Rupture de barrage - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
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Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 En fonction de la population maximale protégée par le système d’endiguement ou par l’aménagement hydraulique, on distingue trois classes allant de A à C qui traduisent l’importance de leur rôle de protection. Le risque de rupture Une rupture d’ouvrage hydraulique correspond à la destruction partielle ou totale de l’ouvrage, à la suite : • d’un risque naturel : par exemple un séisme, une crue exceptionnelle ou un glissement de terrain ; • d’un problème technique : par exemple un défaut de fonctionnement des ouvrages permettant l’évacuation des eaux (vannes, déversoirs, chenal), vieillissement des installations ; • d’une erreur humaine ou d’un acte de malveillance. Selon les caractéristiques de l’ouvrage, la rupture peut s’effectuer de façon : • progressive mais rapide, par érosion régressive, suite à une submersion de l’ouvrage ou à une fuite à travers celui-ci (« phénomène de renard ») ; • brutale, par renversement ou par glissement d’un ou plusieurs plots. La rupture entraîne : • la formation d’une onde de submersion se traduisant par une élévation brutale du niveau de l’eau à l’aval des barrages et dans la vallée, ou à l’arrière des digues pour les systèmes d’endiguement ; • des vitesses d’écoulement très élevées à l’aval ou à l’arrière des ouvrages ; • des phénomènes érosifs intenses à l’aval des barrages et dans la vallée, ou au pourtour du secteur de défaillance pour les digues. On distingue 4 mécanismes de rupture d’ouvrage : • l’érosion régressive de surface par surverse pouvant conduire rapidement, en fonction de la hauteur et de la durée des lames de crues ou de vagues, à la ruine complète de la digue ; • l’érosion externe par affouillement de sa base (imputable au courant de la rivière ou de la mer) avec affaiblissement des caractéristiques mécaniques du corps de l’ouvrage ; • l’érosion interne par effet de renard hydraulique favorisée par la présence de terriers ou de canalisations dans lesquels l’eau s’infiltre ; • la rupture d’ensemble de l’ouvrage en cas d’instabilité générale du corps de remblai. Les conséquences sur les personnes, les biens et l’environnement Une rupture d’ouvrage hydraulique peut occasionner des dommages considérables : • pour les populations : noyade, ensevelissement, personnes blessées, isolées ou déplacées ; • pour les biens : destruction et détérioration de bâtiments, d’infrastructures (voirie, réseaux) et d’ouvrages d’art ; • pour l’environnement : endommagement, destruction de la faune et de la flore, disparition de sols cultivables, pollutions diverses, dépôts de déchets, boues, débris..., voire accidents technologiques dus à l’implantation d’industries en aval des barrages ou en arrière des digues (déchets toxiques, explosions par réaction avec l’eau...). Barrage du Verdon - Maine-et-Loire (49) Photo ©Droits réservés D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 121 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Le risque rupture d’ouvrage hydraulique en Loire-Atlantique Les ouvrages hydrauliques dans le département La Loire-Atlantique compte quelques barrages et systèmes d’endiguement classés au titre de la sécurité des ouvrages hydrauliques et définis par l’article R. 214-112 et suivants du Code de l’environnement, dont la rupture éventuelle aurait des répercussions graves pour les personnes. Le territoire départemental est concerné par 1 barrage de classe B (Vioreau, Joué-sur-Erdre) et 39 barrages de classe C. De plus, trois barrages de classe A et B implantés dans les départements voisins peuvent avoir un impact significatif sur la Loire-Atlantique en cas de rupture : • Verdon (classe A) dans le Maine-et-Loire (La Tessoualle), • Ribou (classe B) dans le Maine-et-Loire (La Tessoualle), • Bultière (classe B) en Vendée (Chavagnes-en-Paillers). Le département compte aussi des barrages de moindre importance, qui peuvent présenter également un risque en cas de rupture. Source : DREAL Pays de la Loire Barrage classé A B C Système d’endiguement classé B C Barrage disposant d'un PPI Source : DREAL Pays de la Loire Barrage classé A B C Système d’endiguement classé B C Barrage disposant d'un PPI D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 122 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 On dénombre par ailleurs en Loire-Atlantique : • 2 systèmes d’endiguement de classes B (Divatte et Étier-du-Pouliguen), • 10 systèmes d’endiguement de classe C, dont 5 en cours de classement. Il existe aussi dans le département, quelques systèmes d’endiguement non classés, principalement sur le littoral et le long de la Loire, susceptibles de présenter des risques pour la population en cas de rupture. L’historique des incidents sur ouvrages dans le département En 2010, le barrage de Gros Caillou (100 000 m3), situé à Saint-Michel-Chef-Chef, a fait l’objet d’une rupture. Près de la moitié de la retenue d’eau s’est vidée en peu de temps dans le ruisseau en aval. Cependant, aucun enjeu humain ne fut touché par la vague ainsi provoquée. Par ailleurs, même si la plupart des ouvrages ont été débordés par surverse, avec parfois création de brèches, la tempête Xynthia (en 2010) a impacté les ouvrages sur la partie nord du littoral (Communes d’Assérac, SaintMolf, Mesquer, Guérande, Batz-sur-Mer et La Turballe) : affouillement d’ouvrages en terre, têtes d’ouvrage emportées ou perrées entièrement détruits. Quelques dégâts ont toutefois été relevés en front de mer, sur les plages du Nau, de Benoit et de La Baule, dus aux effets de la surverse, renforcés par le choc des vagues. Sur la partie sud du littoral, quelques désordres ont été recensés à la Plaine-sur-Mer comme des soulèvements de parapets d’ouvrages, ainsi que la destruction du mur de La Tara. Quelques érosions ont été constatées au niveau du port de Pornic et de son écluse ainsi qu’une dispersion des enrochements dans la commune de la Bernerie-en-Retz. Une brèche de 15 m a été recensée au niveau des Moutiers-en-Retz. Le port du Collet, à cheval entre les Moutiers et Bourgneuf, a subi divers désordres sur toutes ses berges. À Corsept enfin, si les ouvrages ont subi des dégradations, aucune brèche n’a été relevée. En 2023, les tempêtes automnales, dont Ciaran, ont laissé des traces, comme la rupture d’une digue à Piriac-sur-Mer. Les enjeux dans le département Le risque majeur en Loire-Atlantique concerne le barrage de Verdon, dont la rupture générerait une onde de submersion se propageant jusqu’à Nantes. La rupture des systèmes d’endiguement (sur la Loire et le littoral) pourraient avoir de lourdes conséquences sur la population et l’économie (habitants, commerces, activités touristiques et industriels, milieux protégés...). . La prévention et les mesures prises face au risque rupture d’ouvrage hydraulique En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). La réglementation française concernant les ouvrages hydrauliques intervient à plusieurs niveaux. La surveillance La surveillance des barrages La surveillance d’un barrage incombe à son exploitant, assisté par un bureau d’étude agréé. Les barrages de classes A, B ou C sont exploités selon des consignes de surveillance et sont dotés, pour la plupart, de dispositifs d’auscultation capables de détecter les signes avant-coureurs d’un accident. Ces dispositifs, conjugués à des examens techniques de routine de l’ouvrage et de son environnement, ainsi que des visites techniques approfondies, à une fréquence qui dépend de la classe de l’ouvrage permettent à l’exploitant de suivre son comportement. L’exploitant rend compte de cette surveillance de l’ouvrage dans un rapport de surveillance qu’il transmet au Préfet, a minima, entre chaque visite technique approfondie. La surveillance du barrage s’effectue pendant la construction, la période de mise en eau ainsi qu’au cours de la période d’exploitation. Elle s’appuie sur de fréquentes inspections visuelles et des mesures d’auscultation du barrage et de ses appuis. Tempête de novembre 2023 à Piriac Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 123 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 L’État s’assure que l’exploitant réalise cette surveillance, par l’intermédiaire des services de la DREAL, sous l’autorité des Préfets, à l’occasion d’inspections périodiques. Tous les 10 ou 15 ans, une inspection approfondie de l’ouvrage est réalisée après un examen de toutes les parties habituellement noyées (après une vidange ou examen par des moyens subaquatiques). L’exploitant fournit à cette occasion une étude de dangers du barrage. Pour les systèmes d’endiguement La règlementation impose une surveillance étroite des digues classées ou incluses dans un système d’endiguement dès sa construction et durant toute sa période d’exploitation, en situations de crue et hors crue. La formalisation de ces exigences se traduit notamment par : • l’intervention de bureaux d’études spécialisés voire agréés pour la conception et le suivi des travaux de construction des systèmes d’endiguement puis pour les principales opérations de modification ou de confortement ; • la constitution et la tenue à jour d’un dossier technique (« mémoire » de l’ouvrage) et d’un registre dans lequel sont inscrits les renseignements relatifs aux travaux, à l’exploitation, à la surveillance et à l’entretien de l’ouvrage ; • la réalisation périodique d’études approfondies ou la production de rapports sur la sécurité de l’ouvrage (étude de dangers, visites techniques approfondies, rapports de surveillance et d‘auscultation). En cas de doute sur le comportement d’un ouvrage du type digue ou sur le respect du niveau de protection qu’il doit assurer, le Préfet peut prescrire à son propriétaire ou à son gestionnaire la réalisation, sous délais et à ses frais, d’un diagnostic technique et la mise en place de mesures correctives. Ce afin de remédier aux insuffisances de l’ouvrage, de son entretien ou de sa surveillance au regard des impératifs de la sécurité des personnes et des biens. Le respect des obligations imposées au maître d’ouvrage d’une digue réglementée fait l’objet d’un contrôle renforcé par les services de l’État (mission exercée par la DREAL Occitanie depuis janvier 2011). L’étude de dangers Sont soumis à étude de dangers : • les barrages de classe A et B ; • les systèmes d’endiguement au sens de l’article R. 562-13, quelle que soit leur classe ; • les aménagements hydrauliques au sens de l’article R. 562-18. L’étude de dangers ou son actualisation est réalisée par un organisme agréé. Pour un barrage Pour un barrage, cette étude explicite les risques pris en compte, détaille les mesures aptes à les réduire et précise les risques résiduels une fois mises en œuvre les mesures précitées. Elle prend notamment en considération les risques liés aux crues, aux séismes, aux glissements de terrain, aux chutes de blocs et aux avalanches ainsi que les conséquences d’une rupture des ouvrages. Elle prend également en compte des événements de gravité moindre mais de probabilité plus importante tels les accidents et incidents liés à l’exploitation de l’aménagement. Elle comprend un examen exhaustif de l’état des ouvrages, réalisé conformément à une procédure adaptée à la situation des ouvrages et de la retenue. Pour un système d’endiguement Pour un système d’endiguement, l’étude de dangers porte sur la totalité des ouvrages qui le composent. Elle présente la zone protégée sous une forme cartographique appropriée. Elle définit les crues des cours d’eau, les submersions marines et tout autre événement naturel dangereux contre lesquels le système apporte une protection. Elle comprend un diagnostic approfondi de l’état des ouvrages et prend en compte le comportement des éléments naturels situés entre des tronçons de digues ou à l’extrémité d’une digue ou d’un ouvrage composant le système. Elle justifie que les ouvrages sont adaptés à la protection annoncée et qu’il en va de même de leur entretien et de leur surveillance. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 124 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Elle indique les dangers encourus par les personnes en cas de crues ou submersions dépassant le niveau de protection assuré ainsi que les moyens du gestionnaire pour anticiper ces événements et, lorsque ceux-ci surviennent, alerter les autorités compétentes pour intervenir et les informer pour contribuer à l’efficacité de leur intervention. Son résumé non technique décrit succinctement les événements contre lesquels le système apporte une protection, précise le cas échéant les limites de cette protection et présente la cartographie de la zone protégée. Pour un aménagement hydraulique Pour un aménagement hydraulique, l’étude de dangers porte sur la totalité des ouvrages qui le composent. Elle quantifie la capacité de l’aménagement hydraulique à réduire l’effet des crues des cours d’eau, des submersions marines et de tout autre événement hydraulique naturel dangereux, tels les ruissellements, à l’aval immédiat de celui-ci. Elle précise les cas où cette capacité varie en fonction de conditions d’exploitation prédéfinies. Elle précise les territoires du ressort de l’autorité désignée au II de l’article R. 562-12 qui bénéficient de manière notable des effets de l’aménagement hydraulique. Elle justifie que les ouvrages qui composent l’aménagement hydraulique sont adaptés au niveau de protection défini en application de l’article R. 214-119-1 et qu’il en va de même de leur entretien et de leur surveillance. Elle indique les dangers encourus par les personnes en cas de crues ou submersions ou de tout autre événement naturel dangereux dépassant le niveau de protection, ainsi que les moyens du gestionnaire pour anticiper ces événements et, lorsque ceux-ci surviennent, alerter les autorités compétentes pour intervenir et les informer pour contribuer à l’efficacité de leur intervention. Elle comprend un résumé non technique de l’ensemble de ces éléments. Le contrôle L’État assure un contrôle régulier des barrages et systèmes d’endiguement (généralement tous les 1, 5 ou 10 ans respectivement pour les barrages de classe A, B ou C), sous l’autorité des Préfets, par l’intermédiaire des Directions Régionales de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL). Un plan de contrôle est établi selon les classes d’ouvrages, les enjeux et l’état du patrimoine. L’organisation des secours Le Plan Particulier d’Intervention (PPI) Concernant les barrages, le Plan Particulier d’Intervention (PPI), établi par le Préfet, est un plan de secours et d’alerte. Ce plan d’urgence spécifique précise les mesures destinées à donner l’alerte aux autorités et aux populations, l’organisation des secours et la mise en place de plans d’évacuation. Le PPI s’appuie sur la carte du risque et sur des dispositifs techniques de surveillance et d’alerte. Il découpe la zone située en aval d’un barrage en trois zones suivant l’intensité de l’aléa. Seul le barrage de Verdon est soumis à un PPI. Concernant les systèmes d’endiguement, la surveillance et l’alerte relèvent de la responsabilité du gestionnaire de chaque système. Il prévoit les moyens de surveillance et définit les procédures d’alerte des autorités (Maires, Préfet) dans le cadre de son document d’organisation. Au niveau départemental Au niveau départemental, les services de l’État disposent d’un dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) qui peut être mis en œuvre si plusieurs communes sont impactées, selon la gravité de l’évènement. Au niveau communal Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) si celui-ci est élaboré dans la commune (obligatoire si la commune est concernée par un PPI). De la même manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) peut être déclenché. Pour plus de précisions voir « La protection civile et l’organisation des secours » au chapitre « Généralités ». Barrage de Vioreau - Joué-sur-Erdre Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 125 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Où s’informer ? Pour en savoir plus sur le risque rupture d’ouvrage hydraulique, consulter : > Généralités sur le risque rupture de barrage : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/rupture-de-barrage > Politique de prévention sur le territoire : • www.pays-de-la-loire.developpement-durable. gouv.fr/ouvrages-hydrauliques-barrages-systemes-d-r982.html > Mairies > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 > Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Pays de la Loire 02.72.74.73.00 Rupture de digue sur la commune de Batz-sur-Mer suite à la tempête Xynthia © DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 126 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les communes exposées au risque rupture d’ouvrage hydraulique Une commune est classée en risque majeur rupture d’ouvrage hydraulique si elle est concernée par au moins un ou plusieurs des critères suivants : • commune d’implantation d’un ouvrage classé (barrage ou système d’endiguement) ou située immédiatement en aval de l’ouvrage ; • commune située dans l’onde de submersion d’un ouvrage classé. Pour savoir quelles communes sont exposées au risque rupture d’ouvrage hydraulique, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risque majeur (page 16). D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 127 Rupture d’ouvrage hydraulique Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les consignes individuelles de sécurité pour le risque rupture d’ouvrage hydraulique > Connaître les points hauts sur lesquels on se réfugiera (collines, étages élevés des immeubles résistants...), les moyens et itinéraires d’évacuation. > Reconnaître le système d’alerte : • il s’agit d’une corne de brume émettant un signal intermittent durant au moins 2 minutes, avec des émissions de 2 secondes, séparées d’interruptions de 3 secondes. > Gagner le plus rapidement possible les points hauts à proximité ou à défaut les étages supérieurs d’un immeuble élevé et solide et ne pas revenir sur ses pas. > Attendre les consignes des autorités ou le signal de fin d’alerte. > En cas de sinistre : • aérer les pièces, • chauffer dès que possible, • ne rétablir l’électricité que sur une installation sèche. AVANT PENDANT APRÈS D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 128 RISQUES PARTICULIERS DDRM44 Déminage d’une bombe d’aviation de 1000 livres mise à jour à Saint-Nazaire - Photo ©DGSCGC GID CD Nantes D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 129 Qu’est-ce que le risque « Engins résiduels de guerre » ? La découverte d’engins de guerre, tels que les grenades, obus, bombes, détonateurs, mines ou munitions, peut représenter un danger mortel pour toute personne présente sur place lorsqu’il y a manipulation ou transport de ces munitions abandonnées. Comment se manifeste-t-il ? Si la découverte peut être fortuite à l’occasion de travaux des champs ou par effet de l’érosion naturelle, la plupart des accidents surviennent à l’occasion de terrassements, pose de canalisations, construction de fondations ou d’ouvrages, débroussaillage ou travaux en forêt, lors du curage de plans d’eau ou de rivières, de sondages, forages, études géophysiques et géotechniques, fouilles archéologiques, exploitation de carrières… En cas de découverte d’engins explosifs, les risques peuvent être : • l’explosion suite à une manipulation, un choc ou au contact de la chaleur ; • l’intoxication par inhalation, ingestion ou contact ; • la dispersion dans l’air de gaz toxiques. Les armes chimiques, utilisées pendant la guerre, renferment des agents toxiques mortels ; si leur enveloppe se rompt, des gaz toxiques sont susceptibles de contaminer l’air. Les conséquences sur les personnes Comme pour toutes manipulations d’engins explosifs, l’explosion d’un engin résiduel de guerre peut avoir des effets irréversibles sur les personnes : brûlures, perte d’un membre… et/ ou des effets destructeurs sur les biens (souffle, incendie...). Des recensements montrent que les accidents liés aux engins de guerre font chaque année une dizaine de tués et plus d’une centaine de blessés. Outre l’augmentation de la fréquentation du littoral, le printemps est la période la plus à risque puisque la mer a pu amener des engins de guerre durant les tempêtes hivernales. Le risque « Engins résiduels de guerre » en Loire-Atlantique Après avoir été un lieu marqué par des théâtres d’affrontement lors des deux guerres mondiales, certains secteurs du département sont sujets à la découverte de restes de matériels de cette époque et notamment d’engins explosifs. Les secteurs à risque du département Particulièrement ciblés par les bombardements lors du dernier conflit, les environs de Nantes, de la zone aéroportuaire de Nantes-Atlantique (communes de Bouguenais et de Saint-Aignan-Grandlieu) et de Saint-Nazaire (ville et « Poche de Saint-Nazaire ») sont les plus concernés dans le département. Le secteur de Varades a été durant cette période, le théâtre de combats avec notamment le déraillement d’un train de munitions qui a perdu l’ensemble de sa cargaison. Plusieurs campagnes de dépollution pyrotechnique, menées durant plusieurs années sur ce site, permettent toutefois de ne plus considérer ce site comme étant à risque. DDRM44 ENGINS RÉSIDUELS DE GUERRE Risques particuliers D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 130
Rupture d’ouvrage hydraulique
La rupture d’un ouvrage hydraulique peut résulter de divers facteurs, tels que des risques naturels (séismes, crues), des problèmes techniques (défaillances, vieillissement) ou des erreurs humaines. Les ruptures peuvent être progressives, par érosion, ou brutales, entraînant des ondes de submersion et des vitesses d’écoulement élevées. Quatre mécanismes principaux de rupture sont identifiés : l’érosion régressive, l’érosion externe, l’érosion interne et la rupture d’ensemble.
Conséquences et risques en Loire-Atlantique
Les conséquences d'une rupture peuvent être désastreuses pour les populations, les biens et l'environnement, incluant noyades, destructions d'infrastructures et pollutions. En Loire-Atlantique, plusieurs barrages et systèmes d’endiguement sont classés, avec un barrage de classe B et 39 de classe C, dont la rupture pourrait avoir des répercussions graves sur la population.
Le document traite des risques liés aux ruptures d'ouvrages hydrauliques en Loire-Atlantique, en mettant en avant les barrages classés et les systèmes d'endiguement. Il mentionne des barrages de classe A et B, ainsi que des systèmes d'endiguement de classe B et C, qui peuvent présenter des dangers pour la population en cas de rupture. L'historique des incidents, notamment la rupture du barrage de Gros Caillou en 2010 et les impacts des tempêtes comme Xynthia et Ciaran, souligne les conséquences potentielles sur les infrastructures et la sécurité des habitants.
Enjeux et prévention
Le risque majeur identifié est la rupture du barrage de Verdon, qui pourrait provoquer une onde de submersion atteignant Nantes, avec des répercussions sur la population et l'économie locale. Des mesures de prévention sont mises en place, incluant la surveillance des barrages par leurs exploitants et des bureaux d'études agréés, afin de minimiser les risques associés aux ouvrages hydrauliques.
Les barrages de classes A, B et C sont soumis à des consignes de surveillance rigoureuses, incluant des dispositifs d’auscultation pour détecter les signes d'accidents. L'exploitant doit réaliser des inspections régulières et transmettre des rapports de surveillance au Préfet. Des inspections approfondies sont effectuées tous les 10 à 15 ans, accompagnées d'une étude de dangers pour évaluer la sécurité de l'ouvrage. La surveillance s'étend également aux systèmes d’endiguement, qui nécessitent une attention particulière dès leur construction et durant leur exploitation.
Étude de dangers
Les barrages de classe A et B, ainsi que les systèmes d’endiguement, doivent faire l'objet d'une étude de dangers réalisée par un organisme agréé. Cette étude identifie les risques potentiels, les mesures de réduction et les risques résiduels, en tenant compte des événements tels que les crues, les séismes et les accidents d'exploitation. En cas de doute sur la sécurité d'un ouvrage, le Préfet peut ordonner des diagnostics techniques et des mesures correctives pour garantir la sécurité des personnes et des biens.
Le document traite des études de dangers liées aux systèmes d’endiguement et aux aménagements hydrauliques. Pour chaque type d'ouvrage, il est essentiel de réaliser une étude exhaustive qui évalue les risques de crues, de submersions marines et d'autres événements naturels. Ces études incluent un diagnostic de l'état des ouvrages, leur capacité de protection, ainsi que les mesures d'entretien et de surveillance nécessaires. Elles doivent également informer sur les dangers potentiels pour les personnes en cas de dépassement des niveaux de protection, ainsi que sur les moyens d'alerte et d'intervention des autorités compétentes.
Le contrôle des barrages et des systèmes d’endiguement est assuré par l'État, avec des inspections régulières sous l'autorité des Préfets. Un Plan Particulier d’Intervention (PPI) est établi pour les barrages, précisant les mesures d'alerte et d'évacuation, tandis que la responsabilité de la surveillance des systèmes d’endiguement incombe à leurs gestionnaires. Au niveau départemental, un dispositif ORSEC est en place pour coordonner la réponse en cas d'urgence.
Au niveau communal, le maire peut activer le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) en cas de risque de rupture d'ouvrage hydraulique, surtout si la commune est concernée par un Plan de Prévention des Risques (PPI). Les communes exposées à ce risque sont celles qui abritent des ouvrages classés ou qui se trouvent en aval de ceux-ci. Pour plus d'informations, il est conseillé de consulter des ressources en ligne et de contacter les autorités locales.
Consignes de sécurité
Les consignes de sécurité en cas de rupture d'ouvrage hydraulique incluent la connaissance des points hauts pour se réfugier, la reconnaissance du système d'alerte, et l'évacuation rapide vers des zones sûres. En cas de sinistre, il est recommandé d'aérer les pièces et de ne rétablir l'électricité que lorsque cela est sûr.

Qu’est-ce que le risque « Engins résiduels de guerre » ?
Le risque lié aux engins résiduels de guerre, tels que grenades, obus et bombes, représente un danger mortel lors de leur manipulation ou transport. Les accidents surviennent souvent lors de travaux de terrassement, de construction ou d'exploration, et peuvent entraîner des explosions, des intoxications ou la dispersion de gaz toxiques. Les conséquences sur les personnes peuvent être graves, avec des brûlures, des pertes de membres et des dommages matériels. Chaque année, une dizaine de personnes perdent la vie et plus d'une centaine sont blessées à cause de ces engins.
Le risque « Engins résiduels de guerre » en Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique, marquée par des affrontements durant les deux guerres mondiales, est sujette à la découverte d'engins explosifs, notamment dans les environs de Nantes et de Saint-Nazaire. Ces zones, particulièrement touchées par les bombardements, présentent un risque accru. Bien que certaines zones, comme celle de Varades, aient été dépolluées, d'autres restent préoccupantes, surtout avec l'augmentation de la fréquentation du littoral au printemps, période propice à la découverte de ces engins.
Risque : Rupture d’ouvrage hydraulique
Résumé des consignes de sécurité :
- Surveillance continue des barrages et systèmes d’endiguement, avec des inspections régulières et des études de dangers.
- En cas de doute sur l’état d’un ouvrage, des diagnostics techniques peuvent être exigés par le Préfet.
- Connaître les points hauts pour se réfugier et les itinéraires d’évacuation.
- Reconnaître le système d’alerte (corne de brume).
- Se rendre rapidement aux points hauts ou étages supérieurs d’un immeuble solide.
- Attendre les consignes des autorités ou le signal de fin d’alerte.
- En cas de sinistre, aérer les pièces, chauffer dès que possible, et ne rétablir l’électricité que sur une installation sèche.
Médias 5
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.