Phénomènes météorologiques - DDRM de la Loire-Atlantique (44)

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Un vent violent est appelé ainsi, en météorologie,
dès lors que sa vitesse atteint au moins 89 km/h
(soit 48 nœuds, force 10 de l’échelle de Beaufort).
Ce seuil s’élève à 100 km/h et plus en rafales dans
le langage courant et dans le cadre des garanties
tempête des contrats d’assurances.
Une tornade est un phénomène localisé constitué
d’un tourbillon de vents violents se développant
sous la base d’un cumulonimbus (nuage d’orage) et
se prolongeant jusqu’à la surface terrestre.
En France, lorsqu’elles se produisent, le diamètre
des tornades varie de quelques dizaines de mètres
à quelques kilomètres, pour un parcours de
quelques kilomètres et une durée de vie dépassant
rarement 15 minutes. Elles peuvent toutefois avoir
des effets dévastateurs, compte tenu en particulier
de la force des vents induits (vitesse maximale de
l’ordre de 200 km/h en France).
Elles se produisent le plus souvent au cours de la
période estivale.
Les rafales d’orages génèrent aussi des vents
violents, localement destructeurs (voir ci-après).
Les conséquences sur l’Homme
En cas de vents violents ou tempête, les
conséquences sur l’homme sont principalement
dues à d’éventuelles chutes d’objets.
En milieu forestier, le danger provient du renversement
et de l’arrachement des arbres.
En milieu urbanisé, le danger est particulièrement
marqué pour le piéton : tuiles, gouttières, panneaux
ou autres débris et matériels non amarrés ainsi que
les arbres en ville peuvent être déplacés avec force
par le vent. Dans le cadre de phénomène intense,
les camions, caravanes et voitures peuvent même
être renversés ou déportés sur la route.
Les conséquences économiques
La tempête peut causer des dysfonctionnements
systémiques temporaires. Les arbres renversés
par une tempête peuvent couper des axes de
communication (essentiellement routes et voies
ferrées), casser des lignes électriques... rendant
ainsi difficile la vie économique du secteur
(difficultés de transport, coupure électrique
prolongée...). Les liaisons aériennes peuvent
également être interrompues lors des tempêtes.
Les conséquences environnementales
La tempête peut mettre à bas d’entières parcelles
forestières, souvent rendues fragiles par la
monoculture.
Par ailleurs, il a été observé des animaux perdus et
désorientés dans les vents violents tourbillonnants
de tempêtes.
Les tempêtes et vents violents (tornades) dans le
département
En Loire-Atlantique, les tempêtes se traduisent par :
• des vents tournant dans le sens contraire
des aiguilles d’une montre autour du centre
dépressionnaire. Ces vents sont d’autant
plus violents que le gradient de pression
entre la zone anticyclonique et la zone
dépressionnaire est élevé.
• des pluies potentiellement importantes
pouvant entraîner des inondations plus ou
moins rapides, des glissements de terrains et
coulées boueuses.
• des vagues : la hauteur des vagues dépend
de la vitesse du vent et de la durée de son
action. Sur la côte, ces vagues peuvent être
modifiées par le profil du fond marin, les
courants de marée, la topographie du rivage.
Un vent puissant peut entraîner la formation
de vagues déferlantes.
• des modifications du niveau normal de la
marée et par conséquent de l’écoulement
des eaux dans les estuaires. Cette hausse
temporaire du niveau de la mer (surcote)
peut être supérieure de plusieurs dizaines
de centimètres, voire plus d’un mètre par
rapport au niveau d’eau « normal » et devenir
particulièrement dévastatrice (cf. chapitre
« Inondation »).
La Loire-Atlantique est surtout concernée par
les tempêtes dont le centre passe au nord du
département. Le vent commence à souffler en
venant du sud ou du sud-ouest, puis tourne à
l’ouest ou au nord-ouest en fin d’alerte.
Entre 1981 et 2023, le vent a dépassé 49 fois le seuil
de 100 km/h à l’aéroport de Nantes-Atlantique
(Bouguenais) et 85 fois à l’aérodrome de Saint-Nazaire (Montoir-de-Bretagne), dont 5 fois entre
2017 et 2023 à Nantes / Bouguenais et 23 fois à
Saint-Nazaire / Montoir.
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Les dernières tempêtes ayant provoqué
des dégâts importants dans le
département sont :
• une tempête d’hiver le 3 février 1990. Les
vents maximums enregistrés en rafales ont
été de 133 km/h à Bouguenais et 140 km/h à
Montoir-de-Bretagne ;
• une tempête de fin d’été les 12 et 13 septembre
1993. Les vents maximums enregistrés en rafales
ont été de 108 km/h à Bouguenais et 122 km/h à
Montoir-de-Bretagne ;
• les tempêtes successives du 25 et 26 décembre
1999 (Lothar), et surtout celle du 27 et 28
décembre 1999 (Martin) où les vents maximums
enregistrés en rafales ont été de 126 km/h à
Bouguenais et 133 km/h à Montoir-de-Bretagne.
Même si ces dernières ont été d’une violence
moindre sur le département (par rapport à
1990), elles restent gravées dans les mémoires
par l’ampleur des dégâts occasionnés sur
l’ensemble du territoire : 92 victimes, plus de
3,5 millions de foyers privés d’électricité (parfois
plus d’une semaine), plus de 138 millions de m3
d’arbres abattus (soit 3 ans de production) et
enfin un coût global supporté par les assurances
estimé à près de 45 milliards de francs (6,9 M€) ;
• le 8 décembre 2006, une tempête
accompagnée de pluies et de violentes rafales
a balayé la France, de la façade atlantique
au nord-est du pays. Bien que tout à fait
typique d’une tempête automnale pouvant
se reproduire trois à quatre fois par an, cet
épisode a marqué les esprits en raison des
dégâts importants relatés par les médias :
un mort et plusieurs blessés, 400 000 foyers
privés d’électricité, axes de circulation coupés
(liaison ferroviaire Paris-Strasbourg...). Les
bourrasques ont atteint 108  km/h à Montoir-de-Bretagne, 119 km/h à Guérande et 122 km/h
à Bouguenais ;
• les 27 et 28 février 2010, Xynthia a traversé
la France, des régions vendéennes et
charentaises à celles du Nord-Est. La zone
touchée par les vents supérieurs à 100 km/h
est particulièrement étendue, plus vaste
que lors de la tempête Martin. Cependant,
la zone de vents les plus forts est beaucoup
plus restreinte. Malgré cela, Xynthia a été
extrêmement meurtrière : la tempête a
produit des fortes vagues, mais également
des élévations importantes du niveau de
la mer (surcotes) qui, se produisant au
moment de la pleine mer avec une marée à
forts coefficients (102), ont occasionné sur
le littoral des phénomènes de submersion
dont l’impact a été catastrophique : 53
victimes, 2,5 milliards d’euros de dommages.
Cette tempête a servi de support - pour la
submersion marine  - aux réflexions menées
dans le cadre du réajustement, suivant le
standard européen, de la Stratégie Nationale
de Gestion des Risques d’Inondation (SNGRI)
adoptée en octobre 2014 (cf. chapitre
« Inondation ») ;
• les 15 et 16 décembre 2011, une forte tempête
hivernale, baptisée Joachim, a frappé la
France. Un épisode de vagues-submersion a
également touché plusieurs départements
côtiers, dont la Loire-Atlantique. Les rafales
observées sur la côte ont atteint 117  km/h à
Montoir-de-Bretagne et 120 km/h à Guérande.
Plus récemment, les dernières tempêtes ayant
provoqué des dégâts importants dans le
département sont :
• 2019 : tempête Fabien, 120 km/h de vent sur
la côte ;
• 2020 : tempête Bella ;
• 2021 : tempête Aurore, 137 km/h de vent sur
la côte ;
• 2023 : tempêtes Céline, Ciaran, Domingos,
Gérard (137 km/h de vent sur la côte).
Tornades
Les tornades en France s’observent
surtout sur les Hauts-de-France. Même
si cela reste rare, elles peuvent aussi se
rencontrer en Loire-Atlantique :
• le 11 août 2004 au Croisic,
• le 28 octobre 2004 à Saint-Molf
 et Saint-André-des-Eaux,
• le 17 janvier 2005 à Chéméré,
• le 11 juin 2006 à Saint-Sébastien-sur-Loire,
• le 15 mai 2008 à La Bernerie-en-Retz,
• le 15 novembre 2009 à Saint-Étienne-de-Montluc.
Les enjeux dans le département
Toutes les communes sont exposées au risque tempête-vent violent dans le département. Les Moutiers-en-Retz, tempête Xynthia, 27 et 28 février 2010
Photo ©DDTM 44
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Orages
Le phénomène
Lorsqu’un orage survient, il se manifeste par
la présence d’éclairs et de tonnerre, avec ou
sans précipitations, liquides et/ou solides,
éventuellement accompagnées de rafales.
Sous les climats tempérés, comme en France, les
orages se produisent essentiellement durant la
saison chaude qui va de fin juin à septembre, mais
on peut également observer des orages en hiver.
Les conséquences sur l’Homme
La foudre cause des dégâts si elle passe à travers
des infrastructures ou des êtres vivants. Elle
frappe généralement le point le plus élevé car
correspondant au plus court chemin du nuage vers
le sol. Cette décharge électrique intense peut tuer
un homme ou un animal, calciner un arbre, détruire
des objets et matériels électroniques ou causer des
incendies.
Les fortes pluies parfois observées lors des orages
peuvent entraîner des ruissellements importants qui,
en milieu urbain notamment, peuvent être dangereux
pour l’homme (véhicules emportés, soulèvement de
tampons sur les réseaux...).
Les conséquences économiques
La foudre peut détruire l’ensemble du réseau
électrique et des éléments branchés dans un
bâtiment donné. La grêle se forme sous certains
orages et peut détruire les cultures, endommager
les véhicules et les maisons ainsi que nuire à la
circulation.
Les conséquences environnementales
La foudre peut, en frappant directement un arbre,
être la source d’incendie de forêt important.
Les pluies orageuses, très brutales, entraînent le
ruissellement dans les pentes qui peuvent amener à
des inondations plus ou moins rapides dans la vallée
en concentrant les quantités reçues vers une région
restreinte. La déforestation et la saturation des sols
vont accentuer les effets d’une pluie sous un orage.
La pluie peut causer une liquéfaction du sol dans
certaines conditions, ce qui donnera des glissements
de terrain ou encore des coulées de boue.
Les orages dans le département
Les orages sont à l’origine de vents forts et brefs
(quelques minutes) sur une zone restreinte
(quelques kilomètres carrés) parfois éloignée du
nuage. Ces rafales sont provoquées par l’air froid
descendant du cumulonimbus. C’est ce type de
rafales, davantage que les tornades, qui touche le
département.
En prévision, la modélisation permet d’appréhender
les conditions dans lesquelles se développent de tels
systèmes orageux mais leur localisation reste encore
imprévisible avec suffisamment d’anticipation.
Le 24 avril 2022, un fort orage  éclate
dans l’agglomération de Nantes : un mur
s’effondre sur des voitures, deux maisons
individuelles sont incendiées suite à des
impacts de foudre, et des cheminées
s’effondrent (voir aussi pour cette date le
chapitre « Inondation »).
Neige - Verglas
(ou épisode neigeux exceptionnel)
Les phénomènes
Selon la nature de la neige précipitée, les
conséquences d’un épisode neigeux peuvent être
différentes :
• une neige sèche (température de l’air
inférieure à -5 °C), sera susceptible d’entraîner
la formation de congères en présence du
vent. Une couche de neige moyenne de 5 cm
peut donner lieu à des congères de 1 à 2 m de
hauteur ;
• une neige humide (température de l’air
comprise entre 0 °C et - 5 °C), aura facilité à se
transformer en verglas sur un sol froid ou suite
à un regel ;
• une neige mouillée, ou lourde (température de
l’air comprise entre 0  °C et 1  °C) provoquera
rapidement un risque d’écroulement des
toitures par accumulation de neige et un risque
de verglas si la température au sol est très
froide ou suite à un regel important.
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Par ailleurs, la transformation de la neige sous
forme de plaques de glace plus ou moins
généralisées, peut rapidement devenir gênante
pour la population et la circulation routière avec le
risque d’accidents, ainsi que pour la résistance des
toitures des bâtiments affaiblie par le poids de la
neige.
Les conséquences sur l’Homme
L’isolement des hameaux, desservis par de petites
routes, est la première conséquence d’un épisode
neigeux exceptionnel dans le département.
L’interruption des transports scolaires peut être
rapidement décrétée et les classes fermées.
Les conséquences économiques
L’interruption prolongée des transports peut
provoquer des ruptures d’approvisionnement de
certaines entreprises.
Les épisodes de Neige - Verglas dans le département
La neige est relativement rare sur la Loire-Atlantique en général. Une durée de
retour de 5 ans peut être définie pour
une épaisseur comprise entre 3 et 5 cm.
La plus forte valeur mesurée date de
1947 avec 20 cm.
Cependant, depuis 1991, plusieurs épisodes ont
produit 4 cm de neige en moins de 24 heures :
2005, 2006, 2009 et surtout 2010 (5 épisodes) puis
2012 (du 4 au 6 février) et 2013 (du 17 au 19 janvier).
Le verglas est plus fréquent mais seulement 10
épisodes se sont produits depuis 1991 et aucun
épisode d’amplitude depuis 2015.
Les enjeux dans le département
Les épisodes « neige » peuvent toucher chacune des
communes du département. Les épisodes neigeux
restent toutefois rares et constituent des évènements
uniquement épisodiques (quelques heures, quelques
jours tout au plus) dans ce secteur de la France.
Vague de chaleur
Le phénomène
La vague de chaleur est un terme générique qui
désigne une période au cours de laquelle les
températures peuvent entraîner un risque sanitaire
pour la population.
La canicule est le terme utilisé pour définir un épisode
de températures élevées qui persiste sur une période
prolongée (au moins 3 jours et 3 nuits consécutifs), de
jour comme de nuit. Chaque département possède
des seuils de températures qui lui sont propres pour
qu’on puisse parler de canicule.
Dans l’avenir, le phénomène de canicule aura
tendance à se multiplier de par le réchauffement
climatique et les conséquences pour la Loire-Atlantique sont à prendre en compte notamment
avec une population âgée en progression (28 % de
la population totale aura plus de 60 ans en 2030).
Les conséquences sur l’Homme
L’exposition d’une personne à une température élevée,
pendant une période prolongée, sans période de
fraîcheur suffisante pour permettre à l’organisme de
récupérer, est susceptible d’entraîner de graves com-plications : pathologies liées à la chaleur, aggravation
de pathologies préexistantes, hyperthermie... Le
corps humain peut voir ses capacités de régulation
thermique dépassées et devenir inefficaces. Les
personnes fragiles et les personnes exposées à la
chaleur sont particulièrement en danger.
Les conséquences économiques
La demande en électricité que représente
le fonctionnement généralisé des nombreux
climatiseurs existants à plein régime peut poser
problème au niveau de la production électrique,
avec, en plus, l’observation d’une surchauffe des
centrales, elles-mêmes impactées par la vague de
chaleur.
Les conséquences environnementales
Une vague de chaleur peut entraîner, assez
directement, ou accompagner assez souvent, une
situation de sécheresse.
Beaucoup de bâtiments sont aujourd’hui, et
surtout depuis la canicule de 2003, équipés de
climatiseur(s).
Il a été démontré que l’usage prolongé de ces
appareils rejette de la chaleur dans la rue et peut
ainsi augmenter l’effet canicule. Leur utilisation
participe aussi à l’aggravation du réchauffement
climatique et donc à termes à l’aggravation des
vagues de chaleur.
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Les vagues de chaleur dans le département
Les dernières décennies ont vu se
multiplier les épisodes de très fortes tem-pératures (42 °C en 2022). Le département
est donc susceptible d’être réellement
concerné par ces phénomènes dans les
années à venir, du fait du changement
climatique notamment.
Les enjeux dans le département
Les vagues de chaleur peuvent toucher chacune
des communes du département.
L’exposition aux vagues de chaleur constitue un
enjeu émergent très préoccupant qui dépasse
largement l’échelle départementale.
Vague de froid
Le phénomène
Une vague de froid est un épisode de temps froid
caractérisé par sa persistance, son intensité et son
étendue géographique. On parle de vague de froid
lorsque l’épisode dure au moins deux jours et que
les températures atteignent des valeurs nettement
inférieures aux normales saisonnières de la région
concernée. Une vague de froid n’est pas forcément
accompagnée de neige.
Les conséquences sur l’Homme
Les effets des basses températures sur le corps humain
sont insidieux et peuvent passer inaperçus. Ils sont
particulièrement marqués pour les personnes fragiles.
Chaque année des centaines de personnes sont
victimes de pathologies provoquées par le froid :
• les maladies liées directement au froid telles
que les gelures ou l’hypothermie, responsables
de lésions graves, voire mortelles ;
• l’aggravation de maladies préexistantes
(notamment cardiaques et respiratoires).
Des effets indirects peuvent avoir lieu, comme
le risque accru d’intoxication au monoxyde de
carbone due au dysfonctionnement d’appareils de
chauffage (au gaz, au fioul ou au charbon) ou à une
utilisation inappropriée d’un moyen de chauffage
(chauffage d’appoint utilisé en continu) ou encore
lorsque les aérations du logement ont été obstruées.
Les conséquences économiques
Lors de vagues de froid, ce sont les conduites
d’eau des différents bâtiments et collectivités qui
sont les premières touchées. Ainsi des services
et entreprises peuvent être perturbés dans leur
fonctionnement suite à une coupure d’eau.
L’augmentation de la consommation d’énergie
pour se chauffer peut, si la vague de froid s’installe
durablement, devenir problématique, du point de
vue de la production (électrique notamment), de
l’approvisionnement (augmentation de la demande
et problèmes de livraison) ou de la capacité
financière des ménages.
Sécheresse
Le phénomène
La sécheresse est un épisode de manque d’eau plus
ou moins long, mais suffisant pour que les sols et
la flore soient affectés. Ce phénomène peut être
cyclique ou exceptionnel, et entraîne des consé-quences variées : impact sur l’approvisionnement en
eau potable, augmentation du risque d’incendies...
La sécheresse peut résulter d’un manque de pluie,
quand la quantité d’eau est nettement inférieure
aux normales saisonnières sur une période
prolongée. Les épisodes de sécheresse peuvent
être aussi le résultat d’une utilisation trop intensive
ou inadaptée de l’eau disponible.
On distingue ainsi trois grands types de sécheresses :
• la sécheresse météorologique provoquée par
un manque de pluie ;
• la sécheresse agricole causée par un manque
d’eau dans les sols et qui nuit au développement
de la végétation ;
• la sécheresse hydrologique lorsque les lacs,
rivières, cours d’eau ou nappes souterraines
ont des niveaux anormalement bas.
Les pluies orageuses d’été, souvent de courte durée, ne
permettent pas de mettre fin au risque sécheresse. Il
faut en effet compter une période plus longue de pré-cipitations pour que la situation hydrologique revienne
à la normale, notamment après une forte sécheresse.
Les conséquences sur l’Homme
L’enjeu principal dans le département concerne
l’alimentation en eau potable  : 80  % de l’eau
potable provenant de la Loire, un faible débit,
pouvant être associé au phénomène de bouchons
vaseux, va avoir des effets sur la quantité et la
qualité de l’eau prélevée.
Photo ©Aïna Collin / Terra
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L’approvisionnement des populations et des autres
usagers en Eau Destinée à la Consommation
Humaine (EDCH) issue du réseau public
d’adduction peut en effet être affecté par des
ruptures qualitatives ou quantitatives, de plus
ou moins longue durée, de plus ou moins grande
ampleur, selon l’évènement qui en est la cause.
Ces ruptures peuvent entraîner l’impossibilité
totale et/ou partielle d’une consommation de l’eau
issue du réseau d’adduction par la population et les
autres usagers pour des raisons quantitatives et/ou
sanitaires.
Les conséquences économiques
Outre la population, les acteurs économiques
(entreprises, agriculture, élevage) pourront être
touchés par des restrictions de prélèvements en
eaux superficielles ou souterraines plus ou moins
longues.
Les conséquences environnementales
La sécheresse a pour conséquence environnementale
la plus directe d’entraîner la baisse des débits
dans les cours d’eau, voire leur asséchement, ce
qui amène très rapidement à constater une baisse
de la qualité des eaux de surface (dans les rivières
mais aussi dans les étangs et lacs) : sa température
augmente, provoquant une chute du taux
d’oxygène dissous et des difficultés biologiques
pour les espèces aquatiques.
La plupart des autres conséquences
environnementales de la sécheresse sont
directement du ressort d’autres risques majeurs,
comme le retrait-gonflement des argiles (cf.
chapitre « Mouvements de terrain ») et les feux de
forêt (cf. chapitre « Feu de forêt »).
Les épisodes de sécheresse dans le département
Les dernières décennies ont vu se
multiplier les épisodes de sécheresse.
Entre 2020 et 2023 inclus, 57 arrêtés de
restrictions d’usage de l’eau (sur l’eau
potable et sur les eaux superficielles
confondus) ont ainsi été pris dans le
département.
Les enjeux dans le département
L’exposition à la sécheresse constitue un enjeu
émergent très préoccupant qui dépasse largement
l’échelle départementale.
La fréquence et l’étalement des périodes de
sécheresse sont, ces dernières années, en
perpétuelle évolution.
La prévention et les mesures
prises face au risque
évènements météorologiques
En plus des mesures de prévention présentées
ci-dessous, des mesures générales sont applicables
à chacun des risques majeurs (cf. chapitre
« Généralités »).
La connaissance du risque
La connaissance des phénomènes météorologiques,
vulgarisée par les professionnels de Météo-France,
permet aux citoyens de mieux appréhender les
risques météorologiques.
La vigilance météorologique
La procédure « Vigilance Météo » de Météo-France
intègre  : vent violent, pluie-inondation, orages,
neige-verglas, inondation, avalanche, vague de
chaleur et vague de froid. Elle a pour objectif de
décrire les dangers des conditions météorologiques
dans la journée entamée et la journée suivante
lors de son émission, ainsi que les comportements
individuels à respecter par département.
Une carte de « vigilance météorologique » est
élaborée au minimum 2 fois par jour à 6h00 et
16h00 selon les évènements (https://vigilance.
meteofrance.fr) et attire l’attention sur la possibilité
d’occurrence d’un phénomène météorologique
dangereux dans la journée entamée et la journée
suivante lors de son émission (cf. chapitre «
Généralités »). Il est cependant difficile de localiser
et de quantifier avec précision les phénomènes
attendus.
Les sécheresses ont aussi des
conséquences sur les phénomènes
de retrait-gonflement des argiles et
les incendies. Ces phénomènes sont
traités dans les chapitres dédiés :
risque mouvements de terrain et risque
feu de forêt.
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La Loire-Atlantique a connu le déclenchement de
2 vigilances rouges depuis la création du système
d’alerte : 1 pour fortes précipitations en 2021, 1 pour
canicule en 2022. 97 déclenchements ont été notés
pour vigilance orange :
• 30 pour vent violent,
• 25 pour orage,
• 22 pour neige-verglas,
• 18 pour submersion marine,
• 5 pour canicule,
• 4 pour pluie-inondation,
• 1 pour grand froid.
L’information des citoyens sur la
sécheresse
Une information sur les possibilités d’usage
de l’eau (pas de restrictions, vigilance, alerte,
alerte renforcée et crise) peut-être obtenue à la
commune en indiquant une adresse de situation
sur le site Internet Vigieau (https://vigieau.gouv.fr).
Cette même information peut être consultée sur
une carte interactive sur le site Internet RestrEau
(https://ssm-ecologie.shinyapps.io/restreau).
La gestion d’une rupture d’alimentation
en eau potable
Dans le cas d’une rupture d’alimentation en eau
potable partielle ou totale sur le territoire (il s’agit
le plus souvent d’un dysfonctionnement causé par
une pénurie d’eau ou un épisode de pollution ou
une avarie matérielle), la gestion de l’évènement et
la distribution d’eau nécessitent la mise en place de
moyens et une organisation spécifiques.
Par principe, il est à la charge des exploitants de
l’eau d’assurer le plus rapidement possible une
distribution de remplacement adaptée du service
permettant la satisfaction des besoins prioritaires
(article R. 732-3 du CSI).
En cas de crise locale
Si la crise est locale, il appartient au maire, en lien
avec des personnes responsables de la production
et distribution de l’eau (PRPDE), d’assurer la
continuité du service public de distribution en eau.
Chaque commune, ou intercommunalité, peut
décider de l’activation de son Plan Communal
de Sauvegarde (PCS) ou Plan InterCommunal
de Sauvegarde (PICS) et mettre en œuvre les
dispositions prévues par celui-ci. Si la municipalité a
signé une convention avec un distributeur d’eau ou
un producteur d’eau, il convient de mettre en place
les outils prévus.
Dans le cas d’une crise locale le maire est le
premier directeur des opérations. En fonction de la
gravité ou de l’ampleur estimée de la perturbation,
la préfecture peut assurer un suivi et un appui
auprès de la collectivité concernée. Dans ce cas,
elle désigne un service en charge du suivi des
actions et de la centralisation des informations.
Le service désigné assure les liens avec les
autres services de l’État concernés et procède à
l’information régulière de la préfecture.
En cas de crise plus large
En cas d’évènement d’ampleur en termes de
gravité et/ou de population affectée, ou lorsqu’une
distribution d’eau de secours à la population est
nécessaire et que les capacités de réponse de la ou
des collectivités sont dépassées, le plan ORSEC eau
potable peut être activé. Le Préfet prend alors la
direction des opérations et coordonne l’ensemble
des services. Il peut dès lors décider d’activer un
Centre Opérationnel Départemental (COD) et/ou
un Poste de Commandement Opérationnel (PCO).
Dans ce cas, les acteurs reçoivent une convocation
précisant les modalités pratiques.
La distribution de l’eau en bouteille
Le total des besoins de base en eau potable
pour l’homme est fixé entre 7,5 et 15 litres d’eau
par personne et par jour (source : Sphere, 2011).
Pour les crises de courte durée il est d’usage de
distribuer 2 bouteilles de 1,5 L d’eau par personne
et par jour pour des usages alimentaires. Il est
parfois possible d’utiliser de l’eau non potable pour
les besoins non alimentaires.
La distribution de l’eau en bouteille peut être
activée dans les cas suivants :
• pénurie d’eau,
• pollution du réseau d’eau potable,
• avarie matérielle sur le réseau de pompage ou
de distribution,
• dysfonctionnement de l’infrastructure (ex :
cyberattaque).
Elle est particulièrement recommandée lorsqu’elle
concerne une petite partie de la population.
Contrôle de l’état d’un cours d’eau - Photo ©Laurent Mignaux / Terra
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météorologiques
Risques
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Où s’informer ?
Pour en savoir plus sur le risque évènements
météorologiques, consulter :
> Généralités sur les risques évènements météorolo-giques :
• www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/tempete
• www.gouvernement.fr/risques/canicule-et-vagues-de-chaleur
• www.gouvernement.fr/risques/vagues-de-froid
• www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/secheresse
> Politique de prévention sur le territoire :
• https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/canicule
• https://solidarites-sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-climatiques/article/
risques-sanitaires-lies-au-froid
• www.ecologie.gouv.fr/secheresse-economiser-leau
> Les sites de Météo-France :
Information
• www.meteofrance.com
• http://tempetes.meteo.fr/
• http://pluiesextremes.meteo.fr
Information en temps réel
• http://vigilance.meteofrance.com
• https://apic-pro.meteofrance.fr
> Information en temps réel sur les routes :
• https://inforoutes.loire-atlantique.fr/44/
info-trafic/info-trafic-sur-les-routes-departementales/info_60197
• http://carto.diro.fr/cigt/evenements.html
> Mairies
> Direction Départementale des Territoires et
de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique
 02.40.67.26.26
> Préfecture de la Loire-Atlantique
02.40.41.20.20
Les communes exposées
au risque évènements
météorologiques
Compte tenu du caractère diffus des phénomènes
météorologiques, on considère qu’ils peuvent
toucher l’ensemble du territoire départemental.
Conséquence de la série des tempêtes de novembre 2023
Photo ©DDTM 44
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météorologiques
Risques
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• Limitez vos déplacements et renseignez-vous avant de les entreprendre.
• Prenez garde aux chutes d’arbres ou
d’objets.
• N’intervenez pas sur les toitures.
• Rangez les objets exposés au vent.
• Renseignez-vous avant d’entreprendre
un déplacement ou toute autre activité
extérieure.
• Évitez les abords des cours d’eau.
• Soyez prudent face au risque
d’inondation et prenez les précautions
adaptées.
• Renseignez-vous sur les conditions de
circulation.
• Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou
en voiture, sur une voie immergée ou à
proximité d’un cours d’eau.
• Soyez prudent, en particulier dans vos
déplacements et vos activités de loisirs.
• Évitez d’utiliser le téléphone et les
appareils électriques.
• À l’approche d’un orage, mettez en
sécurité vos biens et abritez-vous hors
des zones boisées.
• Signalez sans attendre les départs de feu
dont vous pourriez être témoins.
• Restez chez vous et évitez toute activité
extérieure.
• Si vous devez vous déplacer, soyez très
prudent. Empruntez les grands axes de
circulation.
• Prenez les précautions qui s’imposent
face aux conséquences d’un vent violent
et n’intervenez surtout pas sur les
toitures.
• Informez-vous (radio...).
• Évitez tout déplacement et restez chez vous.
• Conformez-vous aux consignes des
pouvoirs publics.
• Respectez la signalisation routière mise en
place.
• Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou
en voiture, sur une voie immergée ou à
proximité d’un cours d’eau.
• Mettez vos biens à l’abri de la montée des
eaux.
• Soyez très prudent, en particulier si
vous devez vous déplacer, les conditions
de circulation pouvant devenir
soudainement dangereuses.
• Évitez les activités extérieures de loisirs.
• Abritez-vous hors des zones boisées et
mettez en sécurité vos biens.
• Sur la route, arrêtez-vous en sécurité et
ne quittez pas votre véhicule.
• Évitez d’utiliser le téléphone et les
appareils électriques.
vigilance orange vigilance orange vigilance orange
vigilance rouge
vigilance rouge
vigilance rouge
Les consignes individuelles de sécurité pour le risque évènements météorologiques
Vent Pluie - Inondation Orage
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météorologiques
Risques
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• Soyez très prudent et vigilant si vous
devez absolument vous déplacer.
Renseignez-vous sur les conditions de
circulation.
• Respectez les restrictions de
circulation et les déviations. Prévoyez
un équipement minimum en cas
d’immobilisation prolongée.
• Facilitez le passage des engins de
dégagement des routes.
• Protégez-vous des chutes et protégez
les autres en dégageant la neige de vos
trottoirs.
• Tenez-vous au courant de l’évolution de
la situation en écoutant les informations
diffusées dans les médias.
• Évitez de circuler en bord de mer à pied
ou en voiture. Si nécessaire, circulez avec
précaution en limitant votre vitesse et ne
vous engagez pas sur les routes exposées
à la houle ou déjà inondées.
> Habitants du bord de mer ou le long d’un
estuaire :
- fermez les portes, fenêtres et volets en
front de mer,
- protégez vos biens susceptibles d’être
inondés ou emportés,
- prévoyez des vivres et du matériel de
secours,
- surveillez la montée des eaux.
> Baigneurs, plongeurs, pêcheurs ou
promeneurs :
- ne vous mettez pas à l’eau, ne vous
baignez pas,
- ne pratiquez pas d’activités nautiques de
loisir,
- soyez particulièrement vigilants, ne vous
approchez pas du bord de l’eau même
d’un point surélevé (plage, falaise),
- éloignez-vous des ouvrages exposés aux
vagues (jetées portuaires, épis, fronts de
mer).
• Ne circulez pas en bord de mer, à pied
ou en voiture.
• Ne pratiquez pas d’activités nautiques
ou de baignade.
• Mettez-vous à l’abri.
• Prévenez les personnes isolées.
• Coupez les réseaux si nécessaire
(électricité, gaz...).
> Habitants du bord de mer ou le long d’un
estuaire
• Surveillez la montée des eaux et
tenez-vous prêts à monter à l’étage ou
sur le toit.
• Préparez-vous si nécessaire à évacuer
vos habitations, notamment sur
ordre des autorités communales ou
préfectorales.
• Restez chez vous et n’entreprenez aucun
déplacement.
• Si vous devez vous déplacer : signalez
votre départ et la destination à des
proches, munissez-vous d’équipements
spéciaux et de matériel en cas
d’immobilisation prolongée, ne quittez
votre véhicule que sur sollicitation des
sauveteurs.
vigilance orange vigilance orange
vigilance rouge
vigilance rouge
Neige - Verglas Vagues - Submersion Vagues - Submersion
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météorologiques
Risques
Édition2024 naturels
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• Passez au moins deux ou trois heures par jour
dans un endroit frais.
• Rafraîchissez-vous le corps plusieurs fois par jour.
> Adultes et enfants :
- buvez beaucoup d’eau (personnes âgées :
buvez 1,5 litre d’eau par jour et mangez
normalement),
- évitez de sortir aux heures les plus chaudes
(de 11h00 à 21h00),
- limitez vos activités physiques,
- prenez régulièrement des nouvelles des
personnes âgées de votre entourage.
• Évitez l’exposition prolongée au froid et au vent
et les sorties aux heures les plus froides.
• Veillez à un habillement adéquat (plusieurs
couches, imperméable au vent et à la pluie,
couvrant la tête et les mains).
• Évitez les efforts brusques.
• Veillez à la qualité de l’air et au bon
fonctionnement des systèmes de chauffage
dans les espaces habités.
• Si vous remarquez un sans-abri en difficulté,
prévenez le 115.
> Particuliers
- évitez de laisser couler l’eau,
- limitez les arrosages des jardins,
- utilisez la capacité maximum
des appareils électro-ménagers
(lave-linge, lave-vaisselle),
- installez des équipements
économes en eau.
> Collectivités
- réduire les fuites dans les
réseaux de distribution d’eau
potable,
- optimisez l’arrosage des espaces
verts et du nettoyage des
voiries,
- connaître les volumes d’eau
consommés,
- distribuez des kits hydro-économes dans les foyers.
• N’hésitez pas à aider ou à vous faire aider.
• Passez au moins deux ou trois heures par jour
dans un endroit frais.
• Rafraîchissez-vous le corps plusieurs fois par jour.
> Adultes et enfants :
- buvez beaucoup d’eau (personnes âgées :
buvez 1,5 litre d’eau par jour et mangez
normalement),
- évitez de sortir aux heures les plus chaudes
(de 11h00 à 21h00),
- limitez vos activités physiques,
- prenez régulièrement des nouvelles des
personnes âgées de votre entourage.
vigilance orange vigilance orange
vigilance rouge
Vague de chaleur Vague de froid Sécheresse
vigilance rouge
• Évitez toutes sorties dans le froid.
• Si vous êtes obligés de sortir, évitez les heures
les plus froides et l’exposition prolongée au froid
et au vent, veillez à un habillement adéquat
(plusieurs couches, imperméable au vent et à la
pluie, couvrant la tête et les mains).
• Évitez les efforts brusques.
• Veillez à la qualité de l’air et au bon
fonctionnement des systèmes de chauffage
dans les espaces habités.
• Si vous remarquez un sans-abri en difficulté,
prévenez le 115.
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INONDATION Risques naturels
Qu’est-ce que le risque
inondation ?
On parle d’inondation quand il y a submersion rapide
ou lente d’une zone habituellement hors d’eau.
Les différents types d’inondations
Quatre phénomènes peuvent être à l’origine
d’inondations :
Le débordement direct de
cours d'eau
On parle d’inondation par
débordement de cours d’eau
lorsqu’un cours d’eau déborde
de son lit habituel.
Les inondations par débordement
de cours d’eau découlent de deux
phénomènes :
• les crues lentes de plaine
souvent liées à des pluies
répétées, prolongées ou
intenses,
• les crues rapides et
torrentielles liées à des
précipitations violentes sur
un bassin versant et dont
la concentration des eaux
aboutissent rapidement dans
le cours d’eau provoquant des
crues brutales et violentes.
Le ruissellement pluvial
L’inondation par ruissellement se produit lorsque
les eaux de pluie ne peuvent pas ou plus s’infiltrer
dans le sol. Elle est provoquée par une pluie de très
forte intensité ou un cumul important de pluie sur
plusieurs jours.
Certaines caractéristiques des territoires peuvent
accentuer le risque de survenue d’inondation
par ruissellement. L’imperméabilisation des sols,
l’évolution de pratiques agricoles, l’état et les
caractéristiques du sol... peuvent être la cause ou
un facteur aggravant du ruissellement.
En milieu urbain, lors de pluies intenses, les débits
d’eau de ruissellement peuvent être très importants
et saturer les réseaux d’évacuation des eaux pluviales.
En milieu rural, l’érosion des sols entraîne des
dépôts de boues ou de sable dans les ouvrages de
transport et de stockage des eaux pluviales et dans
les espaces inondés.
Le risque inondation correspond à la confrontation en un même lieu
géographique d’un aléa (une inondation potentiellement dangereuse)
avec des enjeux (humains, économiques ou environnementaux)
susceptibles de subir des dommages ou des préjudices.
En France, le risque inondation est le premier risque naturel par
l’importance des dommages qu’il provoque, le nombre de communes
concernées, l’étendue des zones inondables et les populations résidant
dans ces zones.
Lit mineur : partie du lit comprise entre
des berges franches dans laquelle
l’intégralité des écoulements s’effectue
la quasi-totalité du temps en dehors
des périodes de très hautes eaux ou de
crues débordantes (source : eaufrance).
Lit majeur : Emprise maximum qu’occupe
un cours d’eau lors du débordement
temporaire des eaux hors du lit mineur,
en période de très hautes eaux. Ses
limites externes sont déterminées par la
plus grande crue historique.
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Résumé Elastic

Le document traite des vents violents et des tornades en météorologie, définissant un vent violent comme ayant une vitesse d'au moins 89 km/h. Les tornades, qui se forment sous des nuages d'orage, peuvent atteindre des vitesses de 200 km/h en France et ont des effets dévastateurs malgré leur courte durée de vie. Les conséquences sur l'homme incluent des chutes d'objets et des dangers en milieu urbain, tandis que les impacts économiques se manifestent par des coupures de communication et des interruptions de transport.

Tempêtes en Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique, les tempêtes se caractérisent par des vents violents, des pluies pouvant causer des inondations, et des vagues déferlantes. Le vent, souvent tournant autour d'un centre dépressionnaire, peut entraîner des modifications du niveau de la mer, rendant la région particulièrement vulnérable. Entre 1981 et 2023, des vents dépassant 100 km/h ont été enregistrés à plusieurs reprises, soulignant la fréquence et l'intensité des tempêtes dans cette zone.

Le document présente un historique des tempêtes ayant causé des dégâts significatifs dans le département de la Loire-Atlantique, en détaillant les événements majeurs depuis 1990. Parmi les tempêtes notables, on trouve celles de février 1990, septembre 1993, et les tempêtes Lothar et Martin en décembre 1999, qui ont causé des pertes humaines et matérielles considérables. D'autres tempêtes, comme celle de décembre 2006 et Xynthia en février 2010, ont également eu des impacts dévastateurs, notamment des vagues de submersion et des dommages financiers importants.

Tornades et risques

Le document mentionne également la rareté des tornades en Loire-Atlantique, avec quelques occurrences entre 2004 et 2009. Il souligne que toutes les communes du département sont exposées au risque de tempêtes et de vents violents, ce qui nécessite une vigilance constante face aux aléas météorologiques.

Orages

Les orages se manifestent par des éclairs, du tonnerre et des précipitations, principalement durant la saison chaude en France. Ils peuvent causer des dégâts importants, notamment par la foudre qui peut frapper des infrastructures et des êtres vivants, entraînant des pertes humaines et des destructions matérielles. Les fortes pluies associées aux orages peuvent provoquer des ruissellements dangereux en milieu urbain et des inondations, tandis que la grêle peut endommager les cultures et les biens. Les orages sont également responsables de vents forts et brefs, et leur prévision reste complexe.

Neige - Verglas

Les épisodes neigeux peuvent varier en fonction de la température de la neige, entraînant des conséquences différentes comme la formation de congères, le verglas ou des risques d'écroulement de toitures. La neige humide et lourde peut causer des problèmes de circulation et affecter la résistance des bâtiments. L'isolement des hameaux par des routes impraticables est une des conséquences majeures de ces événements météorologiques.

Le document aborde les phénomènes météorologiques extrêmes dans le département de la Loire-Atlantique, notamment les épisodes de neige et de verglas, qui sont rares mais peuvent entraîner des interruptions de transports scolaires et des ruptures d'approvisionnement pour certaines entreprises. Les vagues de chaleur, de plus en plus fréquentes en raison du réchauffement climatique, posent également des risques sanitaires, notamment pour une population vieillissante, ainsi que des défis économiques liés à la demande accrue en électricité pour le fonctionnement des climatiseurs.

Les vagues de chaleur et de froid représentent des enjeux majeurs pour le département, affectant toutes les communes. Les vagues de chaleur, en particulier, sont préoccupantes en raison de leur impact sur la santé publique et l'environnement, aggravant le réchauffement climatique. Les épisodes de froid, bien que moins fréquents, peuvent également avoir des conséquences significatives sur la vie quotidienne et l'économie locale.

Les conséquences des vagues de froid

Les vagues de froid entraînent des effets néfastes sur la santé humaine, notamment des maladies liées au froid comme les gelures et l'hypothermie, ainsi que l'aggravation de conditions préexistantes. De plus, des risques indirects, tels que l'intoxication au monoxyde de carbone, peuvent survenir en raison de dysfonctionnements des appareils de chauffage. Économiquement, ces vagues perturbent les services en raison de ruptures d'eau et augmentent la consommation d'énergie, ce qui peut poser des problèmes d'approvisionnement et de capacité financière pour les ménages.

Les impacts de la sécheresse

La sécheresse, qu'elle soit météorologique, agricole ou hydrologique, affecte l'approvisionnement en eau potable, particulièrement dans les régions dépendantes de rivières comme la Loire. Cela peut entraîner des ruptures qualitatives et quantitatives de l'eau destinée à la consommation humaine, impactant ainsi la population et les acteurs économiques tels que l'agriculture. Environnementalement, la sécheresse provoque une baisse des débits des cours d'eau, entraînant une dégradation de la qualité de l'eau et des difficultés pour la faune aquatique.

La sécheresse dans le département de la Loire-Atlantique a entraîné une augmentation des épisodes de restrictions d'usage de l'eau, avec 57 arrêtés pris entre 2020 et 2023. Ce phénomène, qui a des conséquences sur les espèces aquatiques et contribue à d'autres risques environnementaux tels que le retrait-gonflement des argiles et les feux de forêt, est devenu un enjeu préoccupant dépassant l'échelle locale. La vigilance météorologique, mise en place par Météo-France, permet d'informer les citoyens sur les dangers liés aux conditions climatiques, avec des alertes émises régulièrement.

Information et gestion de l'eau

Les citoyens peuvent se renseigner sur les restrictions d'usage de l'eau via le site Vigieau et une carte interactive sur RestrEau. En cas de rupture d'alimentation en eau potable, souvent causée par une pénurie ou une pollution, une organisation spécifique est nécessaire pour assurer une distribution rapide et adaptée, sous la responsabilité des exploitants de l'eau.

En cas de crise locale, le maire, en collaboration avec les responsables de la production et distribution de l'eau, doit garantir la continuité du service public d'eau. Les communes peuvent activer leur Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ou Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) pour gérer la situation. Si la crise est plus étendue, le Préfet prend la direction des opérations et peut activer le plan ORSEC eau potable, coordonnant ainsi les services nécessaires à la distribution d'eau.

La distribution d'eau en bouteille est mise en place lors de pénuries, de pollution du réseau ou de dysfonctionnements. Pour des crises de courte durée, il est recommandé de fournir 2 bouteilles de 1,5 L par personne et par jour. Des ressources en ligne sont disponibles pour s'informer sur les risques météorologiques et les mesures de prévention, ainsi que des contacts utiles pour les communes et préfectures.

Le document présente des consignes de sécurité à suivre en cas d'événements météorologiques extrêmes tels que le vent, la pluie, les inondations et les orages. Il recommande de limiter les déplacements, de se renseigner sur les conditions de circulation, et de prendre des précautions face aux risques d'inondation et de chutes d'objets. Les habitants sont également conseillés de rester chez eux, d'abriter leurs biens, et d'éviter les activités extérieures, en particulier près des cours d'eau et des zones boisées.

En cas de nécessité de déplacement, il est crucial de respecter les restrictions de circulation, de se tenir informé de l'évolution de la situation via les médias, et de faciliter le passage des engins de déneigement. Les habitants des zones côtières doivent prendre des mesures pour protéger leurs biens et sécuriser leur domicile. Les consignes insistent sur l'importance de la vigilance et de la prudence face aux conditions météorologiques changeantes.

Le document fournit des recommandations de sécurité en cas de risques naturels tels que les inondations et les vagues de submersion. Il conseille aux baigneurs, plongeurs et promeneurs de ne pas s'approcher de l'eau, de ne pas pratiquer d'activités nautiques et de rester vigilants face à la montée des eaux. Les habitants des zones côtières doivent surveiller la situation, être prêts à évacuer si nécessaire, et rester chez eux pour éviter tout déplacement inutile.

En période de chaleur, il est recommandé de rester dans des endroits frais, de s'hydrater régulièrement, et de limiter les activités physiques. Les conseils incluent également des mesures pour économiser l'eau, tant pour les particuliers que pour les collectivités, afin de réduire la consommation et les fuites dans les réseaux de distribution. Des actions pour aider les personnes vulnérables, comme les sans-abri, sont également suggérées.

Le document aborde les recommandations à suivre lors de vagues de chaleur et de froid, en insistant sur l'importance de limiter les sorties et les activités physiques pendant les heures extrêmes. Il est également conseillé de veiller sur les personnes âgées et de s'assurer de la qualité de l'air et du bon fonctionnement des systèmes de chauffage. En cas de difficulté rencontrée par un sans-abri, il est recommandé de contacter le 115.

Risque d'inondation

Le risque d'inondation est défini comme la submersion d'une zone habituellement hors d'eau, causée par divers phénomènes tels que le débordement de cours d'eau ou le ruissellement pluvial. Les inondations peuvent résulter de crues lentes ou rapides, ainsi que de l'imperméabilisation des sols et de l'érosion. En France, ce risque est le plus important en raison des dommages qu'il engendre et du nombre de communes concernées. Les concepts de lit mineur et majeur sont également expliqués pour mieux comprendre l'ampleur des inondations.

Consignes Elastic

Risque : Inondation

  • Conformez-vous aux consignes des pouvoirs publics et respectez la signalisation routière.
  • Ne vous engagez pas sur une voie immergée ou à proximité d’un cours d’eau.
  • Mettez vos biens à l’abri de la montée des eaux.
  • Soyez prudent lors de vos déplacements, les conditions de circulation peuvent être dangereuses.
  • Évitez les activités extérieures de loisirs et abritez-vous hors des zones boisées.
  • Sur la route, arrêtez-vous en sécurité et ne quittez pas votre véhicule.
  • Évitez d’utiliser le téléphone et les appareils électriques.
  • Renseignez-vous sur les conditions de circulation et respectez les restrictions.
  • Facilitez le passage des engins de dégagement.
  • Protégez-vous des chutes en dégageant la neige de vos trottoirs.
  • Tenez-vous informé de l’évolution de la situation via les médias.
  • Évitez de circuler en bord de mer et ne pratiquez pas d’activités nautiques.
  • Habitants du bord de mer : fermez portes et fenêtres, protégez vos biens, prévoyez des vivres et surveillez la montée des eaux.
  • Ne sortez pas à pied ou en voiture en bord de mer et mettez-vous à l’abri.
  • Prévenez les personnes isolées et coupez les réseaux si nécessaire.
  • Soyez prêts à évacuer si nécessaire et restez chez vous.

Médias 8

PHOTO p.29 Erosion d'une route avec des maisons en arrière-plan.
PHOTO p.30 Eclairs dans un ciel orageux avec des arbres en silhouette.
PHOTO p.31 Photo de la cime des arbres et du soleil dans un ciel bleu.
PHOTO p.32 Vue vers le ciel à travers des arbres en hiver.
PHOTO p.34 Deux personnes mesurant l'eau d'une rivière.
PHOTO p.35 Un arbre cassé avec des branches et un ciel bleu en arrière-plan.
SCHEMA p.39 Schéma en 3D d'un paysage avec des bâtiments et arbres.
SCHEMA p.39 Schéma d'un paysage rural avec rivière et champs.
Aperçu Type Page Description (Vision) Description (OCR)
PHOTO 29 Erosion d'une route avec des maisons en arrière-plan.
PHOTO 30 Eclairs dans un ciel orageux avec des arbres en silhouette.
PHOTO 31 Photo de la cime des arbres et du soleil dans un ciel bleu.
PHOTO 32 Vue vers le ciel à travers des arbres en hiver.
PHOTO 34 Deux personnes mesurant l'eau d'une rivière.
PHOTO 35 Un arbre cassé avec des branches et un ciel bleu en arrière-plan. an ; … ce Pr =
SCHEMA 39 Schéma en 3D d'un paysage avec des bâtiments et arbres.
SCHEMA 39 Schéma d'un paysage rural avec rivière et champs.

Génération IA

Description du risque

Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.

Gestes de prévention

Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.