Phénomènes météorologiques - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
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météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 Un vent violent est appelé ainsi, en météorologie, dès lors que sa vitesse atteint au moins 89 km/h (soit 48 nœuds, force 10 de l’échelle de Beaufort). Ce seuil s’élève à 100 km/h et plus en rafales dans le langage courant et dans le cadre des garanties tempête des contrats d’assurances. Une tornade est un phénomène localisé constitué d’un tourbillon de vents violents se développant sous la base d’un cumulonimbus (nuage d’orage) et se prolongeant jusqu’à la surface terrestre. En France, lorsqu’elles se produisent, le diamètre des tornades varie de quelques dizaines de mètres à quelques kilomètres, pour un parcours de quelques kilomètres et une durée de vie dépassant rarement 15 minutes. Elles peuvent toutefois avoir des effets dévastateurs, compte tenu en particulier de la force des vents induits (vitesse maximale de l’ordre de 200 km/h en France). Elles se produisent le plus souvent au cours de la période estivale. Les rafales d’orages génèrent aussi des vents violents, localement destructeurs (voir ci-après). Les conséquences sur l’Homme En cas de vents violents ou tempête, les conséquences sur l’homme sont principalement dues à d’éventuelles chutes d’objets. En milieu forestier, le danger provient du renversement et de l’arrachement des arbres. En milieu urbanisé, le danger est particulièrement marqué pour le piéton : tuiles, gouttières, panneaux ou autres débris et matériels non amarrés ainsi que les arbres en ville peuvent être déplacés avec force par le vent. Dans le cadre de phénomène intense, les camions, caravanes et voitures peuvent même être renversés ou déportés sur la route. Les conséquences économiques La tempête peut causer des dysfonctionnements systémiques temporaires. Les arbres renversés par une tempête peuvent couper des axes de communication (essentiellement routes et voies ferrées), casser des lignes électriques... rendant ainsi difficile la vie économique du secteur (difficultés de transport, coupure électrique prolongée...). Les liaisons aériennes peuvent également être interrompues lors des tempêtes. Les conséquences environnementales La tempête peut mettre à bas d’entières parcelles forestières, souvent rendues fragiles par la monoculture. Par ailleurs, il a été observé des animaux perdus et désorientés dans les vents violents tourbillonnants de tempêtes. Les tempêtes et vents violents (tornades) dans le département En Loire-Atlantique, les tempêtes se traduisent par : • des vents tournant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre autour du centre dépressionnaire. Ces vents sont d’autant plus violents que le gradient de pression entre la zone anticyclonique et la zone dépressionnaire est élevé. • des pluies potentiellement importantes pouvant entraîner des inondations plus ou moins rapides, des glissements de terrains et coulées boueuses. • des vagues : la hauteur des vagues dépend de la vitesse du vent et de la durée de son action. Sur la côte, ces vagues peuvent être modifiées par le profil du fond marin, les courants de marée, la topographie du rivage. Un vent puissant peut entraîner la formation de vagues déferlantes. • des modifications du niveau normal de la marée et par conséquent de l’écoulement des eaux dans les estuaires. Cette hausse temporaire du niveau de la mer (surcote) peut être supérieure de plusieurs dizaines de centimètres, voire plus d’un mètre par rapport au niveau d’eau « normal » et devenir particulièrement dévastatrice (cf. chapitre « Inondation »). La Loire-Atlantique est surtout concernée par les tempêtes dont le centre passe au nord du département. Le vent commence à souffler en venant du sud ou du sud-ouest, puis tourne à l’ouest ou au nord-ouest en fin d’alerte. Entre 1981 et 2023, le vent a dépassé 49 fois le seuil de 100 km/h à l’aéroport de Nantes-Atlantique (Bouguenais) et 85 fois à l’aérodrome de Saint-Nazaire (Montoir-de-Bretagne), dont 5 fois entre 2017 et 2023 à Nantes / Bouguenais et 23 fois à Saint-Nazaire / Montoir. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 28 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 Les dernières tempêtes ayant provoqué des dégâts importants dans le département sont : • une tempête d’hiver le 3 février 1990. Les vents maximums enregistrés en rafales ont été de 133 km/h à Bouguenais et 140 km/h à Montoir-de-Bretagne ; • une tempête de fin d’été les 12 et 13 septembre 1993. Les vents maximums enregistrés en rafales ont été de 108 km/h à Bouguenais et 122 km/h à Montoir-de-Bretagne ; • les tempêtes successives du 25 et 26 décembre 1999 (Lothar), et surtout celle du 27 et 28 décembre 1999 (Martin) où les vents maximums enregistrés en rafales ont été de 126 km/h à Bouguenais et 133 km/h à Montoir-de-Bretagne. Même si ces dernières ont été d’une violence moindre sur le département (par rapport à 1990), elles restent gravées dans les mémoires par l’ampleur des dégâts occasionnés sur l’ensemble du territoire : 92 victimes, plus de 3,5 millions de foyers privés d’électricité (parfois plus d’une semaine), plus de 138 millions de m3 d’arbres abattus (soit 3 ans de production) et enfin un coût global supporté par les assurances estimé à près de 45 milliards de francs (6,9 M€) ; • le 8 décembre 2006, une tempête accompagnée de pluies et de violentes rafales a balayé la France, de la façade atlantique au nord-est du pays. Bien que tout à fait typique d’une tempête automnale pouvant se reproduire trois à quatre fois par an, cet épisode a marqué les esprits en raison des dégâts importants relatés par les médias : un mort et plusieurs blessés, 400 000 foyers privés d’électricité, axes de circulation coupés (liaison ferroviaire Paris-Strasbourg...). Les bourrasques ont atteint 108 km/h à Montoir-de-Bretagne, 119 km/h à Guérande et 122 km/h à Bouguenais ; • les 27 et 28 février 2010, Xynthia a traversé la France, des régions vendéennes et charentaises à celles du Nord-Est. La zone touchée par les vents supérieurs à 100 km/h est particulièrement étendue, plus vaste que lors de la tempête Martin. Cependant, la zone de vents les plus forts est beaucoup plus restreinte. Malgré cela, Xynthia a été extrêmement meurtrière : la tempête a produit des fortes vagues, mais également des élévations importantes du niveau de la mer (surcotes) qui, se produisant au moment de la pleine mer avec une marée à forts coefficients (102), ont occasionné sur le littoral des phénomènes de submersion dont l’impact a été catastrophique : 53 victimes, 2,5 milliards d’euros de dommages. Cette tempête a servi de support - pour la submersion marine - aux réflexions menées dans le cadre du réajustement, suivant le standard européen, de la Stratégie Nationale de Gestion des Risques d’Inondation (SNGRI) adoptée en octobre 2014 (cf. chapitre « Inondation ») ; • les 15 et 16 décembre 2011, une forte tempête hivernale, baptisée Joachim, a frappé la France. Un épisode de vagues-submersion a également touché plusieurs départements côtiers, dont la Loire-Atlantique. Les rafales observées sur la côte ont atteint 117 km/h à Montoir-de-Bretagne et 120 km/h à Guérande. Plus récemment, les dernières tempêtes ayant provoqué des dégâts importants dans le département sont : • 2019 : tempête Fabien, 120 km/h de vent sur la côte ; • 2020 : tempête Bella ; • 2021 : tempête Aurore, 137 km/h de vent sur la côte ; • 2023 : tempêtes Céline, Ciaran, Domingos, Gérard (137 km/h de vent sur la côte). Tornades Les tornades en France s’observent surtout sur les Hauts-de-France. Même si cela reste rare, elles peuvent aussi se rencontrer en Loire-Atlantique : • le 11 août 2004 au Croisic, • le 28 octobre 2004 à Saint-Molf et Saint-André-des-Eaux, • le 17 janvier 2005 à Chéméré, • le 11 juin 2006 à Saint-Sébastien-sur-Loire, • le 15 mai 2008 à La Bernerie-en-Retz, • le 15 novembre 2009 à Saint-Étienne-de-Montluc. Les enjeux dans le département Toutes les communes sont exposées au risque tempête-vent violent dans le département. Les Moutiers-en-Retz, tempête Xynthia, 27 et 28 février 2010 Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 29 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 Orages Le phénomène Lorsqu’un orage survient, il se manifeste par la présence d’éclairs et de tonnerre, avec ou sans précipitations, liquides et/ou solides, éventuellement accompagnées de rafales. Sous les climats tempérés, comme en France, les orages se produisent essentiellement durant la saison chaude qui va de fin juin à septembre, mais on peut également observer des orages en hiver. Les conséquences sur l’Homme La foudre cause des dégâts si elle passe à travers des infrastructures ou des êtres vivants. Elle frappe généralement le point le plus élevé car correspondant au plus court chemin du nuage vers le sol. Cette décharge électrique intense peut tuer un homme ou un animal, calciner un arbre, détruire des objets et matériels électroniques ou causer des incendies. Les fortes pluies parfois observées lors des orages peuvent entraîner des ruissellements importants qui, en milieu urbain notamment, peuvent être dangereux pour l’homme (véhicules emportés, soulèvement de tampons sur les réseaux...). Les conséquences économiques La foudre peut détruire l’ensemble du réseau électrique et des éléments branchés dans un bâtiment donné. La grêle se forme sous certains orages et peut détruire les cultures, endommager les véhicules et les maisons ainsi que nuire à la circulation. Les conséquences environnementales La foudre peut, en frappant directement un arbre, être la source d’incendie de forêt important. Les pluies orageuses, très brutales, entraînent le ruissellement dans les pentes qui peuvent amener à des inondations plus ou moins rapides dans la vallée en concentrant les quantités reçues vers une région restreinte. La déforestation et la saturation des sols vont accentuer les effets d’une pluie sous un orage. La pluie peut causer une liquéfaction du sol dans certaines conditions, ce qui donnera des glissements de terrain ou encore des coulées de boue. Les orages dans le département Les orages sont à l’origine de vents forts et brefs (quelques minutes) sur une zone restreinte (quelques kilomètres carrés) parfois éloignée du nuage. Ces rafales sont provoquées par l’air froid descendant du cumulonimbus. C’est ce type de rafales, davantage que les tornades, qui touche le département. En prévision, la modélisation permet d’appréhender les conditions dans lesquelles se développent de tels systèmes orageux mais leur localisation reste encore imprévisible avec suffisamment d’anticipation. Le 24 avril 2022, un fort orage éclate dans l’agglomération de Nantes : un mur s’effondre sur des voitures, deux maisons individuelles sont incendiées suite à des impacts de foudre, et des cheminées s’effondrent (voir aussi pour cette date le chapitre « Inondation »). Neige - Verglas (ou épisode neigeux exceptionnel) Les phénomènes Selon la nature de la neige précipitée, les conséquences d’un épisode neigeux peuvent être différentes : • une neige sèche (température de l’air inférieure à -5 °C), sera susceptible d’entraîner la formation de congères en présence du vent. Une couche de neige moyenne de 5 cm peut donner lieu à des congères de 1 à 2 m de hauteur ; • une neige humide (température de l’air comprise entre 0 °C et - 5 °C), aura facilité à se transformer en verglas sur un sol froid ou suite à un regel ; • une neige mouillée, ou lourde (température de l’air comprise entre 0 °C et 1 °C) provoquera rapidement un risque d’écroulement des toitures par accumulation de neige et un risque de verglas si la température au sol est très froide ou suite à un regel important. Conçu par ©Freepik D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 30 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 Par ailleurs, la transformation de la neige sous forme de plaques de glace plus ou moins généralisées, peut rapidement devenir gênante pour la population et la circulation routière avec le risque d’accidents, ainsi que pour la résistance des toitures des bâtiments affaiblie par le poids de la neige. Les conséquences sur l’Homme L’isolement des hameaux, desservis par de petites routes, est la première conséquence d’un épisode neigeux exceptionnel dans le département. L’interruption des transports scolaires peut être rapidement décrétée et les classes fermées. Les conséquences économiques L’interruption prolongée des transports peut provoquer des ruptures d’approvisionnement de certaines entreprises. Les épisodes de Neige - Verglas dans le département La neige est relativement rare sur la Loire-Atlantique en général. Une durée de retour de 5 ans peut être définie pour une épaisseur comprise entre 3 et 5 cm. La plus forte valeur mesurée date de 1947 avec 20 cm. Cependant, depuis 1991, plusieurs épisodes ont produit 4 cm de neige en moins de 24 heures : 2005, 2006, 2009 et surtout 2010 (5 épisodes) puis 2012 (du 4 au 6 février) et 2013 (du 17 au 19 janvier). Le verglas est plus fréquent mais seulement 10 épisodes se sont produits depuis 1991 et aucun épisode d’amplitude depuis 2015. Les enjeux dans le département Les épisodes « neige » peuvent toucher chacune des communes du département. Les épisodes neigeux restent toutefois rares et constituent des évènements uniquement épisodiques (quelques heures, quelques jours tout au plus) dans ce secteur de la France. Vague de chaleur Le phénomène La vague de chaleur est un terme générique qui désigne une période au cours de laquelle les températures peuvent entraîner un risque sanitaire pour la population. La canicule est le terme utilisé pour définir un épisode de températures élevées qui persiste sur une période prolongée (au moins 3 jours et 3 nuits consécutifs), de jour comme de nuit. Chaque département possède des seuils de températures qui lui sont propres pour qu’on puisse parler de canicule. Dans l’avenir, le phénomène de canicule aura tendance à se multiplier de par le réchauffement climatique et les conséquences pour la Loire-Atlantique sont à prendre en compte notamment avec une population âgée en progression (28 % de la population totale aura plus de 60 ans en 2030). Les conséquences sur l’Homme L’exposition d’une personne à une température élevée, pendant une période prolongée, sans période de fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme de récupérer, est susceptible d’entraîner de graves com-plications : pathologies liées à la chaleur, aggravation de pathologies préexistantes, hyperthermie... Le corps humain peut voir ses capacités de régulation thermique dépassées et devenir inefficaces. Les personnes fragiles et les personnes exposées à la chaleur sont particulièrement en danger. Les conséquences économiques La demande en électricité que représente le fonctionnement généralisé des nombreux climatiseurs existants à plein régime peut poser problème au niveau de la production électrique, avec, en plus, l’observation d’une surchauffe des centrales, elles-mêmes impactées par la vague de chaleur. Les conséquences environnementales Une vague de chaleur peut entraîner, assez directement, ou accompagner assez souvent, une situation de sécheresse. Beaucoup de bâtiments sont aujourd’hui, et surtout depuis la canicule de 2003, équipés de climatiseur(s). Il a été démontré que l’usage prolongé de ces appareils rejette de la chaleur dans la rue et peut ainsi augmenter l’effet canicule. Leur utilisation participe aussi à l’aggravation du réchauffement climatique et donc à termes à l’aggravation des vagues de chaleur. Conçu par evening_tao ©Freepik D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 31 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 Les vagues de chaleur dans le département Les dernières décennies ont vu se multiplier les épisodes de très fortes tem-pératures (42 °C en 2022). Le département est donc susceptible d’être réellement concerné par ces phénomènes dans les années à venir, du fait du changement climatique notamment. Les enjeux dans le département Les vagues de chaleur peuvent toucher chacune des communes du département. L’exposition aux vagues de chaleur constitue un enjeu émergent très préoccupant qui dépasse largement l’échelle départementale. Vague de froid Le phénomène Une vague de froid est un épisode de temps froid caractérisé par sa persistance, son intensité et son étendue géographique. On parle de vague de froid lorsque l’épisode dure au moins deux jours et que les températures atteignent des valeurs nettement inférieures aux normales saisonnières de la région concernée. Une vague de froid n’est pas forcément accompagnée de neige. Les conséquences sur l’Homme Les effets des basses températures sur le corps humain sont insidieux et peuvent passer inaperçus. Ils sont particulièrement marqués pour les personnes fragiles. Chaque année des centaines de personnes sont victimes de pathologies provoquées par le froid : • les maladies liées directement au froid telles que les gelures ou l’hypothermie, responsables de lésions graves, voire mortelles ; • l’aggravation de maladies préexistantes (notamment cardiaques et respiratoires). Des effets indirects peuvent avoir lieu, comme le risque accru d’intoxication au monoxyde de carbone due au dysfonctionnement d’appareils de chauffage (au gaz, au fioul ou au charbon) ou à une utilisation inappropriée d’un moyen de chauffage (chauffage d’appoint utilisé en continu) ou encore lorsque les aérations du logement ont été obstruées. Les conséquences économiques Lors de vagues de froid, ce sont les conduites d’eau des différents bâtiments et collectivités qui sont les premières touchées. Ainsi des services et entreprises peuvent être perturbés dans leur fonctionnement suite à une coupure d’eau. L’augmentation de la consommation d’énergie pour se chauffer peut, si la vague de froid s’installe durablement, devenir problématique, du point de vue de la production (électrique notamment), de l’approvisionnement (augmentation de la demande et problèmes de livraison) ou de la capacité financière des ménages. Sécheresse Le phénomène La sécheresse est un épisode de manque d’eau plus ou moins long, mais suffisant pour que les sols et la flore soient affectés. Ce phénomène peut être cyclique ou exceptionnel, et entraîne des consé-quences variées : impact sur l’approvisionnement en eau potable, augmentation du risque d’incendies... La sécheresse peut résulter d’un manque de pluie, quand la quantité d’eau est nettement inférieure aux normales saisonnières sur une période prolongée. Les épisodes de sécheresse peuvent être aussi le résultat d’une utilisation trop intensive ou inadaptée de l’eau disponible. On distingue ainsi trois grands types de sécheresses : • la sécheresse météorologique provoquée par un manque de pluie ; • la sécheresse agricole causée par un manque d’eau dans les sols et qui nuit au développement de la végétation ; • la sécheresse hydrologique lorsque les lacs, rivières, cours d’eau ou nappes souterraines ont des niveaux anormalement bas. Les pluies orageuses d’été, souvent de courte durée, ne permettent pas de mettre fin au risque sécheresse. Il faut en effet compter une période plus longue de pré-cipitations pour que la situation hydrologique revienne à la normale, notamment après une forte sécheresse. Les conséquences sur l’Homme L’enjeu principal dans le département concerne l’alimentation en eau potable : 80 % de l’eau potable provenant de la Loire, un faible débit, pouvant être associé au phénomène de bouchons vaseux, va avoir des effets sur la quantité et la qualité de l’eau prélevée. Photo ©Aïna Collin / Terra D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 32 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 L’approvisionnement des populations et des autres usagers en Eau Destinée à la Consommation Humaine (EDCH) issue du réseau public d’adduction peut en effet être affecté par des ruptures qualitatives ou quantitatives, de plus ou moins longue durée, de plus ou moins grande ampleur, selon l’évènement qui en est la cause. Ces ruptures peuvent entraîner l’impossibilité totale et/ou partielle d’une consommation de l’eau issue du réseau d’adduction par la population et les autres usagers pour des raisons quantitatives et/ou sanitaires. Les conséquences économiques Outre la population, les acteurs économiques (entreprises, agriculture, élevage) pourront être touchés par des restrictions de prélèvements en eaux superficielles ou souterraines plus ou moins longues. Les conséquences environnementales La sécheresse a pour conséquence environnementale la plus directe d’entraîner la baisse des débits dans les cours d’eau, voire leur asséchement, ce qui amène très rapidement à constater une baisse de la qualité des eaux de surface (dans les rivières mais aussi dans les étangs et lacs) : sa température augmente, provoquant une chute du taux d’oxygène dissous et des difficultés biologiques pour les espèces aquatiques. La plupart des autres conséquences environnementales de la sécheresse sont directement du ressort d’autres risques majeurs, comme le retrait-gonflement des argiles (cf. chapitre « Mouvements de terrain ») et les feux de forêt (cf. chapitre « Feu de forêt »). Les épisodes de sécheresse dans le département Les dernières décennies ont vu se multiplier les épisodes de sécheresse. Entre 2020 et 2023 inclus, 57 arrêtés de restrictions d’usage de l’eau (sur l’eau potable et sur les eaux superficielles confondus) ont ainsi été pris dans le département. Les enjeux dans le département L’exposition à la sécheresse constitue un enjeu émergent très préoccupant qui dépasse largement l’échelle départementale. La fréquence et l’étalement des périodes de sécheresse sont, ces dernières années, en perpétuelle évolution. La prévention et les mesures prises face au risque évènements météorologiques En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La connaissance du risque La connaissance des phénomènes météorologiques, vulgarisée par les professionnels de Météo-France, permet aux citoyens de mieux appréhender les risques météorologiques. La vigilance météorologique La procédure « Vigilance Météo » de Météo-France intègre : vent violent, pluie-inondation, orages, neige-verglas, inondation, avalanche, vague de chaleur et vague de froid. Elle a pour objectif de décrire les dangers des conditions météorologiques dans la journée entamée et la journée suivante lors de son émission, ainsi que les comportements individuels à respecter par département. Une carte de « vigilance météorologique » est élaborée au minimum 2 fois par jour à 6h00 et 16h00 selon les évènements (https://vigilance. meteofrance.fr) et attire l’attention sur la possibilité d’occurrence d’un phénomène météorologique dangereux dans la journée entamée et la journée suivante lors de son émission (cf. chapitre « Généralités »). Il est cependant difficile de localiser et de quantifier avec précision les phénomènes attendus. Les sécheresses ont aussi des conséquences sur les phénomènes de retrait-gonflement des argiles et les incendies. Ces phénomènes sont traités dans les chapitres dédiés : risque mouvements de terrain et risque feu de forêt. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 33 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 La Loire-Atlantique a connu le déclenchement de 2 vigilances rouges depuis la création du système d’alerte : 1 pour fortes précipitations en 2021, 1 pour canicule en 2022. 97 déclenchements ont été notés pour vigilance orange : • 30 pour vent violent, • 25 pour orage, • 22 pour neige-verglas, • 18 pour submersion marine, • 5 pour canicule, • 4 pour pluie-inondation, • 1 pour grand froid. L’information des citoyens sur la sécheresse Une information sur les possibilités d’usage de l’eau (pas de restrictions, vigilance, alerte, alerte renforcée et crise) peut-être obtenue à la commune en indiquant une adresse de situation sur le site Internet Vigieau (https://vigieau.gouv.fr). Cette même information peut être consultée sur une carte interactive sur le site Internet RestrEau (https://ssm-ecologie.shinyapps.io/restreau). La gestion d’une rupture d’alimentation en eau potable Dans le cas d’une rupture d’alimentation en eau potable partielle ou totale sur le territoire (il s’agit le plus souvent d’un dysfonctionnement causé par une pénurie d’eau ou un épisode de pollution ou une avarie matérielle), la gestion de l’évènement et la distribution d’eau nécessitent la mise en place de moyens et une organisation spécifiques. Par principe, il est à la charge des exploitants de l’eau d’assurer le plus rapidement possible une distribution de remplacement adaptée du service permettant la satisfaction des besoins prioritaires (article R. 732-3 du CSI). En cas de crise locale Si la crise est locale, il appartient au maire, en lien avec des personnes responsables de la production et distribution de l’eau (PRPDE), d’assurer la continuité du service public de distribution en eau. Chaque commune, ou intercommunalité, peut décider de l’activation de son Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ou Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) et mettre en œuvre les dispositions prévues par celui-ci. Si la municipalité a signé une convention avec un distributeur d’eau ou un producteur d’eau, il convient de mettre en place les outils prévus. Dans le cas d’une crise locale le maire est le premier directeur des opérations. En fonction de la gravité ou de l’ampleur estimée de la perturbation, la préfecture peut assurer un suivi et un appui auprès de la collectivité concernée. Dans ce cas, elle désigne un service en charge du suivi des actions et de la centralisation des informations. Le service désigné assure les liens avec les autres services de l’État concernés et procède à l’information régulière de la préfecture. En cas de crise plus large En cas d’évènement d’ampleur en termes de gravité et/ou de population affectée, ou lorsqu’une distribution d’eau de secours à la population est nécessaire et que les capacités de réponse de la ou des collectivités sont dépassées, le plan ORSEC eau potable peut être activé. Le Préfet prend alors la direction des opérations et coordonne l’ensemble des services. Il peut dès lors décider d’activer un Centre Opérationnel Départemental (COD) et/ou un Poste de Commandement Opérationnel (PCO). Dans ce cas, les acteurs reçoivent une convocation précisant les modalités pratiques. La distribution de l’eau en bouteille Le total des besoins de base en eau potable pour l’homme est fixé entre 7,5 et 15 litres d’eau par personne et par jour (source : Sphere, 2011). Pour les crises de courte durée il est d’usage de distribuer 2 bouteilles de 1,5 L d’eau par personne et par jour pour des usages alimentaires. Il est parfois possible d’utiliser de l’eau non potable pour les besoins non alimentaires. La distribution de l’eau en bouteille peut être activée dans les cas suivants : • pénurie d’eau, • pollution du réseau d’eau potable, • avarie matérielle sur le réseau de pompage ou de distribution, • dysfonctionnement de l’infrastructure (ex : cyberattaque). Elle est particulièrement recommandée lorsqu’elle concerne une petite partie de la population. Contrôle de l’état d’un cours d’eau - Photo ©Laurent Mignaux / Terra D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 34 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 Où s’informer ? Pour en savoir plus sur le risque évènements météorologiques, consulter : > Généralités sur les risques évènements météorolo-giques : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/tempete • www.gouvernement.fr/risques/canicule-et-vagues-de-chaleur • www.gouvernement.fr/risques/vagues-de-froid • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/secheresse > Politique de prévention sur le territoire : • https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/canicule • https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/article/ risques-sanitaires-lies-au-froid • www.ecologie.gouv.fr/secheresse-economiser-leau > Les sites de Météo-France : Information • www.meteofrance.com • http://tempetes.meteo.fr/ • http://pluiesextremes.meteo.fr Information en temps réel • http://vigilance.meteofrance.com • https://apic-pro.meteofrance.fr > Information en temps réel sur les routes : • https://inforoutes.loire-atlantique.fr/44/ info-trafic/info-trafic-sur-les-routes-departementales/info_60197 • http://carto.diro.fr/cigt/evenements.html > Mairies > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 Les communes exposées au risque évènements météorologiques Compte tenu du caractère diffus des phénomènes météorologiques, on considère qu’ils peuvent toucher l’ensemble du territoire départemental. Conséquence de la série des tempêtes de novembre 2023 Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 35 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 • Limitez vos déplacements et renseignez-vous avant de les entreprendre. • Prenez garde aux chutes d’arbres ou d’objets. • N’intervenez pas sur les toitures. • Rangez les objets exposés au vent. • Renseignez-vous avant d’entreprendre un déplacement ou toute autre activité extérieure. • Évitez les abords des cours d’eau. • Soyez prudent face au risque d’inondation et prenez les précautions adaptées. • Renseignez-vous sur les conditions de circulation. • Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée ou à proximité d’un cours d’eau. • Soyez prudent, en particulier dans vos déplacements et vos activités de loisirs. • Évitez d’utiliser le téléphone et les appareils électriques. • À l’approche d’un orage, mettez en sécurité vos biens et abritez-vous hors des zones boisées. • Signalez sans attendre les départs de feu dont vous pourriez être témoins. • Restez chez vous et évitez toute activité extérieure. • Si vous devez vous déplacer, soyez très prudent. Empruntez les grands axes de circulation. • Prenez les précautions qui s’imposent face aux conséquences d’un vent violent et n’intervenez surtout pas sur les toitures. • Informez-vous (radio...). • Évitez tout déplacement et restez chez vous. • Conformez-vous aux consignes des pouvoirs publics. • Respectez la signalisation routière mise en place. • Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée ou à proximité d’un cours d’eau. • Mettez vos biens à l’abri de la montée des eaux. • Soyez très prudent, en particulier si vous devez vous déplacer, les conditions de circulation pouvant devenir soudainement dangereuses. • Évitez les activités extérieures de loisirs. • Abritez-vous hors des zones boisées et mettez en sécurité vos biens. • Sur la route, arrêtez-vous en sécurité et ne quittez pas votre véhicule. • Évitez d’utiliser le téléphone et les appareils électriques. vigilance orange vigilance orange vigilance orange vigilance rouge vigilance rouge vigilance rouge Les consignes individuelles de sécurité pour le risque évènements météorologiques Vent Pluie - Inondation Orage D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 36 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 • Soyez très prudent et vigilant si vous devez absolument vous déplacer. Renseignez-vous sur les conditions de circulation. • Respectez les restrictions de circulation et les déviations. Prévoyez un équipement minimum en cas d’immobilisation prolongée. • Facilitez le passage des engins de dégagement des routes. • Protégez-vous des chutes et protégez les autres en dégageant la neige de vos trottoirs. • Tenez-vous au courant de l’évolution de la situation en écoutant les informations diffusées dans les médias. • Évitez de circuler en bord de mer à pied ou en voiture. Si nécessaire, circulez avec précaution en limitant votre vitesse et ne vous engagez pas sur les routes exposées à la houle ou déjà inondées. > Habitants du bord de mer ou le long d’un estuaire : - fermez les portes, fenêtres et volets en front de mer, - protégez vos biens susceptibles d’être inondés ou emportés, - prévoyez des vivres et du matériel de secours, - surveillez la montée des eaux. > Baigneurs, plongeurs, pêcheurs ou promeneurs : - ne vous mettez pas à l’eau, ne vous baignez pas, - ne pratiquez pas d’activités nautiques de loisir, - soyez particulièrement vigilants, ne vous approchez pas du bord de l’eau même d’un point surélevé (plage, falaise), - éloignez-vous des ouvrages exposés aux vagues (jetées portuaires, épis, fronts de mer). • Ne circulez pas en bord de mer, à pied ou en voiture. • Ne pratiquez pas d’activités nautiques ou de baignade. • Mettez-vous à l’abri. • Prévenez les personnes isolées. • Coupez les réseaux si nécessaire (électricité, gaz...). > Habitants du bord de mer ou le long d’un estuaire • Surveillez la montée des eaux et tenez-vous prêts à monter à l’étage ou sur le toit. • Préparez-vous si nécessaire à évacuer vos habitations, notamment sur ordre des autorités communales ou préfectorales. • Restez chez vous et n’entreprenez aucun déplacement. • Si vous devez vous déplacer : signalez votre départ et la destination à des proches, munissez-vous d’équipements spéciaux et de matériel en cas d’immobilisation prolongée, ne quittez votre véhicule que sur sollicitation des sauveteurs. vigilance orange vigilance orange vigilance rouge vigilance rouge Neige - Verglas Vagues - Submersion Vagues - Submersion D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 37 météorologiques Risques Édition2024 naturels DDRM44 • Passez au moins deux ou trois heures par jour dans un endroit frais. • Rafraîchissez-vous le corps plusieurs fois par jour. > Adultes et enfants : - buvez beaucoup d’eau (personnes âgées : buvez 1,5 litre d’eau par jour et mangez normalement), - évitez de sortir aux heures les plus chaudes (de 11h00 à 21h00), - limitez vos activités physiques, - prenez régulièrement des nouvelles des personnes âgées de votre entourage. • Évitez l’exposition prolongée au froid et au vent et les sorties aux heures les plus froides. • Veillez à un habillement adéquat (plusieurs couches, imperméable au vent et à la pluie, couvrant la tête et les mains). • Évitez les efforts brusques. • Veillez à la qualité de l’air et au bon fonctionnement des systèmes de chauffage dans les espaces habités. • Si vous remarquez un sans-abri en difficulté, prévenez le 115. > Particuliers - évitez de laisser couler l’eau, - limitez les arrosages des jardins, - utilisez la capacité maximum des appareils électro-ménagers (lave-linge, lave-vaisselle), - installez des équipements économes en eau. > Collectivités - réduire les fuites dans les réseaux de distribution d’eau potable, - optimisez l’arrosage des espaces verts et du nettoyage des voiries, - connaître les volumes d’eau consommés, - distribuez des kits hydro-économes dans les foyers. • N’hésitez pas à aider ou à vous faire aider. • Passez au moins deux ou trois heures par jour dans un endroit frais. • Rafraîchissez-vous le corps plusieurs fois par jour. > Adultes et enfants : - buvez beaucoup d’eau (personnes âgées : buvez 1,5 litre d’eau par jour et mangez normalement), - évitez de sortir aux heures les plus chaudes (de 11h00 à 21h00), - limitez vos activités physiques, - prenez régulièrement des nouvelles des personnes âgées de votre entourage. vigilance orange vigilance orange vigilance rouge Vague de chaleur Vague de froid Sécheresse vigilance rouge • Évitez toutes sorties dans le froid. • Si vous êtes obligés de sortir, évitez les heures les plus froides et l’exposition prolongée au froid et au vent, veillez à un habillement adéquat (plusieurs couches, imperméable au vent et à la pluie, couvrant la tête et les mains). • Évitez les efforts brusques. • Veillez à la qualité de l’air et au bon fonctionnement des systèmes de chauffage dans les espaces habités. • Si vous remarquez un sans-abri en difficulté, prévenez le 115. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 38 DDRM44 INONDATION Risques naturels Qu’est-ce que le risque inondation ? On parle d’inondation quand il y a submersion rapide ou lente d’une zone habituellement hors d’eau. Les différents types d’inondations Quatre phénomènes peuvent être à l’origine d’inondations : Le débordement direct de cours d'eau On parle d’inondation par débordement de cours d’eau lorsqu’un cours d’eau déborde de son lit habituel. Les inondations par débordement de cours d’eau découlent de deux phénomènes : • les crues lentes de plaine souvent liées à des pluies répétées, prolongées ou intenses, • les crues rapides et torrentielles liées à des précipitations violentes sur un bassin versant et dont la concentration des eaux aboutissent rapidement dans le cours d’eau provoquant des crues brutales et violentes. Le ruissellement pluvial L’inondation par ruissellement se produit lorsque les eaux de pluie ne peuvent pas ou plus s’infiltrer dans le sol. Elle est provoquée par une pluie de très forte intensité ou un cumul important de pluie sur plusieurs jours. Certaines caractéristiques des territoires peuvent accentuer le risque de survenue d’inondation par ruissellement. L’imperméabilisation des sols, l’évolution de pratiques agricoles, l’état et les caractéristiques du sol... peuvent être la cause ou un facteur aggravant du ruissellement. En milieu urbain, lors de pluies intenses, les débits d’eau de ruissellement peuvent être très importants et saturer les réseaux d’évacuation des eaux pluviales. En milieu rural, l’érosion des sols entraîne des dépôts de boues ou de sable dans les ouvrages de transport et de stockage des eaux pluviales et dans les espaces inondés. Le risque inondation correspond à la confrontation en un même lieu géographique d’un aléa (une inondation potentiellement dangereuse) avec des enjeux (humains, économiques ou environnementaux) susceptibles de subir des dommages ou des préjudices. En France, le risque inondation est le premier risque naturel par l’importance des dommages qu’il provoque, le nombre de communes concernées, l’étendue des zones inondables et les populations résidant dans ces zones. Lit mineur : partie du lit comprise entre des berges franches dans laquelle l’intégralité des écoulements s’effectue la quasi-totalité du temps en dehors des périodes de très hautes eaux ou de crues débordantes (source : eaufrance). Lit majeur : Emprise maximum qu’occupe un cours d’eau lors du débordement temporaire des eaux hors du lit mineur, en période de très hautes eaux. Ses limites externes sont déterminées par la plus grande crue historique. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 39
Le document traite des vents violents et des tornades en météorologie, définissant un vent violent comme ayant une vitesse d'au moins 89 km/h. Les tornades, qui se forment sous des nuages d'orage, peuvent atteindre des vitesses de 200 km/h en France et ont des effets dévastateurs malgré leur courte durée de vie. Les conséquences sur l'homme incluent des chutes d'objets et des dangers en milieu urbain, tandis que les impacts économiques se manifestent par des coupures de communication et des interruptions de transport.
Tempêtes en Loire-Atlantique
En Loire-Atlantique, les tempêtes se caractérisent par des vents violents, des pluies pouvant causer des inondations, et des vagues déferlantes. Le vent, souvent tournant autour d'un centre dépressionnaire, peut entraîner des modifications du niveau de la mer, rendant la région particulièrement vulnérable. Entre 1981 et 2023, des vents dépassant 100 km/h ont été enregistrés à plusieurs reprises, soulignant la fréquence et l'intensité des tempêtes dans cette zone.
Le document présente un historique des tempêtes ayant causé des dégâts significatifs dans le département de la Loire-Atlantique, en détaillant les événements majeurs depuis 1990. Parmi les tempêtes notables, on trouve celles de février 1990, septembre 1993, et les tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999, qui ont causé des pertes humaines et matérielles considérables. D'autres tempêtes, comme celle de décembre 2006 et Xynthia en février 2010, ont également eu des impacts dévastateurs, notamment des vagues de submersion et des dommages financiers importants.
Tornades et risques
Le document mentionne également la rareté des tornades en Loire-Atlantique, avec quelques occurrences entre 2004 et 2009. Il souligne que toutes les communes du département sont exposées au risque de tempêtes et de vents violents, ce qui nécessite une vigilance constante face aux aléas météorologiques.
Orages
Les orages se manifestent par des éclairs, du tonnerre et des précipitations, principalement durant la saison chaude en France. Ils peuvent causer des dégâts importants, notamment par la foudre qui peut frapper des infrastructures et des êtres vivants, entraînant des pertes humaines et des destructions matérielles. Les fortes pluies associées aux orages peuvent provoquer des ruissellements dangereux en milieu urbain et des inondations, tandis que la grêle peut endommager les cultures et les biens. Les orages sont également responsables de vents forts et brefs, et leur prévision reste complexe.
Neige - Verglas
Les épisodes neigeux peuvent varier en fonction de la température de la neige, entraînant des conséquences différentes comme la formation de congères, le verglas ou des risques d'écroulement de toitures. La neige humide et lourde peut causer des problèmes de circulation et affecter la résistance des bâtiments. L'isolement des hameaux par des routes impraticables est une des conséquences majeures de ces événements météorologiques.
Le document aborde les phénomènes météorologiques extrêmes dans le département de la Loire-Atlantique, notamment les épisodes de neige et de verglas, qui sont rares mais peuvent entraîner des interruptions de transports scolaires et des ruptures d'approvisionnement pour certaines entreprises. Les vagues de chaleur, de plus en plus fréquentes en raison du réchauffement climatique, posent également des risques sanitaires, notamment pour une population vieillissante, ainsi que des défis économiques liés à la demande accrue en électricité pour le fonctionnement des climatiseurs.
Les vagues de chaleur et de froid représentent des enjeux majeurs pour le département, affectant toutes les communes. Les vagues de chaleur, en particulier, sont préoccupantes en raison de leur impact sur la santé publique et l'environnement, aggravant le réchauffement climatique. Les épisodes de froid, bien que moins fréquents, peuvent également avoir des conséquences significatives sur la vie quotidienne et l'économie locale.
Les conséquences des vagues de froid
Les vagues de froid entraînent des effets néfastes sur la santé humaine, notamment des maladies liées au froid comme les gelures et l'hypothermie, ainsi que l'aggravation de conditions préexistantes. De plus, des risques indirects, tels que l'intoxication au monoxyde de carbone, peuvent survenir en raison de dysfonctionnements des appareils de chauffage. Économiquement, ces vagues perturbent les services en raison de ruptures d'eau et augmentent la consommation d'énergie, ce qui peut poser des problèmes d'approvisionnement et de capacité financière pour les ménages.
Les impacts de la sécheresse
La sécheresse, qu'elle soit météorologique, agricole ou hydrologique, affecte l'approvisionnement en eau potable, particulièrement dans les régions dépendantes de rivières comme la Loire. Cela peut entraîner des ruptures qualitatives et quantitatives de l'eau destinée à la consommation humaine, impactant ainsi la population et les acteurs économiques tels que l'agriculture. Environnementalement, la sécheresse provoque une baisse des débits des cours d'eau, entraînant une dégradation de la qualité de l'eau et des difficultés pour la faune aquatique.
La sécheresse dans le département de la Loire-Atlantique a entraîné une augmentation des épisodes de restrictions d'usage de l'eau, avec 57 arrêtés pris entre 2020 et 2023. Ce phénomène, qui a des conséquences sur les espèces aquatiques et contribue à d'autres risques environnementaux tels que le retrait-gonflement des argiles et les feux de forêt, est devenu un enjeu préoccupant dépassant l'échelle locale. La vigilance météorologique, mise en place par Météo-France, permet d'informer les citoyens sur les dangers liés aux conditions climatiques, avec des alertes émises régulièrement.
Information et gestion de l'eau
Les citoyens peuvent se renseigner sur les restrictions d'usage de l'eau via le site Vigieau et une carte interactive sur RestrEau. En cas de rupture d'alimentation en eau potable, souvent causée par une pénurie ou une pollution, une organisation spécifique est nécessaire pour assurer une distribution rapide et adaptée, sous la responsabilité des exploitants de l'eau.
En cas de crise locale, le maire, en collaboration avec les responsables de la production et distribution de l'eau, doit garantir la continuité du service public d'eau. Les communes peuvent activer leur Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ou Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) pour gérer la situation. Si la crise est plus étendue, le Préfet prend la direction des opérations et peut activer le plan ORSEC eau potable, coordonnant ainsi les services nécessaires à la distribution d'eau.
La distribution d'eau en bouteille est mise en place lors de pénuries, de pollution du réseau ou de dysfonctionnements. Pour des crises de courte durée, il est recommandé de fournir 2 bouteilles de 1,5 L par personne et par jour. Des ressources en ligne sont disponibles pour s'informer sur les risques météorologiques et les mesures de prévention, ainsi que des contacts utiles pour les communes et préfectures.
Le document présente des consignes de sécurité à suivre en cas d'événements météorologiques extrêmes tels que le vent, la pluie, les inondations et les orages. Il recommande de limiter les déplacements, de se renseigner sur les conditions de circulation, et de prendre des précautions face aux risques d'inondation et de chutes d'objets. Les habitants sont également conseillés de rester chez eux, d'abriter leurs biens, et d'éviter les activités extérieures, en particulier près des cours d'eau et des zones boisées.
En cas de nécessité de déplacement, il est crucial de respecter les restrictions de circulation, de se tenir informé de l'évolution de la situation via les médias, et de faciliter le passage des engins de déneigement. Les habitants des zones côtières doivent prendre des mesures pour protéger leurs biens et sécuriser leur domicile. Les consignes insistent sur l'importance de la vigilance et de la prudence face aux conditions météorologiques changeantes.
Le document fournit des recommandations de sécurité en cas de risques naturels tels que les inondations et les vagues de submersion. Il conseille aux baigneurs, plongeurs et promeneurs de ne pas s'approcher de l'eau, de ne pas pratiquer d'activités nautiques et de rester vigilants face à la montée des eaux. Les habitants des zones côtières doivent surveiller la situation, être prêts à évacuer si nécessaire, et rester chez eux pour éviter tout déplacement inutile.
En période de chaleur, il est recommandé de rester dans des endroits frais, de s'hydrater régulièrement, et de limiter les activités physiques. Les conseils incluent également des mesures pour économiser l'eau, tant pour les particuliers que pour les collectivités, afin de réduire la consommation et les fuites dans les réseaux de distribution. Des actions pour aider les personnes vulnérables, comme les sans-abri, sont également suggérées.
Le document aborde les recommandations à suivre lors de vagues de chaleur et de froid, en insistant sur l'importance de limiter les sorties et les activités physiques pendant les heures extrêmes. Il est également conseillé de veiller sur les personnes âgées et de s'assurer de la qualité de l'air et du bon fonctionnement des systèmes de chauffage. En cas de difficulté rencontrée par un sans-abri, il est recommandé de contacter le 115.
Risque d'inondation
Le risque d'inondation est défini comme la submersion d'une zone habituellement hors d'eau, causée par divers phénomènes tels que le débordement de cours d'eau ou le ruissellement pluvial. Les inondations peuvent résulter de crues lentes ou rapides, ainsi que de l'imperméabilisation des sols et de l'érosion. En France, ce risque est le plus important en raison des dommages qu'il engendre et du nombre de communes concernées. Les concepts de lit mineur et majeur sont également expliqués pour mieux comprendre l'ampleur des inondations.
Risque : Inondation
- Conformez-vous aux consignes des pouvoirs publics et respectez la signalisation routière.
- Ne vous engagez pas sur une voie immergée ou à proximité d’un cours d’eau.
- Mettez vos biens à l’abri de la montée des eaux.
- Soyez prudent lors de vos déplacements, les conditions de circulation peuvent être dangereuses.
- Évitez les activités extérieures de loisirs et abritez-vous hors des zones boisées.
- Sur la route, arrêtez-vous en sécurité et ne quittez pas votre véhicule.
- Évitez d’utiliser le téléphone et les appareils électriques.
- Renseignez-vous sur les conditions de circulation et respectez les restrictions.
- Facilitez le passage des engins de dégagement.
- Protégez-vous des chutes en dégageant la neige de vos trottoirs.
- Tenez-vous informé de l’évolution de la situation via les médias.
- Évitez de circuler en bord de mer et ne pratiquez pas d’activités nautiques.
- Habitants du bord de mer : fermez portes et fenêtres, protégez vos biens, prévoyez des vivres et surveillez la montée des eaux.
- Ne sortez pas à pied ou en voiture en bord de mer et mettez-vous à l’abri.
- Prévenez les personnes isolées et coupez les réseaux si nécessaire.
- Soyez prêts à évacuer si nécessaire et restez chez vous.
Médias 8
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.