Mouvement de terrain - DDRM de la Savoie (73)
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## 7. Les consignes individuelles de sécurité spécifiques - > Prévoir les gestes essentiels - mettre hors d'eau les objets précieux, meubles, papiers personnels, matières et produits polluants ou dangereux - repérer disjoncteur électrique, robinet d'arrêt de gaz - obturer les entrées d'eau, portes, soupiraux, évents - > S'informer par radio ou auprès de la mairie de la montée des eaux - > Dès l'alerte - fermer les portes, fenêtres et soupiraux - couper le courant électrique (actionner les commutateurs avec précaution) - > Faire sa déclaration de sinistre auprès de son assureur et informer également le maire de votre commune qui demandera alors la reconnaissance CATNAT auprès de l'État - > Aérer les pièces - arrimer les cuves - garer les véhicules hors zone inondable - faire une réserve d'eau potable et d'aliments - prévoir radio à piles, vêtements, médicaments, couvertures - > Prévoir les moyens d'évacuation - aller sur les points hauts préalablement repérés (étages des maisons, collines) - > N'entreprendre une évacuation que si vous en recevez l'ordre des autorités ou si vous êtes forcé par la crue - > Ne pas s'engager sur une route inondée (à pied ou en voiture) - > Désinfecter à l'eau de Javel - > Chauffer dès que possible - > Ne rétablir le courant électrique que si l'installation est sèche RISQUES NATURELS Risque ## MOUVEMENT de TERRAIN > Glissement de la Joux à Beaufort en avril 2016 - photo : ONF/RTM ## 1. Qu'est-ce que le risque mouvements de terrain ? Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d'origine naturelle ou anthropique. Les volumes considérés sont variables puisque pouvant aller de quelques mètres cubes à quelques millions de mètres cubes. Il en est de même pour les déplacements qui peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides (quelques centaines de mètres par jour). ## 1.1. Les différents types de mouvements de terrain ## a. Les mouvements rapides et discontinus - les éboulements et les chutes de blocs, - les affaissements de sols, au-dessus des cavités souter -raines naturelles ou artificielles (mines, carrières, …), - les coulées boueuses et torrentielles. ## b. Les mouvements lents et continus - le retrait-gonflement des argiles (lié aux changements d'humidité de sols argileux et à l'origine de fissurations du bâti), - les glissements le long d'une pente (rupture d'un versant instable), - les tassements de sols compressibles (vase, tourbe, argile) notamment à cause de la surexploitation. ## 1.2. Les conséquences sur les personnes et les biens Les victimes de mouvements de terrain lents dans la mesure où ils sont continus (affaissement, tassement différentiel, glissement), sont peu nombreuses. En revanche, ces phénomènes sont souvent très destructeurs pour les biens, car les aménagements humains y sont très sensibles et les dommages aux biens sont considérables et souvent irréversibles. Les bâtiments, s'ils peuvent résister à de petits déplacements, subissent par contre une fissuration intense en cas de déplacement de quelques centimètres seulement. Les désordres peuvent rapidement être tels que la sécurité des occupants ne peut plus être garantie et que la démolition reste la seule solution. Les mouvements de terrain rapides et discontinus (effondrement de cavités sou -terraines, éboulements et chutes de blocs, coulées boueuses), par leur caractère soudain, augmentent la vulnérabilité des personnes. Ces mouvements de terrain ont des conséquences sur les infrastructures (bâtiments, voies de communication, ...), allant de la dégradation à la ruine totale ; ils peuvent entraîner des pollutions induites lorsqu'ils concernent une usine chimique, une station d'épuration, ... Les éboulements et chutes de blocs peuvent entraîner un remodelage des paysages, par exemple l'obstruction d'une vallée par les matériaux déplacés engendrant la création d'une retenue d'eau pouvant rompre brusquement et entraîner une vague déferlante dans la vallée qui elle-même sera destructrice pour les biens et dangereuse pour les personnes. > Eboulement à proximité d’une habitation à Verel-de--Montbel le 17/02/2015 - photo : ONF/RTM és ssi ce on ue » es ne ne es ec on un ne et ent ns ## 2. Les mouvements de terrain en Savoie ## 2.1. Le contexte géologique et lithologique La géologie de la Savoie s'organise en grands ensembles orientés Sud-Ouest Nord-Est avec une grande variété de roches aussi bien cristallines que sédimentaires . Les différents domaines géologiques rappellent l'appartenance au massif des Alpes (du piémont au cœur) ainsi qu'une inclusion marginale (au Nord-Ouest) au massif du Jura. C'est ainsi que l'on passe de la zone périalpine mais aussi des « extrémités » des massifs voisins aux zones subalpine, aux massifs externes jusqu'au domaines internes autour de la frontière Italienne. A l'Ouest de Chambéry, grès et calcaire dominent dans une zone dite de l'avant-pays Savoyard ou zone molassique périalpine avec des terminaisons méridionales des roches caractéristiques du massif jurassien. A l'Est de Chambéry par exemple dans les Bauges, on trouve le prolongement de la région précédente avec une dominante marquée du calcaire dans une zone que l'on qualifie de subalpine. Toujours vers l'Est et au-delà de la combe de Savoie, dans un secteur qualifié de domaine voconcien, on trouve un long et large filon de massifs cristallins externes (granites) dans les terroirs de Sept Laux, Lauzière et Beaufortain. En continuant dans la même direction, après une nouvelle zone de trias à dogger dans les parties aval des plaines de Tarentaise et de Maurienne, on entre dans le domaine externe à soubassement houiller calcaires : marnes, gypses, schistes et grès qui, associés à des reliefs aux pentes de plus en plus fortes, constituent un domaine particulièrement exposé aux mouvements de terrain. Enfin, en haute Tarentaise, Vanoise et au-delà de Modane, on entre dans le domaine interne à ophiolites, gneiss et micaschistes. Le calcaire, quant à lui, reste présent de manière relictuelle dans la région de Val d'Isère. ## 2.2. Les différents types de mouvements de terrain dans le département En Savoie, il s'agit principalement des éboulements et chutes de blocs ainsi que des glissements de terrain. ## a. Les éboulements et les chutes de blocs Mouvements rapides, discontinus, et brutaux, les chutes de blocs et de pierres résultent de l'action de la pesanteur et affectent le plus souvent des matériaux rigides tels que les calcaires, les grès et les roches cristallines. Les trajectoires de chutes observées lors de ce type de phénomène, suivent généralement la ligne de plus grande pente mais peuvent être modifiées selon la forme de la masse rocheuse en chute et les irré -gularités du versant. Il existe plusieurs facteurs naturels déclencheurs : les pressions hydrostatiques, l'alternance gel/dégel, la croissance de la végétation, les secousses sismiques, l'affouillement ou le sapement de la falaise. Même des faibles volumes de masse rocheuse en chute peuvent constituer un danger important pour les personnes. ## b. Les glissements de terrain Le glissement est un déplacement généralement lent (quelques millimètres par an à quelques mètres par jour) sur une pente, le long d'une surface de rupture (surface de cisaillement) identifiable, d'une masse de terrain cohérente, de volume et d'épaisseur variables. Cette surface est généralement courbe (glissement circulaire ou rotationnel) mais elle peut aussi se développer à la faveur d'une discontinuité préexistante telle qu'un joint de stratification (glissement plan). Les profondeurs des surfaces de glissement sont très variables, de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres, voire la centaine de mètres pour certains glissements de versant entier. Des indices caractéristiques peuvent être observés dans les glissements de terrain actifs, niches d'arrachement, fissures, bourrelets, arbres basculés « en tuyau de pipe », zones de rétention d'eau, … ## c. Les affaissements et les effondrements Les affaissements de cavités souterraines naturelles ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains) résultent d'une déformation souple sans rupture, relativement peu marquée et progressive des couches de sol situées au-dessus d'une cavité naturelle (dissolution de matériaux solubles comme le calcaire, le gypse, le sel, ...) ou anthropique (carrière, cave, aqueduc, crypte, tunnel, ...). Ils se traduisent par une dépression topographique de la surface en forme de cuvette à fond plat sans qu'apparaissent de fractures sur les bords. Selon leur évolution au fil du temps, ces cavités ## peuvent voir leur toit s’effondrer. ## d. Le retrait-gonflement des argiles Le matériau argileux présente la particularité de voir sa consistance se modifier en fonction de sa teneur en eau. Dur et cassant lorsqu'il est asséché, un certain degré d'humidité le fait se transformer en un matériau plastique et malléable. Ces modifica -tions de consistance peuvent s'accompagner, en fonction de la structure particulière de certains minéraux constitutifs, de variations de volume plus ou moins conséquentes : forte augmentation de volume (phénomène de gonflement) lorsque la teneur en eau augmente, et inversement, rétractation (phénomène de retrait) en période de déficit pluviométrique marqué. Les phénomènes de capillarité, et surtout de succion, sont à l’origine de ce comporte- ngnle letrovialle Lyon-Tuml provoyuallt la letmelure ue la nignle. ment. Les variations de volume des sols argileux répondent donc à des variations de teneur en eau (on notera que des variations de contraintes extérieures - telles que les surcharges - peuvent, par ailleurs, également générer des variations de volume). Toutes les familles de minéraux argileux ne présentent pas la même prédisposition au phénomène de retrait/gonflement. L'analyse de leur structure minéralogique permet d'identifier les plus sensibles. Le groupe des smectites et, dans une moindre mesure, le groupe des interstratifiées (alternance plus ou moins régulière de feuillets de nature différente) font partie des sols les plus sujets au phénomène. Au vu des événements subis, le risque de retrait-gonflement des argiles est très localisé en Savoie. Des demandes de reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle ont concerné une quinzaine de communes depuis 1982. Il a récemment été constaté que pour autant ces événements avaient une lourde tendance à se multiplier. Le phénomène risque en effet d'être accentué par la succession, de plus en plus fréquente, d'hivers très pluvieux et d'étés très secs. ## 2.3. Les mouvements de terrain marquants dans le département La Savoie est concernée par des mouvements de terrain de grande ampleur, quelques évènement marquant récents : On pourra notamment citer ceux ayant donné lieu dernièrement à une déclaration CatNat : - février 2015 : chute de bloc sur un secteur habité de Verel de Montbel, - avril 2015 : éboulement rocheux sur une zone commerciale, la RN90 et la voie SNCF à la Saulcette (communes de Moûtiers et Saint-Marcel-Plombière), - avril 2016 : glissement de terrain de Bersend à Beaufort, - janvier 2018 : glissement de terrain avec destruction d'une résidence à Esserts-Blay, - janvier 2018 : plusieurs coulées de boue sur des habitations à Lanslebourg (ValCenis). D'autre évènement majeurs n'ont fait ni dégat important ni victimes mais sont spectaculaires par les volumes concernés : - une série d'éboulements spectaculaires a eu lieu au Granier même si les enjeux touchés ont été très limités : 100 000 m 3 de roches ce sont éboulées sur le pilier Nord-Ouest le 9 janvier 2016 puis 50 000 m 3 de roches ce sont éboulées sur la face Est en avril et mai 2016. De fortes pluies sur ces éboulis ont engendré une lave torrentielle coupant temporairement la D285a du Col du Granier et la D12c ; - Entre mai et septembre 2020 : trois mouvements de terrain majeur se sont produits en altitude, chacun mobilisant des volumes supérieurs à 100 000 m 3 : glissement massif de terrain dans les gypses dans la vallée des Encombres sur la commune des Bellevilles, et deux effondrements dans le vallon d'Etache et le vallon d'Ambin, sur la commune de Val-Cenis. A l'inverse certains phénomènes d'intensité modérées peuvent engendrer de grandes conséquences matérielles comme la coulée de boue survenue en juillet 2019 sur la ligne ferroviaire Lyon-Turin provoquant la fermeture de la ligne. ## 2.4. Les enjeux dans le département La Savoie est principalement concernée par les risques chutes de blocs et glissements de terrain. La forte déclivité qui caractérise de nombreux versants du département sont un facteur majeur de sensibilité à ce risque. La nature géologique est elle aussi fondamentale dans la sensibilité au phénomènes. L'effondrement de cavités souterraines ou la problématique de retrait-gonflement des argiles reste très diffuse dans l'ouest du département et les enjeux sont modérés. Pour les mouvements de terrain, comme pour beaucoup d'autres risques majeurs, la concentration des activités (axes routiers, population) dans les grandes vallées rendent particulièrement sensible aux enjeux de risques. > Coupure de la ligne Lyon-Turin le 02/07/2019 - photo : ONF/RTM ## 3. La prévention et les mesures prises face au risque mouvements de terrain ## 3.1. La connaissance du risque Le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) a produit un inventaire départemental des mouvements de terrain pour la Savoie (programme national). Il permet de localiser de façon ponctuelle, les mouvements de terrain s'étant produits dans le département. Ainsi, on recense 927 phénomènes localisés et datés, répartis sur 179 communes (404 glissements, 502 éboulements rocheux et 21 effondrements de cavités souterraines naturelles). Cette base de donnée est en partie alimenté par la base de donnée RTM qui recense notemment les événements relatifs au risques naturels en montagne ( https://rtm-onf.ign.fr/ ) De la même façon, le BRGM entretient une Base de données des cavités naturelles et anthropiques souterraines (qui exclut cependant les ouvrages miniers). Celle-ci est une façon de renforcer la connaissance du risque d'affaissement et effondre -ment puisqu'elle permet de situer les sites concernés par la présence d'une cavité quelconque dans leur sous-sol. On recense 2 673 cavités en Savoie : 2 336 naturelles et 337 anthropiques. Seuls 21 effondrements de cavités naturelles ont toutefois déjà eu lieu dans le département, ce qui reste peu. Concernant l'aléa retrait/gonflement des argiles, le BRGM a conduit un programme de cartographie départementale de 1997 à 2015. La donnée de départ utilisée a été celle des cartes géologiques établies et publiées par le BRGM à l'échelle 1/50 000e. Leur analyse a permis d'identifier les formations argileuses (au sens large), affleu -rantes ou sub-affleurantes, et d'en établir une cartographie numérique, homogène à l'échelle départementale. Puis, ces formations ont été hiérarchisées en fonction de leur susceptibilité au phénomène de retrait/gonflement selon leur nature lithologique, leur composition minéralogique et leur comportement géotechnique. Enfin, les sinistres enregistrés sur le territoire départemental ont été pris en compte. Cette méthodologie a permis d'aboutir, en 2010, à une cartographie de l'aléa sur tout le département : 74 % de la surface départementale est au total concernée, avec deux niveaux : faible (59 %) et moyen (15 %). La totalité des communes a au moins une partie de son territoire concernée a minima par un niveau d'aléa faible. La loi ELAN (Evolution du Logement, de l'Aménagement et du Numérique) rend obligatoire, à compter du 1 er janvier 2020, la fourniture d'une étude de sol par le vendeur ou le promoteur d'un terrain situé en zone d'aléa moyen ou fort de retrait/ gonflement des argiles. ## 3.2. La surveillance Pour les mouvements concernant de forts enjeux, des études peuvent être menées afin de tenter de prévoir l'évolution des phénomènes : - la réalisation de campagnes géotechniques précise l'ampleur du phénomène, - la mise en place d'instruments de surveillance (inclinomètre, suivi topographique, ...), associée à la détermination de seuils critiques, permet de suivre l'évolution du phénomène, de détecter une aggravation avec accélération des déplacements et de donner l'alerte si nécessaire. La prévision de l'occurrence d'un mouvement limite le nombre de victimes, en permettant d'évacuer les habitations menacées, ou de fermer les voies de communication vulnérables. Néanmoins, la complexité de la combinaison de différents mécanismes régissant la stabilité, ainsi que la possibilité de survenue d'un facteur déclencheur d'intensité inhabituelle rendent toute prévision précise difficile. ## 3.3. La protection Les moyens de protection contre les différents types de mouvements de terrain sont variés. On distingue les protections actives, visant à réduire l'intensité voire à supprimer l'aléa, des protections passives, ayant pour but de protéger les personnes et les biens en cas de survenue du phénomène : ## > contre le risque d'effondrement/affaissement : renforcement des cavités par piliers en maçonnerie, comblement par coulis de remplissage, fondations profondes traversant la cavité, contrôle des infiltrations d'eau, suivi de l'état des cavités ; ## > contre les éboulements et chutes de blocs : amarrage par câbles ou nappes de filets métalliques, clouage des parois par des ancrages ou des tirants, confortement des parois par massif bétonné ou béton projeté, mise en place d'un écran de protection (merlon, digue pare-blocs, levée de terre) ou d'un filet pare-blocs associé à des systèmes de fixation à ressort et de boucles de freinage, purge des parois ; ## > contre le retrait/gonflement des argiles : en cas de construction neuve, après étude de sol : fondations profondes, rigidification de la structure par chaînage, ... pour les bâtiments existants et les projets de construction : maîtrise des rejets d'eau, contrôle de la végétation en évitant de planter trop près et en élaguant les arbres. Souvent, dans les cas de mouvements de grande ampleur, aucune mesure de protection ne peut être mise en place à un coût acceptable. La sécurité des personnes et des biens doit alors passer par l'adoption de mesures préventives. > Filets pare-blocs - photo : SCNF ## 3.4. La prise en compte dans l'aménagement ## a. Le Plan de Prévention des Risques (PPR) Le PPR, établi par l'État, définit des zones réglementaires interdisant la construction ou l'autorisant sous conditions appelées prescriptions. Ces prescriptions ont une valeur réglementaire, valent servitude d'utilité publique et sont annexées aux documents d'urbanisme, tel que le Plan Local d'Urbanisme (PLU). Il y a 64 PPRN approuvés traitant des mouvements de terrain dans le département à ce jour. ## b. Les documents d'urbanisme L'article R.111-2 du code de l'urbanisme stipule qu'un projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. Les autorisations d'urbanisme permettent alors aux maires d'interdire, via l'application de cet article, une construction nouvelle en zone d'aléa fort, ou de soumettre à prescriptions un projet en fonction de son degré d'exposition au risque. Par ailleurs, le code de l'urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d'urbanisme. Ainsi, selon l'article L.121-1 du code de l'urbanisme, les Schémas de Cohérence Territoriale (SCoT), les Plans Locaux d'Urbanisme (PLU) et les cartes communales déterminent les conditions permettant d'assurer, dans le respect des objectifs du développement durable [...] : la prévention des risques naturels prévisibles [...]. Des cartographies des risques, parfois dénommé PIZ (Plan d'indexation en Z) en Savoie sont ainsi réalisées dans le cadre de certains PLU et annexés à ceux-ci. Comme évoqué précédemment, le cas échéant, le PPR est intégré au PLU, ou à défaut, le Porté à Connaissance (PAC), rédigé par les services de l'Etat, est annexé aux documents d'urbanisme. Les dispositions du PPR sont également prises en compte dans le cadre de l'élaboration des SCoT. En effet, les PLU et les SCoT intègrent l'ensemble des connaissances disponibles sur le risque mouvements de terrain. ## 3.5. L'organisation des secours Au niveau communal, le maire peut déclencher le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) si celui-ci est élaboré dans la commune. Pour plus de précisions voir « La protection civile et l'organisation des secours » au chapitre « Généralités ». ## 4. Où s'informer ? Pour en savoir plus sur le risque mouvements de terrain, consulter : - > Généralités et historiques sur les risques mouvements de terrain : - www.mementodumaire.net/les-risques-naturels/rn-3-mouvements-de-terrain - www.georisques.gouv.fr/risques/mouvements-de-terrain - www.georisques.gouv.fr/risques/cavites-souterraines - www.georisques.gouv.fr/risques/retrait-gonflement-des-argiles - www.gouvernement.fr/risques/mouvement-de-terrain - www.gouvernement.fr/risques/secheresse - www.auvergne-rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr/risques-naturels-r3022.html - www.savoie.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/ Risques-naturels-et-technologiques/Les-risques-naturels - https://rtm-onf.ign.fr/ ## > Préfecture de la Savoie / SIDPC Service Interministériel de Défense et de Protection Civile : 04.79.75.50.32 ## > DDT de la Savoie Direction Départementale des Territoires : 04.79.71.73.73 - > ONF-RTM des Alpes du Nord Service de Restauration des Terrains en Montagne de la Savoie : 04.79.69.96.05 - > Mairies ## 5. Les communes exposées au risque mouvement de terrain Une commune est classée en risque majeur mouvement de ter rain si, en l'état des connaissances publiques des services l'Etat, elle est concernée par au moins un des critères suivants : - un Plan de Prévention des Risques Naturels (PPRN) concernant les mouvements de terrain est prescrit ou approuvé sur la commune ; - elle a fait l'objet d'au moins 2 arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle pour cet aléa. ; - elle est concernée par un aléa moyen de retrait-gonflement des argiles. Pour savoir quelles communes sont exposées au risque mouvement de terrain, consulter la carte ci-contre ou le tableau des communes à risques majeurs (page 14). ## 6. Les consignes individuelles de sécurité communes à tous les risques ## > Prévoir les équipements minimums : - radio portable avec piles, - lampe de poche, - eau potable, - papiers personnels, - médicaments urgents, - couvertures, vêtements de rechange, ## > S'informer en mairie : - du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), - des risques encourus, - des consignes de sauvegarde, - du signal d'alerte, - des Plans Particuliers d'Intervention (PPI). ## > Organiser : - matériel de confinement. - le groupe dont on est responsable, ## > Évacuer ou se confiner en fonction de la nature du risque : - se mettre à l'abri, - s'informer via les média suivants : - Twitter : @Prefet73 - Facebook : www.facebook.com/prefet73/ - Radio - France Bleu Pays de Savoie (103.9 MHz FM) - Télévision - France 3 Alpes ## > S'informer : - écouter la radio et respecter les consignes données par les autorités, - informer les autorités de tout danger observé, - apporter une première aide aux voisins (penser aux personnes âgées et aux personnes handicapées), - se mettre à la disposition des secours. - informer le groupe dont on est responsable, - ne pas aller chercher les enfants à l'école ni chercher à rejoindre les membres de sa famille, - ne pas téléphoner, - ne pas encombrer les voies d'accès ou de secours. ## > Évaluer : - les dégâts, - les points dangereux et s'en éloigner . - discuter en famille des mesures à prendre si une catastrophe survient (protection, - évacuation, points de ralliement). ## > S'exercer : - en participant ou en suivant les simulations, et en tirant les conséquences et enseignements. ## AVANT
7. Les consignes individuelles de sécurité spécifiques
Le document présente des consignes de sécurité à suivre en cas d'inondation, telles que protéger les objets précieux, couper l'électricité, et se renseigner sur la montée des eaux. Il est conseillé de se préparer à une évacuation en se rendant sur des points hauts et de ne quitter son domicile que sur ordre des autorités. En cas de sinistre, il est important de faire une déclaration auprès de son assureur et d'informer la mairie.
MOUVEMENT de TERRAIN
Les mouvements de terrain, qui incluent des phénomènes rapides comme les éboulements et des mouvements lents tels que le retrait-gonflement des argiles, peuvent causer des dommages considérables aux infrastructures et aux biens. En Savoie, la géologie variée favorise ces risques, notamment les éboulements et les chutes de blocs, qui peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité des personnes et l'environnement.
Les mouvements de terrain en Savoie, tels que les chutes de blocs, les glissements de terrain, les affaissements et le retrait-gonflement des argiles, sont des phénomènes naturels influencés par divers facteurs comme la pesanteur, les conditions climatiques et la géologie. Les chutes de blocs se produisent souvent sur des matériaux rigides et peuvent être déclenchées par des pressions hydrostatiques ou des secousses sismiques. Les glissements de terrain, quant à eux, se déplacent lentement le long de surfaces de rupture, tandis que les affaissements résultent de déformations progressives au-dessus de cavités souterraines. Le retrait-gonflement des argiles, affecté par l'humidité, pose également un risque croissant en raison des variations climatiques.
Les enjeux et la prévention
La Savoie est particulièrement vulnérable aux chutes de blocs et aux glissements de terrain en raison de sa topographie et de sa géologie. Des événements récents, tels que des éboulements et des glissements, ont conduit à des déclarations de catastrophe naturelle. Pour faire face à ces risques, le Bureau de Recherche Géologique et Minière (BRGM) a établi un inventaire des mouvements de terrain et a mis en place des mesures de surveillance et de protection. Ces mesures incluent des études géotechniques, l'installation d'instruments de suivi et des protections actives et passives pour minimiser les impacts sur les personnes et les biens.
En cas de construction neuve, il est essentiel de réaliser une étude de sol et d'appliquer des mesures telles que des fondations profondes et un chaînage pour rigidifier la structure. Pour les bâtiments existants, il est crucial de maîtriser les rejets d'eau et de contrôler la végétation. Dans les situations de mouvements de terrain importants, des mesures préventives doivent être adoptées pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Le Plan de Prévention des Risques (PPR) établi par l'État définit des zones réglementaires pour la construction, et les documents d'urbanisme doivent prendre en compte les risques naturels.
Les communes exposées au risque de mouvements de terrain sont identifiées par des critères spécifiques, tels que l'existence d'un PPRN ou des arrêtés de catastrophe naturelle. Les citoyens doivent se préparer en prévoyant des équipements de sécurité, en s'informant auprès de leur mairie sur le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et en organisant leur évacuation ou confinement selon la nature du risque. Pour plus d'informations, plusieurs ressources en ligne et contacts de services publics sont disponibles.
S'informer
Le document souligne l'importance de s'informer par le biais de la radio (France Bleu Pays de Savoie) et de la télévision (France 3 Alpes) en cas de danger. Il est essentiel de respecter les consignes des autorités, d'informer sur tout danger observé, d'apporter une aide aux voisins, et de se rendre disponible pour les secours. Il est également recommandé de ne pas aller chercher les enfants à l'école, de ne pas téléphoner et de ne pas encombrer les voies d'accès.
Évaluer et S'exercer
Il est crucial d'évaluer les dégâts et d'identifier les points dangereux pour s'en éloigner. Les familles doivent discuter des mesures à prendre en cas de catastrophe, comme la protection et l'évacuation. Enfin, il est conseillé de participer à des simulations pour mieux se préparer et tirer des enseignements de ces exercices.
Risque : MOUVEMENT de TERRAIN
Consignes de sécurité spécifiques :
- Prévoir les gestes essentiels : protéger les objets précieux, repérer les disjoncteurs et robinets, obturer les entrées d'eau.
- S'informer sur la situation par radio ou mairie.
- En cas d'alerte : fermer portes et fenêtres, couper le courant, faire une déclaration de sinistre.
- Aérer les pièces, arrimer les cuves, garer les véhicules hors zone à risque, faire des réserves d'eau et de nourriture.
- Prévoir des moyens d'évacuation vers des points hauts.
- N'évacuer que sur ordre des autorités ou en cas d'urgence.
- Ne pas s'engager sur des routes inondées.
- Désinfecter les lieux après un sinistre et ne rétablir le courant que si l'installation est sèche.
Médias 11
Génération IA
Génère une description du risque à partir des données ingérées via l'IA.
Génère les gestes de prévention adaptés au risque via l'IA.