Mouvement de terrain - DDRM de la Loire-Atlantique (44)

  • Données Elasticsearch Disponibles
  • Médias liés 23
  • Dernière indexation 2026-06-24T13:18:14.434Z

Contenus

Contenu brut Elastic
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
Comment se manifestent-ils ?
On distingue 3 modes de submersion marine :
• par débordement lorsque le niveau marin
est supérieur à la cote de crête d’un ouvrage
(digue, écluse, quai, remblai) ou du terrain
naturel ;
• par franchissement de « paquets de mer » liés
aux vagues, lorsqu’après déferlement de la
houle, les paquets de mer dépassent la cote
de crête des ouvrages ou du terrain naturel ;
• par rupture du système de protection
(défaillance d’un ouvrage de protection ou
formation de brèches dans le cordon littoral)
suite à l’attaque de la houle, lorsque les
terrains situés en arrière sont en dessous du
niveau marin.
Dans les zones basses d’estuaires, la conjonction
de certains phénomènes (fortes marées, vents
violents, dépressions), les inondations par
débordements de cours d’eau peuvent se
conjuguer aux submersions marines.
La détermination de l’aléa submersion marine
nécessite de définir un niveau marin extrême de
référence. Celui-ci doit correspondre au niveau
d’eau atteint pour un phénomène d’occurrence
centennale (une chance sur 100 de se produire
chaque année) ou pour l’évènement historique
extrême si celui-ci est supérieur au niveau
centennal et doit prendre en compte la surcôte
(élévation du niveau marin lié au changement
climatique).
Le recul du trait de côte se manifeste par le choc
mécanique des vagues successives, lié à la houle,
plus forte lors des tempêtes et plus proche lors des
périodes de surcôte, qui entraîne le glissement du
terrain s’il s’agit d’une côte meuble ou la chute de
blocs s’il s’agit d’une côte rocheuse.
Les conséquences sur les personnes et
les biens
Les conséquences d’une submersion marine
s’apparentent à celle d’une inondation avec,
en plus, des conséquences aggravées derrière
les ouvrages côtiers protégeant de l’arrivée des
eaux jusqu’à une certaine côte. Dans toute zone
urbanisée, le danger est d’être emporté ou noyé,
mais aussi d’être isolé sur des îlots coupés de tout
accès.
Les conséquences d’une érosion du littoral
diffèrent selon la nature de celui-ci : naturel (sables,
rochers) ou artificialisé (bords de mer urbanisés,
ports, digues), mais elles tendent toutes vers le
recul du trait de côte.
Les conséquences d’une avancée dunaire
peuvent amener à l’abandon d’un habitat petit
à petit enseveli sous le sable mais avant cela à la
destruction des milieux naturels fragiles que sont
les écosystèmes côtiers.
Il est possible qu’une crue se produise au même moment qu’une tempête.
Dans ce cas, la marée peut créer un obstacle important
modifiant les conditions d’écoulement et d’expansion du fleuve en crue.
Source ©DDTM 44
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 53
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
Les risques littoraux
en Loire-Atlantique
Le contexte littoral
La Loire-Atlantique possède une façade
maritime de plus de 270 kilomètres entre
Assérac et Les Moutiers-en-Retz, incluant
l’estuaire de la Loire. La configuration de
cette façade (alternance de séquences de
côtes basses meubles et de côtes rocheuses
d’altitude très variable du nord au sud du
département) peut, en certains endroits,
faciliter les phénomènes de submersions
marines qui, dans certaines circonstances,
peuvent constituer un risque notoire dans les
secteurs urbanisés exposés.
De plus, l’estuaire de la Loire, que l’on
assimilera ici à la partie comprise entre
Nantes et Saint-Nazaire, subit de façon
significative l’influence océanique des marées.
La submersion marine est le phénomène
dominant et il concerne à la fois les communes
du littoral et celles riveraines de l’estuaire de la
Loire.
Quels sont les risques ?
Le risque de submersion concerne l’ensemble du
littoral du département, ainsi que les communes
situées de part et d’autre de la Loire.
Selon l’orientation, la puissance des vents
et la pression atmosphérique, les tempêtes
sont susceptibles d’entraîner une élévation
exceptionnelle du niveau de l’océan (surcote
atmosphérique) qui, venant s’ajouter à une marée
de fort coefficient (lors de la pleine mer), peut
entraîner la submersion de terrains habituellement
à l’abri de ce phénomène.
Le contexte le plus défavorable entraînant
un risque majeur de submersion marine est la
conjonction d’une surcote, de vents d’Ouest à
Sud-Ouest (vents soufflant lors de la haute mer)
dépassant les 130  km/h et d’une grande marée
(coefficient 120). En fonction des circonstances, les
submersions marines peuvent notamment être la
conséquence :
• de fortes vagues : la hauteur des vagues
dépend de la vitesse du vent et de la durée
de son action. Sur la côte, ces vagues peuvent
être modifiées par le profil du fond marin, les
courants de marée, la topographie du rivage.
Un vent établi soufflant à 130 km/h peut
entraîner la formation de vagues déferlantes
au large de la côte d’une hauteur de 15 m ;
• et/ou d’une modification du niveau normal
de la marée et, par conséquent, du niveau
des eaux dans les estuaires. Cette hausse
temporaire du niveau de la mer (marée de
tempête) peut être supérieure de plusieurs
dizaines de centimètres par rapport au niveau
d’eau « normal » et devenir particulièrement
dévastatrice.
Typologie du trait de côte de Loire-Atlantique et Vendée
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 54
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
L’évolution du trait de côte se manifeste en
Loire-Atlantique très majoritairement par les
phénomènes d’érosion du littoral. Les phénomènes
d’ensablement sont, pour le moment, négligeables.
L’historique dans le département
Le littoral de la Loire-Atlantique subit régulièrement
des tempêtes causant des phénomènes de
submersion marine et d’érosion du trait de côte.
La baie de Bourgneuf apparaît historiquement
comme la zone la plus sensible à la submersion
du littoral de la Loire-Atlantique (ministère de
l’Écologie - Retour d’expérience sur la tempête
Xynthia en Loire-Atlantique et Vendée, CETE Ouest
- juin 2012).
Avant 1950, les tempêtes les plus
marquantes sur cette zone semblent
être celles de 1877, 1924 (on parle pour
cette tempête de raz de marée) et 1937.
Après 1950, les tempêtes les plus importantes sont
celles du 15-16 octobre 1987 (qualifiée à l’époque
de tempête du siècle), du 11 février 1990, des 26
et 27 décembre 1999 (Lothar et Martin) et, plus
récemment, celle survenue dans la nuit du 27-28
février 2010 (Xynthia).
Plus récemment, les dernières tempêtes ayant
provoqué des dégâts importants dans le
département sont :
• 2019 : tempête Fabien, 120 km/h sur la côte ;
• 2020 : tempête Bella ;
• 2021 : tempête Aurore, 137 km/h de vent sur
la côte ;
• 2023 : tempête Céline, Ciaran, Domingos,
Gérard (137 km/h de vent sur la côte).
L’évènement faisant aujourd’hui référence au
niveau régional en matière de gestion des risques
littoraux (submersion marine et recul du trait de
côte) correspond à la tempête Xynthia.
Des secteurs urbanisés ont subi ce phénomène de
submersion comme Saint-Brévin-les-Pins, Saint-Nazaire, Le Croisic, Pornic, La Baule-Escoublac, Le
Pouliguen et Les Moutiers-en-Retz.
L’onde de tempête s’est également propagée dans
l’estuaire de la Loire avec une faible atténuation de
la surcote observée à Saint-Nazaire (0,9 mètre à la
station limnimétrique du Pont Anne-de-Bretagne à
Nantes), produisant les mêmes effets, notamment
la submersion de vastes zones de marais.
Par ailleurs, plusieurs phénomènes de chutes
de blocs et d’éboulements ont été recensés ces
dernières années sur certaines communes du
littoral, notamment au Croisic, à Saint-Nazaire, à
Pornic ou encore La Bernerie-en-Retz... entraînant
pour certains cas un recul du trait de côte (Saint-Nazaire - quartier Saint-Marc ou à Pornic).
Les enjeux dans le département
Les côtes de la Loire-Atlantique sont généralement
basses.
Le linéaire côtier du département présente un
certain nombre d’enjeux constitués d’habitations,
de ports, d’activités économiques (zones
portuaires, bourgs de village...) de terrains de
camping, d’hôtels ou d’activités ostréicoles.
Côte du Croisic - Photo ©BRGM
Recul du trait de côte à Saint-Nazaire - Photo ©BRGM
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 55
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
La prévention et les mesures
prises face aux risques littoraux
En plus des mesures de prévention présentées
ci-dessous, des mesures générales sont applicables
à chacun des risques majeurs (cf. chapitre
« Généralités »).
La connaissance des risques
La connaissance des risques littoraux s’appuie sur :
• les Plans de Prévention des Risques Littoraux
(PPRL) qui croisent aléas et enjeux pour définir
des zonages réglementaires ;
• des études sur la submersion marine avec
prise en compte de plusieurs paramètres : le
comportement de la houle (modélisé du large
au rivage pour des conditions de tempête
données), les niveaux marins extrêmes et
l’élévation du niveau de la mer (estimé) ;
• des études de l’évolution du trait de côte
par analyse du fonctionnement sédimentaire
(étude des cellules hydrosédimentaires
homogènes) et de la dynamique du littoral.
Concernant le recul du trait de côte, une stratégie
nationale de gestion intégrée du trait de côte a été
adoptée. Dans ce cadre, une étude réalisée par le
Bureau de Recherches Géologiques et Minières
(BRGM) en 2013 a permis de décrire et quantifier
les principaux processus à l’origine du mécanisme
d’érosion du littoral globalement constaté sur la
côte de Loire-Atlantique. Cette étude, menée dans
le cadre de l’élaboration des Plans de Prévention des
Risques Littoraux (PPRL) du département, permet de
mieux connaître les zones exposées à l’érosion et
les réglementer (cf. pages suivantes).
Par ailleurs, le Bureau de Recherche Géologique
et Minière (BRGM) a produit un inventaire
départemental des mouvements de terrain pour
la Loire-Atlantique (programme national). Il permet
de localiser, de façon ponctuelle, les mouvements
de terrain s’étant produits dans le département.
Ainsi, on recense 29 chutes de blocs / éboulements
localisés sur le littoral, ainsi que 8 glissements de
terrain.
Enfin, la Loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 dite
« Loi Climat et Résilience » permet aux communes
volontaires d’élaborer des cartes locales
d’exposition au recul du trait de côte. En Loire-Atlantique, cette démarche a été entérinée sur 6
communes (cf. décret du 29 avril 2022, modifié par
le décret n°2024-5301 du 10 juin 2024 - https://www.
legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000049690164) :
• Assérac,
• La Baule-Escoublac,
• La Bernerie-en-Retz,
• Pornichet,
• Saint-Nazaire,
• Saint-Brévin-les-Pins.
La Directive Européenne Inondation
La Directive européenne 2007/60/CE relative à
l’évaluation et à la gestion des risques d’inondation,
dite « Directive Inondation », transcrite dans le
droit français par la loi n°2010/788 du 12 juillet
2010, met en place une nouvelle démarche visant
à réduire les conséquences négatives de tout type
d’inondation, submersions marines y compris donc.
Celle-ci s’est traduite par la production, dans
chaque État membre, d’une Stratégie Nationale de
Gestion du Risque Inondation (SNGRI) qui a alors
été déclinée, dans chaque district hydrographique,
en un Plan de Gestion des Risques d’Inondation
(PGRI) y déterminant une politique de gestion
des inondations. Une Évaluation Préliminaire des
Risques d’Inondation (EPRI), menée tous les 6
ans, permet de définir des Territoires à Risque
Important d’Inondation (TRI) qui font alors l’objet
d’une cartographie des zones inondables selon
les différentes crues fréquentes, moyennes et
exceptionnelles, et de l’élaboration d’une Stratégie
Locale de Gestion du Risque Inondation (SLGRI)
adaptée.
La SLGRI porte une vision globale, stratégique et
partagée des objectifs et des actions à mettre
en œuvre sur le territoire de façon à réduire
la vulnérabilité des habitants face aux risques
d’inondation.
Bien que la Directive inondation s’applique tant
aux inondations par débordement de cours d’eau
qu’aux submersions marines, le PGRI Loire-Bretagne
considère les submersions marines.
Pour mémoire deux SLGRI intégrant ce type
d’inondation existent actuellement en Loire-Atlantique : SLGRI Presqu’île de Guérande élargie
à la Baie de Pont Mahé - Traict de Pen Bé, et SLGRI
Baie de Bourgneuf.
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 56
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
La prise en compte dans
l’aménagement
Plusieurs outils permettent de prendre en compte
les risques littoraux dans l’aménagement du
territoire.
Le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL)
Le PPRL, établi par l’État, définit des zones
réglementaires interdisant la construction ou
l’autorisant sous conditions appelées prescriptions.
Il a valeur de servitude d’utilité publique et est
annexé aux documents d’urbanisme, tel que le Plan
Local d’Urbanisme (PLU).
On dénombre 4 PPR Littoraux (PPRL) concernant
le risque inondation par submersion marine en
Loire-Atlantique, couvrant 20 communes :
• PPRL Presqu’île Guérandaise - Saint-Nazaire
(8 communes), approuvé le 13 juillet 2016,
• PPRL Baie de Bourgneuf Nord (4 communes),
approuvé le 13 juillet 2016,
• PPRL Côte de Jade (4 communes), approuvé
le 12 février 2019,
• PPRL Baie de Pont Mahé - Traict de Pen Bé
(4 communes), approuvé le 25 avril 2019.
À noter que toutes transactions immobilières
concernant un bien situé dans une zone
réglementée par un Plan de Prévention au Risque
(PPR) doit faire l’objet d’une Information Acquéreur
Locataire (IAL) (cf. chapitre « Généralités »).
Les documents d’urbanisme
L’exploitation de la connaissance du risque se
traduit principalement par la mise en œuvre de
mesures de maîtrise de l’urbanisation au travers
des Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) élaborés par les
communes ou, lorsque les enjeux potentiellement
exposés paraissent importants, au travers des Plans
de Prévention des Risques Littoraux (PPRL).
En présence d’un PPRL
Élaboré par le Préfet, le PPRL fixe des règles
d’urbanisme, de construction et de gestion pour
les bâtiments existants ou futurs. Ses dispositions
d’urbanisme sont directement opposables
aux demandes d’autorisation de construire et
s’appliquent donc en sus des règles locales figurant
dans les plans locaux d’urbanisme (POS ou PLU).
En tant que servitude d’utilité publique, le PPRL
est annexé au PLU (ou POS) de chaque commune
concernée.
En l’absence de PPRL
Les collectivités exposées à un risque connu,
matérialisé dans un document tel que l’AZI ou le
Porter à Connaissance (PAC), rédigé par les services
de l’État, peuvent mobiliser l’article L. 121-1 du
Code de l’urbanisme.
Les mesures de protection et de
réduction de la vulnérabilité
Les mesures collectives
En plus des aménagements de protection du
littoral (contre l’érosion par exemple) ou de la
revégatalisation des dunes, des opérations de
ré-ensablement des plages peuvent avoir lieu
localement.
Ces interventions peuvent être réalisées par
des associations syndicales regroupant les
propriétaires, des syndicats intercommunaux ou
des établissements publics territoriaux de bassin
créés par la loi du 30 juillet 2003.
Des mesures collectives peuvent également être
impulsées par les EPCI en charge de la compétence
GEMAPI.
Les PPRL approuvés
sont consultables sur :
https://www.loire-atlantique.gouv.fr
Littoral atlantique - Photo ©DDTM 44
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 57
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
Les mesures de protection de biens individuels
Sur la base de la réalisation d’un diagnostic de
réduction de la vulnérabilité, des préconisations de
mesures personnalisées et adaptées sont établies
pour les biens immobiliers exposés à un aléa
submersion marine. Par exemple :
• la prévision de dispositifs temporaires pour
occulter les bouches d’aération, portes... tels
que des batardeaux ;
• l’arrimage des cuves ;
• l’installation de clapets anti-retour sur les
réseaux de collecte des eaux usées et/ou
d’évacuation pluviale ;
• le choix des équipements et techniques de
construction (matériaux imputrescibles) ;
• la mise hors d’eau du tableau électrique, des
installations de chauffage, des centrales de
ventilation et de climatisation ;
• la création d’un réseau électrique descendant
ou séparatif pour les pièces inondables ;
Par ailleurs, les 4 PPRL de Loire-Atlantique imposent
des mesures obligatoires dont les objectifs sont
d’augmenter la sécurité des personnes et limiter
l’atteinte aux biens.
Ces mesures sont subventionnées à hauteur
de 80% par le Fonds de Prévention des Risques
Naturels Majeurs (FPRNM).
La prévision
La vigilance météorologique
La carte de « vigilance Météo France vagues
submersion » est élaborée au minimum 2 fois
par jour à 6h00 et 16h00 (https://vigilance.
meteofrance.fr) et attire l’attention sur la possibilité
d’occurrence d’un phénomène météorologique
dangereux dans la journée entamée et la journée
suivante lors de son émission (cf. chapitre «
Généralités »).
La vigilance vagues - submersion
Le phénomène vagues - submersion est intégré à la
procédure « Vigilance Météo » de Météo-France  :
des alertes et cartes spécifiques sont produites en
cas de besoin.
L’organisation des secours
Au niveau communal, le maire peut déclencher le
Plan Communal de Sauvegarde (PCS). De la même
manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de
Sauvegarde (PICS) peut être déclenché.
Pour plus de précisions, voir « La protection
civile et l’organisation des secours » au chapitre
« Généralités ».
Où s’informer ?
Pour en savoir plus sur les risques littoraux,
consulter :
> Généralités sur les risques littoraux :
• www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/risques-littoraux
• https://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/risques-littoraux-en-pays-de-la-loire-r2288.html
• https://www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Risques-naturels-et-technologiques/
Prevention-des-risques-naturels/Plans-Prevention-Risques-Naturels-Previsibles
> Mairies
> Direction Départementale des Territoires et
de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique
 02.40.67.26.26
> Préfecture de la Loire-Atlantique
02.40.41.20.20
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 58
Edition2024
DDRM44
Risques
naturels
Littoraux Édition2024
DDRM44
Une commune est classée en
risques majeurs littoraux si : • elle est concernée par un Plan
de Prévention des Risques
Littoraux (PPRL) prescrit ou
approuvé;
• elle est concernée par l’Atlas
des Zones Inondables (AZI)
de l’estuaire de la Loire ;
• des risques avérés sont
identifiés sur la commune.
Pour savoir quelles communes
sont exposées au risques littoraux,
consulter la carte ci-contre ou le
tableau des communes à risques
majeurs (page 16).
Les communes exposées
aux risques littoraux
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e-At l a n t i q u e 59
Edition2024
DDRM44 Risques
naturels Littoraux Édition2024
DDRM44
Les consignes individuelles de sécurité pour les risques littoraux
> Prévoir les gestes essentiels :
• mettre hors d’eau les objets
précieux, meubles, papiers
personnels, matières et produits
polluants ou dangereux,
• repérer disjoncteur électrique,
robinet d’arrêt de gaz,
• obturer les entrées d’eau, portes,
soupiraux, évents,
• arrimer les cuves,
• garer les véhicules hors zone
inondable,
• faire une réserve d’eau potable et
d’aliments,
• prévoir radio à piles, vêtements,
médicaments, couvertures.
> Prévoir les moyens d’évacuation.
• Tenez-vous au courant de l’évolution de
la situation en écoutant les informations
diffusées dans les médias.
• Évitez de circuler en bord de mer à pied
ou en voiture. Si nécessaire, circulez
avec précaution en limitant votre vitesse
et ne vous engagez pas sur les routes
exposées à la houle ou déjà inondées.
> Baigneurs, plongeurs, pêcheurs ou
promeneurs :
• ne vous mettez pas à l’eau, ne vous
baignez pasn
• ne pratiquez pas d’activités nautiques
de loisirn
• soyez particulièrement vigilants, ne vous
approchez pas du bord de l’eau, même
d’un point surélevé (plage, falaise),
• éloignez-vous des ouvrages exposés aux
vagues (jetées portuaires, épis, fronts de
mer).
> N’entreprendre une évacuation que si vous
en recevez l’ordre des autorités ou si vous
êtes forcé par la crue.
> Faire sa déclaration de
sinistre auprès de son assureur
et informer également le
maire de votre commune
qui demandera alors la
reconnaissance Cat-Nat
auprès de l’État.
> Aérer les pièces.
> Désinfecter les pièces et biens
sinistrés.
> Chauffer dès que possible.
> Ne rétablir le courant
électrique que si l’installation
est sèche.
AVANT PENDANT APRÈS
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 60
DDRM44
MOUVEMENTS
DE TERRAIN
Risques naturels
Qu’est-ce que le risque
mouvements de terrain ?
Les mouvements de terrain recouvrent des formes
très diverses. Selon la vitesse de déplacement, deux
ensembles de mouvements de terrain peuvent être
distingués :
• les mouvements lents, qui entraînent
une déformation progressive des terrains,
pas toujours perceptible par l’humain. Ils
regroupent principalement les affaissements,
les tassements, les glissements, le retrait-gonflement ;
• les mouvements rapides, qui surviennent de
manière brutale et soudaine. Ils regroupent
les effondrements, les chutes de pierres et
de blocs, les éboulements et les coulées
boueuses.
Les différents types de mouvements de
terrain
Le retrait-gonflement des argiles (RGA)
Les terrains argileux superficiels peuvent voir leur
volume varier à la suite d’une modification de
leur teneur en eau, en lien avec les conditions
météorologiques.
Ils se « rétractent » lors des périodes de sécheresse
(phénomène de « retrait ») et gonflent au retour
des pluies lorsqu’ils sont de nouveau hydratés
(phénomène de « gonflement »).
Ces variations sont lentes, mais elles peuvent
atteindre une amplitude assez importante pour
endommager les bâtiments localisés sur ces
terrains.
Le phénomène de retrait-gonflement des argiles
engendre chaque année des dégâts considérables,
indemnisables au titre des catastrophes naturelles.
La grande majorité des sinistres concerne les
maisons individuelles.
Les glissements de terrain
Le glissement est un déplacement généralement
lent d’une masse de terrain cohérente, de volume
et d’épaisseur variables, le long d’une surface de
rupture (surface de cisaillement) identifiable.
Cette surface est généralement courbe (glissement
circulaire ou rotationnel) mais elle peut aussi
se développer à la faveur d’une discontinuité
préexistante telle qu’un joint de stratification
(glissement plan).
Les profondeurs des surfaces de glissement sont
très variables, de quelques mètres à plusieurs
dizaines de mètres. Des indices caractéristiques
peuvent être observés dans les glissements de
terrain actifs : fissures, bourrelets, arbres basculés,
zones de rétention d’eau...
 ©Géorisques ©Graphies.thèque / Fotolia.com
D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 61
Résumé Elastic

Le document présente les différents modes de submersion marine, qui peuvent se manifester par débordement, franchissement de paquets de mer ou rupture des systèmes de protection. Il souligne que ces phénomènes peuvent être exacerbés par des conditions météorologiques telles que des fortes marées et des vents violents, notamment dans les zones basses d'estuaires. La détermination de l'aléa de submersion marine repose sur l'évaluation de niveaux marins extrêmes, prenant en compte les impacts du changement climatique. Le recul du trait de côte, causé par l'érosion, est également abordé, avec des conséquences variées selon la nature des côtes.

Les conséquences des submersions marines et de l'érosion littorale sont comparables à celles des inondations, mais avec des effets aggravés dans les zones urbanisées. Les risques touchent non seulement les personnes, qui peuvent être isolées ou noyées, mais aussi les biens et les écosystèmes côtiers. La Loire-Atlantique, avec sa façade maritime de plus de 270 kilomètres, est particulièrement vulnérable à ces phénomènes, notamment dans l'estuaire de la Loire, où la submersion marine représente un risque majeur pour les communes littorales et riveraines.

Le document traite des risques de submersion marine en Loire-Atlantique, principalement causés par la conjonction d'une surcote atmosphérique, de vents violents et de grandes marées. Les tempêtes peuvent entraîner des vagues déferlantes et une élévation temporaire du niveau de la mer, rendant certaines zones vulnérables à des inondations. Historiquement, la baie de Bourgneuf est identifiée comme la zone la plus sensible, avec des tempêtes marquantes survenues avant et après 1950, dont la tempête Xynthia, qui a eu des conséquences dévastatrices sur des secteurs urbanisés.

Enjeux et Évolution

L'érosion du littoral est le phénomène prédominant en Loire-Atlantique, avec des tempêtes récentes comme celles de 2019 à 2023 ayant causé des dégâts significatifs. Les côtes, généralement basses, abritent des enjeux variés tels que des habitations, des ports et des activités économiques. Des phénomènes de chutes de blocs et d'éboulements ont également été observés, contribuant au recul du trait de côte dans certaines communes. ![](Côte du Croisic - Photo ©BRGM) ![](Recul du trait de côte à Saint-Nazaire - Photo ©BRGM)

Le document présente les mesures de prévention et de gestion des risques littoraux en Loire-Atlantique, en mettant l'accent sur la connaissance des risques à travers les Plans de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) et des études sur la submersion marine et l'érosion du littoral. Une stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte a été adoptée, soutenue par des études du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) qui identifient les zones exposées à l'érosion. De plus, la Loi Climat et Résilience permet aux communes de créer des cartes d'exposition au recul du trait de côte, avec six communes de Loire-Atlantique ayant déjà engagé cette démarche.

Directive Européenne Inondation

Le document aborde également la Directive européenne 2007/60/CE sur la gestion des risques d'inondation, qui a été transcrite dans le droit français et a conduit à l'élaboration de Stratégies Nationales et Locales de Gestion du Risque Inondation (SLGRI). Ces stratégies visent à réduire la vulnérabilité des habitants face aux inondations, y compris les submersions marines. En Loire-Atlantique, deux SLGRI existent pour traiter ce type d'inondation, intégrant des actions spécifiques pour protéger les territoires à risque.

Le document présente les outils de gestion des risques littoraux dans l'aménagement du territoire, notamment le Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) qui définit des zones réglementaires pour la construction en fonction des risques d'inondation par submersion marine. Quatre PPRL ont été approuvés en Loire-Atlantique, couvrant 20 communes, et sont annexés aux documents d'urbanisme comme le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Les transactions immobilières dans ces zones doivent inclure une Information Acquéreur Locataire (IAL).

Mesures de protection

Le document aborde également les mesures de protection et de réduction de la vulnérabilité, tant collectives qu'individuelles. Les mesures collectives incluent des aménagements pour protéger le littoral et des opérations de ré-ensablement, tandis que les mesures individuelles reposent sur des diagnostics personnalisés pour les biens exposés, incluant des dispositifs temporaires et des choix de construction adaptés. Les PPRL imposent des mesures obligatoires visant à sécuriser les personnes et à protéger les biens.

Ce document traite des mesures de prévention des risques naturels majeurs, notamment les vagues et submersions, qui sont subventionnées à 80% par le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM). Il souligne l'importance de la vigilance météorologique, avec des alertes émises par Météo-France, et décrit l'organisation des secours au niveau communal, où le maire peut déclencher des plans de sauvegarde. Des ressources pour s'informer sur les risques littoraux sont également fournies.

Les communes exposées aux risques littoraux

Les communes sont classées en risques majeurs littoraux si elles sont concernées par un Plan de Prévention des Risques Littoraux (PPRL) ou l'Atlas des Zones Inondables (AZI). Le document fournit des consignes de sécurité individuelles pour faire face à ces risques, telles que la protection des biens, la préparation à l'évacuation et des recommandations pour éviter les activités nautiques en période de danger.

Le document traite des risques liés aux mouvements de terrain, qui se divisent en deux catégories : les mouvements lents, tels que les affaissements et les glissements, et les mouvements rapides, comme les éboulements et les coulées boueuses. Il souligne l'importance de la vigilance près des zones d'eau et des ouvrages exposés aux vagues, ainsi que les mesures à prendre en cas d'évacuation ou de sinistre, notamment la déclaration auprès de l'assureur et du maire.

Les mouvements de terrain, en particulier le retrait-gonflement des argiles, peuvent causer des dommages significatifs aux bâtiments, surtout ceux situés sur des terrains argileux. Les glissements de terrain, qui se déplacent lentement le long de surfaces de rupture, peuvent également être identifiés par des signes visibles tels que des fissures et des zones de rétention d'eau.

Consignes Elastic

Risque : Mouvements de terrain

Consignes de sécurité :

  • Identifier les mouvements de terrain (lents et rapides).
  • Surveiller les signes de glissements (fissures, bourrelets).
  • Éviter les zones à risque et ne pas s'approcher des bords de falaises ou de terrains instables.
  • En cas d'évacuation, suivre les instructions des autorités.
  • Informer son assureur et le maire en cas de sinistre.
  • Aérer et désinfecter les lieux après un sinistre.
  • Ne pas rétablir l'électricité si l'installation est humide.

Médias 23

SCHEMA p.53 Schéma montrant l'interaction entre océan et fleuve avec flèches directionnelles.
CARTE p.54 Carte du trait de côte de la Loire-Atlantique.
PHOTO p.55 Des falaises rocheuses au bord de la mer avec des maisons.
PHOTO p.55 Maison près d'une falaise au bord de la mer.
ICONE p.56 Icône avec texte 'Loi Climat et Résilience'.
PHOTO p.57 Des vagues s'écrasent sur des rochers dans la mer.
SCHEMA p.61 Diagramme des effets du retrait-gonflement des sols sur une maison.
SCHEMA p.61 Schéma d'un glissement de terrain avec une flèche rouge.
SCHEMA p.62 Schéma d'un affaissement de terrain sur un gisement exploité.
SCHEMA p.62 Effondrement du toit d'une cavité souterraine.
SCHEMA p.62 Schéma d'un glissement de terrain avec flèche rouge.
PHOTO p.63 Des pompiers en intervention face à un glissement de terrain.
CARTE p.64 Carte colorée représentant une région avec divers terrains.
PHOTO p.65 Un train circulant le long d'une voie ferrée près d'une rivière.
PHOTO p.66 Un jardin avec des bacs à plantes et un mur en pierre.
ICONE p.67 Icône d'un clavier de piano doré sur fond noir.
ICONE p.67 Icône avec des lignes diagonales sur fond noir.
INCONNU p.67 Image sombre avec bandes jaunes diagonales.
PHOTO p.67 Marquage routier jaune sur une chaussée sombre.
ICONE p.67 Une icône avec des bandes diagonales jaunes sur fond noir.
INCONNU p.67 L'image montre des bandes diagonales sur fond sombre.
INCONNU p.67 Image avec des lignes diagonales jaunes sur fond noir.
SCHEMA p.69 Schéma du triangle du feu avec énergie, combustible et comburant.
Aperçu Type Page Description (Vision) Description (OCR)
SCHEMA 53 Schéma montrant l'interaction entre océan et fleuve avec flèches directionnelles.
CARTE 54 Carte du trait de côte de la Loire-Atlantique. > / ï Ex &— PRE. AS ACER Nature du trait de côte ; / de la Loire-Atlan [...]
PHOTO 55 Des falaises rocheuses au bord de la mer avec des maisons.
PHOTO 55 Maison près d'une falaise au bord de la mer.
ICONE 56 Icône avec texte 'Loi Climat et Résilience'.
PHOTO 57 Des vagues s'écrasent sur des rochers dans la mer.
SCHEMA 61 Diagramme des effets du retrait-gonflement des sols sur une maison. Ë ë 5
SCHEMA 61 Schéma d'un glissement de terrain avec une flèche rouge.
SCHEMA 62 Schéma d'un affaissement de terrain sur un gisement exploité. Cuvette d'affaissement
SCHEMA 62 Effondrement du toit d'une cavité souterraine.
SCHEMA 62 Schéma d'un glissement de terrain avec flèche rouge.
PHOTO 63 Des pompiers en intervention face à un glissement de terrain. a 172 SE 42 Amel L 4 ) = 4
CARTE 64 Carte colorée représentant une région avec divers terrains.
PHOTO 65 Un train circulant le long d'une voie ferrée près d'une rivière.
PHOTO 66 Un jardin avec des bacs à plantes et un mur en pierre.
ICONE 67 Icône d'un clavier de piano doré sur fond noir.
ICONE 67 Icône avec des lignes diagonales sur fond noir.
INCONNU 67 Image sombre avec bandes jaunes diagonales.
PHOTO 67 Marquage routier jaune sur une chaussée sombre.
ICONE 67 Une icône avec des bandes diagonales jaunes sur fond noir.
INCONNU 67 L'image montre des bandes diagonales sur fond sombre.
INCONNU 67 Image avec des lignes diagonales jaunes sur fond noir.
SCHEMA 69 Schéma du triangle du feu avec énergie, combustible et comburant. Energie Combugat Combustible

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.