Mouvement de terrain - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
- Données Elasticsearch Disponibles
- Médias liés 23
- Dernière indexation 2026-06-24T13:18:14.434Z
Contenus
Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 Comment se manifestent-ils ? On distingue 3 modes de submersion marine : • par débordement lorsque le niveau marin est supérieur à la cote de crête d’un ouvrage (digue, écluse, quai, remblai) ou du terrain naturel ; • par franchissement de « paquets de mer » liés aux vagues, lorsqu’après déferlement de la houle, les paquets de mer dépassent la cote de crête des ouvrages ou du terrain naturel ; • par rupture du système de protection (défaillance d’un ouvrage de protection ou formation de brèches dans le cordon littoral) suite à l’attaque de la houle, lorsque les terrains situés en arrière sont en dessous du niveau marin. Dans les zones basses d’estuaires, la conjonction de certains phénomènes (fortes marées, vents violents, dépressions), les inondations par débordements de cours d’eau peuvent se conjuguer aux submersions marines. La détermination de l’aléa submersion marine nécessite de définir un niveau marin extrême de référence. Celui-ci doit correspondre au niveau d’eau atteint pour un phénomène d’occurrence centennale (une chance sur 100 de se produire chaque année) ou pour l’évènement historique extrême si celui-ci est supérieur au niveau centennal et doit prendre en compte la surcôte (élévation du niveau marin lié au changement climatique). Le recul du trait de côte se manifeste par le choc mécanique des vagues successives, lié à la houle, plus forte lors des tempêtes et plus proche lors des périodes de surcôte, qui entraîne le glissement du terrain s’il s’agit d’une côte meuble ou la chute de blocs s’il s’agit d’une côte rocheuse. Les conséquences sur les personnes et les biens Les conséquences d’une submersion marine s’apparentent à celle d’une inondation avec, en plus, des conséquences aggravées derrière les ouvrages côtiers protégeant de l’arrivée des eaux jusqu’à une certaine côte. Dans toute zone urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé, mais aussi d’être isolé sur des îlots coupés de tout accès. Les conséquences d’une érosion du littoral diffèrent selon la nature de celui-ci : naturel (sables, rochers) ou artificialisé (bords de mer urbanisés, ports, digues), mais elles tendent toutes vers le recul du trait de côte. Les conséquences d’une avancée dunaire peuvent amener à l’abandon d’un habitat petit à petit enseveli sous le sable mais avant cela à la destruction des milieux naturels fragiles que sont les écosystèmes côtiers. Il est possible qu’une crue se produise au même moment qu’une tempête. Dans ce cas, la marée peut créer un obstacle important modifiant les conditions d’écoulement et d’expansion du fleuve en crue. Source ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 53 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 Les risques littoraux en Loire-Atlantique Le contexte littoral La Loire-Atlantique possède une façade maritime de plus de 270 kilomètres entre Assérac et Les Moutiers-en-Retz, incluant l’estuaire de la Loire. La configuration de cette façade (alternance de séquences de côtes basses meubles et de côtes rocheuses d’altitude très variable du nord au sud du département) peut, en certains endroits, faciliter les phénomènes de submersions marines qui, dans certaines circonstances, peuvent constituer un risque notoire dans les secteurs urbanisés exposés. De plus, l’estuaire de la Loire, que l’on assimilera ici à la partie comprise entre Nantes et Saint-Nazaire, subit de façon significative l’influence océanique des marées. La submersion marine est le phénomène dominant et il concerne à la fois les communes du littoral et celles riveraines de l’estuaire de la Loire. Quels sont les risques ? Le risque de submersion concerne l’ensemble du littoral du département, ainsi que les communes situées de part et d’autre de la Loire. Selon l’orientation, la puissance des vents et la pression atmosphérique, les tempêtes sont susceptibles d’entraîner une élévation exceptionnelle du niveau de l’océan (surcote atmosphérique) qui, venant s’ajouter à une marée de fort coefficient (lors de la pleine mer), peut entraîner la submersion de terrains habituellement à l’abri de ce phénomène. Le contexte le plus défavorable entraînant un risque majeur de submersion marine est la conjonction d’une surcote, de vents d’Ouest à Sud-Ouest (vents soufflant lors de la haute mer) dépassant les 130 km/h et d’une grande marée (coefficient 120). En fonction des circonstances, les submersions marines peuvent notamment être la conséquence : • de fortes vagues : la hauteur des vagues dépend de la vitesse du vent et de la durée de son action. Sur la côte, ces vagues peuvent être modifiées par le profil du fond marin, les courants de marée, la topographie du rivage. Un vent établi soufflant à 130 km/h peut entraîner la formation de vagues déferlantes au large de la côte d’une hauteur de 15 m ; • et/ou d’une modification du niveau normal de la marée et, par conséquent, du niveau des eaux dans les estuaires. Cette hausse temporaire du niveau de la mer (marée de tempête) peut être supérieure de plusieurs dizaines de centimètres par rapport au niveau d’eau « normal » et devenir particulièrement dévastatrice. Typologie du trait de côte de Loire-Atlantique et Vendée D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 54 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 L’évolution du trait de côte se manifeste en Loire-Atlantique très majoritairement par les phénomènes d’érosion du littoral. Les phénomènes d’ensablement sont, pour le moment, négligeables. L’historique dans le département Le littoral de la Loire-Atlantique subit régulièrement des tempêtes causant des phénomènes de submersion marine et d’érosion du trait de côte. La baie de Bourgneuf apparaît historiquement comme la zone la plus sensible à la submersion du littoral de la Loire-Atlantique (ministère de l’Écologie - Retour d’expérience sur la tempête Xynthia en Loire-Atlantique et Vendée, CETE Ouest - juin 2012). Avant 1950, les tempêtes les plus marquantes sur cette zone semblent être celles de 1877, 1924 (on parle pour cette tempête de raz de marée) et 1937. Après 1950, les tempêtes les plus importantes sont celles du 15-16 octobre 1987 (qualifiée à l’époque de tempête du siècle), du 11 février 1990, des 26 et 27 décembre 1999 (Lothar et Martin) et, plus récemment, celle survenue dans la nuit du 27-28 février 2010 (Xynthia). Plus récemment, les dernières tempêtes ayant provoqué des dégâts importants dans le département sont : • 2019 : tempête Fabien, 120 km/h sur la côte ; • 2020 : tempête Bella ; • 2021 : tempête Aurore, 137 km/h de vent sur la côte ; • 2023 : tempête Céline, Ciaran, Domingos, Gérard (137 km/h de vent sur la côte). L’évènement faisant aujourd’hui référence au niveau régional en matière de gestion des risques littoraux (submersion marine et recul du trait de côte) correspond à la tempête Xynthia. Des secteurs urbanisés ont subi ce phénomène de submersion comme Saint-Brévin-les-Pins, Saint-Nazaire, Le Croisic, Pornic, La Baule-Escoublac, Le Pouliguen et Les Moutiers-en-Retz. L’onde de tempête s’est également propagée dans l’estuaire de la Loire avec une faible atténuation de la surcote observée à Saint-Nazaire (0,9 mètre à la station limnimétrique du Pont Anne-de-Bretagne à Nantes), produisant les mêmes effets, notamment la submersion de vastes zones de marais. Par ailleurs, plusieurs phénomènes de chutes de blocs et d’éboulements ont été recensés ces dernières années sur certaines communes du littoral, notamment au Croisic, à Saint-Nazaire, à Pornic ou encore La Bernerie-en-Retz... entraînant pour certains cas un recul du trait de côte (Saint-Nazaire - quartier Saint-Marc ou à Pornic). Les enjeux dans le département Les côtes de la Loire-Atlantique sont généralement basses. Le linéaire côtier du département présente un certain nombre d’enjeux constitués d’habitations, de ports, d’activités économiques (zones portuaires, bourgs de village...) de terrains de camping, d’hôtels ou d’activités ostréicoles. Côte du Croisic - Photo ©BRGM Recul du trait de côte à Saint-Nazaire - Photo ©BRGM D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 55 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 La prévention et les mesures prises face aux risques littoraux En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La connaissance des risques La connaissance des risques littoraux s’appuie sur : • les Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) qui croisent aléas et enjeux pour définir des zonages réglementaires ; • des études sur la submersion marine avec prise en compte de plusieurs paramètres : le comportement de la houle (modélisé du large au rivage pour des conditions de tempête données), les niveaux marins extrêmes et l’élévation du niveau de la mer (estimé) ; • des études de l’évolution du trait de côte par analyse du fonctionnement sédimentaire (étude des cellules hydrosédimentaires homogènes) et de la dynamique du littoral. Concernant le recul du trait de côte, une stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte a été adoptée. Dans ce cadre, une étude réalisée par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) en 2013 a permis de décrire et quantifier les principaux processus à l’origine du mécanisme d’érosion du littoral globalement constaté sur la côte de Loire-Atlantique. Cette étude, menée dans le cadre de l’élaboration des Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) du département, permet de mieux connaître les zones exposées à l’érosion et les réglementer (cf. pages suivantes). Par ailleurs, le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) a produit un inventaire départemental des mouvements de terrain pour la Loire-Atlantique (programme national). Il permet de localiser, de façon ponctuelle, les mouvements de terrain s’étant produits dans le département. Ainsi, on recense 29 chutes de blocs / éboulements localisés sur le littoral, ainsi que 8 glissements de terrain. Enfin, la Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite « Loi Climat et Résilience » permet aux communes volontaires d’élaborer des cartes locales d’exposition au recul du trait de côte. En Loire-Atlantique, cette démarche a été entérinée sur 6 communes (cf. décret du 29 avril 2022, modifié par le décret n°2024-5301 du 10 juin 2024 - https://www. legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049690164) : • Assérac, • La Baule-Escoublac, • La Bernerie-en-Retz, • Pornichet, • Saint-Nazaire, • Saint-Brévin-les-Pins. La Directive Européenne Inondation La Directive européenne 2007/60/CE relative à l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation, dite « Directive Inondation », transcrite dans le droit français par la loi n°2010/788 du 12 juillet 2010, met en place une nouvelle démarche visant à réduire les conséquences négatives de tout type d’inondation, submersions marines y compris donc. Celle-ci s’est traduite par la production, dans chaque État membre, d’une Stratégie Nationale de Gestion du Risque Inondation (SNGRI) qui a alors été déclinée, dans chaque district hydrographique, en un Plan de Gestion des Risques d’Inondation (PGRI) y déterminant une politique de gestion des inondations. Une Évaluation Préliminaire des Risques d’Inondation (EPRI), menée tous les 6 ans, permet de définir des Territoires à Risque Important d’Inondation (TRI) qui font alors l’objet d’une cartographie des zones inondables selon les différentes crues fréquentes, moyennes et exceptionnelles, et de l’élaboration d’une Stratégie Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI) adaptée. La SLGRI porte une vision globale, stratégique et partagée des objectifs et des actions à mettre en œuvre sur le territoire de façon à réduire la vulnérabilité des habitants face aux risques d’inondation. Bien que la Directive inondation s’applique tant aux inondations par débordement de cours d’eau qu’aux submersions marines, le PGRI Loire-Bretagne considère les submersions marines. Pour mémoire deux SLGRI intégrant ce type d’inondation existent actuellement en Loire-Atlantique : SLGRI Presqu’île de Guérande élargie à la Baie de Pont Mahé - Traict de Pen Bé, et SLGRI Baie de Bourgneuf. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 56 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 La prise en compte dans l’aménagement Plusieurs outils permettent de prendre en compte les risques littoraux dans l’aménagement du territoire. Le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) Le PPRL, établi par l’État, définit des zones réglementaires interdisant la construction ou l’autorisant sous conditions appelées prescriptions. Il a valeur de servitude d’utilité publique et est annexé aux documents d’urbanisme, tel que le Plan Local d’Urbanisme (PLU). On dénombre 4 PPR Littoraux (PPRL) concernant le risque inondation par submersion marine en Loire-Atlantique, couvrant 20 communes : • PPRL Presqu’île Guérandaise - Saint-Nazaire (8 communes), approuvé le 13 juillet 2016, • PPRL Baie de Bourgneuf Nord (4 communes), approuvé le 13 juillet 2016, • PPRL Côte de Jade (4 communes), approuvé le 12 février 2019, • PPRL Baie de Pont Mahé - Traict de Pen Bé (4 communes), approuvé le 25 avril 2019. À noter que toutes transactions immobilières concernant un bien situé dans une zone réglementée par un Plan de Prévention au Risque (PPR) doit faire l’objet d’une Information Acquéreur Locataire (IAL) (cf. chapitre « Généralités »). Les documents d’urbanisme L’exploitation de la connaissance du risque se traduit principalement par la mise en œuvre de mesures de maîtrise de l’urbanisation au travers des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) élaborés par les communes ou, lorsque les enjeux potentiellement exposés paraissent importants, au travers des Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL). En présence d’un PPRL Élaboré par le Préfet, le PPRL fixe des règles d’urbanisme, de construction et de gestion pour les bâtiments existants ou futurs. Ses dispositions d’urbanisme sont directement opposables aux demandes d’autorisation de construire et s’appliquent donc en sus des règles locales figurant dans les plans locaux d’urbanisme (POS ou PLU). En tant que servitude d’utilité publique, le PPRL est annexé au PLU (ou POS) de chaque commune concernée. En l’absence de PPRL Les collectivités exposées à un risque connu, matérialisé dans un document tel que l’AZI ou le Porter à Connaissance (PAC), rédigé par les services de l’État, peuvent mobiliser l’article L. 121-1 du Code de l’urbanisme. Les mesures de protection et de réduction de la vulnérabilité Les mesures collectives En plus des aménagements de protection du littoral (contre l’érosion par exemple) ou de la revégatalisation des dunes, des opérations de ré-ensablement des plages peuvent avoir lieu localement. Ces interventions peuvent être réalisées par des associations syndicales regroupant les propriétaires, des syndicats intercommunaux ou des établissements publics territoriaux de bassin créés par la loi du 30 juillet 2003. Des mesures collectives peuvent également être impulsées par les EPCI en charge de la compétence GEMAPI. Les PPRL approuvés sont consultables sur : https://www.loire-atlantique.gouv.fr Littoral atlantique - Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 57 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 Les mesures de protection de biens individuels Sur la base de la réalisation d’un diagnostic de réduction de la vulnérabilité, des préconisations de mesures personnalisées et adaptées sont établies pour les biens immobiliers exposés à un aléa submersion marine. Par exemple : • la prévision de dispositifs temporaires pour occulter les bouches d’aération, portes... tels que des batardeaux ; • l’arrimage des cuves ; • l’installation de clapets anti-retour sur les réseaux de collecte des eaux usées et/ou d’évacuation pluviale ; • le choix des équipements et techniques de construction (matériaux imputrescibles) ; • la mise hors d’eau du tableau électrique, des installations de chauffage, des centrales de ventilation et de climatisation ; • la création d’un réseau électrique descendant ou séparatif pour les pièces inondables ; Par ailleurs, les 4 PPRL de Loire-Atlantique imposent des mesures obligatoires dont les objectifs sont d’augmenter la sécurité des personnes et limiter l’atteinte aux biens. Ces mesures sont subventionnées à hauteur de 80% par le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM). La prévision La vigilance météorologique La carte de « vigilance Météo France vagues submersion » est élaborée au minimum 2 fois par jour à 6h00 et 16h00 (https://vigilance. meteofrance.fr) et attire l’attention sur la possibilité d’occurrence d’un phénomène météorologique dangereux dans la journée entamée et la journée suivante lors de son émission (cf. chapitre « Généralités »). La vigilance vagues - submersion Le phénomène vagues - submersion est intégré à la procédure « Vigilance Météo » de Météo-France : des alertes et cartes spécifiques sont produites en cas de besoin. L’organisation des secours Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). De la même manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) peut être déclenché. Pour plus de précisions, voir « La protection civile et l’organisation des secours » au chapitre « Généralités ». Où s’informer ? Pour en savoir plus sur les risques littoraux, consulter : > Généralités sur les risques littoraux : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/risques-littoraux • https://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/risques-littoraux-en-pays-de-la-loire-r2288.html • https://www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Risques-naturels-et-technologiques/ Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles > Mairies > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 58 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 Une commune est classée en risques majeurs littoraux si : • elle est concernée par un Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) prescrit ou approuvé; • elle est concernée par l’Atlas des Zones Inondables (AZI) de l’estuaire de la Loire ; • des risques avérés sont identifiés sur la commune. Pour savoir quelles communes sont exposées au risques littoraux, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risques majeurs (page 16). Les communes exposées aux risques littoraux D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e-At l a n t i q u e 59 Edition2024 DDRM44 Risques naturels Littoraux Édition2024 DDRM44 Les consignes individuelles de sécurité pour les risques littoraux > Prévoir les gestes essentiels : • mettre hors d’eau les objets précieux, meubles, papiers personnels, matières et produits polluants ou dangereux, • repérer disjoncteur électrique, robinet d’arrêt de gaz, • obturer les entrées d’eau, portes, soupiraux, évents, • arrimer les cuves, • garer les véhicules hors zone inondable, • faire une réserve d’eau potable et d’aliments, • prévoir radio à piles, vêtements, médicaments, couvertures. > Prévoir les moyens d’évacuation. • Tenez-vous au courant de l’évolution de la situation en écoutant les informations diffusées dans les médias. • Évitez de circuler en bord de mer à pied ou en voiture. Si nécessaire, circulez avec précaution en limitant votre vitesse et ne vous engagez pas sur les routes exposées à la houle ou déjà inondées. > Baigneurs, plongeurs, pêcheurs ou promeneurs : • ne vous mettez pas à l’eau, ne vous baignez pasn • ne pratiquez pas d’activités nautiques de loisirn • soyez particulièrement vigilants, ne vous approchez pas du bord de l’eau, même d’un point surélevé (plage, falaise), • éloignez-vous des ouvrages exposés aux vagues (jetées portuaires, épis, fronts de mer). > N’entreprendre une évacuation que si vous en recevez l’ordre des autorités ou si vous êtes forcé par la crue. > Faire sa déclaration de sinistre auprès de son assureur et informer également le maire de votre commune qui demandera alors la reconnaissance Cat-Nat auprès de l’État. > Aérer les pièces. > Désinfecter les pièces et biens sinistrés. > Chauffer dès que possible. > Ne rétablir le courant électrique que si l’installation est sèche. AVANT PENDANT APRÈS D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 60 DDRM44 MOUVEMENTS DE TERRAIN Risques naturels Qu’est-ce que le risque mouvements de terrain ? Les mouvements de terrain recouvrent des formes très diverses. Selon la vitesse de déplacement, deux ensembles de mouvements de terrain peuvent être distingués : • les mouvements lents, qui entraînent une déformation progressive des terrains, pas toujours perceptible par l’humain. Ils regroupent principalement les affaissements, les tassements, les glissements, le retrait-gonflement ; • les mouvements rapides, qui surviennent de manière brutale et soudaine. Ils regroupent les effondrements, les chutes de pierres et de blocs, les éboulements et les coulées boueuses. Les différents types de mouvements de terrain Le retrait-gonflement des argiles (RGA) Les terrains argileux superficiels peuvent voir leur volume varier à la suite d’une modification de leur teneur en eau, en lien avec les conditions météorologiques. Ils se « rétractent » lors des périodes de sécheresse (phénomène de « retrait ») et gonflent au retour des pluies lorsqu’ils sont de nouveau hydratés (phénomène de « gonflement »). Ces variations sont lentes, mais elles peuvent atteindre une amplitude assez importante pour endommager les bâtiments localisés sur ces terrains. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles engendre chaque année des dégâts considérables, indemnisables au titre des catastrophes naturelles. La grande majorité des sinistres concerne les maisons individuelles. Les glissements de terrain Le glissement est un déplacement généralement lent d’une masse de terrain cohérente, de volume et d’épaisseur variables, le long d’une surface de rupture (surface de cisaillement) identifiable. Cette surface est généralement courbe (glissement circulaire ou rotationnel) mais elle peut aussi se développer à la faveur d’une discontinuité préexistante telle qu’un joint de stratification (glissement plan). Les profondeurs des surfaces de glissement sont très variables, de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres. Des indices caractéristiques peuvent être observés dans les glissements de terrain actifs : fissures, bourrelets, arbres basculés, zones de rétention d’eau... ©Géorisques ©Graphies.thèque / Fotolia.com D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 61
Le document présente les différents modes de submersion marine, qui peuvent se manifester par débordement, franchissement de paquets de mer ou rupture des systèmes de protection. Il souligne que ces phénomènes peuvent être exacerbés par des conditions météorologiques telles que des fortes marées et des vents violents, notamment dans les zones basses d'estuaires. La détermination de l'aléa de submersion marine repose sur l'évaluation de niveaux marins extrêmes, prenant en compte les impacts du changement climatique. Le recul du trait de côte, causé par l'érosion, est également abordé, avec des conséquences variées selon la nature des côtes.
Les conséquences des submersions marines et de l'érosion littorale sont comparables à celles des inondations, mais avec des effets aggravés dans les zones urbanisées. Les risques touchent non seulement les personnes, qui peuvent être isolées ou noyées, mais aussi les biens et les écosystèmes côtiers. La Loire-Atlantique, avec sa façade maritime de plus de 270 kilomètres, est particulièrement vulnérable à ces phénomènes, notamment dans l'estuaire de la Loire, où la submersion marine représente un risque majeur pour les communes littorales et riveraines.
Le document traite des risques de submersion marine en Loire-Atlantique, principalement causés par la conjonction d'une surcote atmosphérique, de vents violents et de grandes marées. Les tempêtes peuvent entraîner des vagues déferlantes et une élévation temporaire du niveau de la mer, rendant certaines zones vulnérables à des inondations. Historiquement, la baie de Bourgneuf est identifiée comme la zone la plus sensible, avec des tempêtes marquantes survenues avant et après 1950, dont la tempête Xynthia, qui a eu des conséquences dévastatrices sur des secteurs urbanisés.
Enjeux et Évolution
L'érosion du littoral est le phénomène prédominant en Loire-Atlantique, avec des tempêtes récentes comme celles de 2019 à 2023 ayant causé des dégâts significatifs. Les côtes, généralement basses, abritent des enjeux variés tels que des habitations, des ports et des activités économiques. Des phénomènes de chutes de blocs et d'éboulements ont également été observés, contribuant au recul du trait de côte dans certaines communes.  
Le document présente les mesures de prévention et de gestion des risques littoraux en Loire-Atlantique, en mettant l'accent sur la connaissance des risques à travers les Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) et des études sur la submersion marine et l'érosion du littoral. Une stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte a été adoptée, soutenue par des études du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) qui identifient les zones exposées à l'érosion. De plus, la Loi Climat et Résilience permet aux communes de créer des cartes d'exposition au recul du trait de côte, avec six communes de Loire-Atlantique ayant déjà engagé cette démarche.
Directive Européenne Inondation
Le document aborde également la Directive européenne 2007/60/CE sur la gestion des risques d'inondation, qui a été transcrite dans le droit français et a conduit à l'élaboration de Stratégies Nationales et Locales de Gestion du Risque Inondation (SLGRI). Ces stratégies visent à réduire la vulnérabilité des habitants face aux inondations, y compris les submersions marines. En Loire-Atlantique, deux SLGRI existent pour traiter ce type d'inondation, intégrant des actions spécifiques pour protéger les territoires à risque.
Le document présente les outils de gestion des risques littoraux dans l'aménagement du territoire, notamment le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) qui définit des zones réglementaires pour la construction en fonction des risques d'inondation par submersion marine. Quatre PPRL ont été approuvés en Loire-Atlantique, couvrant 20 communes, et sont annexés aux documents d'urbanisme comme le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Les transactions immobilières dans ces zones doivent inclure une Information Acquéreur Locataire (IAL).
Mesures de protection
Le document aborde également les mesures de protection et de réduction de la vulnérabilité, tant collectives qu'individuelles. Les mesures collectives incluent des aménagements pour protéger le littoral et des opérations de ré-ensablement, tandis que les mesures individuelles reposent sur des diagnostics personnalisés pour les biens exposés, incluant des dispositifs temporaires et des choix de construction adaptés. Les PPRL imposent des mesures obligatoires visant à sécuriser les personnes et à protéger les biens.
Ce document traite des mesures de prévention des risques naturels majeurs, notamment les vagues et submersions, qui sont subventionnées à 80% par le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM). Il souligne l'importance de la vigilance météorologique, avec des alertes émises par Météo-France, et décrit l'organisation des secours au niveau communal, où le maire peut déclencher des plans de sauvegarde. Des ressources pour s'informer sur les risques littoraux sont également fournies.
Les communes exposées aux risques littoraux
Les communes sont classées en risques majeurs littoraux si elles sont concernées par un Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) ou l'Atlas des Zones Inondables (AZI). Le document fournit des consignes de sécurité individuelles pour faire face à ces risques, telles que la protection des biens, la préparation à l'évacuation et des recommandations pour éviter les activités nautiques en période de danger.
Le document traite des risques liés aux mouvements de terrain, qui se divisent en deux catégories : les mouvements lents, tels que les affaissements et les glissements, et les mouvements rapides, comme les éboulements et les coulées boueuses. Il souligne l'importance de la vigilance près des zones d'eau et des ouvrages exposés aux vagues, ainsi que les mesures à prendre en cas d'évacuation ou de sinistre, notamment la déclaration auprès de l'assureur et du maire.
Les mouvements de terrain, en particulier le retrait-gonflement des argiles, peuvent causer des dommages significatifs aux bâtiments, surtout ceux situés sur des terrains argileux. Les glissements de terrain, qui se déplacent lentement le long de surfaces de rupture, peuvent également être identifiés par des signes visibles tels que des fissures et des zones de rétention d'eau.
Risque : Mouvements de terrain
Consignes de sécurité :
- Identifier les mouvements de terrain (lents et rapides).
- Surveiller les signes de glissements (fissures, bourrelets).
- Éviter les zones à risque et ne pas s'approcher des bords de falaises ou de terrains instables.
- En cas d'évacuation, suivre les instructions des autorités.
- Informer son assureur et le maire en cas de sinistre.
- Aérer et désinfecter les lieux après un sinistre.
- Ne pas rétablir l'électricité si l'installation est humide.
Médias 23
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.