Inondation - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
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Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 Les submersions marines Les submersions marines sont des inondations rapides et de courtes durées (de quelques heures à quelques jours) par la mer lors de conditions météorologiques et océaniques défavorables. Les remontées de nappe phréatique On parle d’inondations par remontée de nappes lorsque l’inondation est provoquée par la montée du niveau de la nappe phréatique jusqu’à la surface du sol. Elles font suite à la saturation du sous-sol en eau. Les conséquences sur les personnes et les biens D’une façon générale, la vulnérabilité d’une personne est issue de sa présence en zone inondable. Sa mise en danger survient surtout lorsque les délais d’alerte et d’évacuation sont trop courts. Le danger est d’être emporté ou noyé, mais aussi d’être isolé sur des îlots coupés de tout accès. Concernant les biens, le ruissellement pluvial constitue le phénomène le plus dévastateur puisque les flots emportent et fracassent les matériaux et matériels non arrimés. Ils peuvent, en milieu agricole, mais surtout viticole, se charger de boue et végétaux arrachés, ce qui renforce le côté destructeur de ce phénomène. Les inondations lentes posent des soucis sur le mobilier et les menuiseries laissés dans l’eau plusieurs heures, ainsi que sur les machines, puisque le dépôt de boue et de sédiments accompagne généralement le départ de ces eaux. Dans les deux cas, l’inondation peut provoquer des dégâts sur les équipements sensibles situés à l’intérieur d’un bien immobilier : chaudière, tableau électrique, électroménager... L’inondation, et plus encore le ruissellement pluvial, peut provoquer la destruction de cultures dans les zones agricoles et viticoles, et mettre en danger le bétail dans les pâtures ou les étables. L’interruption des réseaux d’alimentation électrique, de communication (téléphonie, voirie...) peut avoir de graves conséquences, lorsqu’elle empêche l’intervention des secours notamment. Si les dommages touchent essentiellement les biens, on estime que les dommages indirects (perte d’activité, chômage technique...) sont souvent plus importants que les dommages directs. Enfin, les inondations peuvent causer des dégâts au milieu naturel en raison des pollutions engendrées : charriage de déchets et matériaux anthropiques, lessivage des sols eux-mêmes pollués par les activités humaines. Lorsque des zones industrielles sont inondées, un accident technologique peut se surajouter à l’inondation. Les inondations en Loire-Atlantique Le contexte hydrographique Les bassins versants sont des unités géographiques qui correspondent à l’ensemble de la surface recevant les eaux qui circulent naturellement vers un même cours d’eau ou vers une même nappe d’eau souterraine. Ils sont délimités par des lignes de partage des eaux. Le territoire départemental de la Loire-Atlantique est couvert par un réseau hydrographique dense totalisant plus de 10 000 km de cours d’eau. Ils se répartissent sur de nombreux bassins versants, répartis en : • sous-bassin de la Loire (marais de la Brière, de l’Erdre, de la Sèvre, du lac de Grand-Lieu), • sous-bassin de la Vilaine, • et plusieurs bassins côtiers de petite taille (le Falleron, le Boivre...). L’Erdre, vue depuis l’Ile Feydeau, avant son comblement pour l’aménagement du Cours des 50 Otages Source ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 40 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 La Loire-Atlantique est fortement marquée par la présence de marais caractéristiques des zones humides (marais de Brière, marais du Lac de Grand-Lieu...). C’est le 2e département français en surface de marais. Formé durant le Tertiaire par la déformation du Massif Armoricain à la suite de la collision Alpine, le bassin d’effondrement résultant est aujourd’hui occupé par le lac de Grand-Lieu. Ce dernier est à la fois vaste et très peu profond (1,60 m de profondeur moyenne en été, environ 4,00 m en hiver). Ses bords de faible dénivelé amènent à la formation de contours particulièrement changeants selon les saisons : sa superficie varie du simple au double au cours d’une année, passant d’environ 37 km2 en été à 65 km2 en hiver. Environ 25 km2, principalement dans sa partie est, sont formés par un cœur d’eaux plus vives. Au-delà, le lac est composé de forêts flottantes, de marais et de prairies inondables, recouverts ou non selon la saison. Quels sont les risques ? Les inondations sont la première cause de risque naturel en Loire-Atlantique. Les inondations de plaine En Loire-Atlantique, il s’agit principalement des inondations de plaine par débordement des nombreux cours d’eau qui la parcourent. Elles se traduisent par une montée lente des eaux et des périodes d’inondation relativement longues, de l’ordre de semaines pour la Loire. Source : BD topo IGN Bassins versants La Loire La Vilaine Bassins côtiers Lac et marais Carte des principaux cours d’eau de la Loire-Atlantique - Source ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 41 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 Il est à noter que le régime des crues de la vallée de la Sèvre Nantaise en amont de Clisson est plus rapide, et ce en raison d’une topographie plus marquée : une forte pente jusqu’aux environs de Clisson, puis une vallée plus large et moins profonde avec une pente douce ensuite. La particularité des crues de la Loire Le fleuve Loire a ceci de particulier dans sa traversée du département que les effets de la marée se ressentent jusqu’à Ancenis. Trois régimes hydrauliques se succèdent alors : • un régime fluvial de l’amont de la Loire jusqu’à Ancenis (inondation fluviale), • un régime hydraulique hybride de caractère fluvio-maritime (inondation fluviale fortement impactée voire amplifiée par les effets des marées et l’élévation du niveau marin) entre Ancenis et Nantes, • un régime hydraulique de type maritime sur et à l’aval du territoire nantais. Les crues de la Loire sont alors différentes d’un secteur à l’autre du département : • en amont de la commune du Pellerin, le territoire est essentiellement concerné par un risque d’inondation par apports d’origine fluviale ; • en aval de la commune du Pellerin, les débordements de la Loire, estuarienne, sont fortement dépendants du niveau de la marée. Le ruissellement pluvial Le ruissellement pluvial, ciblé sur les secteurs agricoles et viticoles (ruissellement rural), concerne de plus en plus les grandes villes mais aussi plus localement les secteurs fortement urbanisés (ruissellement urbain) : zones commerciales, zones pavillonnaires… à l’occasion d’orages notamment, de plus en plus violents du fait du changement climatique de ces dernières années. Les remontées de nappe Le département est aussi concerné par le phénomène d’inondation par remontée de nappe, en particulier dans le secteur de Machecoul-Saint-Même. Les submersions marines Pour les communes littorales et celles de l’estuaire, on considère que le risque de submersion marine est prépondérant (cf. chapitre « Littoraux »). Les crues et inondations marquantes Les débordements de cours d’eau Les grandes crues de la Loire datent de 1856, 1866, 1982 et surtout de 1910. Cette dernière a atteint les plus forts niveaux d’inondation. Après cette crue, des renforcements de la levée de Divatte, située en amont de Nantes, ont été entrepris. Elle comportait des brèches formées lors des crues précédentes. Pour le bassin de la Vilaine, les crues exceptionnelles encore présentes dans les mémoires sont celles de 1995 et 2001 qui ont entraîné d’importants dégâts, notamment sur la commune de Saint-Nicolas-de-Redon. Par ailleurs, les forts épisodes pluviométriques de 2001 et 2014 ont également occasionné une montée exceptionnelle des niveaux d’eau des marais de Brière. L’hiver 2013-2014 a été marquant en raison du nombre important de tempêtes qui se sont succédées et des précipitations particulièrement abondantes observées sur la façade ouest du pays (plus de 50 jours de pluies sur le littoral Atlantique. Un excédent de pluviométrie de l’ordre de 40 % a été constaté sur l’ensemble de la saison et du pays). Cet hiver figure parmi les périodes les plus remarquables de ces dernières années. Cette situation a engendré des dégâts sur le littoral ainsi que des inondations importantes, en particulier sur les bassins versants de la Brière et de la Vilaine. De même, l’automne et l’hiver 2023 ont vu plusieurs grandes tempêtes se succéder (Céline, Ciarán, Domingos, Elisa, Frederico, Géraldine...), entraînant de nombreuses inondations sur certaines communes comme Saint-Julien-de-Concelles, Basse-Goulaine..., dont une meurtrière sur la commune de Saffré. Enfin, les dernières crues marquantes depuis 2017 dans le département sont celles : • de mars 2020 : la tempête Norberto occasionne de fortes pluies (34 mm à Nantes) et des inondations dans les secteurs du Pays de Retz et du vignoble ; • d’octobre 2021 : des inondations liées à un fort épisode orageux déclenchant la vigilance rouge pluie-inondation apparaissent. Le record de précipitations à Nantes en 24 heures est atteint avec 100 mm d’eau. Grandes inondations du siècle sur le cours de la Loire (mesures prises à Montjean-sur-Loire) Crue Hauteur (mNGF) Débit 1910 6,78 6 355 m3/s 1923 6,56 5 955 m3/s 1936 6,68 6 160 m3/s 1982 6,46 6 250 m3/s D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 42 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 19 évènements ont donné lieu à des arrêtés de catastrophe naturelle « Inondations et/ou Coulées de Boue » sur 54 communes, réparties dans tout le département, depuis 2017. D’après les données de l’Observatoire National des Risques naturels, les inondations ont engendré dans le département, entre 1995 et 2019, des dommages* cumulés entre 370 et 860 millions d’euros. * dommages indemnisés, nets de toute franchise, par les assureurs au titre du régime d’indemnisation des Catastrophes Naturelles pour le péril des inondations en dehors des véhicules terrestres à moteur. Les inondations par ruissellement Même si ces phénomènes sont de plus en plus fréquents, les événements récents les plus marquants en Loire-Atlantique sont : • 2013 : secteurs de Châteaubriant, Saffré et Nantes ; • 2016 : secteur de Machecoul ; • 2017 : secteur de Nantes ; • 2018 : secteurs de Machecoul, Nantes et Châteaubriant ; • 2020 : secteur de Port-Saint-Père ; • 2022 : secteur de Nantes (Cat-Nat) ; • 2024 : secteur de Saffré. L’événement de juin-juillet 2018 a été particulière-ment marquant entre Machecoul et Châteaubriant puisque de fortes pluies ont occasionné l’inondation de nombreuses maisons. De nombreux dégâts ont été constatés et des évacuations ont dû être organisées. En 11 jours, 150 mm de précipitations ont été relevés, 70 mm à Nantes en 12h. 14 communes ont fait l’objet d’une reconnaissance de catastrophe naturelle en Loire-Atlantique. Les inondations par remontée de nappe 4 inondations dues à des remontées de nappes ont donné lieu à des arrêtés de catastrophe naturelle « Inondations Remontées Nappe » en Loire-Atlantique (sur 3 communes) : • Marsac-sur-Don : février 2014, • Saint-Brévin-les-Pins : décembre 2000, • Saint-Joachim : décembre 2000 et mars 2014. Les enjeux dans le département Les enjeux exposés aux inondations dans le département sont à la fois humains, économiques, industriels et environnementaux. À l’échelle du département on notera l’exposition d’enjeux particulièrement importants : • sur le territoire de Nantes Métropole, capitale régionale identifiée comme Territoire à Risques Important d’inondation (TRI), • sur le territoire des sous-préfectures de Châteaubriant et Ancenis, • sur le territoire de la ville patrimoniale de Clisson, • sur tout le linéraire de la façade maritime, • autour des industries implantées sur l’estuaire (Chantiers de l’Atlantique par exemple) et en amont (Donges - Montoir de Bretagne par exemple), • sur le site de la centrale à charbon de Cordemais, • au niveau des ports (Grand Port Maritime de Nantes - Saint-Nazaire par exemple), • dans les vallées maraîchères (vallée de la Divatte par exemple), Les voies de communication, routières ou ferroviaires (Angers-Nantes-Pornic longeant la Loire) constituent également des enjeux importants à l’échelle du département, de même que les usines de production d’eau potable et les stations de traitement des eaux usées, souvent implantées en zone inondable. Les réseaux électriques et d’assainissement sont également particulièrement exposés aux inondations. Autres crues historiques par débordement de cours d’eau, suite à des pluies importantes : • La Sèvre Nantaise : 1910, 1923, 1936, 1960, 1983 ; • Secteur briéron : 1936, 1966, 1995 ; • La Vilaine : 1936, 1999 ; • L’Erdre : 1910, 1936, 1993, 1996, 2001 ; • La Loire : 1923, 1936. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 43 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 Le risque pour la sécurité des personnes est le plus souvent lié à des phénomènes rapides comme les submersions marines (cf. chapitre « Littoraux ») ou des crues particulièrement rapides comme celles de la Sèvre Nantaise en amont de Clisson. La prévention et les mesures prises face au risque inondation En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La connaissance du risque La connaissance du risque inondation s’appuie sur : • des études hydrauliques et analyses hydrogéomorphologiques spécifiques et localisées, • le repérage des zones inondables réalisé dans le cadre des Atlas des Zones Inondables (AZI) d’une part et des Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi) d’autre part, • les modèles de prévision des crues du Service de Prévision des Crues (SPC). La gestion du risque inondation La Directive européenne La Directive européenne 2007/60/CE relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation, dite « Directive Inondation », transcrite dans le droit français par la loi n° 2010/788 du 12 juillet 2010, met en place une démarche visant à réduire les conséquences négatives de tout type d’inondation. Celle-ci est traduite, au niveau national, par l’élaboration de la Stratégie Nationale de Gestion des Risques d’Inondation (SNGRI), et au niveau du bassin Loire-Bretagne, d’un Plan de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) qui détermine la politique de gestion des inondations à suivre. Puis, à une échelle plus locale, quatre Territoires à Risque Important d’inondation (TRI) ont été définis dans le département. Ils désignent un secteur, constitué de communes entières, où les enjeux humains, sociaux et économiques potentiellement exposés aux inondations sont les plus importants à l’échelle nationale. Pour chacun de ces 4 TRI, une Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI) a ensuite été définie. Centrées sur le TRI, elles portent une vision globale, stratégique et partagée des objectifs et des actions à mettre en œuvre, de façon à réduire la vulnérabilité des habitants face aux risques d’inondation. Les objectifs du Plan de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) Loire-Bretagne s’appliquent donc aux trois SLGRI élaborées dans le département : • SLGRI Nantes Métropole (11 communes), approuvée le 8 juin 2018 pour le TRI de Nantes (11 communes). Elle concerne des phénomènes de débordement sur la Loire et la Sèvre Nantaise ; • SLGRI Saint-Nazaire - Presqu’île de Guérande (12 communes) approuvée le 8 juin 2018 pour le TRI Saint-Nazaire - Presqu’île de Guérande (8 communes). Elle concerne principalement des phénomènes de submersion marine et d’érosion côtière ; Inondations de la Loire en 1910 à Nantes, à l’angle des rues Fourré et Laënnec - Source ©DDTM 44 Inondations de la Loire en 1910 à Nantes, dans la rue Alsace Lorraine - Source ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 44 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 • SLGRI Baie de Bourgneuf (2 communes en Loire-Atlantique) approuvée le 28 décembre 2017 pour le TRI Noirmoutier - Saint-Jean-de-Monts (2 communes en Loire-Atlantique). Elle concerne principalement des phénomènes de submersion marine. • SLGRI Vilaine de Rennes à Redon (5 communes en Loire-Atlantique) approuvée le 12 mai 2017 pour le TRI de la Vilaine de Rennes à Redon. Elle concerne des phénomènes de débordement sur la Vilaine et ses affluents. Les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) Les Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI), créés en 2003, ont pour objet de promouvoir une gestion globale des risques d’inondation à l’échelle d’un bassin de risque cohérent, en vue de réduire leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, les biens, les activités économiques et l’environnement. Ces programmes sont portés par les collectivités territoriales ou leurs groupements et constituent le cadre d’un partenariat étroit avec l’État en matière de prévention des inondations. Ils ouvrent la possibilité de bénéficier des subventions au titre du fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM ou fonds Barnier). Quatre PAPI concernent le département : • le PAPI Baie de Bourgneuf, porté par trois collectivités (Océan-Marais de Monts, Challans Gois Communauté et Pornic Agglo), concerne 2 communes dans le département (les autres étant vendéennes) signé en 2013 ; • le PAPI Cap Atlantique concerne 12 communes dans le département (et d’autres dans le Morbihan) ; • le PAPI Loire aval concerne 24 communes : un 2e programme est en cours pour la période 2023-2029 ; • le PAPI Vilaine, porté par Eaux et Vilaine, concerne 64 communes dans le département (et 451 autres dans 5 autres départements) : un 3e programme est en cours pour la période 2020-2025. La prise en compte dans l’aménagement Plusieurs outils permettent de prendre en compte le risque inondation dans l’aménagement du territoire. Le Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi) Le PPRi, établi par l’État sur la base de la crue des Plus Hautes Eaux Connues (PHEC) ou la crue centennale si elle est supérieure, définit des zones réglementaires interdisant la construction ou l’autorisant sous conditions appelées prescriptions. Il a valeur de servitude d’utilité publique et est annexé aux documents d’urbanisme, tel que le Plan Local d’Urbanisme (PLU). On compte 5 PPR inondation (PPRi) concernant le risque inondation par débordement de cours d’eau en Loire-Atlantique, couvrant 48 communes. • PPRi de la Sèvre Nantaise, approuvé le 03 décembre 1998 et en cours de révision interdépartementale sur l’ensemble de la Sèvre Nantaise partie vendéenne comprise, depuis le 31 juillet 2019, • PPRi de la Loire Amont, approuvé le 12 mars 2001 et en cours de révision depuis le 17 septembre 2019, • PPRi de la Loire aval dans l’agglomération nantaise, approuvé le 31 mars 2014. • PPRi du Bassin aval de la Vilaine, approuvé le 03 juillet 2002 et en cours de révision, • PPRi du Val de la Moine, approuvé le 15 octobre 2008. Le PPRi du Bassin amont de la Chère est en cours d’élaboration. Inondations de la Goulaine à Haute-Goulaine en janvier 2024 Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 45 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 À noter que toutes transactions immobilières concernant un bien situé dans une zone réglementée par un Plan de Prévention au Risque (PPR) doit faire l’objet d’une Information Acquéreur Locataire (IAL) (cf. chapitre « Généralités »). L’Atlas des Zones Inondables (AZI) L’AZI est élaboré à partir des zones inondées lors d’un évènement connu ou par approche hydrogéomorphologique. Il s’agit d’une analyse des formes du relief du fond des vallées permettant de définir les contours du lit majeur du cours d’eau. Il constitue une base informative des phénomènes d’inondation. Réalisée à une échelle adaptée au secteur (1/10 000e ou 1/25 000e), cette cartographie permet d’avoir une appréciation de l’étendue des zones potentiellement inondables (la plaine alluviale). Cependant elle ne prend pas en compte les phénomènes issus des tout petits bassins versants, ni ceux de remontée de nappe ou encore de ruissellement pluvial urbain. L’AZI n’a pas de valeur réglementaire : c’est un outil d’information utile à une première approche pour orienter les projets d’aménagement. 7 AZI ont été élaborés en Loire-Atlantique. Ils concernent 90 communes : • AZI du bassin versant du Lac de Grandlieu, • AZI des affluents de la Vilaine, • AZI en Brière, • AZI de la Vallée de l’Erdre, • AZI de la Maine en Vendée et Loire-Atlantique, • AZI de l’Estuaire de la Loire, • AZI des cours d’eau côtiers. Les documents d’urbanisme L’exploitation de la connaissance du risque se traduit principalement par la mise en œuvre de mesures de maîtrise de l’urbanisation au travers des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) élaborés par les communes ou, lorsque les enjeux potentiellement exposés paraissent importants, au travers des Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi). En présence d’un PPRi Élaboré par le Préfet, le PPRi fixe des règles d’urbanisme, de construction et de gestion pour les bâtiments existants ou futurs. Ses dispositions d’urbanisme sont directement opposables aux demandes d’autorisation de construire et s’appliquent donc en sus des règles locales figurant dans les plans locaux d’urbanisme (POS ou PLU). En tant que servitude d’utilité publique, le PPRi est annexé au PLU (ou POS) de chaque commune concernée. En l’absence de PPRi Les collectivités exposées à un risque connu, matérialisé dans un document tel que l’AZI ou le Porter à Connaissance (PAC), rédigé par les services de l’État, peuvent mobiliser l’article L. 121-1 du Code de l’urbanisme. Les AZI sont consultables sur : www.loire-atlantique.gouv.fr Les PPRi approuvés sont consultables sur : www.loire-atlantique.gouv.fr D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 46 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 Les mesures de protection et de réduction de la vulnérabilité Les mesures collectives Certains travaux peuvent être réalisés par des associations syndicales regroupant les propriétaires, des syndicats intercommunaux ou des établissements publics territoriaux de bassin créés par la loi du 30 juillet 2003. Des mesures collectives peuvent également être impulsées par les EPCI en charge de la compétence de la Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des inondations (GEMAPI). Elles peuvent consister à l’entretien des cours d’eau pour limiter tout obstacle au libre écoulement des eaux (curage régulier, entretien des rives et des ouvrages, élagage, recépage de la végétation, enlèvement des embâcles et des débris...), avec pour objectif de limiter les crues et les dommages engendrés. Il existe plusieurs moyens de protection contre les inondations : les systèmes d’endiguement, les barrages écrêteurs de crues, les ouvrages de dérivation des eaux... Ils peuvent cependant générer un risque plus important en cas de rupture. Ces travaux peuvent être réalisés par des associations syndicales regroupant les propriétaires, des syndicats intercommunaux ou des établissements publics territoriaux de bassin créés par la loi du 30 juillet 2003. Des mesures collectives peuvent également être impulsées par les EPCI en charge de la compétence GEMAPI. Les mesures de protection de biens individuels Sur la base de la réalisation d’un diagnostic de réduction de la vulnérabilité, des préconisations de mesures personnalisées et adaptées sont établies pour les biens immobiliers exposés à un aléa inondation. Par exemple : • la prévision de dispositifs temporaires pour occulter les bouches d’aération, portes... tels que des batardeaux ; • l’arrimage des cuves ; • l’installation de clapets anti-retour sur les réseaux de collecte des eaux usées et/ou d’évacuation pluviale ; • le choix des équipements et techniques de construction (matériaux imputrescibles) ; • la mise hors d’eau du tableau électrique, des installations de chauffage, des centrales de ventilation et de climatisation ; • la création d’un réseau électrique descendant ou séparatif pour les pièces inondables ; Par ailleurs, les 5 PPRi de Loire-Atlantique imposent des mesures obligatoires dont les objectifs sont d’augmenter la sécurité des personnes et limiter l’atteinte aux biens. Ces mesures sont subventionnées à hauteur de 80% par le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM). La prévision La vigilance météorologique La carte de « vigilance Météo France pluie-inondation » est élaborée au minimum 2 fois par jour à 6h00 et 16h00 (https://vigilance. meteofrance.fr) et attire l’attention sur la possibilité d’occurrence d’un phénomène météorologique dangereux dans la journée entamée et la journée suivante lors de son émission (cf. chapitre « Généralités »). Il est cependant difficile de quantifier avec précision les précipitations et surtout de localiser le ou les petits bassins versants qui seront concernés. La prévision des crues La prévision est essentielle afin de mieux réagir aux phénomènes d’inondation et de crue. La vigilance crues, mise en place en juillet 2006, est fondée sur les mêmes principes que la vigilance météorologique produite par Météo-France. Son objectif est d’informer le public et les acteurs de la gestion de crise en cas de risque de crues sur les cours d’eau surveillés par l’État, dans le cadre de sa mission réglementaire de surveillance, de prévision et de transmission de l’information sur les crues. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 47 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 En Loire-Atlantique, 4 tronçons de cours d’eau font l’objet d’une surveillance réglementaire : 2 sur la Loire (Loire aval et Loire estuaire) , 1 sur la Sèvre Nantaise (Sèvre nantaise aval) et 1 sur la Vilaine (Vilaine aval). Cette surveillance est assurée par 2 Services de Prévision des Crues (SPC) : Maine-Loire aval et Vilaine-côtiers Bretons, gérés par les DREAL Pays de la Loire et Bretagne. Des bulletins de vigilance sont diffusés au moins 2 fois par jour (https://www.vigicrues.gouv.fr/niv2-bassin. php?CdEntVigiCru=9). Depuis 2022, un abonnement est accessible à tous pour recevoir les avertissements. En fonction des niveaux prévus sur chaque tronçon à l’horizon 24 heures, la vigilance s’échelonne de vert à rouge (niveau maximal) suivant l’importance des conséquences redoutées sur le territoire : • Niveau vert : pas de vigilance particulière requise. • Niveau jaune : risque de crue ou de montée rapide des eaux n’entraînant pas de dommages significatifs, mais nécessitant une vigilance particulière dans le cas d’activités saisonnières et/ou exposées. • Niveau orange : risque de crue génératrice de débordements importants susceptibles d’avoir un impact significatif sur la vie collective et la sécurité des biens et des personnes. • Niveau rouge : risque de crue majeure. Menace directe et généralisée de la sécurité des personnes et des biens. Ces niveaux de vigilance sont associés, en période de crue, à des prévisions de hauteurs / débits à différentes stations de suivi des cours d’eau : des prévisions graphiques sont réalisées à échéance 24 heures pour quelques stations de référence du SPC Maine-Loire aval. D’autres systèmes de vigilances existent tels que : > Vigicrues Flash, proposé par le ministère en charge de l’environnement dont dépend le réseau VIGICRUES. Cet outil, gratuit et sur abonnement, est disponible sur les communes riveraines de cours d’eau. Il constitue un service d’avertissement automatique, proposé par le réseau Vigicrues, signalant le risque de crues soudaines, qualifiées de fortes ou très fortes, dans les prochaines heures à l’échelle d’une commune. Si le système identifie des risques de crues significatives dans les prochaines heures, un avertissement est envoyé par message vocal, SMS et courriel. Une mise à jour est faite toutes les 15 mn et l’abonné est averti en cas d’aggravation de la situation. Extrait de la carte de vigilance Vigicrue du 28/02/2024 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 48 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 > Avertissement Pluies Intenses à l’échelle des Communes (APIC), proposé par Météo-France (https://apic-pro.meteofrance.fr). Cet outil, actuellement disponible sur l’ensemble des communes de la Loire-Atlantique, sur abonnement, constitue un service d’avertissement automatique, proposé par Météo-France, signalant en temps réel le caractère exceptionnel des précipitations en cours à l’échelle d’une commune. Cet outil n’apporte donc aucune information directe sur l’état des cours d’eau du territoire. Cependant, la connaissance de pluies importantes s’abattant sur et à l’amont de la commune permet de mieux appréhender et anticiper des évolutions possibles de débit des cours d’eau et de renforcer la surveillance du territoire. Par ailleurs, l’outil APIC est particulièrement adapté aux communes sujettes aux inondations par effet de ruissellement. Les avertissements pluies intenses sont transmis par voie de SMS, de courriel ou de message vocal. Il est recommandé aux communes concernées par le risque majeur inondation ou ruissellement de s’abonner à ces services pour en recevoir les avertissements et alertes directement via différents supports (sms, mail et téléphone) et ce sur différents numéros et adresses. L’organisation des secours Au niveau départemental, les services de l’État disposent d’un dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) « Inondation » qui peut être mis en œuvre si plusieurs communes sont impactées, selon la gravité de l’évènement. Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). De la même manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) peut être déclenché. Pour plus de précisions, voir « La protection civile et l’organisation des secours » au chapitre « Généralités ». Où s’informer ? Pour en savoir plus sur le risque inondation, consulter : > Généralités sur le risque inondation : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/inondation • www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/inondations • www.pays-de-la-loire.developpement-durable. gouv.fr/risques-naturels-r1881.html • https://www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Risques-naturels-et-technologiques • www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/ Risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles > Historique des inondations : • www.reperesdecrues.developpement-durable. gouv.fr > Information en temps réel sur les cours d’eau : • www.vigicrues.gouv.fr • https://apic-pro.meteofrance.fr > Mairies > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 Renfort du SDIS 44 dans le Loiret le 01/06/2016 - Photo ©SDIS 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 49 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 Les communes exposées au risque inondation Une commune est classée en risque majeur inondation si elle est concernée par : • un Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi) prescrit ou approuvé, • un Atlas des Zones Inondables (AZI) concernant des zones d’enjeux, • du ruissellement pouvant impacter un grand nombre de personnes, • au moins 2 arrêtés de catastrophe naturelle inondation et coulées de boue. Pour savoir quelles communes sont exposées au risque inondation, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risque majeur (page 16). D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e-At l a n t i q u e 50 Risques naturels Édition2024 Inondation DDRM44 Les consignes individuelles de sécurité pour le risque inondation AVANT PENDANT APRÈS > Prévoir les gestes essentiels : • mettre hors d’eau les objets précieux, meubles, papiers personnels, matières et produits polluants ou dangereux, • repérer disjoncteur électrique, robinet d’arrêt de gaz, • obturer les entrées d’eau, portes, soupiraux, évents, • arrimer les cuves, • garer les véhicules hors zone inondable, • faire une réserve d’eau potable et d’aliments, • prévoir radio à piles, vêtements, médicaments, couvertures. > Prévoir les moyens d’évacuation. > S’informer par radio ou auprès de la mairie de la montée des eaux. > Dès l’alerte : • fermer les portes, fenêtres et soupiraux, • couper le courant électrique (actionner les commutateurs avec précaution), • aller sur les points hauts préalablement repérés (étages des maisons, collines). > N’entreprendre une évacuation que si vous en recevez l’ordre des autorités ou si vous y êtes forcé par la crue. > Ne pas s’engager sur une route inondée (à pied ou en voiture). > Faire une déclaration de sinistre auprès de son assureur et informer le maire de sa commune qui pourra alors demander, le cas échéant, la reconnaissance Cat-Nat auprès de l’État. > Aérer les pièces. > Désinfecter les pièces et biens sinistrés. > Chauffer dès que possible. > Ne rétablir le courant électrique que si l’installation est sèche. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 51 DDRM44 LITTORAUX Risques naturels Quels sont les risques littoraux ? Les différents types de risques littoraux ? Les risques littoraux relèvent de trois types d’aléas : La submersion marine Les submersions marines sont des inondations temporaires de la zone côtière par la mer dans des conditions météorologiques désavantageuses (surcote due aux fortes dépressions et vents de mer) et marégraphiques sévères (fort coefficient) engendrant des niveaux marins importants et des conditions d’état de mer défavorables. Le risque de submersion marine est la combinaison de la probabilité de survenue d’une inondation par la mer et de ses conséquences négatives potentielles pour la santé humaine, l’environnement et les biens. L’évolution du trait de côte Le recul du trait de côte par érosion concerne les côtes basses meubles et certaines côtes à falaise. Il correspond au déplacement vers l’intérieur des terres de la limite entre le domaine marin et le domaine continental. C’est la conséquence d’une perte de matériaux sous l’effet de l’action des facteurs météos-marins combinés à des actions continentales (écoulements superficiels, activités anthropiques...). L’érosion du littoral englobe : • l’érosion sous l’effet de facteurs naturels dépendant de la nature géomorphologique du littoral : vents, courants, variations du niveau de la mer, chocs mécaniques liés à l’action des vagues et mouvements de terrain constituent les principales causes naturelles ; • l’érosion générée ou accélérée par l’homme. dans la mesure où ce phénomène est prévisible, l’érosion n’est pas considérée comme un risque majeur, mais l’élévation du niveau de la mer aura des conséquences importantes sur le trait de côte qui peut se traduire par une connexion des zones basses avec la mer. L‘avancée dunaire à l’intérieur des terres L’avancée dunaire est la progression d’un front de dune vers l’intérieur des terres. Ce phénomène résulte du déplacement des sables sous l’effet du vent marin. Il est relativement marginal sur les côtes françaises métropolitaines. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 52
Risques naturels liés aux inondations
Les submersions marines et les remontées de nappes phréatiques sont des types d'inondations qui peuvent causer des dommages significatifs aux personnes et aux biens. Les submersions marines surviennent rapidement lors de conditions météorologiques défavorables, tandis que les remontées de nappes se produisent lorsque le niveau de la nappe phréatique monte jusqu'à la surface. Les conséquences incluent des risques pour la vie humaine, des dégâts matériels importants, notamment dans les secteurs agricole et viticole, ainsi que des impacts environnementaux dus à la pollution.
Inondations en Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique, avec son réseau hydrographique dense et ses marais, est particulièrement vulnérable aux inondations. Le département possède plusieurs bassins versants, dont ceux de la Loire et de la Vilaine, et est le deuxième en France pour la surface de marais. Le lac de Grand-Lieu, formé par des processus géologiques, présente des variations de superficie saisonnières, ce qui accentue les risques d'inondation dans la région.
Le document traite des risques d'inondation en Loire-Atlantique, où les inondations de plaine, causées par le débordement des cours d'eau, représentent le principal danger naturel. Les crues de la Loire sont particulièrement variées en fonction des zones, avec un régime fluvial en amont et un régime fluvio-maritime en aval, influencé par les marées. D'autres types de risques incluent le ruissellement pluvial, qui affecte tant les zones rurales qu'urbaines, ainsi que les remontées de nappe et les submersions marines dans les communes littorales.
Les crues marquantes de la Loire, notamment celles de 1910, 1982, et les événements récents de 2013-2014, ont causé des dégâts significatifs. Les crues de la Vilaine en 1995 et 2001 sont également mémorables pour leurs impacts. L'hiver 2013-2014 a été particulièrement notable en raison des tempêtes et des précipitations excessives, entraînant des inondations sur plusieurs bassins versants.
Le document traite des inondations en Loire-Atlantique, mettant en lumière les événements marquants depuis 2017, tels que les crues de mars 2020 et d'octobre 2021, qui ont causé des dommages significatifs. Au total, 19 événements ont conduit à des arrêtés de catastrophe naturelle sur 54 communes, avec des pertes économiques estimées entre 370 et 860 millions d'euros entre 1995 et 2019. Les inondations par ruissellement et remontée de nappe sont également abordées, avec des exemples spécifiques de communes touchées.
Enjeux
Les enjeux liés aux inondations dans le département sont variés, incluant des aspects humains, économiques, industriels et environnementaux. Des zones particulièrement exposées incluent Nantes Métropole, les sous-préfectures de Châteaubriant et Ancenis, ainsi que des sites industriels et portuaires. Les infrastructures de transport, les usines de production d'eau potable et les stations d'épuration sont également des éléments critiques à considérer dans la gestion des risques d'inondation.
Le document traite des risques d'inondation dans le département de la Loire-Atlantique, en mettant en avant les crues historiques de plusieurs cours d'eau, notamment la Sèvre Nantaise, la Vilaine et la Loire. Il souligne que la sécurité des personnes est souvent menacée par des phénomènes rapides tels que les submersions marines et les crues soudaines. La prévention des inondations repose sur une meilleure connaissance des risques, des études hydrauliques, et des modèles de prévision des crues.
Gestion du risque inondation
La gestion des risques d'inondation est encadrée par la Directive européenne 2007/60/CE, qui a conduit à l'élaboration de la Stratégie Nationale de Gestion des Risques d’Inondation (SNGRI) et du Plan de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) pour le bassin Loire-Bretagne. Quatre Territoires à Risque Important d’inondation (TRI) ont été identifiés, chacun ayant une Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI) pour réduire la vulnérabilité des populations. Les SLGRI concernent des zones spécifiques, comme Nantes Métropole et la Presqu’île de Guérande, et abordent divers phénomènes d'inondation.
Le document traite des Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) mis en place depuis 2003 pour gérer les risques d’inondation sur le territoire, en collaboration avec les collectivités territoriales et l'État. Quatre PAPI sont spécifiquement mentionnés pour le département, incluant le PAPI Baie de Bourgneuf, le PAPI Cap Atlantique, le PAPI Loire aval et le PAPI Vilaine, chacun visant à réduire les conséquences des inondations sur la santé, les biens et l'environnement. De plus, plusieurs Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi) ont été établis pour réglementer la construction dans les zones à risque, couvrant 48 communes.
Outils d'aménagement
Le document évoque également l'Atlas des Zones Inondables (AZI), qui fournit une cartographie des zones potentiellement inondables, bien qu'il n'ait pas de valeur réglementaire. L'AZI est basé sur des analyses hydrogéomorphologiques et aide à orienter les projets d'aménagement. En Loire-Atlantique, sept AZI ont été élaborés, touchant 90 communes, mais ils ne prennent pas en compte certains phénomènes d'inondation comme ceux liés aux petits bassins versants ou au ruissellement urbain.
Le document présente les zones à risque inondation (AZI) en Loire-Atlantique et les mesures d'urbanisme associées, notamment les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) et les Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi). Les PPRi, élaborés par le Préfet, imposent des règles d'urbanisme et sont annexés aux PLU, tandis que les collectivités peuvent agir en l'absence de PPRi en se référant à des documents comme l'AZI. Les AZI et les PPRi sont consultables en ligne.
Mesures de protection et réduction de la vulnérabilité
Le document aborde également les mesures de protection contre les inondations, qui peuvent être collectives ou individuelles. Les mesures collectives incluent l'entretien des cours d'eau et la mise en place de systèmes de protection comme des barrages. Les mesures individuelles, basées sur un diagnostic de vulnérabilité, comprennent des préconisations spécifiques pour les biens immobiliers, telles que l'installation de dispositifs anti-inondation et des choix de construction adaptés. Les PPRi imposent des mesures obligatoires pour sécuriser les personnes et les biens, avec un financement possible de 80% par le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM).
La carte de « vigilance Météo France pluie-inondation » est mise à jour deux fois par jour pour alerter sur les phénomènes météorologiques dangereux. La prévision des crues, instaurée en 2006, vise à informer le public et les gestionnaires de crise sur les risques de crues sur les cours d'eau surveillés, notamment en Loire-Atlantique où quatre tronçons sont sous surveillance. Des bulletins de vigilance sont diffusés, classés par niveaux de risque allant de vert à rouge, en fonction des conséquences potentielles sur la sécurité des personnes et des biens.
Des systèmes d'alerte supplémentaires, comme Vigicrues Flash et Avertissement Pluies Intenses à l’échelle des Communes (APIC), permettent d'informer en temps réel sur les risques de crues soudaines et les précipitations exceptionnelles. Ces outils, accessibles par abonnement, envoient des alertes par SMS, courriel ou message vocal, et sont conçus pour renforcer la vigilance et la réactivité face aux inondations.
Le document traite des mesures de prévention et d'organisation des secours face aux risques d'inondation et de ruissellement. Il souligne l'importance pour les communes exposées de s'abonner à des services d'alerte par SMS, courriel ou message vocal pour recevoir des avertissements en temps réel. Au niveau départemental, le dispositif ORSEC peut être activé en cas d'événements graves touchant plusieurs communes, tandis que les maires peuvent déclencher des Plans Communaux ou InterCommunaux de Sauvegarde.
Il fournit également des ressources pour s'informer sur le risque d'inondation, notamment des sites web et des contacts utiles. Les communes sont classées en risque majeur inondation selon divers critères, et des consignes de sécurité sont données pour les périodes avant, pendant et après une inondation, incluant des recommandations sur la protection des biens et les moyens d'évacuation.
Le document aborde les mesures de sécurité à prendre en cas de crue, notamment l'importance d'éviter les routes inondées, de déclarer les sinistres à son assureur et d'informer les autorités locales. Il souligne également la nécessité d'aérer et de désinfecter les lieux touchés, ainsi que de ne rétablir l'électricité que lorsque les installations sont sèches.
Risques littoraux
Les risques littoraux se divisent en trois types : la submersion marine, l'évolution du trait de côte et l'avancée dunaire. La submersion marine résulte d'inondations temporaires causées par des conditions météorologiques extrêmes. L'érosion du littoral, causée par des facteurs naturels et humains, entraîne un recul du trait de côte, tandis que l'avancée dunaire, bien que marginale, est due au déplacement des sables par le vent.
Risque : Inondation
Consignes de sécurité :
Avant :
- Protéger objets précieux et dangereux.
- Identifier disjoncteur électrique et robinet d’arrêt de gaz.
- Obturater les entrées d’eau.
- Arrimer les cuves et garer les véhicules hors zone inondable.
- Faire une réserve d’eau potable et d’aliments.
- Prévoir radio à piles, vêtements, médicaments, couvertures.
- Prévoir moyens d’évacuation et s’informer sur la montée des eaux.
Pendant :
- Fermer portes, fenêtres et soupiraux.
- Couper le courant électrique.
- Se rendre sur des points hauts.
- Évacuer uniquement sur ordre des autorités ou en cas d’urgence.
- Ne pas s’engager sur des routes inondées.
Après :
- Déclarer le sinistre à l’assureur et informer la mairie.
- Aérer et désinfecter les lieux.
- Chauffer dès que possible.
- Rétablir le courant électrique uniquement si l’installation est sèche.
Médias 10
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.