Risques industriels - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
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Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les implications de cette directive sont : • une obligation pour les industriels de caractériser leurs activités, et de les déclarer auprès des services de l’État, • un recensement par l’État des établissements à risques, • la réalisation d’études de dangers par les industriels, • la mise en place d’une politique de prévention des accidents majeurs et de plans d’urgence interne et externe. • La loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003, dite loi Bachelot, institue le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRt) dans les communes dotées d’installation classée SEVESO Seuil haut. Celui-ci, à l’image d’un Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN), définit un zonage à risques ainsi que des mesures de prévention et de réduction du risque à appliquer au sein de celui-ci. Les Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) Les SIS recensent les terrains dans lesquels la pollution avérée du sol justifie, notamment en cas de changement d’usage, la réalisation d’études de sols et leur prise en compte dans les projets d’aménagement. Pour être répertorié en SIS, un terrain doit donc avoir fait l’objet d’investigations spécifiques démontrant la présence de pollution dans les sols. Les terrains pollués visés par les SIS sont issus de plusieurs sources et bases de données (inventaires) gérées par différents ministères, établissements publics, services de l’État ou collectivités. Les terrains sont ainsi répertoriés en SIS lorsque les informations contenues dans ces sources et bases de données font état d’une pollution des sols avérée. Les anciens sites industriels sur lesquels une activité potentiellement polluante aurait été exercée (sites issus de BASIAS, base des inventaires historiques des sites industriels et activités de services) ne sont pas automatiquement en SIS. En effet, BASIAS recense les sites industriels susceptibles d’avoir engendré une pollution. Ces sites ne présentent donc pas nécessairement de pollution avérée. La condition nécessaire et suffisante pour répertorier un terrain en SIS est l’existence d’une pollution résiduelle, quand bien même cette pollution aura été gérée par des mesures constructives (vides sanitaires, enrobés…). Les conséquences sur les personnes et les biens Les conséquences sur l’Homme Des personnes physiques peuvent être directement ou indirectement exposées aux conséquences d’un accident industriel. Elles peuvent se trouver dans un lieu public, à leur domicile ou sur leur lieu de travail. Le risque pour ces personnes peut aller de l’atteinte légère au décès. Les conséquences économiques Un accident industriel majeur peut altérer l’outil économique d’une zone. Les entreprises, les routes ou les voies de communication voisines du lieu de l’accident peuvent être détruites ou gravement endommagées. Dans ce cas, les conséquences économiques peuvent être désastreuses. Les conséquences environnementales Un accident industriel peut avoir des répercussions importantes sur les écosystèmes. On peut assister à une destruction partielle ou totale de la faune et de la flore. Les conséquences d’un accident peuvent également avoir un impact sanitaire (pollution des nappes phréatiques par exemple) et, par voie de conséquence, un effet sur l’homme. On parlera alors d’un « effet différé ». Intervention du 05/02/2019 à Saint-Nazaire - Photo ©SDIS 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 93 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Le risque industriel en Loire-Atlantique Le contexte industriel Avec 6 164 établissements (source CCI - 2023) et 76 800 emplois, le département de la Loire-Atlantique fait partie des départements les plus industrialisés de France en terme d’emplois (d’après la CCI, 23,5 % des emplois sont dans l’industrie, contre 12 % en moyenne en France). Les installations classées à risque dans le département On dénombre aujourd’hui plus de 400 Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) soumises à autorisation dans le département. Parmi celles-ci, 23 entreprises sont soumises à la directive européenne SEVESO 3, 11 en Seuil haut et 12 en Seuil bas : Les sites SEVESO seuil haut • YARA FRANCE à Montoir-de-Bretagne, • ÉLENGY à Montoir-de-Bretagne, • TOTAL ÉNERGIES RAFFINAGE FRANCE à Donges, • ANTARGAZ à Donges, • TITANOBEL à Riaillé, • BRENNTAG à Saint-Herblain, • ODALIS à Mésanger, • SFDM PARC A à Donges, • SFDM PARC B à Donges, • SFDM PARC C à la Chapelle-Launay, • SFDM PARC D à Piriac-sur-Mer. Une autre entreprise classée SEVESO Seuil haut (EPC France) est située à Saint-Crespin-sur-Moine (en Maine-et-Loire) mais les effets en cas d’évènement sur ce site toucheraient la Loire-Atlantique. Source : DREAL pays de la Loire Site Seveso seuil haut Site Seveso seuil bas Source : DREAL pays de la Loire Site Seveso seuil haut Site Seveso seuil bas Source : DREAL Pays de la Loire D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 94 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les sites SEVESO seuil bas • LAITERIE DE VAL D’ANCENIS à Ancenis-Saint-Géréon, • ARCELORMITTAL FRANCE à Indre, • EDF SA à Cordemais, • THE VALSPAR (FRANCE) CORP S.A. à Nantes, • FRAMATOME à Paimbœuf, • AIR LIQUIDE FRANCE INDUSTRIE à Carquefou, • AIR LIQUIDE FRANCE INDUSTRIE à Montoir-de-Bretagne, • SOGEBRAS à Montoir-de-Bretagne, • MESSER FRANCE à Saint-Herblain, • Société U Logistique à Carquefou, • TECHNA FRANCE NUTRITION à Couëron, • LOIRE ENTREPÔTS TRANSPORT à Montoir-de-Bretagne. Les autres sites comportant une ICPE soumise à Autorisation De nombreuses ICPE non SEVESO, mais soumises à autorisation, peuvent subir un accident industriel présentant des effets à l’extérieur du site de l’entreprise : elles ont fait l’objet d’un Document d’Information sur les Risques Industriels (DIRI) (cf. page 97). Les Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) On dénombre aujourd’hui dans le département de la Loire-Atlantique 204 SIS répartis sur 91 communes. D’autres SIS seront pris dans les années à venir, notamment au fur et à mesure de la sortie de police des mines, dès lors qu’il sera constaté une pollution résiduelle. Les accidents industriels marquants dans le département Certains de ces établissements ont connu un accident majeur : • 16 mars 2008, une fuite (1 500 m3 de fioul) sur une canalisation de transfert d’une raffinerie de Donges occasionne un important épandage dans l’estuaire de la Loire. Plus de 750 personnes sont mobilisées pendant 3,5 mois pour le nettoyage de 90 km de berges souillées. Cet accident est qualifié de niveau 6 sur 6 (échelle européenne des accidents industriels) ; • 11 juillet 2013, un rejet de quantité importante de butane et d’acide fluorhydrique est constaté suite à de la corrosion. Par ailleurs, d’autres accidents industriels passés rappellent l’importance de la prévention des risques majeurs (ils peuvent tous être retrouvés sur la base de données d’accidentologie ARIA - www. aria.developpement-durable.gouv.fr/le-barpi/la-base-de-donnees-aria) : • le 29 octobre 1987, la décomposition d’un tas de 850 tonnes d’engrais, stockés dans un entrepôt situé à la Roche Maurice, sur la commune de Nantes, a provoqué l’émission d’un important nuage gazeux (oxydes d’azote, acide chlorhydrique...) qui a causé un vif émoi dans l’opinion en raison des 39 000 personnes évacuées. Le nuage n’a cependant pas eu d’impact sur la santé des populations ; • le 7 octobre 1991, l’incendie du dépôt d’un groupement pétrolier à Saint-Herblain (une cuve de 4 500 m3 d’essence et une cuve de 4 800 m3 de fuel domestique) a provoqué la mort d’une personne (un chauffeur routier tué lors de l’explosion initiale) et d’importants dégâts matériels dans les installations voisines (cf. photo ci-dessous). Incendie du 17/10/1991 dans un dépôt d’hydrocarbures à Saint-Herblain - Base de données ARIA / Ministère-DPPR D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 95 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les enjeux dans le département 6 des 11 établissements SEVESO Seuil haut sont installés sur le pôle industriel de Donges/Montoir-de-Bretagne dans lequel sont implantés la deuxième raffinerie de pétrole de France et le plus grand terminal méthanier européen. Ces deux sites industriels forment un pôle énergétique de premier plan au niveau national. Trois autres établissements classés SEVESO seuil haut sont implantés sur les communes de Riaillé, Mésanger et Saint-Herblain. Quatre centres de stockage d’hydrocarbures exploités par la Société Française Donges-Metz (SFDM), dont un appartenant au ministère de la Défense (Service des Essences des Armées), sont également classés SEVESO Seuil haut. D’autres entreprises, non soumises à la directive SEVESO, peuvent présenter des risques significatifs (stockages d’engrais, dépôts pétroliers, stockages de GPL...) et sont susceptibles, en cas de sinistre, d’engendrer des effets à l’extérieur des limites du site. C’est pourquoi certaines communes non concernées par un établissement classé SEVESO ont été identifiées comme à risque majeur industriel dans le présent document (cf. carte page 96) : elles ont fait l’objet d’un Document d’Information sur les Risques Industriels (DIRI). Enfin, il faut également noter la présence d’un établissement classé SEVESO Seuil haut sur la commune de Sèvremoine, située en Maine-et-Loire, dont les effets pourraient atteindre les territoires de Clisson et Mouzillon. La prévention et les mesures prises face au risque industriel En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La réglementation française (loi sur les installations classées du 19 juillet 1976, les directives européennes SEVESO de 1982, 1996 et 2012 (SEVESO 3) reprises en particulier par l’arrêté du 26 mai 2014, la loi du 30 juillet 2003 et codifiées dans les articles L. 515 et suivants du Code de l’environnement) impose aux établissements industriels dangereux un certain nombre de mesures de prévention. La concertation Les Commissions de Suivi des Sites (CSS) Les Commissions de Suivi des Sites (CSS) ont pour objectifs la concertation et la participation des différentes parties prenantes, notamment les riverains, à la prévention des risques d’accidents tout au long de la vie des installations. Mises en place par le Préfet, ces commissions ont également pour mission de proposer des mesures contribuant à la réduction des dangers et nuisances environnementales et de débattre sur les moyens de prévenir et réduire les risques. Elles émettent également un avis sur les programmes d’actions des responsables des activités à l’origine du risque et sur l’information du public en cas d’accident. Les 7 sites disposant d’une CSS sont : • Donges, regroupant TOTAL ÉNERGIES RAFFINAGE FRANCE, ANTARGAZ et SFDM PARC A, • SFDM PARC B à Donges, • SFDM PARC D à Piriac-sur-Mer, • Montoir-de-Bretagne, regroupant YARA FRANCE et ELENGY, • TITANOBEL à Riaillé, • BRENNTAG à Saint-Herblain, • ODALIS à Mésanger. Les comptes rendus des réunions et des CSS sont consultables par le public sur le site Internet de la préfecture : https://www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Procedures-administratives-commissions/Installations-classees-ICPE2/ Commissions-de-suivi-de-sites Le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) Créé par arrêté préfectoral le 20 avril 2010, le CODERST comprend notamment des représentants des services de l’État, des collectivités territoriales, d’associations agréées de consommateurs. Il concourt à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi dans le département, des politiques publiques dans les domaines tels que la protection de l’environnement, la gestion durable des ressources naturelles, la prévention des risques sanitaires, la prévention des risques technologiques. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 96 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les mesures dans l’entreprise Un Système de gestion de la sécurité (SGS) est mis en place dans les établissements SEVESO Seuil haut en application de la politique de prévention des accidents majeurs (PPAM). Il a pour objectif le « zéro accident majeur » avec, notamment, l’augmentation des visites de sécurité, le développement des échanges et l’analyse des incidents survenus sur les sites afin d’améliorer le retour d’expérience, l’accentuation de l’information et la formation des personnels travaillant sur le site, dont les personnels sous-traitants. Le SGS est présenté annuellement aux Commissions de Suivi des Sites (CSS). Les pouvoirs des Comités Social et Économique (CSE) sont renforcés et des représentants participent aux Commissions de suivi des sites. Des formations sont réalisées auprès des salariés pour leur permettre de participer plus activement à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique de prévention des risques de l’établissement. L’information des populations riveraines Les exploitants d’établissements pourvus d’un PPI ont l’obligation de réaliser, en concertation avec les services de l’État, une campagne d’information. Cette dernière se traduit par la distribution aux riverains d’une plaquette d’information sur les risques et les consignes de sécurité à connaître en cas d’évènement, et par la mise en place de réunions publiques. Le suivi et le contrôle du site Une étude d’impact Une étude d’incidence ou étude d’impact est imposée aux ICPE soumises à procédure d’autorisation environnementale. Elle a pour objet de déterminer les incidences directes et indirectes, temporaires et permanentes sur l’environnement eu égard à ses caractéristiques et à la sensibilité de son environnement, et présente les mesures envisagées pour éviter et réduire ces effets négatifs notables sur l’environnement et la santé, les compenser s’ils ne peuvent être évités ni réduits. Une étude de dangers Avec cette étude, révisée périodiquement (tous les cinq ans pour les établissements SEVESO Seuil haut), l’industriel identifie de façon précise les accidents les plus dangereux pouvant survenir dans son établissement et leurs conséquences. Elle le conduit alors à prendre des mesures de prévention nécessaires et à identifier les risques résiduels. Le contrôle Un contrôle régulier pour les installations civiles est effectué par le service d’inspection des installations classées de la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). L’information sur les sites et sols pollués La politique française de gestion des sites et des sols pollués a été renforcée par la loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) du 24 mars 2014. Elle prévoit l’élaboration par l’État, avant le 1er janvier 2019, des Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) sur les sites pollués susceptibles de présenter des risques, notamment en cas de changement d’usage. Les dispositions relatives aux SIS améliorent l’information des populations sur la pollution des sols et garantissent la compatibilité entre les usages potentiels et l’état des sols afin de préserver la sécurité, la santé et l’environnement. La liste des SIS est actée par voie d’arrêté préfectoral au périmètre départemental. Les collectivités devront annexer les SIS au plan local d’urbanisme (PLU) ou au document d’urbanisme tenant lieu. De plus, l’État publie ces SIS sur le portail national www.georisques.gouv.fr. Les terrains placés en SIS font par ailleurs l’objet d’obligation d’Information Acquéreurs et Locataires (IAL) (cf. chapitre « Généralités »). Le site de Donges vu de la Loire Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 97 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 La prise en compte dans l’aménagement Le Plan de Prévention des Risques technologiques (PPRt) Autour des établissements SEVESO Seuil haut, la loi n° 2003-699 du 30 juillet 2003 (codifiée au Code de l’environnement) impose l’élaboration et la mise en œuvre de Plan de Prévention des Risques technologiques (PPRt). Le PPRt, comme les autres PPR, établi par l’État, définit des zones réglementaires interdisant la construction ou l’autorisant sous conditions appelées prescriptions. Il a valeur de servitude d’utilité publique et est annexé aux documents d’urbanisme, tel que le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Ces plans délimitent un périmètre d’exposition aux risques dans lequel : • toute nouvelle construction est interdite ou subordonnée au respect de certaines prescriptions (règlement d’urbanisme) ; • les communes peuvent instaurer le droit de préemption urbain ou un droit de délaissement des bâtiments (mesures foncières). L’État peut déclarer d’utilité publique l’expropriation d’immeubles en raison de leur exposition à des risques importants à cinétique rapide présentant un danger très grave pour la vie humaine ; • des travaux peuvent être prescrits (rendus obligatoires) sur les bâtiments existants. 10 sites SEVESO Seuil haut sont concernés par un PPRt en Loire-Atlantique. Seul le site SEVESO Seuil haut de BRENNTAG n’en dispose pas. Les Documents d’Information sur les Risques Industriels (DIRI) S’ils présentent une zone d’effets en cas d’accident sortant des limites de l’établissement justifiant d’une maîtrise de l’urbanisation, certains sites industriels peuvent faire l’objet d’un Document d’Information sur les Risques Industriels (DIRI). Il existe actuellement 29 DIRI dans le département dont 22 concernent des ICPE non classées SEVESO. Les DIRI font ensuite l’objet d’un Porter à Connaissance (PAC) des risques auprès des communes afin que celles-ci puissent intégrer ces contraintes spécifiques dans leurs documents d’urbanisme. Il existe actuellement 29 PAC des risques technologiques dans le département, dont 1 concerne un site classé SEVESO Seuil haut et 6 concernent des sites classés SEVESO Seuil bas. 21 communes sont concernées : Abbaretz, Ancenis, Bouguenais, Campbon, Carquefou, Châteaubriant, Gétigné, Indre, La Grigonnais, Missillac, Montoir-de-Bretagne, Nantes, Pontchâteau, Pornic, Rezé, Saint-Aignan-de-Grandrieu, Saint-Étienne-de-Montluc, Saint-Herblain, Saint-Michel-Chef-Chef, Saint-Nazaire et Sainte-Luce-sur-Loire. Les documents d’urbanisme L’article R. 111-2 du Code de l’urbanisme stipule qu’un projet peut être refusé ou n’être accepté que sous réserve de l’observation de prescriptions spéciales s’il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d’autres installations. Les autorisations d’urbanisme permettent alors aux maires d’interdire, via l’application de cet article, une construction nouvelle en zone d’aléa fort ou de soumettre à prescriptions un projet en fonction de son degré d’exposition au risque. Par ailleurs, le Code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Ainsi, selon l’article L. 121-1 du Code de l’urbanisme, les Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT), les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU) et les cartes communales déterminent les conditions permettant d’assurer, dans le respect des objectifs du développement durable [...] : la prévention des risques technologiques [...]. Comme évoqué précédemment, le cas échéant, le PPRt est annexé au PLU, ou à défaut, le Porter à Connaissance (PAC), rédigé par les services de l’État, est annexé aux documents d’urbanisme. Les dispositions du PPRt sont également prises en compte dans le cadre de l’élaboration des SCoT. En effet, les PLU et les SCoT intègrent l’ensemble des connaissances disponibles sur le risque industriel. Les PPRt approuvés sont consultables sur : www.loire-atlantique.gouv.fr D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 98 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 L’organisation des secours L’alerte En cas d’évènement majeur, la population est avertie au moyen du signal national d’alerte (cf. chapitre « Généralités »), diffusé par les sirènes présentes sur les sites industriels classés SEVESO Seuil haut. Au sein de l’établissement Malgré les mesures de réduction du risque prises à la source au niveau des installations dangereuses, l’accident majeur doit aussi être étudié par l’industriel dans son étude de dangers. En effet, l’extension de ses conséquences permet de dimensionner les plans de secours mis en place pour assurer la sécurité du personnel et de l’environnement. Le Plan d’Opération Interne (POI), préparé et mis en œuvre par l’exploitant, a pour but de définir les mesures de lutte contre un sinistre industriel et d’éviter que celui-ci ne s’étende à l’extérieur de l’installation. Depuis l’incendie de Lubrizol à Rouen, en 2019, les sites industriels classés SEVESO doivent prévoir le recours à des moyens de mesures et de prélèvements en cas d’accident. Air Pays de la Loire a mis en place la Force d’intervention Rapide (FIR) qui permet d’effectuer mesures et prélèvements et de détecter rapidement la pollution de l’air. Au niveau départemental Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) Le PPI, dispositions spécifiques du plan ORSEC, est mis en place par le Préfet pour faire face à un sinistre sortant des limites de l’établissement. La finalité de ce plan départemental de secours est de protéger les populations des effets du sinistre. 11 PPI d’établissement industriel ont été approuvés par le Préfet : 9 des 11 sites SEVESO Seuil haut, 1 des sites SEVESO Seuil bas et EPC France (hors département). Au niveau communal Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). De la même manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) peut être déclenché. Pour plus de précisions, voir « La protection civile et l’organisation des secours » au chapitre « Généralités ». Où s’informer ? Pour en savoir plus sur le risque industriel, consulter : > Généralités sur le risque industriel : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/accident-industriel • www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/pollutions-sols-sis-anciens-sites-industriels • www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/installations • www.ineris.fr > Politique de prévention sur le territoire : • www.pays-de-la-loire.developpement-durable. gouv.fr/risques-technologiques-pprt-r238.html • www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/ Risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques-technologiques/Plans-Prevention-Risques-Technologiques • www.loire-atlantique.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Risques-naturels-et-technologiques/ Information-sur-les-risques-majeurs > Historique des accidents industriels : • www.aria.developpement-durable.gouv.fr/?s= > Mairies > Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de la Loire-Atlantique 02.28.09.82.91 > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 > Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Pays de la Loire 02.72.74.73.00 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 99 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Une commune est classée en risque majeur industriel si elle est concernée par au moins un ou plusieurs critères suivants : • commune située dans le périmètre d’un PPRt prescrit ou approuvé ; • commune concernée par le Plan Particulier d’Intervention (PPI) d’une ICPE ; • commune d’implantation d’une ICPE ayant des effets à l’extérieur du site d’exploitation ; • commune concernée par un Secteur d’Information sur les Sols (SIS) pour la pollution. Pour savoir quelles communes sont exposées au risque industriel, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risque majeur (page 16). Les communes exposées au risque industriel Commune exposée au risque majeur industriel D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 100 Industriel Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les consignes individuelles de sécurité pour le risque industriel > Connaître le signal d’alerte et les consignes de sauvegarde du Plan Communal de Sauvegarde. > Si vous êtes témoin d’un accident : • donner l’alerte aux pompiers (18 ou 112), à la police ou à la gendarmerie (17 ou 112), en précisant : - le lieu exact (commune, nom de la voie, point kilométrique...), - la présence ou non de victimes, - la nature du sinistre (feu, fuite, nuage, explosion…), - s’il y a des victimes, ne pas les déplacer, sauf en cas d’incendie. > Si un nuage ou des fumées viennent vers vous : • fuir si possible selon un axe perpendiculaire au vent pour trouver un local dans lequel se confiner, • inviter les autres témoins à faire de même. > Obéir aux consignes des services de secours : • à l’écoute de la sirène, se mettre à l’abri dans un bâtiment (confinement) ou quitter rapidement la zone en évitant de s’enfermer dans un véhicule, • cas de confinement, fermer et calfeutrer portes, fenêtres et ventilations et s’en éloigner. > Si vous êtes confinés, dès que la radio annonce la fin de l’alerte, aérer le local où vous êtes. AVANT PENDANT APRÈS D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 101 Qu’est-ce que le risque Minier ? Depuis quelques décennies, l’exploitation des mines s’est fortement ralentie en France et la plupart sont fermées. Les risques miniers sont liés à l’évolution des cavités souterraines et des vides résiduels liés aux anciens sites miniers, après arrêt de l’exploitation. Les mines concernées peuvent être à ciel ouvert ou souterraines, abandonnées et sans entretien suite à l’arrêt de l’exploitation. Ces vides résiduels peuvent provoquer des mouvements de terrain voire des désordres en surface pouvant affecter la sécurité des personnes et des biens. Les différents types de risques liés aux mines Les manifestations en surface du risque minier sont de plusieurs ordres en fonction des matériaux exploités, des gisements et des modes d’exploitation. On distingue : • les mouvements au niveau des fronts de taille des exploitations à ciel ouvert ou des terrils, ravinements liés aux ruissellements, glissements et tassement de terrain, chutes de blocs, écroulements en masse ; • les affaissements d’une succession de couches de terrains avec formation en surface d’une cuvette d’affaissement ; • l’effondrement généralisé par dislocation rapide et chute des terrains sus-jacents à une cavité peu profonde et de grande dimension ; • les fontis ou effondrement localisé du toit de la cavité souterraine, montée progressive de la voûte débouchant à ciel ouvert quand les terrains de surface s’effondrent. Les conséquences sur les personnes et les biens Les mouvements de terrain rapides et discontinus (effondrement localisé), par leur caractère soudain, augmentent la vulnérabilité des personnes. Ces mouvements de terrain peuvent avoir des conséquences sur les infrastructures (bâtiments, voies de communication, réseaux) allant de la dégradation à la ruine totale. Les affaissements en surface provoquent des dégâts sur le bâti avec fissurations, compressions, mise en pente... Les travaux miniers peuvent également perturber les circulations superficielles et souterraines des eaux : modifications du bassin versant, du débit des sources et des cours d’eau, apparition de zones détrempées à l’arrêt du chantier (notamment en raison de l’arrêt du pompage et de l’ennoyage de la mine). Les vides laissés par la mine peuvent constituer un réservoir de gaz qui peuvent occasionnellement remonter à la surface et exploser (coup de grisou du méthane) ou être à l’origine de toxicité, d’asphyxies (CO2, CO, H2S) ou d’émissions radioactives cancérigènes (concentration significative de radon dans des anciennes mines d’uranium, de charbon et de lignite). Enfin, suite au lessivage des roches fracturées par les travaux miniers, l’activité minière peut s’accompagner de pollutions des eaux souterraines et/ou superficielles et/ou de pollutions des sols : traces d’arsenic, de divers métaux (antimoine, wolfram...), de substances radioactives... Il en est de même pour les sites miniers présentant des unités de traitement de minerai, à l’aval desquelles des métaux lourds peuvent se retrouver dans les résidus de traitement. DDRM44 MINIER Risques technologiques D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 102
Le document présente les obligations des industriels en matière de gestion des risques technologiques, notamment la caractérisation de leurs activités et la déclaration auprès des services de l'État. Il souligne l'importance de la loi Bachelot qui institue le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRt) pour les communes avec des installations classées SEVESO Seuil haut, ainsi que le rôle des Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) dans le recensement des terrains pollués. Les SIS nécessitent des études spécifiques pour prouver la pollution des sols, et les anciens sites industriels ne sont pas automatiquement classés.
Le document aborde également les conséquences des accidents industriels sur les personnes, l'économie et l'environnement. Les risques pour les individus peuvent varier de légers à mortels, tandis que les impacts économiques peuvent détruire des infrastructures et nuire à l'activité économique locale. En outre, les accidents peuvent causer des dommages environnementaux significatifs, affectant les écosystèmes et la santé humaine, notamment par la pollution des nappes phréatiques. La Loire-Atlantique, avec plus de 400 installations classées à risque, est mise en avant comme un département fortement industrialisé.
Le document présente une liste des sites industriels classés SEVESO en Loire-Atlantique, distinguant ceux à seuil haut et à seuil bas. Parmi les sites à seuil haut, on trouve des entreprises telles que YARA FRANCE et TOTAL ÉNERGIES, tandis que les sites à seuil bas incluent des établissements comme la LAITERIE DE VAL D’ANCENIS et ARCELORMITTAL FRANCE. Il est également mentionné que plusieurs installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) non SEVESO peuvent également présenter des risques d'accidents industriels.
Accidents industriels marquants
Le document évoque des accidents industriels significatifs survenus dans le département, tels qu'une fuite de fioul en 2008 à Donges, qui a nécessité un nettoyage de 90 km de berges, et un rejet de butane et d'acide fluorhydrique en 2013. D'autres incidents historiques, comme la décomposition d'engrais en 1987 à Nantes et un incendie en 1991 à Saint-Herblain, soulignent l'importance de la prévention des risques majeurs. Des informations supplémentaires sur ces accidents sont disponibles dans la base de données ARIA.
Le document traite des risques industriels dans le département de la Loire-Atlantique, en mettant l'accent sur la concentration d'établissements classés SEVESO seuil haut, notamment dans le pôle industriel de Donges/Montoir-de-Bretagne, qui abrite la deuxième raffinerie de pétrole de France et le plus grand terminal méthanier d'Europe. En plus de ces installations, d'autres sites, comme ceux de Riaillé, Mésanger et Saint-Herblain, sont également classés SEVESO. Le document souligne que certaines communes, bien qu'elles ne soient pas directement concernées par un établissement SEVESO, présentent des risques majeurs industriels et ont été identifiées dans un Document d’Information sur les Risques Industriels (DIRI).
Prévention et concertation
Pour faire face aux risques industriels, des mesures de prévention sont imposées par la réglementation française et les directives européennes. Des Commissions de Suivi des Sites (CSS) ont été mises en place pour favoriser la concertation entre les parties prenantes, y compris les riverains, afin de réduire les dangers et nuisances environnementales. Le Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques (CODERST) joue également un rôle clé dans l'élaboration et le suivi des politiques publiques liées à la protection de l'environnement et à la prévention des risques. Les comptes rendus des CSS sont accessibles au public sur le site de la préfecture.
Le document présente les mesures mises en place pour la gestion de la sécurité dans les établissements SEVESO Seuil haut, visant à atteindre un objectif de « zéro accident majeur ». Cela inclut l'instauration d'un Système de gestion de la sécurité (SGS), le renforcement des pouvoirs des Comités Social et Économique (CSE), ainsi que des formations pour les salariés afin de les impliquer dans la prévention des risques. Les exploitants doivent également informer les populations riveraines sur les risques et les consignes de sécurité via des plaquettes et des réunions publiques.
En ce qui concerne le suivi et le contrôle des sites, des études d'impact et de dangers sont réalisées pour évaluer les conséquences environnementales et identifier les risques potentiels. La politique de gestion des sites pollués a été renforcée par la loi ALUR, qui impose l'élaboration de Secteurs d’Information sur les Sols (SIS) pour informer les populations sur la pollution. Enfin, le Plan de Prévention des Risques technologiques (PPRt) est établi pour réglementer les zones autour des établissements SEVESO, interdisant ou conditionnant la construction dans ces zones.
Le document traite des Plans de Prévention des Risques Technologiques (PPRt) qui sont annexés aux documents d'urbanisme, comme le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Ces plans définissent des périmètres d'exposition aux risques où de nouvelles constructions peuvent être interdites ou soumises à des prescriptions spécifiques. En Loire-Atlantique, 10 sites SEVESO Seuil haut sont concernés par un PPRt, à l'exception de BRENNTAG. Les Documents d'Information sur les Risques Industriels (DIRI) sont également mentionnés, avec 29 DIRI existants dans le département, dont 22 concernent des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) non classées SEVESO.
Organisation des secours
En cas d'événement majeur, la population est alertée par le signal national diffusé par les sirènes des sites SEVESO. Les industriels doivent également étudier les accidents majeurs dans leur étude de dangers pour dimensionner les plans de secours. Le Plan d'Opération Interne (POI) est élaboré par l'exploitant pour définir les mesures de sécurité à mettre en œuvre.
Le document traite des mesures de lutte contre les sinistres industriels, en particulier après l'incendie de Lubrizol à Rouen en 2019. Les sites industriels classés SEVESO doivent désormais prévoir des moyens de mesures et de prélèvements en cas d'accident, avec la mise en place de la Force d’intervention Rapide (FIR) par Air Pays de la Loire pour détecter la pollution de l’air. Au niveau départemental, le Plan Particulier d’Intervention (PPI) est instauré par le Préfet pour protéger les populations, avec 11 PPI approuvés pour des établissements industriels.
Au niveau communal, le maire peut activer le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ou le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS). Le document fournit également des ressources pour s'informer sur le risque industriel, les politiques de prévention, et les accidents passés. Les communes sont classées en risque majeur industriel selon plusieurs critères, et des consignes de sécurité individuelles sont recommandées pour faire face à ces risques.
Sauvegarde
En cas d'accident, il est crucial de contacter les services d'urgence (pompiers, police, gendarmerie) en fournissant des informations précises sur le lieu, la présence de victimes et la nature du sinistre. Si des fumées ou un nuage se dirigent vers vous, il est recommandé de fuir perpendiculairement au vent et de se confiner dans un local. Il est également important de suivre les consignes des secours, notamment en se mettant à l'abri ou en fermant les ouvertures si confinement est nécessaire.
Qu’est-ce que le risque Minier ?
Les risques miniers en France sont liés aux cavités souterraines laissées par l'exploitation des mines, qui a considérablement diminué. Ces risques peuvent entraîner des mouvements de terrain, des affaissements et des effondrements, affectant la sécurité des personnes et des infrastructures. Les conséquences incluent des dommages aux bâtiments et aux réseaux, ainsi que des pollutions des eaux et des sols dues aux résidus miniers. Les vides laissés par les mines peuvent également libérer des gaz dangereux, augmentant ainsi les risques pour la santé.
Le document traite des résidus de traitement dans le cadre des risques technologiques, en se concentrant sur le dossier départemental des risques majeurs de la Loire-Atlantique. Il aborde les enjeux liés à la gestion des résidus issus des activités minières et leur impact potentiel sur l'environnement et la santé publique.
Des mesures de prévention et de gestion des risques sont évoquées, soulignant l'importance d'une approche proactive pour minimiser les effets néfastes des résidus de traitement.
Risque : Risque industriel
Consignes de sécurité :
- Connaître le signal d’alerte et les consignes du Plan Communal de Sauvegarde.
- En cas d'accident, alerter les secours (pompiers, police) en précisant le lieu, la nature du sinistre et la présence de victimes.
- Si un nuage ou des fumées s'approchent, fuir perpendiculairement au vent et se confiner dans un bâtiment.
- Suivre les consignes des services de secours : se mettre à l'abri ou quitter la zone, fermer portes et fenêtres en cas de confinement.
- Aérer le local dès la fin de l'alerte annoncée par la radio.
Médias 5
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.