Séisme - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
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Sismique Risques Édition2024 naturels DDRM44 • la fréquence et la durée de ses vibrations : ces deux paramètres ont une incidence fondamentale sur les effets en surface. Par exemple, si la fréquence de résonance de bâtiments est identique à la fréquence des vibrations sismiques, les dommages seront considérables ; • la faille provoquée (verticale ou inclinée) : elle peut se propager en surface. Les conséquences sur les personnes et les biens D’une manière générale, les séismes peuvent avoir des conséquences sur la vie humaine, l’économie et l’environnement. Les conséquences sur l’Homme Le séisme est le risque naturel majeur le plus meurtrier, tant par ses effets directs (chutes d’objets, effondrements de bâtiments...) que par les phénomènes qu’il peut engendrer (mouvements de terrain, tsunami...). Outre les victimes possibles, un très grand nombre de personnes peuvent se retrouver blessées, déplacées ou sans abri. Les conséquences économiques Un séisme et ses éventuels phénomènes induits peuvent engendrer la destruction ou l’endommagement des habitations, des outils de production (usines, bâtiments des entreprises...), des ouvrages (ponts, routes, voies ferrées...), des réseaux d’eau, d’énergie ou de télécommunications, causant des pertes matérielles directes et des perturbations importantes de l’activité économique. Les conséquences environnementales Les conséquences d’un séisme peuvent être à l’origine des pollutions importantes des milieux naturels liées à la rupture ou la défaillance d’équipements industriels. Dans le cas des séismes les plus forts, des modifications du paysage ont pu être observées. Ces modifications sont généralement modérées. Les séismes en France La sismicité ne se répartit pas de manière uniforme sur le territoire, en conséquence, les dispositions à prendre en compte pour construire peuvent varier en fonction des régions. La règlementation s’appuie en France sur une carte de l’aléa sismique réalisée à l’échelle nationale. Elle est traduite au niveau règlementaire par un zonage sismique, qui donne pour chaque commune son niveau d’exposition. Un zonage sismique de la France a ainsi été élaboré selon 5 zones (article D. 563-8-1 du Code de l’environnement). Ce zonage découpe le territoire français en 5 zones de sismicité (très faible, faible, modérée, moyenne, forte). Dans les zones 2 à 5, les règles de construction parasismique sont applicables aux bâtiments et ponts « à risque normal ». Cela concerne environ 21 000 communes. Séisme de juin 2023 à Larges (17) Photo ©Tierry Degent / Terra D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 78 Sismique Risques Édition2024 naturels DDRM44 Le risque sismique en Loire-Atlantique Le contexte régional et départemental Si le département de la Loire-Atlantique semble à l’abri des grands tremblements de terre depuis plusieurs siècles, son sol n’en tremble pas moins régulièrement. Toutes ces manifestations sont essentiellement provoquées par les nombreuses failles locales orientées nord-ouest/sud-est qui sillonnent le domaine Sud armoricain. Ces dernières, regroupées autour du Sillon de Bretagne, sont très anciennes et supportent assez mal les mouvements, même lointains, de l’écorce terrestre. Toutes les grandes failles reconnues du Massif Armoricain ne constituent pas des zones sismiques, cependant, deux lignes de cisaillement apparaissent. Les terrains situés au sud du cisaillement Sud-Armoricain se déplacent vers l’ouest de quelques millimètres par millier d’années au fil des mouvements tectoniques et sont régulièrement affectés de séismes de faible intensité. Il est important de noter que les séismes les plus ressentis n’ont pas forcément leur origine située en Loire-Atlantique. Les séismes marquants ressentis dans le département Les séismes armoricains affectent tantôt des zones étendues, tantôt des secteurs très localisés. L’un des derniers séismes ressenti dans le département et l’un des plus importants des dernières décennies en France est celui survenu le 16 juin 2023, de magnitude 5,8 sur l’échelle de Richter avec un épicentre entre Charente-Maritime et Deux-Sèvres. Il a été suivi le lendemain, d’une réplique de 5,5. Quelques mois avant, le 6 janvier 2023, un séisme de magnitude 2,9 (source Renass) sur l’échelle de Richter avait son épicentre à Couëron. Source : Bureau central sismologique Français 1962 - 2021 Seisme Magnitude Décennie 1960 1970 1980 1990 2000 2010 2020 Carte des principales failles et des séismes historiques du Grand Ouest D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 79 Sismique Risques Édition2024 naturels DDRM44 Parmi les principaux évènements historiques recensés dans le grand Ouest, on peut citer les séismes de 1386, 1588, 1711 et 1808 qui, selon les écrits, auraient causé quelques dégâts, et en ajouter une dizaine d’autres depuis la fin du 14e siècle. Depuis 2000, la Bretagne a subi plus de 500 séismes mais la plupart sont de magnitude très faible (2 à 2,5) : ces petits séismes réguliers permettent d’absorber les déformations et limitent les risques de séisme majeur. Aucun de ces séismes n’a fait de dégât en Loire-Atlantique, mais les dégâts dans les départements voisins pour celui du 16 juin 2023 ont été estimés entre 200 et 350 millions d’euros. La présence d’un grand nombre de maisons anciennes touchées, peu résistantes aux séismes, explique en partie ces chiffres. Les enjeux dans le département D’après la carte de zonage nationale, la Loire-Atlantique est en sismicité faible (niveau 2) à modérée (niveau 3) selon les secteurs. Selon la nature locale du sol, une amplification du signal sismique peut être observée. En Loire-Atlantique, les marais et les zones alluviales des nombreux cours d’eau du département sont à prendre en considération. En effet, les dépôts alluvionnaires récents, meubles, agissent en piégeant les ondes sismiques et en augmentant, à certaines fréquences spécifiques, le mouvement du sol en surface. Le phénomène d’amplification des effets liés à la nature du sol est couramment désigné sous le vocable « effet de site ». Si des conditions défavorables se combinent (source peu profonde et proche d’un centre urbain, présence de formations meubles, bâti vulnérable), un séisme de puissance modérée peut causer des victimes par des effondrements de bâtiments vulnérables ou d’éléments non structuraux. La prévention et les mesures prises face au risque sismique En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La surveillance Le suivi de la sismicité en temps réel se fait à partir de stations sismologiques réparties sur l’ensemble du territoire national. Les données collectées par les sismomètres sont centralisées par le Laboratoire de Géophysique (LDG) du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) qui en assure la diffusion rapide auprès des autorités compétentes lorsque la magnitude est supérieure à 4. Le Bureau Central Sismologique Français (BCSF) a pour mission de collecter les observations sismologiques relatives à la France et de faciliter leur diffusion. C’est en particulier lui qui est chargé des enquêtes macrosismiques (publication, collecte, dépouillement et interprétation) basées sur les témoignages et l’expertise des dégâts éventuels après un séisme. Ce suivi de la sismicité française permet d’améliorer la connaissance de l’aléa régional, voire local en appréciant notamment les effets de site. Date Localisation Intensité épicentrale 16/06/2023 La Laigne (17) 5,8 22/07/2007 La Roche/Yon (85) 4 22/06/2005 La Roche/Yon (85) 4,5 30/09/2002 Hennebont- Branderion (56) 5.5 08/06/2001 Chantonnay (85) 5 13/03/1993 Saint-Molf (44) 5.5 14/08/1983 Saint-Gildas-des-Bois (44) 4,5 03/02/1971 Donges (44) 4 Tableau des principaux séismes (magnitude ≥ 4) ressentis dans le département - Source : www.sisfrance.net D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 80 Sismique Risques Édition2024 naturels DDRM44 Les mesures de prévention Il n’est pas possible d’empêcher les séismes de se produire, ni de diminuer leur puissance, mais il est possible de réduire le risque par des actions de prévention : • l’information du citoyen : toutes transactions immobilières concernant un bien situé dans une zone de sismicité 2, 3, 4 ou 5 doit faire l’objet d’une Information Acquéreur Locataire (IAL) (cf. chapitre « Généralités »), • les actions qui rendent les bâtiments moins vulnérables, notamment par la mise en œuvre de règles de construction parasismiques, • l’aménagement du territoire en tenant compte du risque, • la préparation à la gestion de crise. Chaque citoyen peut participer activement à la prévention du risque sismique par des mesures simples. La première mesure consiste à s’informer des risques existants, notamment auprès de sa mairie à travers le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs. En outre, il est à noter que, depuis le 1er juin 2006, tout vendeur ou bailleur d’un bien immobilier est dans l’obligation d’annexer au contrat de vente ou de location un état des risques ainsi que, le cas échéant, une déclaration des sinistres pour lesquels il a été indemnisé. Une autre mesure à mettre en œuvre est d’évaluer la vulnérabilité de son logement face au risque sismique. Il convient de se préparer à l’éventualité d’un séisme en construisant en respectant les règles parasismiques ou en renforçant son logement. Enfin s’informer sur la conduite à adopter en cas de séisme et s’entrainer aux gestes de protection peut sauver des vies. La construction parasismique : le zonage sismique de la France impose l’application de règles parasismiques pour les constructions neuves situées en zone de sismicité (cf. ci-dessous). Ces règles sont définies dans l’Eurocode 8 et ont pour but d’assurer la protection des personnes et des biens contre les effets des secousses sismiques. Elles définissent les conditions auxquelles doivent satisfaire les nouvelles constructions pour atteindre ce but. L’évaluation de la vulnérabilité d’une maison déjà construite et son renforcement : • déterminer le mode de construction (maçonnerie en pierres, béton...), • examiner la conception de la structure, • réunir le maximum de données relatives au sol et au site. Pour plus d’informations sur cette démarche et sur les suites à donner une fois identifiés les points faibles de votre bâtiment : consulter le site www.georisques.gouv.fr. L’organisation des secours Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). De la même manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) peut être déclenché. Pour plus de précisions, voir « La protection civile et l’organisation des secours », au chapitre « Généralités ». Où s’informer ? Pour en savoir plus sur le risque sismique, consulter : > Généralités sur le risque sismique : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/seisme • www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/seismes > Bureau Central Sismologique Français (BCSF) : • www.franceseisme.fr > Informations locales sur les séismes : • www.pays-de-la-loire.developpement-durable. gouv.fr/seismes-a4407.html • https://www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Risques-naturels-et-technologiques/ > Historique des épicentres enregistrés : • https://www.sisfrance.net/ > Mairies > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 81 Sismique Risques Édition2024 natu rels DDRM44 Une commune est classée en risque majeur sismique si elle est classée en zone de sismicité faible (niveau 2) ou modérée (niveau 3) dans le zonage sismique de la France. En Loire-Atlantique, toutes les communes du département sont concernées. Pour connaître le niveau d’aléa sur une commune, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risque majeur (page 16). Les communes exposées au risque sismique Commune exposée a u risque majeur sismique en aléa faible en aléa modéré Commune exposée au risque majeur sismique Commune exposée au risque majeur sismique en aléa faible en aléa modéré D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e-At l a n t i q u e 82 Sismique Risques Édition2024 naturels DDRM44 Les consignes individuelles de sécurité pour le risque sismique > Repérer les points de coupure du gaz, eau, électricité. > Fixer les appareils et les meubles lourds. > Rester où l’on est : • à l’intérieur : se mettre près d’un mur, une colonne porteuse ou sous des meubles solides, s’éloigner des fenêtres, • à l’extérieur : ne pas rester sous des fils électriques ou sous ce qui peut s’effondrer (ponts, corniches, toitures, arbres...), • en voiture ou assimilé : s’arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses. > Se protéger la tête avec les bras. > Ne pas allumer de flamme dans le cas où une rupture de canalisation de gaz s’est produit. > Après la première secousse, se méfier des répliques : il peut y avoir d’autres secousses. > Ne pas prendre les ascenseurs pour quitter un immeuble. > Vérifier l’eau, l’électricité, le gaz : en cas de fuite de gaz, couper les compteurs, ouvrir les fenêtres et les portes, se sauver et prévenir les autorités. > S’éloigner de tout ce qui peut s’effondrer et écouter la radio. > Si l’on est bloqué sous des décombres, garder son calme et signaler sa présence en frappant sur l’objet le plus approprié (table, poutre, canalisation...). AVANT PENDANT APRÈS D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 83 DDRM44 RADON Risques naturels Qu’est-ce que le risque radon ? Le radon est un gaz radioactif naturel inodore, incolore et inerte chimiquement. Il provient de l’uranium présent naturellement dans les roches du sol. Le radon est présent le plus souvent à faibles taux, mais sa concentration est plus élevée dans les régions aux sous-sols granitiques ou volcaniques comme en Bretagne, les Vosges, le Limousin... Une fois que le gaz radon a pu sortir des roches, il est présent partout : dans l’air, le sol, l’eau avec une concentration très variable d’un milieu à l’autre suivant de nombreux facteurs : pression, température, porosité, ventilation… Dans l’air extérieur, le radon se dilue rapidement et sa concentration moyenne reste généralement très faible. Par contre, dans les espaces clos comme les bâtiments, il peut s’accumuler et atteindre parfois des concentrations élevées. La concentration en radon se mesure en becquerel par mètre cube d’air (Bq/m³) et le niveau moyen de radon dans l’habitat français est inférieur à 100 Bq/ m³. Son niveau dans les bâtiments dépend de trois principaux facteurs : • la teneur en radon dans le sol sous-jacent pouvant en sortir (exhalation), • la qualité de la construction notamment son étanchéité vis-à-vis du sol et son système de ventilation, • les conditions d’occupation et d’exploitation (chauffage, aération…). Comment se manifeste-t-il ? Le radon provient de la dégradation de l’uranium et du thorium présents dans la croûte terrestre. À partir du sol et de l’eau, il diffuse dans l’air, mais c’est principalement par le sol que le radon transite et se répand dans l’intérieur des bâtiments, où les concentrations, par effet de confinement, sont plus élevées qu’à l’extérieur. C’est aussi en hiver que les teneurs sont importantes, là où les logements sont les plus confinés et où les habitants sont les plus présents à l’intérieur de leur domicile. Selon la pression atmosphérique, le radon s’échappe également plus ou moins du sol. Voies de pénétration du radon dans une maison Source : Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 84 Radon Risques Édition2024 naturels DDRM44 L’importance de l’entrée du radon dans un bâtiment dépend de nombreux paramètres : • de la concentration de radon dans le terrain sous le bâtiment, de la perméabilité et de l’humidité de celui-ci, de la présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente. • des caractéristiques propres au bâtiment : procédé de construction, présence de vide sanitaire, étanchéité des fondations, fissuration de la surface en contact avec le sol, performances du système de ventilation, disposition des canalisations. L’entrée du radon peut se faire par convection (tirage thermique entraînant l’air du sol vers le bâtiment) et par diffusion. Dans une moindre mesure, le radon dans les locaux habités peut provenir : • de l’air extérieur (vallée encaissée, phénomènes d’inversion de température conduisant à de faibles mouvements d’air), • des matériaux de construction ayant une teneur en radium élevée (bétons de schistes alunifères, roche granitique…), • de l’eau qui peut contenir des concentrations parfois très élevées en radon lorsque celle-ci provient de nappes souterraines situées en terrain granitique. Les conséquences sur les personnes Le radon est classé comme cancérogène certain pour le poumon depuis 1987 (Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS). En effet, le radon crée, en se désintégrant, des descendants solides radioactifs (polonium, bismuth, plomb) qui peuvent se fixer sur les aérosols de l’air et, une fois inhalés, se déposer le long des voies respiratoires en provoquant leur irradiation. À long terme, l’inhalation du radon conduit à augmenter le risque de développer un cancer du poumon. Cette augmentation est proportionnelle à l’exposition cumulée tout au long de sa vie. En France, le radon est la seconde cause de cancer du poumon, après le tabac, et on estime qu’environ 3 000 décès par an lui sont imputables. Qui plus est, pour une même exposition au radon, le risque de développer un cancer du poumon est environ 20 fois plus élevé pour un fumeur que pour un non-fumeur. La prévention et les mesures prises face au risque radon En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La réglementation Depuis les années 2000, la réglementation relative à la gestion du risque radon, accompagnée de nombreux plans nationaux d’actions (PNA) successifs, n’a cessé d’évoluer permettant de contribuer à la connaissance du risque et à sa prévention. En fonction du type d’occupation et d’arrêtés d’application, les obligations concernant le radon sont issues de dispositions du Code de l’environnement, du Code de la santé publique, du Code du travail. Pour les habitations situées dans les zones à potentiel radon élevé de catégorie 3, le Code de l’environnement (L. 125-5) intègre désormais le radon en tant qu’aléa naturel dans l’information préventive de la population avec notamment l’instauration d’une Information Acquéreur Locataire (IAL) (cf. chapitre « Généralités »). La démarche de dépistage par le propriétaire ou le bailleur reste volontaire. Photo ©Droits réservés D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 85
Sismicité et conséquences des séismes
Les séismes, en raison de leur fréquence et de la nature des failles, peuvent causer des dommages considérables aux bâtiments et infrastructures, entraînant des conséquences graves sur la vie humaine, l'économie et l'environnement. Ils sont la principale cause de mortalité parmi les risques naturels, provoquant des blessures, des déplacements de population et des destructions matérielles. Les impacts économiques incluent la perte de biens et la perturbation des activités économiques, tandis que les conséquences environnementales peuvent mener à des pollutions et à des modifications du paysage.
Risque sismique en Loire-Atlantique
Bien que la Loire-Atlantique n'ait pas connu de grands tremblements de terre récemment, elle est régulièrement affectée par des séismes de faible intensité dus à des failles locales. Ces failles, bien que anciennes, sont sensibles aux mouvements tectoniques. Le département est soumis à un zonage sismique qui détermine les règles de construction en fonction du niveau d'exposition, et les séismes ressentis peuvent provenir de zones extérieures à la Loire-Atlantique.
Le document traite des récents séismes en France, notamment celui du 16 juin 2023, d'une magnitude de 5,8, dont l'épicentre se situait entre Charente-Maritime et Deux-Sèvres, suivi d'une réplique de 5,5. Bien que la Bretagne ait connu plus de 500 séismes depuis 2000, la plupart étaient de faible magnitude. Les dégâts causés par le séisme de juin 2023 dans les départements voisins sont estimés entre 200 et 350 millions d'euros, en raison de la vulnérabilité des maisons anciennes.
Enjeux et prévention
La Loire-Atlantique est classée en sismicité faible à modérée, mais des conditions locales peuvent amplifier les effets sismiques. La prévention inclut un suivi en temps réel de la sismicité par des stations sismologiques, avec des données centralisées par le Laboratoire de Géophysique. Le Bureau Central Sismologique Français collecte et diffuse les observations sismologiques, contribuant ainsi à une meilleure compréhension des risques sismiques.
Le document présente un tableau des principaux séismes ayant eu lieu dans le département de la Loire-Atlantique, avec des magnitudes allant de 4 à 5,5. Il souligne l'importance de la prévention face aux risques sismiques, en insistant sur l'information des citoyens, la construction parasismique, et l'aménagement du territoire. Les propriétaires doivent fournir des informations sur les risques lors de transactions immobilières, et il est recommandé d'évaluer la vulnérabilité des logements existants.
Mesures de prévention et organisation des secours
Les mesures de prévention incluent la sensibilisation des citoyens, la mise en œuvre de règles de construction adaptées, et la préparation à la gestion de crise. En cas de séisme, le maire peut activer le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). Pour plus d'informations sur le risque sismique, plusieurs ressources en ligne sont disponibles, notamment des sites gouvernementaux et des contacts locaux.
Le document traite des risques sismiques en France, en particulier dans le département de la Loire-Atlantique, où toutes les communes sont classées en zone de sismicité faible ou modérée. Il fournit des consignes de sécurité à suivre avant, pendant et après un tremblement de terre, telles que se protéger sous des meubles solides, éviter les ascenseurs et vérifier les installations de gaz, d'eau et d'électricité après une secousse.
Il aborde également le risque radon, un gaz radioactif naturel qui peut s'accumuler dans les espaces clos, notamment dans les régions avec des sous-sols granitiques ou volcaniques. La concentration de radon dans l'air est mesurée en becquerel par mètre cube, et le niveau moyen dans les habitations françaises est inférieur à 100 Bq/m³. Les facteurs influençant la concentration de radon incluent la teneur en radon du sol, la qualité de la construction et les conditions d'occupation.
Le radon est un gaz radioactif issu de la dégradation de l'uranium et du thorium dans la croûte terrestre, se diffusant principalement par le sol dans les bâtiments, où les concentrations sont plus élevées en raison de l'effet de confinement, surtout en hiver. Son entrée dans les maisons dépend de divers facteurs, tels que la concentration de radon dans le sol, la perméabilité du terrain, et les caractéristiques de construction des bâtiments. Le radon peut également provenir de l'air extérieur, de matériaux de construction ou de l'eau.
Conséquences et prévention
Classé comme cancérogène certain pour le poumon, le radon est responsable d'environ 3 000 décès par an en France, représentant la seconde cause de cancer du poumon après le tabac. La réglementation sur la gestion du risque radon a évolué depuis les années 2000, intégrant des mesures de prévention et d'information pour les habitations situées dans des zones à potentiel radon élevé. Des obligations légales existent pour informer la population, bien que le dépistage reste volontaire.
Risque sismique
Consignes de sécurité :
- Repérer les points de coupure du gaz, eau, électricité.
- Fixer les appareils et meubles lourds.
- Rester où l’on est :
- À l’intérieur : se mettre près d’un mur ou sous des meubles solides, s’éloigner des fenêtres.
- À l’extérieur : éviter les fils électriques et les structures pouvant s’effondrer.
- En voiture : s’arrêter et ne pas descendre avant la fin des secousses.
- Se protéger la tête avec les bras.
- Ne pas allumer de flamme en cas de fuite de gaz.
- Se méfier des répliques après la première secousse.
- Ne pas utiliser les ascenseurs pour quitter un immeuble.
- Vérifier les fuites de gaz, eau, électricité et prévenir les autorités en cas de problème.
- S’éloigner des structures susceptibles de s’effondrer et écouter la radio.
- Si bloqué sous des décombres, garder son calme et signaler sa présence.
Risque radon
Consignes de sécurité :
- Connaître la concentration de radon dans le sol et dans l’habitat.
- Assurer une bonne ventilation et étanchéité des bâtiments.
- Éviter les matériaux de construction à forte teneur en radium.
- Prendre des mesures de dépistage dans les zones à potentiel radon élevé.
- Informer les occupants sur les risques liés au radon.
Médias 5
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.