention (PPI), et de se familiariser avec les points de refuge et les itinéraires d'évacuation. Un Plan Familial de Mise en Sûreté doit également être établi. Pendant une urgence, il est recommandé d'évacuer rapidement vers des points hauts, d'éviter l'ascenseur, de ne pas revenir sur ses pas et de limiter les appels téléphoniques pour ne pas encombrer les réseaux.
Risque Radon
Le document aborde également le risque radon, un gaz radioactif incolore et inodore, qui provient de la dégradation de l'uranium et du radium dans la croûte terrestre. Le radon peut s'accumuler à des concentrations plus élevées à l'intérieur des bâtiments, surtout en hiver lorsque les logements sont confinés. Les niveaux de radon dépendent de divers facteurs, tels que la concentration dans le sol, la perméabilité du terrain, et les caractéristiques de construction des bâtiments. Une campagne de mesure du radon est suggérée pour évaluer ce risque.
Le document aborde la problématique de la fissuration de la surface en contact avec le sol, ainsi que les performances du système de ventilation et la disposition des canalisations. Ces éléments sont cruciaux pour assurer la sécurité et la qualité de l'environnement intérieur.
Radon
Il est également mentionné que le radon constitue un tiers de l'exposition moyenne de la population française aux rayonnements ionisants, soulignant l'importance de prendre des mesures pour réduire cette exposition.
Risque : Rupture de barrage
Consignes de sécurité :
- Avant un incident : connaître le système d'alerte local, appliquer les consignes du Plan Particulier d'Intervention (PPI), identifier les points hauts et les itinéraires d'évacuation, établir un Plan Familial de Mise en Sûreté.
- Pendant un incident : évacuer rapidement vers les points hauts, ne pas utiliser l'ascenseur, ne pas revenir sur ses pas, éviter d'utiliser le téléphone pour libérer les réseaux pour les secours.
Médias 11
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.