Inondation - DDRM de la Savoie (73)
- Données Elasticsearch Disponibles
- Médias liés 7
- Dernière indexation 2026-06-23T13:20:47.766Z
Contenus
RISQUES NATURELS Risque ## INONDATION > Crue de l’Arbonne à Bourg-Saint-Maurice le 26/07/2019 - photo : ONF/RTM ## 1. Qu'est-ce que le risque inondation ? On évoquera dans ce chapitre le risque d'envahissement par les eaux, issu du débordement de cours d'eau, du ruissellement de précipitations sur des surfaces pas assez perméables et celui issu de la rupture d'une digue ou tout autre ouvrage hydraulique construit par l'homme On parle d'inondation quand il y a submersion rapide ou lente d'une zone habituellement hors d'eau. Le phénomène peut avoir lieu avec des vitesses, et des débits variables. En effet, l'eau peut sortir de son lit habituel d'écoulement (le lit mineur) en cas de crue, apparaître (par remontée de la nappe phréatique), ou encore ruisseler (lors de fortes pluies). L'inondation est la conséquence de l'exposition de l'homme à l'un de ces phénomènes, lorsque, par exemple, il s'installe dans le lit moyen ou mineur d'une rivière (dans le cas de débordement de cours d'eau) pour y implanter des zones habitées, des équipements et/ou des activités. Lit mineur : constitué par le lit ordinaire du cours d'eau, pour le débit d'étiage ou pour les crues fréquentes (annuelles). Lit majeur : comprenant les zones basses situées de part et d'autre du lit mineur, sur une distance de quelques mètres à plusieurs kilomètres. Sa limite est celle des crues exceptionnelles. L’ampleur d’une inondation est dépendante de plusieurs facteurs : - l'intensité et la durée des précipitations, - la surface et les pentes du ou des bassin(s) versant(s) concerné(s), - la couverture végétale et les capacités d'absorption du sol, - la présence d'obstacles à la circulation et/ou à l'étalement des eaux : berges hautes, remblais, embâcles, ... - l'imperméabilisation des sols en milieu urbain. ## 1.1. Les différents types d'inondation Cinq types d'inondation peuvent être distingués aux modalités de formation et de manifestation et aux fréquences d'occurrence très différentes : ## a. Les crues de cours d'eau torrentiels Consécutif à des averses violentes, on observe ce type de crues dans les zones où les cours d'eau sont à forte pente. Les eaux de pluie transitent alors rapidement de l'amont vers l'aval. Ces crues présentent des vitesses et caractère érosif très marqués ainsi que du transport solide (sédiment, graviers, pierres) et de flottants (branches, troncs) pouvant créer des embâcles sous les ouvrages, ainsi que par des phénomènes de divagation et d'affouillements entrainant potentiellement des dommages au-delà du seul risque d'inondation. Lorsque le volume de matériaux dépasse la quantité d'eau (> 50 % de matière solide, < 50 % d'eau), on parle de lave torrentielle : l'écoulement n'est alors plus liquide mais visqueux. Ce type de phénomène est particulièrement dévastateur, des bocs de plusieurs tonnes pouvant alors être transportés. ## b. Les inondations de plaine Elles sont la conséquence d'une montée généralement lente des eaux liée au débordement d'un cours d'eau dans les vallées larges avec peu de pente. Ce type d'inondation est caractérisé par des vitesses assez faibles mais des durées pouvant aller jusqu'à plusieurs jours. ## c. Le ruissellement pluvial Il est provoqué par l'imperméabilisation des sols en milieu urbain et les pratiques culturales limitant l'infiltration des précipitations. Ce phénomène provoque générale -ment l'inondation de secteurs en dehors des lits majeurs des cours d'eau et entraîne la terre des champs donnant rapidement lieu à un écoulement fort boueux. ## d. Les remontées de nappe phréatique Elles font suite à la saturation du sous-sol en eau. Ce sont surtout les régions où les sous-sols sont calcaires ou crayeux qui sont concernées par ce type d'inondation, généralement après des pluies récurrentes sur une courte période. La cinétique de ce phénomène est assez lente. ## e. Les digues et les systèmes d'endiguement Selon l'article L566-12-1 du code de l'environnement : les digues sont des ouvrages construits ou aménagés en vue de prévenir les inondations ou les submersions. Le code de l’environnement distingue en tant que digues : - Les ouvra ges de protection contre les inondations fluviales, généralement longi -tudinaux au cours d'eau ; - les digues qui ceinturent des lieux habités ; - les digues d'estuaires et de protection contre les submersions marines ; - les digues des rivières canalisées ; - les digues de protection sur les cônes de déjection des torrents. Les digues de canaux (d'irrigation, hydroélectriques…) sont considérées comme des barrages ; de même les remblais composant des barrages transversaux barrant un cours d'eau comme les « digues d'étang ». En fonction de la population présente dans la zone protégée, on distingue les systèmes d'endiguement : - de classe A : population > 30 000, - de classe B : population entre 3 000 et 30 000, - de classe C : population entre 30 et 3 000. La population protégée correspond à la population maximale exprimée en nombre d'habitants qui résident et travaillent dans la zone protégée, en incluant notamment les populations saisonnières. Les digues peuvent être construites en dur sur d'importantes fondations (c'est le cas pour les digues de mer) ou être constituées de simples levées de terre, voire de sable et végétalisées. Aucune digue n'étant infaillible, les populations situées à l'arrière d'une digue sont donc toujours en zone inondable. En effet la rupture d'une digue peut être le résultat de différents facteurs : défaut structurel, dépassement de capacité, érosion locale, etc.. ## 1.2. Les conséquences sur les personnes et les biens D'une façon générale, la vulnérabilité d'une personne est issue de sa présence en zone inondable. Sa mise en danger survient surtout lorsque les délais d'alerte et d'évacuation sont trop courts ou inexistants pour des crues rapides ou torrentielles. Dans toute zone urbanisée, le danger est d'être emporté ou noyé, mais aussi d' être isolé sur des îlots coupés de tout accès . Concernant les biens, les inondations torrentielles et, dans une moindre mesure, le ruissellement pluvial, sont les manifestations les plus destructrices puisque leurs flots emportent et fracassent les matériaux et matériels non arrimés. Les inondations lentes posent également des soucis sur le mobilier et les menuiseries laissés dans l'eau plusieurs heures, ainsi que sur les machines puisque le dépôt de boue et de sédiments accompagne généralement le départ de ces eaux. L'inondation peut provoquer la destruction de cultures dans les zones agricoles et mettre en danger le bétail dans les pâtures. Les crues des rivières torrentielles et des torrents peuvent également générer des dommages voire des victimes par les phénomènes d'affouillement des assises des infrastructures et des bâtiments à proximité des axes d'écoulement, sans qu'il y ait nécessairement inondation. L'interruption des communications peut avoir pour sa part de graves conséquences lorsqu'elle empêche l'intervention des secours. Si les dommages aux biens touchent essentiellement les biens mobiliers et immobiliers, on estime cependant que les dommages indirects (perte d'activité, chômage technique, ...) sont souvent plus importants que les dommages directs. Enfin, les dégâts au milieu naturel sont dus à l'érosion et aux dépôts de matériaux, aux déplacements du lit ordinaire, ... Lorsque des zones industrielles sont situées en zone inondable, une pollution ou un accident technologique peuvent se surajouter à l'inondation. ## 2. Les inondations en Savoie ## 2.1. Le contexte hydrographique Le territoire départemental de la Savoie est couvert par un réseau hydrographique dense totalisant près de 3 500 km de cours d'eau. Le réseau hydrographique est particulièrement hiérarchisé autour des vallées de l'Isère et de l'Arc. Ces deux bassins versants sont alimentés par des cours d'eau de taille beaucoup plus réduite au régime torrentiel. Les bassins versants sont des unités géographiques naturelles recueillant à travers les réseaux hydrographiques, les précipitations. Ils sont délimités par des lignes de partages des eaux (ligne de crête). ## 2.2. Les différents types d'inondation dans le département ## a. Les différents types d'inondation Bien que la Savoie soit régulièrement impactée par des crues torrentielles, le département est exposé à l'ensemble des types d'inondation tel que présenté précédement ## b. Les crues et inondations marquantes Les crues marquantes de l'époque récente que l'on recense dans le département sont notamment celles : ## Pour les crues de rivières torrentielles et de torrents : - Sur l'Arc : juin 1957 (crue majeure), septembre 1993, septembre 1994, octobre 2000 et mai 2008 ; - Laves torrentielles dans le Saint-Antoine à Modane en 1987 et Août 2014 ; - Laves torrentielles de l'Arbonne à Bourg-Saint-Maurice en 1991, 1996 et juillet 2019 : plus de 60 000 m 3 de matériaux chariés, une période de retour estimée entre 10 et 50 ans ; - Mai 2015 : crue de l'Arly concernant les communes de Ugine, Cohénoz,Crest-Voland, St Nicolas Le Chapelle, Flumet ; - Juin 2015 : charriage torrentiel sur des habitations à Bourdeau ; - Juin 2017 : lave torrentielle dans le Saint-Hugon à Arvillard ; - Août 2018 : lave torrentielle du Claret à Bessans sur une zone urbaine ; ## Pour les inondations de plaine : - Sur le Rhône en février 1990 ## Pour les ruissellement pluviaux : - Aix-les-Bains en juillet 1992 - Chambéry en juillet 2015 > Crue de l'Arly le 01/05/2015, emportant la RD1212 - photo : ETRM > Crue de l’Arly le 01/05/2015, emportant la RD1212 - photo : ETRM ## 2.3. Les enjeux dans le département Sans qu'il existe de recensement exhaustif des enjeux touchés par les inondations ces dernières années, nous pouvons retenir que le département de la Savoie est régulièrement concerné. ## On retiendra en particulier : - Les métropoles de Chambéry avec la Leysse et d'Aix-les-Bains avec notamment le lac du Bourget, lui même influencé par les crues du Rhône ; - La combe de Savoie avec l'lsère et l'Arc où l'urbanisation tend à s'étendre à la plaine au pied des villages et le long du Rhône où la problématique est connue depuis longtemps comme en attestent les digues Sardes ; - Les accès de fonds de vallées en Tarentaise et Maurienne avec les deux torrents majeurs que l'Isère et l'Arc ainsi que leur affluents occasionnant des laves tor -rentielles ; - L'ensemble des communes en territoire montagnard, exposées à des évènements fréquents d'intensité variable. ## 3. La prévention et les mesures prises face au risque inondation ## 3.1. La connaissance du risque La connaissance du risque inondation s’appuie sur : - des études hydrauliques et analyses hydrogéomorphologiques, - le repérage des zones inondables réalisé dans le cadre des Atlas des Zones Inondables (AZI) d'une part et des Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi) d'autre part, - les modèles de prévision des crues du Service de Prévision des Crues (SPC). ## 3.2. La Directive Européenne Inondation La Directive européenne 2007/60/CE relative à l'évaluation et à la gestion des risques d'inondation, dite « Directive Inondation », transcrite dans le droit français par la loi n°2010/788 du 12 juillet 2010, met en place une nouvelle démarche visant à réduire les conséquences négatives de tout type d'inondation. Celle-ci s'est traduite par la production, dans chaque État membre, d'une Stratégie Nationale du Risque Inondation (SNGRI) qui a alors été déclinée, dans chaque district hydrographique en un Plan de Gestion des Risques d'Inondation (PGRI) y déterminant une politique de gestion des inondations à suivre. Puis à une échelle plus locale, une Évaluation Préliminaire des Risques d'Inondation (EPRI), menée tous les 6 ans, permet de définir des Territoires à Risque Important d'inondation (TRI) qui font alors l'objet d'une cartographie des zones inondables selon les différentes crues fréquentes, moyennes et exceptionnelles, et de l'élaboration d'une Stratégie Locale du Risque Inondation (SLGRI) adaptée. La SLGRI porte une vision globale, stratégique et partagée des objectifs et des actions à mettre en œuvre sur le territoire de façon à réduire la vulnérabilité des habitants face aux risques d'inondation. En Savoie, dans le cadre de l'application de la Directive inondation, le Préfet a chargé la Direction Départementale des Territoires (DDT), par arrêté du 20 juillet 2016, de coordonner l'élaboration des Stratégies Locales de Gestion des Risques d'Inondation (SLGRI) en Savoie et a arrêté la liste des parties prenantes, respectivement pour le Territoire à Risques importants d'Inondation (TRI) d'Albertville (14 communes) et le Territoire à Risques importants d'Inondation (TRI) de Chambéry - Aix-les-Bains (31 communes). Les deux SLGRI ont été approuvées le 6 janvier 2017 ## 3.3. Les Programmes d'Actions de Prévention des Inondations (PAPI) Le Programme d'Actions de Prévention des Inondations (PAPI), créé en 2003, est un outil à disposition des collectivités locales, notamment des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) en charge de la compétence «gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations» (GEMAPI). Il est élaboré à travers une approche globale du risque, aussi bien dans l'espace (généralement le bassin versant ou la vallée), autour des acteurs concernés et impliqués (partenariat entre les services de l'Etat et les acteurs locaux) que dans les actions et mesures prévues au sein du programme (connaissance et conscience du risque, surveillance, prévision, gestion de crise, urbanisme, réduction de la vulnérabilité, protection active et passive, ...). L'élaboration d'un PAPI se décline en deux temps : d'abord un PAPI d'intention, à l'initiative des collectivités locales et qui amène à un diagnostic du territoire considéré et prépare le programme d'actions ; il constitue un dossier de candidature. Dans un deuxième temps, le comité de labellisation examine le programme d'actions issus du PAPI d'intention pour aboutir à la labellisation d'un PAPI complet. La labellisation permet au porteur de la démarche d'obtenir des financements issus du Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM dit fonds «Barnier») pour la mise en œuvre des actions prévues dans le programme. e e e ## 3.4. La prise en compte dans l'aménagement Plusieurs outils permettent de prendre en compte le risque inondation dans l'aménagement du territoire. ## a. Les Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi) et Plan de Prévention des Risques naturels (PPRn) Les PPRi et PPRn, établis par l'État, définissent des zones réglementaires interdisant la construction ou l'autorisant sous conditions appelées prescriptions. Ces prescriptions ont une valeur réglementaire, valent servitude d'utilité publique et sont annexées aux documents d'urbanisme, tel que le Plan Local d'Urbanisme (PLU). La moitié des communes de Savoie sont couvertes par un PPRi. Ils sont consultables sur : www.savoie.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/ Risques-naturels-et-technologiques/Base-de-donnees-PPR/Plans-de-prevention-des-risques-dinondations-PPRI Les PPRn sont consultables sur : http://www.savoie.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnementrisques-naturels-et-technologiques/Risques-naturels-et-technologiques/Base-de-donnees-PPR/Plansde-prevention-des-risques-naturels-hors-inondation-de-plaine-PPRN ## b. Les documents d'urbanisme Le code de l'urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d'urbanisme. Ainsi, selon l'article L.121-1 du code de l'urbanisme, les Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT), les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) et les cartes communales déterminent les conditions permettant d'assurer, dans le respect des objectifs du développement durable [...] : la prévention des risques naturels prévisibles [...]. Comme évoqué précédemment, le cas échéant, le PPRi est intégré au PLU, ou à défaut, le Porté à Connaissance (PAC), rédigé par les services de l'Etat, est annexé aux documents d'urbanisme. Les dispositions du PGRI et du PPRi sont également prises en compte dans le cadre de l'élaboration des SCoT. En effet, les PLU et les SCoT intègrent l'ensemble des connaissances disponibles sur le risque inondation (AZI, études hydrauliques, ...) et se doivent d'être compatibles avec les documents de rang supérieur tels que le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE), le PGRI, le PPRi, ... en relayant à leur échelle les politiques de prévention des inondations. ## c. La prise en compte des risques pour les autorisation d'urbanisme L'article R.111-2 du code de l'urbanisme stipule qu'un projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. Les autorisations d'urbanisme permettent alors aux maires d'interdire, via l'application de cet article, une construction nouvelle en zone d'aléa fort, ou de soumettre à prescriptions un projet en fonction de son degré d'exposition au risque. Un guide d'application de l'article R.111-2 (Application du Droit du Sol), transmis aux collectivités pour les aider à développer leur projet en zone inondable hors PPRi, a été établi dans le département, en s'appuyant sur les principes de maîtrise de l'urbanisation en zone inondable édictés par le Ministère en charge de l'Environnement. ## 3.5. Les mesures de protection et de réduction de la vulnérabilité ## a. Les mesures collectives ## On peut citer : - L'entretien des cours d'eau pour limiter tout obstacle au libre écoulement des eaux (le curage régulier, l'entretien des rives et des ouvrages, l'élagage, le recépage de la végétation, l'enlèvement des embâcles et des débris, …) ; - Les travaux d'aménagements de rivière pour réduire le transport solide en provenance du lit de la rivière et du bassin versant (la création de barrage seuil ou de plage de dépôt, …) ; > Plage de dépot (remplie) du Claret (Saint-Julien-Montdenis) - photo : DDT73 - Enfin, avec pour objectif de limiter les crues et les dommages engendrés, il existe plusieurs moyens de protection contre les inondations : les digues de protection, les barrages écrêteurs de crues, ouvrages de dérivation des eaux, ... Cependant, ils ne sont pas infaillibles et peuvent générer un sur-aléa en cas de défaillance. Ces travaux peuvent être réalisés par des associations syndicales regroupant les propriétaires, des syndicats intercommunaux ou des établissements publics territoriaux de bassin créés par la loi du 30 juillet 2003. Des mesures collectives peuvent également être impulsées par les EPCI en charge de la compétence GEMAPI. ## b. Les mesures individuelles ## On peut citer : - la prévision de dispositifs temporaires pour occulter les bouches d'aération, portes, ... : batardeaux ; - l'arrimage des cuves ; - l'installation de clapets anti-retour ; - le choix des équipements et techniques de construction en fonction du risque (matériaux imputrescibles) ; - la mise hors d'eau du tableau électrique, des installations de chauffage, des centrales de ventilation et de climatisation ; - la création d'un réseau électrique descendant ou séparatif pour les pièces inondables ; - la réalisation de diagnostics de réduction de la vulnérabilité qui peuvent d'ailleurs être imposés par certain PPR et finançables par des aides de l'État, via le Fonds de Prévention des Risques Naturels Majeurs (FPRNM). ## 3.6. La prévision ## a. La vigilance météorologique La carte de « vigilance météorologique » est élaborée 2 fois par jour à 6h00 et 16h00 (site internet de Météo-France : vigilance.meteofrance.com ) et attire l'attention sur la possibilité d'occurrence d'un phénomène météorologique dangereux dans les 24 h qui suivent son émission (voir page 9). Il est cependant difficile de quantifier avec précision les précipitations et surtout de localiser le ou les petits bassins versants qui seront concernés. ## b. La prévision des crues La prévision est essentielle afin de mieux réagir aux phénomènes d'inondation et de crue. Depuis 2006, le Ministère en charge de l'environnement propose la vigilance crue qui fonctionne de façon similaire à la vigilance météorologique de Météo-France. Elle informe le public et les acteurs de la gestion de crise en cas de risques de crue des cours d'eaux principaux. C'est l'État qui a en charge la mission réglementaire de surveillance, de prévision et de transmission de l'information sur les crues. En Savoie, 3 tronçons sur l'Isère; 2 sur l'Arc et 1 sur le Rhône font l'objet d'une surveillance réglementaire par le Service de Prévision des Crues (SPC) Alpes du Nord et Rhône Amont Saône géré par la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes qui a pour mission de surveiller en permanence la pluie et les écoulements des rivières alimentant les cours d'eau dont il a la charge. Des bulletins de vigilance sont édités au moins 2 fois par jour ( www.vigicrues.gouv.fr ). L'Arly est non surveillé mais un bulletin de mise en vigilance est établi en cas de besoin. En fonction des niveaux prévus sur chaque tronçon à l'horizon 24h, la vigilance s'échelonne de vert à rouge (niveau maximal) suivant l'importance des conséquences redoutées sur le territoire : - Niveau vert : pas de vigilance particulière requise - situation normale. - Niveau jaune : risque de crue ou de montée des eaux, n'entraînant pas de dommages significatifs, mais nécessitant une vigilance particulière dans le cas d'activités saisonnières et/ou exposées. Débordements localisés, coupures ponctuelles de routes, maisons isolées touchées et perturbations des activités liées au cours d'eau. - Niveau orange : risque de crue importante. Situation de crue, prévisible ou constatée, génératrice de débordements susceptibles d'avoir un impact significatif sur les personnes et les biens. Phénomène inhabituel. Débordements généralisés, circulation fortement perturbée, évacuations. - Niveau rouge : risque de crue exceptionnelle ou majeure. Situation de crue, prévisible ou constatée, avec des conséquences importantes pour la sécurité des personnes et des biens. Phénomène rare et catastrophique. Ces niveaux de vigilance sont associés, en période de crue, à des prévisions de hauteurs d'eau chiffrées à différentes stations de suivi du débit des cours d'eau selon des horizons temporels variables (de 6 h à 12 h). A partir de la vigilance de niveau orange , le préfet informe les services opérationnels et les maires concernés en fonction des renseignements donnés par le SPC. D’autres systèmes de vigilances existent tels que : ## > Avertissement Pluies Intenses à l'échelle des Communes (APIC), proposé par Météo-France (https://apic.meteo.fr) . Cet outil existe actuellement pour certaines communes de Savoie et constitue un service d'observation gratuit, proposé par Météo-France, lequel vous informe en temps réel des précipitations inhabituellement intenses à l'échelle communale. Cet outil n'apporte donc aucune information directe sur l'état des cours d'eau du territoire. Cependant, la connaissance de pluies importantes s'abattant sur et à l'amont de la commune permet de mieux appréhender et anticiper des évolutions possibles de débit des cours d'eau et de renforcer la surveillance du territoire. Par ailleurs, l'outil APIC est particulièrement adapté aux communes sujettes aux inondations par effet de ruissel -lement. Les avertissements pluies intenses sont transmis par voie de SMS, d'email ou de message vocal. ## > Vigicrues Flash, proposé par le Ministère chargé de l'environnement dont dépend le réseau VIGICRUES. Ce système, alternatif à Vigicrues, permet à certaines communes abonnées en Savoie d'être averties gratuitement d'un risque de crues sur les cours d'eau concernés par le dispositif dans les prochaines heures. C'est un système qui calcule les réactions hydrologiques d'un bassin en fonction de la pluie tombée. Si le système identifie des risques de crues significatives dans les prochaines heures, un avertissement est envoyé par message vocal, SMS et courriel. Une mise à jour est faite toutes les 15 min et l'abonné est notamment averti en cas d'aggravation de la situation. Il est recommandé aux communes concernées par le risque majeur inondation ou ruissellement de s'abonner à ces services pour en recevoir les avertissements et alertes directement via différents supports (sms, mail et téléphone) et ce sur différents numéros et adresses. ## 3.7. L'organisation des secours Les dispositions spécifiques au risque inondation du plan ORSEC «Inondation» peuvent être mises en œuvre si une commune est fortement impactée. Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) si celui-ci est élaboré dans la commune. Pour plus de précisions, voir « La protection civile et l'organisation des secours » au chapitre « Généralités ». ## 4. Où s'informer ? Pour en savoir plus sur le risque inondation, consulter : ## > Généralités sur le risque inondation : - www.mementodumaire.net/les-risques-naturels/rn2-inondations - www.georisques.gouv.fr/risques/inondations - www.gouvernement.fr/risques/inondation - www.savoie.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/ Risques-naturels-et-technologiques/Les-risques-naturels ## > Politique de prévention sur le territoire : - www.savoie.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/ Risques-naturels-et-technologiques/Base-de-donnees-PPR/Plans-de-prevention-des-risques-dinondations-PPRI ## > Historique des inondations : - www.reperesdecrues.developpement-durable.gouv.fr - https://bdhi.developpement-durable.gouv.fr ## > Information en temps réel sur les cours d'eau : - www.vigicrues.gouv.fr ## > Préfecture de la Savoie / SIDPC Service Interministériel de Défense et de Protection Civile : 04.79.75.50.32 ## > DDT de la Savoie Direction Départementale des Territoires : 04.79.71.73.73 ## > ONF-RTM des Alpes du Nord Service de Restauration des Terrains en Montagne de la Savoie : 04.79.69.96.05 - > Mairies ## 5. Les communes exposées au risque inondation Une commune est classée en risque majeur inondation si, en l'état des connaissances publiques des services l'Etat, elle est concernée par au moins un des critères suivants : - un Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi) est prescrit ou approuvé sur la commune ; - un Plan de Prévention des Risques naturels (PPRn) avec volet inondation et/ou phénomènes torrentiels - elle a fait l'objet d'au moins 2 arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle pour cet aléa. Pour savoir quelles communes sont exposées au risque inondation et rupture de digues, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risques majeurs (page 14). ## 6. Les consignes individuelles de sécurité communes à tous les risques ## > Prévoir les équipements minimums : - radio portable avec piles, - lampe de poche, - eau potable, - papiers personnels, - médicaments urgents, - couvertures, vêtements de rechange, ## > S'informer en mairie : - du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), - des risques encourus, - des consignes de sauvegarde, - du signal d'alerte, - des Plans Particuliers d'Intervention (PPI). ## > Organiser : - matériel de confinement. - le groupe dont on est responsable, ## > Évacuer ou se confiner en fonction de la nature du risque : - se mettre à l'abri, - s'informer via les média suivants : - Twitter : @Prefet73 - Facebook : www.facebook.com/prefet73/ - Radio - France Bleu Pays de Savoie (103.9 MHz FM) - Télévision - France 3 Alpes ## > S'informer : - écouter la radio et respecter les consignes données par les autorités, - informer les autorités de tout danger observé, - apporter une première aide aux voisins (penser aux personnes âgées et aux personnes handicapées), - se mettre à la disposition des secours. - informer le groupe dont on est responsable, - ne pas aller chercher les enfants à l'école ni chercher à rejoindre les membres de sa famille, - ne pas téléphoner, - ne pas encombrer les voies d'accès ou de secours. ## > Évaluer : - les dégâts, - les points dangereux et s'en éloigner . - discuter en famille des mesures à prendre si une catastrophe survient (protection, - évacuation, points de ralliement). ## > S'exercer : - en participant ou en suivant les simulations, et en tirant les conséquences et enseignements. ## APRÈS
RISQUES NATURELS
INONDATION
Le risque d'inondation se définit comme l'envahissement par les eaux d'une zone habituellement hors d'eau, résultant de divers phénomènes tels que le débordement de cours d'eau, le ruissellement des précipitations ou la rupture d'ouvrages hydrauliques. Les inondations peuvent être classées en cinq types : crues de cours d'eau torrentiels, inondations de plaine, ruissellement pluvial, remontées de nappe phréatique et ruptures de digues. Chacun de ces types présente des caractéristiques spécifiques en termes de vitesse, de durée et de conséquences, influencées par des facteurs tels que l'intensité des précipitations, la topographie et l'imperméabilisation des sols.
2. Les inondations en Savoie
La Savoie, avec son réseau hydrographique dense de près de 3 500 km, est particulièrement vulnérable aux inondations. Les bassins versants de l'Isère et de l'Arc, alimentés par des cours d'eau torrentiels, sont des zones à risque. Les conséquences des inondations peuvent être dévastatrices, affectant non seulement les personnes et les biens, mais aussi l'environnement. Les dommages matériels, souvent aggravés par des inondations rapides, peuvent entraîner des pertes économiques significatives, tandis que les impacts sur le milieu naturel incluent l'érosion et la pollution potentielle des zones industrielles.
La Savoie est régulièrement touchée par divers types d'inondations, notamment des crues torrentielles et des inondations de plaine. Parmi les événements marquants, on note des crues sur l'Arc et des laves torrentielles dans plusieurs communes, avec des périodes de retour estimées entre 10 et 50 ans. Les enjeux liés aux inondations concernent principalement les métropoles de Chambéry et Aix-les-Bains, ainsi que les zones urbaines et rurales exposées à des événements fréquents.
Pour faire face à ces risques, plusieurs mesures de prévention ont été mises en place, telles que la Directive Européenne Inondation et les Programmes d'Actions de Prévention des Inondations (PAPI). Ces initiatives visent à réduire la vulnérabilité des habitants et à intégrer le risque inondation dans l'aménagement du territoire à travers des Plans de Prévention des Risques inondation (PPRi) et des documents d'urbanisme. Des outils réglementaires et des guides d'application ont également été développés pour encadrer les autorisations d'urbanisme en zone inondable.
a. Les mesures collectives et individuelles
Le document présente les mesures collectives et individuelles pour la gestion des risques d'inondation. Parmi les mesures collectives, on trouve l'entretien des cours d'eau, les aménagements de rivière et les protections contre les inondations, telles que les digues et barrages. Ces actions peuvent être menées par des associations, syndicats ou établissements publics. Les mesures individuelles incluent des dispositifs temporaires, l'arrimage des cuves, l'installation de clapets anti-retour, et des choix de construction adaptés au risque, ainsi que des diagnostics de vulnérabilité financés par l'État.
b. La prévision et l'organisation des secours
La prévision des crues est essentielle pour anticiper les inondations, avec des systèmes de vigilance météorologique et de vigilance crue mis en place par Météo-France et le Ministère de l'environnement. Ces systèmes alertent sur les risques de crue à différents niveaux de gravité. En cas d'inondation, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et des informations sur le risque inondation sont disponibles sur divers sites internet. Des services d'alerte par SMS et email sont également recommandés pour les communes à risque.
ONF-RTM des Alpes du Nord
Le document présente les risques d'inondation auxquels certaines communes des Alpes du Nord sont exposées, en précisant les critères de classification en risque majeur. Ces critères incluent l'existence d'un Plan de Prévention des Risques inondation (PPRi) ou naturel (PPRn), ainsi que des arrêtés de reconnaissance de catastrophe naturelle. Pour plus de détails, il est conseillé de consulter la carte et le tableau des communes à risques majeurs.
Consignes individuelles de sécurité
Le document énonce également des consignes de sécurité à suivre en cas de risque, telles que la préparation d'équipements essentiels, l'information auprès des mairies sur les plans de sauvegarde, et l'organisation de l'évacuation ou du confinement selon la nature du risque. Il insiste sur l'importance de rester informé via les médias, d'évaluer les dégâts, et de participer à des simulations pour mieux se préparer à d'éventuelles catastrophes.
Risque : Catastrophe naturelle
Résumé des consignes de sécurité
-
Équipements minimums à prévoir : radio portable, lampe de poche, eau potable, papiers personnels, médicaments urgents, couvertures et vêtements de rechange.
-
S'informer en mairie : sur le Plan Communal de Sauvegarde, les risques encourus, les consignes de sauvegarde, le signal d'alerte et les Plans Particuliers d'Intervention.
-
Organiser : le matériel de confinement et le groupe dont on est responsable.
-
Évacuer ou se confiner : se mettre à l'abri et s'informer via les médias (Twitter, Facebook, radio, télévision).
-
S'informer : écouter la radio, respecter les consignes, informer les autorités de tout danger, aider les voisins, ne pas aller chercher les enfants à l'école, ne pas téléphoner et ne pas encombrer les voies d'accès.
-
Évaluer : les dégâts et les points dangereux, discuter des mesures à prendre en famille.
-
S'exercer : participer aux simulations et en tirer des enseignements.
Médias 7
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.