Transport de marchandises dangereuses - DDRM de la Loire-Atlantique (44)
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Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 • une pollution du sol et / ou des eaux peut survenir suite à une fuite de produit liquide qui va ensuite s’infiltrer dans le sol et / ou se déverser dans le milieu aquatique proche. L’eau est un milieu extrêmement vulnérable, car elle peut propager la pollution sur de grandes distances et détruire ainsi de nombreux écosystèmes. Les conséquences sur les personnes et les biens Même si les conséquences d’un accident impliquant des matières dangereuses sont généralement limitées dans l’espace, un accident impliquant de grandes quantités de ces matières (canalisations de transport de fort diamètre et à haute pression par exemple) ou des produits toxiques volatiles peut provoquer des conséquences matérielles sur plusieurs kilomètres à la ronde. Les conséquences humaines Le conducteur mais aussi d’autres personnes peuvent être directement blessés voire tués lors d’une collision, d’un incendie ou d’une explosion. Un contact avec le produit est également possible. Les riverains peuvent aussi être touchés indirectement, en cas par exemple de dégagement de fumées ou de nuages toxiques. Les conséquences économiques Des bâtiments, des entrepôts, des routes ou des voies ferrées peuvent être endommagés. Des entreprises voient alors leurs outils de travail mis à mal. En outre, ce type d’accident peut entraîner des coûts élevés liés à la fermeture d’axes de circulation puis à leur remise en état. Les conséquences environnementales La qualité de l’air peut être affectée par un gaz. Un liquide polluant peut s’infiltrer dans le sol, rejoindre le milieu aquatique voire la nappe phréatique. Lorsqu’un bateau coule en mer avec sa cargaison, les dégâts peuvent être considérables. Le risque Transport de Matières Dangereuses en Loire-Atlantique Les transports de surface Du fait de la diversité des produits hautement toxiques, explosifs ou polluants qui transitent sur les différentes voies de communication, le transport de matières dangereuses concerne l’ensemble des communes du département de la Loire-Atlantique. Le réseau routier Le département est parcouru par deux autoroutes concédées (A11 : Nantes - Paris ; A83 : Nantes - Niort) et un ensemble de routes départementales au trafic plus ou moins important. Les routes départementales s’étendent sur plus de 4 000 km de linéaire et les routes communales sur plus de 15 000 km. Le réseau ferroviaire En dehors des réseaux ferrés portuaires, le réseau ferroviaire de la Loire-Atlantique emprunté par le transport de marchandises est assez limité puisqu’une seule ligne traverse le département d’est en ouest (Paris - Saint-Nazaire). La ligne Montoir-Nantes-Ancenis desservant le site industriel de Donges reste la plus susceptible de présenter des risques pour le Transport de Matières Dangereuses (TMD) avec le transport principalement d’hydrocarbures. Camion citerne au pesage d’une usine de fabrication de produits azotés et d’engrais Photo @Laurent Mignaux / Terra D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 109 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Le réseau fluvial Le département est traversé par un réseau de voies navigables utilisé majoritairement pour le tourisme : • la Loire, • le Canal de Nantes à Brest, • l’Erdre, • l’aval de la Maine, • la Sèvre Nantaise. Les avantages propres au transport fluvial (volumes importants, respect de l’environnement, coût...) et les grands sites industriels implantés sur sa rive nord font de la Loire un axe privilégié pour le transport de fret de grande capacité. Le transport maritime La Loire-Atlantique dispose de 270 km (référentiel SHOM-IGN) de façade maritime, d’Assérac aux Moutier-en-Retz. Elle est partout exposée aux pollutions issues d’un accident de transport en mer. Au-delà de cela, les ports de marchandises focalisent le risque d’accident, du fait de l’importante circulation de navires marchands qui convergent vers eux, et manœuvrent en leur sein. Le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire occupe la première place parmi les principaux ports de la façade atlantique en enregistrant un trafic de près de 28 millions de tonnes en 2013, ce qui le place au quatrième rang au niveau national. Il réceptionne annuellement 5,1 Mt de pétrole brut, 4,3 Mt de produits raffinés et 9,8 Mt de gaz naturel. Les trois quarts de ses activités sont liés aux hydro-carbures ; son terminal méthanier est l’un des trois plus importants d’Europe. Il s’étend sur plusieurs sites du Port de Nantes au Port de Saint-Nazaire en passant par les sites de Donges (terminaux pétroliers) et Montoir-de-Bretagne (terminaux méthaniers). La part de produits pétroliers et chimiques représente environ 65 % du trafic total. Source : Département de Loire-Atlantique - DDTM 44 - IGN Axes TMD Autoroute Nationale Départementale Voie ferrée Source : Département de Loire-Atlantique - DDTM 44 - IGN Axes TMD Autoroute Nationale Départementale Voie ferrée D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 110 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les transports souterrains Le transport par canalisation permet de déplacer, sur de grandes distances et de façon continue ou séquentielle, des fluides ou des gaz liquéfiés. Le réseau est composé de conduites sous pression, de pompes de transfert et de vannes d’arrêt. Ce type de transport est principalement utilisé pour véhiculer du gaz naturel (gazoduc), des hydrocarbures (oléoduc) et certains produits chimiques (éthylène, propylène...). Le transport par canalisation devrait en principe être le moyen le plus sûr, car les installations sont fixes et protégées. Néanmoins, de façon générale, les accidents ou incidents survenant sur les canalisations peuvent avoir deux origines : • soit une défaillance de la canalisation et des éléments annexes (vannes...), • soit une rupture ou une usure due à un évènement externe (travaux, corrosion, glissement de terrain, séisme, érosion par crue de rivière...). Le département est concerné par plusieurs canalisations de transport d’hydrocarbures : • Gazoduc GRTgaz qui concerne 108 communes, • Oléoduc Donges-Melun-Metz qui concerne 23 communes, • Gazoduc Air Liquide France Industrie qui concerne 11 communes, • Oléoduc TotalEnergies Raffinage France qui concerne 10 communes, • Oléoduc SAIPOL qui concerne 2 communes. Plus du quart des expéditions d’hydrocarbures de la raffinerie de Donges (2e raffinerie de France par sa capacité) est réalisé par un pipeline, ce qui représente un volume de plus de 2,3 millions de tonnes (chiffres 2010). Le réseau de distribution de gaz GRDF basse pression n’est pas pris en compte dans le présent document. Ne sont prises en compte dans ce document que les canalisations de transport. Source : ©Géorisques Transport de Matières Dangereuses par canalisations Gaz naturel Hydrocarbures Produits chimiques Source : ©Géorisques Transport de Matières Dangereuses par canalisations Gaz naturel Hydrocarbures Produits chimiques D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 111 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les canalisations de transport entre plates-formes industrielles (objet de mesures spécifiques de prévention des risques, définies par arrêté du 5 mars 2014) permettent un transport plus sûr, plus économique et moins polluant. Les accidents sont essentiellement causés par des ruptures de canalisations dues, pour 70 % des cas, à l’agression externe involontaire (conséquence de travaux). Le gaz naturel contient essentiellement du méthane (entre 86 et 98 %), de l’éthane (entre 2 et 9 %), des hydrocarbures gazeux plus lourds en faible quantité et de l’azote. Il contient également, en très faible quantité, des produits soufrés présents naturellement ou spécialement injectés pour lui donner son odeur caractéristique. De part sa composition, le gaz naturel n’est pas toxique, mais est cependant impropre à la respiration et peut provoquer des asphyxies par absence d’oxygène. Il est plus léger que l’air (ne stagne pas au niveau du sol) et est combustible (il s’enflamme en présence d’air et d’une source de chaleur). L‘historique des accidents liés au TMD dans le département Le transport routier En novembre 2018 : un camion citerne de fioul fait une sortie de route, se renverse sur la commune d’Asserac et s’enflamme : une trentaine de maisons sont évacuées. Le transport ferroviaire En juillet 2018, à Nantes, une fuite d’acide chlorhydrique est détectée sur un wagon-citerne de 29 tonnes, dégageant une vapeur blanchâtre. Le Plan d’Organisation Interne (POI) est déclenché avec un périmètre de sécurité de 30 m, un lycée à proximité est évacué. Le transport fluvial Le 26 septembre 2002, un incendie se déclare sur la cargaison du cargo DENEB qui a accosté au terminal céréalier de Montoir-de-Bretagne. Il provoque un nuage pouvant être source d’irritation, mais non toxique. Les conditions météorologiques conduisent ce nuage à se déplacer dans un triangle situé au sud des trois communes de Corsept, Paimbœuf et Saint-Brévin-les-Pins, où des mesures de confinement ont été prises à titre de précaution. Le transport maritime Le 12 décembre 1999, le pétrolier ERIKA s’échoue au large des côtes bretonnes. La pollution a souillé tout le littoral départemental ainsi que l’estuaire de la Loire. Le transport souterrain En 2016, lors de travaux de pose d’une ligne électrique enterrée, un pipeline d’hydrocarbures a été endommagé à Sainte-Anne-sur-Brivet, provoquant une fuite de gazole de 400 m3. Cet accident a eu un impact sur l’environnement, un coût de réparations très conséquent et a entraîné l’évacuation de 10 habitations au village de Tragouët et le relogement de 25 personnes. Les enjeux dans le département Quels qu’ils soient, les Transports de Matières Dangereuses (TMD) exposent aléatoirement les enjeux face aux risques diffus sur l’ensemble du réseau de transport du département et/ou de ses côtes. Néanmoins, la population est plus exposée à proximité des grands axes de transit (A11, A83, A811, RN 844, RN 249, RN 171, RN 137 et RN 165) et des zones de chargement et de déchargement les plus importantes (Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire). Pollution de l’estuaire de la Loire et de la zone littorale maritime voisine, le 16 mars 2008, due à la fuite d’une canalisation lors d’une opération de chargement d’un pétrolier à l’appontement de la raffinerie de Donges - Photo ©DDTM 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 112 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 La prévention et les mesures prises face au risque Transport de Matières Dangereuses En plus des mesures de prévention présentées ci-dessous, des mesures générales sont applicables à chacun des risques majeurs (cf. chapitre « Généralités »). Le transport routier Afin d’éviter la survenue d’accidents impliquant des matières dangereuses, les transports routiers internationaux sont soumis au règlement strict et précis de l’ADR (accord européen relatif au transport international des marchandises par route - 32 pays signataires). Il porte sur : • l’identification et classement de la marchandise dangereuse, • Le conditionnement et l’emballage approprié, • l’équipement spécifique du véhicule, • documents de bord, consignes de sécurité, • formation des chauffeurs et autres personnels. La préfecture de la Loire-Atlantique possède un dispositif ORSEC Transport de Matières Radioactives qu’elle peut déclencher en cas de besoin. Un exercice de simulation a été réalisé en 2022 avec l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Le transport ferroviaire La SNCF a mis en place des experts Transport Matières Dangereuses (TMD) dans chaque région d’exploitation, afin d’améliorer la gestion des risques sur les sites exposés. Leur mission consiste à identifier, faire connaître et gérer les situations potentiellement dangereuses en collaboration avec les chargeurs et les services de secours, à compléter la formation des intervenants sur le terrain et à contrôler l’efficacité des procédures. Ces experts sont également les acteurs du retour d’expérience. En effet, l’évènement est analysé afin d’en tirer des leçons et d’améliorer la gestion de la sécurité sur les sites SNCF. La formation des différents acteurs est un élément important pour assurer l’efficacité des procédures et les réactions adéquates face à une situation dangereuse. Les agents apprennent à connaître et à détecter les risques. Une formation spéciale est dispensée aux agents des gares de triage chargés de la reconnaissance des wagons transportant des matières dangereuses. Par ailleurs, en octobre 2022, le contournement SNCF du site industriel de Donges a été mis en service, permettant aux voyageurs et marchandises entre Nantes et Saint-Nazaire de ne plus traverser le site SEVESO. Le transport maritime Le dispositif POLMAR Le dispositif POLMAR (POLlutions MARines) est rattaché à l’Organisation de la REponse de Sécurité Civile (ORSEC), qui est le tronc commun de tous les plans d’intervention. Il constitue un plan d’intervention spécialisé, applicable en cas de pollution maritime majeure par hydrocarbures ou par produits chimiques, et résultant d’un accident ou d’une avarie maritime, terrestre ou aérienne. Il permet la mobilisation et la coordination de moyens de lutte de l’État, des collectivités territoriales, et des moyens privés, préalablement identifiés. Le dispositif POLMAR s’articule en deux volets : • le dispositif POLMAR/Mer, confié localement au préfet maritime qui dispose des moyens interministériels de l’action de l’État en mer ; • le dispositif POLMAR/Terre, également interministériel, confié localement aux préfets des départements touchés. En cas de pollution de grande ampleur ou lorsque les communes touchées ne sont pas en capacité de faire face, POLMAR/Terre est activé par le préfet de département. Le Préfet de zone de défense et de sécurité s’assure de la cohérence des actions terrestres et maritimes. D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 113 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Ils disposent dans ce cadre de l’ensemble des moyens des administrations et notamment des moyens en matériels des centres de stockage interdépartementaux POLMAR/Terre dont ils relèvent. Ces centres interdépartementaux sont gérés par le ministère en charge de la mer. Les préfets de zones de défense mobilisent les moyens disponibles dans ces centres à la demande des préfets de département. Des exercices, avec déploiement de matériel, sont organisés pour évaluer l’efficacité du dispositif ORSEC/POLMAR/Terre, former et entraîner les acteurs susceptibles d’intervenir pour faire face à une pollution marine. Il vise aussi à apprendre aux différentes parties prenantes à agir ensemble et de mesurer la disponibilité et l’efficacité des matériels dédiés. La formation des personnes, notamment celles des collectivités, qui est un axe fort du dispositif, est dispensée par le CEntre de Documentation, de Recherche et d’Expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (CEDRE), par le Pôle National d’Expertise (PNE) POLMAR-Terre, et par les personnels des centres de stockage. Le CROSS Corsen Centre spécialisé du ministère chargé des Transports et de la Mer, relevant de la Direction InterRégionale de la Mer Nord Atlantique-Manche Ouest (DIRM NAMO), le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage de Corsen (CROSS Corsen) assure la réception des alertes de détresse transmises par téléphone ou reçues grâce à son réseau radio VHF et MHF (phonie et ASN) veillé en permanence, ainsi que par les systèmes de transmission par satellite (INMARSAT, COPSAS-SARSAT). Il dirige et coordonne les opérations de sauvetage et d’assistance, y compris lors des sinistres majeurs, et peut faire appel à l’ensemble des moyens nautiques et aériens des ministères chargés de la défense, de l’intérieur, de la mer et du budget ainsi qu’aux canots, vedettes et embarcations semi-rigides de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM), son premier partenaire opérationnel. Par ailleurs, le CROSS Corsen exerce, sous l’autorité opérationnelle du préfet maritime et avec le concours de sémaphores de la Marine nationale, la surveillance de la navigation. Il assure aussi, sous l’autorité du préfet maritime, le recueil et l’exploitation des informations relatives aux pollutions constatées en mer et participe à la recherche des navires auteurs des rejets illicites (mission SURPOL) à l’intérieur de la Zone Economique Exclusive (ZEE). Le CROSS Corsen assure enfin la diffusion des avertissements de sécurité de la navigation (AVURNAV) et météorologiques. Il diffuse également plusieurs fois par jour, à partir des stations VHF et MHF déployées sur le littoral, les bulletins météorologiques côtiers, larges et spéciaux émis par les services de Météo France. Le transport par canalisation Les principaux risques pour une canalisation, sont l’endommagement par des travaux à proximité des réseaux et le percement par corrosion. L’exploitant (ou transporteur) d’une canalisation a, depuis l’arrêté ministériel du 4 août 2006, l’obligation généralisée de réaliser une étude de sécurité relative au produit transporté. Celle-ci définit les mesures qu’il doit prendre pour réduire la probabilité d’occurrence et les effets potentiels d’un accident. Ces mesures sont appliquées à la conception, la construction, l’exploitation, mais aussi l’arrêt éventuel de la canalisation. Elles sont destinées à préserver la sécurité des personnes et des biens, et à assurer la protection de l’environnement. Pour permettre une réaction efficace en cas d’accident ou d’incident sur la canalisation, l’exploitant doit élaborer un Plan de Surveillance et d’Intervention (PSI) qui organise les moyens et actions à mettre en œuvre. Dans un tel cas, l’exploitant doit réaliser les opérations relevant de sa responsabilité : intervention sur la canalisation, lutte contre la pollution... et se place, si nécessaire, sous l’autorité du Commandant des Opérations de Secours (COS). Par ailleurs, l’exploitant doit communiquer à l’État ses études de sécurité, plans de surveillance et de maintenance, plans de secours et cartographies. Si l’accident est de grande ampleur, le Préfet peut mettre en œuvre le dispositif ORSEC NOmbreuses VIctimes (NOVI) destiné à porter secours à de nombreuses victimes. Feu de camion à essence vide non dégazé du 29/01/2014 à Missillac Photo ©SDIS 44 D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 114 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Tableau des pictogrammes de dangers (ADR 2017) D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 115 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Tableau des pictogrammes de dangers (ADR 2017) D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 116 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 La signalisation La réglementation en vigueur impose l’affichage d’une signalétique informant de la nature des matières dangereuses transportées sur les véhicules concernés (train, camion, bateau...). Cette signalétique se compose : • d’une plaque orange rectangulaire réfléchissante (40 cm x 30 cm) placée à l’avant, à l’arrière ou sur les côtés de l’unité de transport. Cette plaque indique le code danger (identifiant le danger) et le code matière ou n°ONU (identifiant la matière transportée). Elle est laissée vierge, sans numéro, lorsque plusieurs produits sont transportés ; • d’une ou plusieurs plaque(s) étiquette(s) de danger en forme de losange, fixées de chaque côté et à l’arrière du véhicule, annonçant, sous forme de pictogramme, les classes de danger prépondérantes de la matière transportée. Pour les canalisations de transport, un balisage au sol est mis en place. Le balisage des canalisations souterraines de transport, généralement de couleur jaune, est posé à intervalles réguliers ainsi que de part et d’autre des éléments spécifiques traversés : routes, autoroutes, voies ferrées, cours d’eau, plans d’eau. Il permet de matérialiser la présence de la canalisation. Il permet également, par les informations portées sur chaque balise, d’alerter l’exploitant de la canalisation en cas de constat d’accident ou de toute situation anormale. L’organisation des secours Au niveau départemental, les services de l’État disposent d’un dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) qui peut être mis en œuvre si plusieurs communes sont impactées, selon la gravité de l’évènement. Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS). De la même manière, s’il existe, le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS) peut être déclenché. Pour plus de précisions, voir « La protection civile et l’organisation des secours », au chapitre « Généralités ». Où s’informer ? Pour en savoir plus sur le risque TMD, consulter : > Généralités sur le risque TMD : • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/transport-de-marchandises-dangereuses • www.georisques.gouv.fr/minformer-sur-un-risque/canalisations-de-transport-de-matieres-dangereuses • www.georisques.gouv.fr/consulter-les-dossiers-thematiques/reseaux-et-canalisations > Politique de prévention sur le territoire : • www.pays-de-la-loire.developpement-durable. gouv.fr/equipements-sous-pression-et-canalisations-r241.html > Historique des accidents TMD : • www.aria.developpement-durable.gouv.fr/?s= > Mairies > Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) de la Loire-Atlantique 02.28.09.82.91 > Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) de la Loire-Atlantique 02.40.67.26.26 > Préfecture de la Loire-Atlantique 02.40.41.20.20 > Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Pays de la Loire 02.72.74.73.00 > TOTAL Infrastructures Gaz France 0800.028.800 > POLMAR Plus d’information sur www.polmarterre.fr D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 117 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Une commune est classée en risque majeur TMD routier si des enjeux sont présents dans l’emprise de 500 m autour des axes routiers à grande circulation. Une commune est classée en risque majeur TMD ferroviaire si des enjeux sont présents dans l’emprise de 500 m autour d’une voie ferrée transportant des matières dangereuses. Une commune est classée en risque majeur TMD maritime si elle dispose d’une façade maritime, ou est située le long de l’estuaire. Une commune est classée en risque majeur TMD canalisation si elle est traversée par une canalisation de transport souterraine. Pour savoir quelles communes sont exposées au risque TMD, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risque majeur (page 16). Les communes exposées au risque TMD Commune exposée au risque majeur Transport de Matières Dangereuses par les routes par les voies ferrées par les canalisations par les voies maritimes et fluviales Commune exposée au risque majeur Transport de Matières Dangereuses par les routes par les voies ferrées par les canalisations par les voies maritimes et fluviales D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e-At l a n t i q u e 118 Transport de Matières Dangereuses Risques Édition2024 technologiques DDRM44 Les consignes individuelles de sécurité pour le risque Transport de Matières Dangereuses > Savoir identifier un convoi de marchandises dangereuses : les panneaux et les pictogrammes apposés sur les unités de transport permettent d’identifier le ou les risques générés par la ou les marchandises transportées. > Connaître le signal d’alerte. > Si vous êtes témoin d’un accident : • donner l’alerte aux pompiers (18 ou 112), à la police ou à la gendarmerie (17 ou 112), en précisant : - le lieu exact (commune, nom de la voie, point kilométrique...), - le moyen de transport (poids lourd, canalisation, train...), - la présence ou non de victimes, - la nature du sinistre (feu, explosion, fuite, déversement, écoulement...), - le n° du produit et le code de danger, • appeler, s’il s’agit d’une canalisation de transport, l’exploitant dont le numéro d’appel 24 heures / 24 figure sur les balises. > S’il y a des victimes, ne pas les déplacer, sauf en cas d’incendie : • ne pas toucher ou ne pas entrer en contact avec le produit, • ne pas s’approcher en cas de fuite. > Obéir aux consignes des services de secours : • à l’écoute de la sirène, se mettre à l’abri dans un bâtiment (confinement) ou quitter rapidement la zone, mais éviter de s’enfermer dans un véhicule. > Si vous êtes confinés, dès que la radio annonce la fin de l’alerte, aérer le local dans lequel vous êtes. AVANT PENDANT APRÈS D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 119 Qu’est-ce que le risque rupture d’ouvrage hydraulique ? Les ouvrages hydrauliques regroupent plusieurs familles d’ouvrages : les barrages, les canaux, les digues, les systèmes de protection contre les inondations ou contre les submersions et les aménagements hydrauliques. Les différents types d’ouvrages hydrauliques Les barrages Ce sont des ouvrages destinés à retenir temporairement une quantité d’eau plus ou moins grande pour différents usages : production d’énergie hydroélectrique, alimentation en eau potable, irrigation, régulation des débits de cours d’eau, activités touristiques… De fait, ils sont construits, le plus souvent, en travers d’un cours d’eau. Certains barrages sont toutefois construits en dehors du lit majeur d’un cours d’eau et alimentés en dérivant une partie du débit de cours d’eau proches. Le classement des barrages est défini par l’article R. 214-112 et suivants du Code de l’environnement : les barrages sont classés en 3 catégories allant de A à C, selon leur hauteur et le volume d’eau retenu. Les petits ouvrages, de faible hauteur ou de faible capacité de stockage, et pour lesquels il n’existe pas d’habitations à proximité, ne relèvent pas de la nomenclature « barrage de retenue ». Les canaux Ce sont des ouvrages destinés à canaliser de l’eau pour l’acheminer d’un point à un autre. Ils servent couramment de voies navigables en lieu et place d’un cours d’eau difficilement navigable ou pour pallier une absence de cours d’eau. Ils ont en général été créés ex nihilo par l’homme. Les parois latérales d’un canal délimitant un bief, usuellement appelées « digues de canaux », sont réglementairement assimilées à des barrages (article R. 214-112 du Code de l’environnement). Les digues de protection contre les inondations ou contre les submersions Ce sont des ouvrages créés par l’homme afin d’empêcher, autant que faire se peut, l’eau de pénétrer dans des zones peuplées ou sensibles. De fait, elles sont en général construites de façon parallèle à un cours d’eau ou à la côte. Depuis mai 2015 (décret n° 2015-526), d’un point de vue administratif, les digues peuvent être intégrées à un système d’endiguement (article R. 532-13) ou à un aménagement hydraulique (article R. 532-18). Les systèmes de protection contre les inondations ou contre les submersions Ils comprennent l’ensemble des ouvrages naturels ou créés par l’homme, qui concourent à la protection directe d’une zone protégée (peuplée ou sensible) contre les inondations ou les submersions marines. Parmi ces ouvrages, peuvent figurer : d’autres ouvrages créés par l’homme mais pas dans un but initial de protection contre les inondations (routes, voies ferrées...), et des ouvrages naturels (pitons rocheux, cordons dunaires...). Les aménagements hydrauliques Un aménagement hydraulique participe à la protection contre les inondations ou les submersions, mais comprend des ouvrages de rétention d’une partie des crues, comme les barrages écrêteurs de crue ou les casiers de rétention de crue, ou des ouvrages stockant d’autres écoulements pour qu’ils ne provoquent pas d’inondation, comme l’eau amenée par les vagues lors de tempêtes maritimes ou les eaux de ruissellement issues d’événements pluvieux intenses. DDRM44 RUPTURE D’OUVRAGE HYDRAULIQUE Risques technologiques D oss i e r Dé pa rt e m e n ta l d e s Ri sq u e s Ma j e u rs de la L o i r e -At l a n t i q u e 120
Transport de Matières Dangereuses
Le document aborde les risques associés au transport de matières dangereuses, notamment la pollution des sols et des eaux due à des fuites de produits liquides. Les conséquences d'accidents peuvent être graves, affectant non seulement l'environnement, mais aussi la santé humaine et l'économie. Les accidents peuvent entraîner des blessures, des pertes humaines, des dommages matériels sur de vastes zones, ainsi que des coûts élevés pour la remise en état des infrastructures.
Le risque en Loire-Atlantique
La Loire-Atlantique est particulièrement concernée par le transport de matières dangereuses en raison de la diversité des produits transitant par ses routes, son réseau ferroviaire limité et ses voies navigables. Le département dispose d'importantes infrastructures routières et maritimes, ce qui augmente les risques de pollution en cas d'accident. Les voies navigables, bien que principalement utilisées pour le tourisme, et les ports de marchandises sont également des points sensibles pour le transport de fret, accentuant les enjeux environnementaux liés à ces activités.
Le Grand Port Maritime de Nantes-Saint-Nazaire est le premier port de la façade atlantique, avec un trafic de près de 28 millions de tonnes en 2013, dont une grande partie est liée aux hydrocarbures. Le port comprend plusieurs sites, notamment ceux de Nantes, Saint-Nazaire, Donges et Montoir-de-Bretagne, et traite des volumes significatifs de pétrole brut, de produits raffinés et de gaz naturel. Environ 65 % de son trafic total provient de produits pétroliers et chimiques.
Le transport de matières dangereuses par canalisation est un moyen efficace pour déplacer des fluides et gaz sur de longues distances. Bien que considéré comme sûr, ce mode de transport peut être sujet à des accidents dus à des défaillances internes ou à des événements externes. Le département est traversé par plusieurs canalisations d'hydrocarbures, et plus d'un quart des expéditions de la raffinerie de Donges se fait par pipeline. Les mesures de prévention des risques sont en place pour minimiser les accidents liés à ces infrastructures.
Le gaz naturel, principalement composé de méthane, est un combustible léger et non toxique, mais impropre à la respiration. Son transport, qu'il soit routier, ferroviaire, fluvial, maritime ou souterrain, présente des risques d'accidents. Plusieurs incidents notables ont eu lieu dans le département, tels qu'un camion citerne de fioul qui s'est renversé à Asserac en 2018, une fuite d'acide chlorhydrique à Nantes, et l'échouement du pétrolier ERIKA en 1999, entraînant une pollution significative.
Enjeux et prévention
Les Transports de Matières Dangereuses (TMD) exposent la population, surtout près des grands axes de transit et des zones de chargement. Pour prévenir les accidents, des réglementations strictes comme l'ADR régissent le transport routier, incluant l'identification des marchandises, leur conditionnement, et la formation des chauffeurs. La préfecture de la Loire-Atlantique dispose également d'un dispositif ORSEC pour gérer les situations d'urgence liées aux matières dangereuses.
La SNCF a instauré des experts Transport Matières Dangereuses (TMD) dans chaque région pour améliorer la gestion des risques liés aux matières dangereuses. Leur rôle inclut l'identification et la gestion des situations dangereuses, la formation des intervenants, et l'analyse des événements pour en tirer des leçons. En octobre 2022, un contournement a été mis en service pour éviter le passage des voyageurs et marchandises à travers le site SEVESO de Donges.
Le dispositif POLMAR, rattaché à l'ORSEC, est un plan d'intervention pour les pollutions maritimes majeures. Il se divise en deux volets : POLMAR/Mer et POLMAR/Terre, chacun dirigé par des préfets locaux. Des exercices sont organisés pour évaluer l'efficacité de ce dispositif et former les acteurs impliqués. Le CROSS Corsen, un centre opérationnel, coordonne les opérations de sauvetage et d'assistance en cas de détresse maritime, mobilisant divers moyens nautiques et aériens.
Le CROSS Corsen, sous l'autorité du préfet maritime, surveille la navigation et gère les informations sur les pollutions maritimes, tout en participant à la recherche des navires responsables de rejets illicites. Il diffuse également des avertissements de sécurité et des bulletins météorologiques via des stations VHF et MHF. En ce qui concerne le transport par canalisation, les exploitants doivent réaliser des études de sécurité pour minimiser les risques d'accidents, élaborer un Plan de Surveillance et d'Intervention (PSI) et communiquer leurs plans à l'État. En cas d'accident majeur, le Préfet peut activer le dispositif ORSEC NOmbreuses VIctimes (NOVI).
Signalisation
La réglementation impose une signalétique spécifique pour les véhicules transportant des matières dangereuses, comprenant une plaque orange indiquant le code danger et le code matière, ainsi que des étiquettes de danger en forme de losange. Pour les canalisations souterraines, un balisage au sol de couleur jaune est installé à intervalles réguliers pour signaler leur présence.
Le document traite des mesures de sécurité et d'organisation des secours en cas d'accidents liés au transport de matières dangereuses (TMD). Il décrit l'importance des balises pour signaler la présence de canalisations et alerter les exploitants en cas d'incident. Au niveau départemental, le dispositif ORSEC peut être activé pour gérer des situations touchant plusieurs communes, tandis qu'au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) ou le Plan InterCommunal de Sauvegarde (PICS).
Il précise également les critères de classification des communes en risque majeur TMD, en fonction de leur proximité avec des routes, voies ferrées, canalisations ou façades maritimes. Pour s'informer sur le risque TMD, plusieurs ressources en ligne et contacts d'organismes locaux sont fournis, notamment des sites gouvernementaux et des services d'urgence. Des images et cartes sont mentionnées pour visualiser les zones à risque.
Le document traite des risques liés au transport de marchandises dangereuses et des mesures à prendre en cas d'accident. Il souligne l'importance des panneaux et pictogrammes pour identifier les risques, ainsi que les étapes à suivre pour alerter les services d'urgence, notamment en fournissant des informations précises sur le lieu, le type de transport et la nature du sinistre. En cas de victimes, il est conseillé de ne pas les déplacer et de suivre les consignes des secours, comme se mettre à l'abri ou aérer un local après une alerte.
Ouvrages hydrauliques
Le document décrit également les différents types d'ouvrages hydrauliques, tels que les barrages, les canaux et les digues, qui sont conçus pour gérer l'eau et prévenir les inondations. Les barrages retiennent l'eau pour divers usages, tandis que les canaux acheminent l'eau d'un point à un autre. Les digues protègent les zones sensibles de l'intrusion d'eau. La réglementation encadre la classification et la gestion de ces ouvrages pour assurer la sécurité des populations.
Le document traite des mesures de protection contre les inondations, en mettant l'accent sur les aménagements hydrauliques. Ces aménagements incluent des infrastructures telles que des barrages écrêteurs de crue et des casiers de rétention, qui visent à gérer les crues et à prévenir les inondations causées par des événements météorologiques extrêmes, comme les tempêtes maritimes et les pluies intenses.
Risques technologiques
Le document mentionne également les risques associés à la rupture d'ouvrages hydrauliques, soulignant l'importance d'une gestion adéquate des infrastructures pour minimiser les dangers liés aux inondations et aux submersions.
Risque : Transport de Matières Dangereuses
Consignes de sécurité :
- Formation des chauffeurs et personnel, avec des documents de bord et consignes de sécurité.
- Dispositif ORSEC Transport de Matières Radioactives activable par la préfecture en cas de besoin.
- Experts TMD de la SNCF pour gérer les risques et former le personnel.
- Signalisation obligatoire sur les véhicules transportant des matières dangereuses (plaques et pictogrammes).
- En cas d'accident, alerter les secours en précisant le lieu, le type de transport, la nature du sinistre et le code de danger.
- Ne pas déplacer les victimes, ne pas toucher aux produits dangereux, et suivre les consignes des secours.
- En cas de confinement, aérer le local après l'alerte.
Médias 58
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.